Les démissions d'enseignants

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30 Oct 2015 23:22 - 02 Juil 2019 16:14 #15091 par Loys
Les démissions d'enseignants a été créé par Loys
D'après le site "Aide aux profs" (non daté) :

Alors que le Président de la République François HOLLANDE continue d’affirmer qu’il fera recruter 60.000 professeurs durant son quinquennat, Aide aux Profs constate que la Refondation n’a en rien concerné la transformation des Ressources Humaines. Alors que notre pays manque d’enseignants, l’administration s’ingénie à les pousser à la démission, au lieu de trouver une solution de conciliation plus respectueuse de l’investissement passé de l’enseignant.
En 2014-2015, plus de 1.200 enseignants, professeurs-stagiaires inclus, ont démissionné. C’est 4 fois plus qu’il y a 5 ans. Même si le nombre demeure négligeable à l’échelle de la masse enseignante, il ne laisse pas d’inquiéter. Si les étudiants qui se préparent à ce métier se rendent compte qu’il se refermera sur eux comme un piège, avec pour seule issue la démission ou l’abandon de poste (de plus en plus de jeunes enseignants nous confient avoir choisi cette solution, car leur démission leur avait été refusée), on se demande ce que deviendra le métier d’enseignant lorsque la France aura retrouvé le plein emploi.

aideauxprofs.org/index.asp?affiche=News_...ssion&ArticleID=4071

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02 Déc 2016 18:12 - 29 Déc 2018 11:24 #17879 par Loys
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Dans l'ensemble du monde en 2012 : "Pourquoi les enseignants quittent-ils leur école ?" dans la "Revue française de pédagogie".




Aux Etats-Unis, voir ce fil qui conteste les estimations de Ingersoll (lesquelles, il est vrai, inclut les écoles privées) mais fournit des chiffres impressionnants malgré tout pour les écoles publiques : www.laviemoderne.net/forum/mirabilia/829...-way-of-school#21696

En France, enfin quelques chiffres : "AVIS PRÉSENTÉ au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication sur le projet de loi de finances pour 2017 ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE, TOME III ENSEIGNEMENT SCOLAIRE Par M. Jean-Claude CARLE et Mme Françoise FÉRAT, Sénateurs."
Extrait pp. 35-36 :

En dépit d’un réel effort en faveur de l’attractivité de la profession de professeur des écoles, que votre rapporteur pour avis salue, la politique de recrutements massifs menée par le ministère se heurte à d’importantes difficultés et présente plusieurs risques.
Année après année, les concours externes de recrutement de professeurs des écoles ne sont pas parvenus à pourvoir l’ensemble des postes offerts, en particulier dans les académies jugées les moins attractives : 744 postes sont restés vacants lors du concours exceptionnel 2014, 283 en 2015 et 561 en 2016.
Lorsque ces postes ont été pourvus, le risque d’une baisse des exigences de recrutement est réel. Certaines académies connaissent des ratios candidats présents/postes offerts très faibles, qui présagent d’une sélectivité faible des concours : il s’élevait pour la session 2016 à 1,84 dans l’académie d’Amiens, 1,21 dans l’académie de Créteil, 1,95 dans l’académie de Dijon ou encore 1,19 dans l’académie de Versailles. L’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) s’est fait l’écho des préoccupations de votre rapporteur pour avis, relevant qu’« il semble bien que dans certaines académies, des candidats au niveau problématique aient été admis pour ne pas laisser inoccupés trop de postes ».
De plus, l’IGAENR souligne que le « caractère académique du concours renforce les inégalités territoriales entre les académies et même entre les départements au sein d’une même académie ». La comparaison de la moyenne obtenue par le dernier admis au concours externe en 2015 révèle des disparités importantes entre académies : si elle s’élève à environ 12/20 dans les académies de Bordeaux, de Nantes et de Grenoble, voire à 13,7/20 dans l’académie de Montpellier, la moyenne du dernier admis se situe autour de 9/20 dans les académies d’Amiens, de Limoges ou de Dijon. Ces inégalités territoriales sont renforcées par le fait que « l’affectation des lauréats du concours au sein des départements d’une académie s’opère à partir des vœux des candidats et des notes obtenues ». Dans l’académie de Versailles, l’Essonne et le Val-d’Oise, qui accueillent 531 candidats classés entre la 900e et la 1430e place, « comptabilisent à eux deux 81 % des renoncements enregistrés dans l’académie et la totalité des démissions ».
En outre, les chiffres communiqués par le ministère au sujet des démissions d’enseignants révèlent une progression inquiétante du phénomène auprès des enseignants stagiaires, particulièrement dans le premier degré. Le ministère n’a pas fourni d’explication à cette augmentation du taux de démission des enseignants stagiaires, lequel triple dans le premier degré et double dans le second entre les années scolaires 2012-2013 et 2015-2016. Le caractère éprouvant de l’année de stage, pendant laquelle les stagiaires doivent assurer un service d’enseignement à mi-temps, suivre leur formation et mener un travail de recherche, a été mis en avant par plusieurs des syndicats interrogés par votre rapporteur.

