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SUJET : Edtech World Tour (Svenia Busson et Audrey Jarre)

Edtech World Tour (Svenia Busson et Audrey Jarre) 09 Mai 2016 14:26 #16422

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A lire sur le blog "Edtech world tour" de Svenia Busson et Audrey Jarre cette première approche de l'école numérique à l'étranger : "Corée du Sud: première de la classe?"

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"Corée du Sud: première de la classe?" (Svenia Busson & Audrey Jarre) 09 Mai 2016 14:56 #16423

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Difficile de comprendre le sens de cet article.

Le plus étrange est qu'il ne se réfère pas à l'étude PISA 2015 de l'OCDE sur les pratiques numériques. :shock:

Un projet d’école numérique ambitieux mais qui passe principalement par de l’équipement
L'étude PISA 2015 montre que la Corée a fait machine arrière entre 2009 et 2012, avec une proportion d’élèves utilisant des ordinateurs à l’école – par ordinateur, on entend : ordinateur fixe, portable ou tablette – diminuant d’un tiers. De même pour l’accès à un ordinateur ou à Internet à l’école. Donc l'équipement... :shock:

De EngKey (premier robot humanoïde professeur d’anglais) aux SMART schools (classes équipées high-tech dès la maternelle) en passant par une connectivité inégalée à travers le monde (1er au ICT Development Index), la Corée est souvent louée à l’étranger comme un modèle d’innovation.
Les deux premiers éléments n'ont pas valeur statistique et le denier n'est pas spécifique au champ scolaire...

Le pays a en effet considéré le numérique comme un levier essentiel du développement du pays et caracole aujourd’hui en tête du classement digital literacy de l’OCDE.
C'est tout le paradoxe d'une formation en quelque sorte déconnectée qui n'empêche pas de pouvoir utiliser intelligemment les objets numériques. Bien au contraire.

La méthode d’évaluation utilisée est-elle cependant pertinente lorsqu’on ne cherche pas seulement à renouveler la transmission des savoirs mais également la conception des savoirs nécessaires à notre siècle?
Parce que les deux s'excluent ? Il semble pourtant que nos meilleurs chercheurs sont aussi ceux qui ont reçu la meilleure formation académique. :roll:

On notera que les "savoirs nécessaires à notre siècle" restent à l'état de formule vague et incantatoire.

L’école publique est envahie par l’ombre du privé en Corée du Sud. Les cours du soir à outrance (les hagwons, académies privées qui pullulent à Séoul) sont-ils compatibles avec la notion même d’innovation pédagogique?
:scratch:

Les rues de Daechidong comptent des dizaines d’établissements dont le but est de rester compétitifs en maximisant l’entrée des jeunes Coréens dans les prestigieuses “SKY Universities” (l’acronyme désignant les trois universités les plus courues et prestigieuses du pays : Seoul, Korea et Yonsei). Cela passe par une préparation assidue et extrême au Suneung, clé de voûte du système scolaire, examen d’entrée mis sur un piédestal par des familles et une société insatiables.

18 milliards de dollars, c’est la somme dépensée par les ménages sud-coréens en éducation privée en 2013.

L’école numérique peut-elle exister sans promouvoir les 21st century skills?
Les "21st century skills" restent toujours très vagues, même en anglais. On comprend néanmoins que "l'école numérique" ne se caractérise pas par l'aide qu'elle peut - censément - apporter mais par les nouveaux savoirs qu'elle doit enseigner.

Il semblerait précisément qu'une formation scolaire traditionnelle n'a pas empêché la Corée de devenir l'un des pays les plus technologiquement avancés du monde...

Jung Chanpil, en première ligne de l’implantation de la classe inversée (“flipped classroom”), a créé un groupe pour amplifier ce mouvement et lui donner plus de poids en Corée après un pilote dans la ville de Busan qu’il a documenté pour KBS, une chaîne locale. Les professeurs y apprennent les bases de ces nouvelles méthodes et raffinent leurs pratiques pédagogiques au contact de collègues plus avancés dans ce processus. Le réseau, Future Schools, rassemble aujourd’hui plus de 10.000 professeurs autour de cette mission visant à repenser la façon d’enseigner.
On ne peut pas penser la généralité coréenne à partir d'un exemple qui semble de plus exceptionnel.
Mais comment mettre en place du project-based learning (PBL) en classe alors que les enfants luttent contre le sommeil pour étudier?
Quel rapport entre la pédagogie de projet (pour parler en français) et l'école numérique ? :shock:

If it ain’t broken, don’t fix it

Au “pays du matin calme”, l’implantation de nouvelles pédagogies inspirées du numérique est-elle rendue encore plus difficile par la place du pays au sacro-saint classement PISA?
Finalement, pour nos deux auteurs, la réussite scolaire éclatante de la Corée à PISA est un problème puisqu'elle empêche le développement de l'école numérique. C'est avouer que ce ne sont pas les progrès des élèves qui intéressent nos deux auteurs, mais les progrès de l'école numérique. Une définition du numérisme, en somme. :shock:

Pourquoi innover quand les méthodes actuelles continuent à faire leur preuve au regard des standards internationaux?
Cette phrase mérite d'être encadrée. :shock:

Il est difficile pour les innovateurs de justifier un investissement supplémentaire, voir une “prise de risque” sans garantie de réussite à un examen encore déterminant pour la vie des Coréens, pour qui les études sont le seul facteur déterminant de réussite sociale.
Quelle idée aussi, de vouloir réussir ses études !

La réussite scolaire, plus qu’une fierté nationale, c’est aussi la principale cause de dépression dans un pays où les suicides de jeunes sont les plus nombreux parmi les pays de l’OCDE.
Le taux de suicide des adolescents est très important en Finlande, pays réputé bienveillant...

Le pic de surmenage intervient au moment des examens, en novembre, mais la pression est constante: les 21st century skills sont hélas délaissés au profit du sacro-saint par cœur pour ne rien laisser au hasard.
Opposition simpliste et ridicule : aux "21st century skills" (toujours pas définis) s'opposent le "par cœur"... :roll:

L’entrepreneuriat pour repenser la réussite en Corée?

“The traditional conveyor belt that harbored young professionals from college graduation to traditional large corporations is cracking, and a new generation is gravitating towards risk and massive reward. The dormant but innate entrepreneurial blood of Korea is awakening once again.”
Mike Kim
Quel rapport encore une fois entre l'entrepreneuriat et l'école numérique ?

Mike Kim, qui vient de quitter la Silicon Valley pour rejoindre une des startups en vogue à Séoul, Baedal Minjok, l’a bien résumé dans cette formule optimiste. Avec des espaces de création et d’investissement comme Dcamp, une vague d’entrepreneurs sociaux qui gravite autour d’une nouvelle notion de la réussite et un intérêt non dissimulé venant de l’étranger (“Kimchi Fund” de 500Startups, Campus Séoul), Séoul se dote rapidement d’atouts qui pourront oeuvrer, mieux que les politiques publiques, à changer les mentalités vieillissantes.
Les "changer" comment ?

Et quel rapport entre l'école numérique et les fondateurs de startup ?

Peut on parler d’innovation dans l’éducation quand son issue reste unique et calquée sur un modèle ayant formé ses aînés avec le même excès?
Des excès qui ont permis le miracle coréen...

Quant à croire naïvement qu'une école numérique échappera miraculeusement aux mêmes excès... :shock:

On voit bien que seule compte ici "l'innovation dans l'éducation". Toute réflexion critique sur le fait que la réussite scolaire de la Corée, non seulement dans les compétences fondamentales mais dans les compétences numériques, est paradoxale puisque détachée de toute école numérique est ici soigneusement évacuée. La réussite coréenne est condamnée sur l'autel de l'innovation numérique ! :spider:



Un système éducatif ultra-hiérarchisé dont la cible exclusive est l’examen d’entrée à l’université peut-il perdurer comme tel ?
Question idéologique...
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Ecrans et handicap 15 Mar 2017 09:00 #18597

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A lire sur "Microsoft Education" du 29/08/16 : "Svenia Busson, EdTech World Tour : à la découverte de pratiques pédagogiques innovantes".


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