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03 Déc 2016 12:31 - 03 Déc 2016 12:31 #17891 par Loys
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Dans le "Café" du 2/12/16 : "Hausse des démissions d'enseignants"


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06 Jan 2017 20:21 - 07 Jan 2017 21:45 #18124 par Loys
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Réactions relativistes :
www.lesechos.fr/politique-societe/societ...ndissent-2054506.php

Globalement, les démissions sont toujours variables d'une année à l'autre mais, sur la masse globale, elles restent extrêmement faibles, de l'ordre de 0,1 % », relativise le ministère de l'Education nationale. Où l'on précise que, de fait, « la comparaison d'une année sur l'autre n'a pas grand sens » et que « le choix de la comparaison entre 2012, année avec assez peu de démissions, et 2016, année avec un peu plus de démissions, est un non-sens ».
Les chiffres, rendus publics pour la première fois, sont pourtant « significatifs » concernant les démissions de stagiaires dans le premier degré, estime Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA. Même s'ils n'ont, selon lui, rien de dramatique, bien au contraire : « Mieux vaut, pour les élèves, qu'il y ait des professeurs qui aient envie de travailler, c'est plutôt sain de démissionner lorsqu'on se rend compte qu'on n'est pas fait pour ce métier. »
Au SNUipp-FSU, les chiffres n'inquiètent pas non plus. Pour sa secrétaire générale, Francette Popineau, « il y a eu davantage de recrutements, et mécaniquement une proportion plus importante de démissionnaires ».

www.alterecoplus.fr/philippe-watrelot/ex...enseignants/00012938

Il ne s’agit donc pas de nier l’augmentation de ces démissions et encore moins qu’il y ait un problème. Mais beaucoup de personnes se sont déjà emparées de ces données pour alimenter un discours décliniste et de déploration. Lorsque les auteurs du rapport parlent de « progression inquiétante », on ne peut non plus exclure qu’ils forcent le trait avec une arrière-pensée politique… Il faut donc relativiser. Et surtout s’interroger sur les raisons de ces démissions. [...]
Et si finalement, la profusion d’articles sur ce sujet nous montrait surtout que dans l’imaginaire collectif, enseigner n’est pas tout à fait un métier comme un autre ?
Car, c’est presque une banalité de le dire, on a toujours une représentation de l’enseignement qui reste fortement marquée par une représentation presque « religieuse » du métier. Le vocabulaire religieux est très présent : on parle de « vocation », de « sacerdoce », de « mission » et donc l’inverse (la « dé-mission ») est vu comme une sorte d’apostasie ou plus simplement un renoncement (et un échec)…
Si on considère que nous exerçons un métier, alors il faut admettre qu’on puisse y rentrer et en sortir à tout moment. Je me réjouis quand je vois des personnes qui ont eu une autre vie professionnelle envisager l’enseignement comme une seconde carrière, pourquoi faudrait-il s’inquiéter outre mesure quand d’autres dans le même temps le quittent ? Et si « Prof à vie » c’était fini ?

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07 Jan 2017 21:35 #18133 par Loys
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31 Mai 2017 10:38 #19080 par Loys
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Nouvelle étape dans l'infantilisation des enseignants : ne plus parler de "démission", mais de "décrochage des jeunes enseignants" :
www.karsenti.ca/decrochage/files_files/R...Thierry_Karsenti.pdf
www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...318135510709390.aspx

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06 Jui 2019 10:31 #22032 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les démissions d'enseignants

Le bilan social de l'éducation nationale montre une forte hausse des démissions chez les enseignants :
1er degré : ↗️constante depuis 6 ans : 289 démissions en 2012-13, 861 en 2017-18 ;
2nd degré : ↗️constante depuis 4 ans : 351 démissions en 2014-15, 538 en 2017-18.


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26 Jui 2019 08:57 - 26 Jui 2019 08:58 #22093 par Loys

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02 Juil 2019 16:14 #22119 par Loys

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