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SUJET : "Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité"

"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 23 Mai 2015 15:21 #13976

  • Loys
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Vous pouvez commenter ici l'article "Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" du 23/05/15.

Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 24 Mai 2015 23:51 #13983

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Comme d'habitude Loys dit les choses nettement et fortement. Et je suis d'accord sur plus que l'essentiel avec lui.

Une simple réflexion d'ordre épistémologique, qui m'est venue récemment:

En histoire-géographie nous faisons (comme d'autres d'ailleurs) depuis longtemps deux matières. Ce n'est pas une vue de l'esprit, comme si on distinguait l'algèbre et la géométrie en mathématiques. Il s'agit à l'université de deux cursus bien distincts et dans d'autres pays ces deux enseignements ne sont pas enseignés par les mêmes enseignants.

Or l'interdisciplinarité n'existe pas en histoire-géographie, j'entends : entre l'histoire et la géographie. Les programmes et les instructions officielles ne sont jamais allés dans cette voie, ne nous ont jamais incité, encouragé à traiter conjointement les deux matières. Cela ne serait pourtant pas difficile. Par exemple, puisqu'en Terminale générale on étudie, en histoire, la Chine depuis 1949 et en géographie la puissance chinoise, on voit bien qu'on pourrait ne faire qu'un seul chapitre. On pourrait aussi par exemple prévoir des évaluations qui obligeraient (pardon : permettraient aux) les élèves, sur un sujet commun, de puiser dans leurs savoirs et compréhensions des deux matières plutôt que de distinguer, parfois arbitrairement, deux épreuves différentes.

Dans la réalité des classes, les enseignants d'hg pratiquent une certaine interdisciplinarité parce qu'ils n'ont qu'un seul cerveau (je doute que l'historie et la géo relèvent de deux hémisphères distincts mais après tout...) sous la forme notamment des prérequis : "souvenez-vous en géo, on a vu ça...".

Mais alors pourquoi, dans la réforme actuelle, ne tente-t-on pas un rapprochement des deux disciplines, ce qui serait un moyen simple de "donner du sens", pour parler la novlangue en usage, en montrant que les aspects géographique et historique d'une situation sont inextricablement liées, tout en relevant d'un savoir spécifique ?
J'ai bien une réponse, qui rejoint ce que dit Loys.
L'interdisciplinarité entre l'histoire et la géographie ne permet pas de faire des économies.
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 25 Mai 2015 02:06 #13985

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Bien vu. :P
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 25 Mai 2015 14:32 #13987

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Le Syndicat des Inspecteurs d'Académie (SIA), minoritaire, vient de critiquer sévèrement la réforme.

www.syndicat-ia.fr/actualites/2015/20mai...-clg_analyse_sia.pdf

Extrait sur l'interdisciplinarité :

Alors que les enseignements interdisciplinaires pourraient être envisagés comme des temps d’un enseignement disciplinaire fondés sur la compréhension d’objets interdisciplinaires aboutissant à des réalisations concrètes et le développement conjoint de compétences, la légitimité des EPI relève d’une idéologie d’une lutte contre l’ennui que les activités pratiques et les projets compris comme exceptionnels et non comme démarche pédagogique permettraient de gagner. Pour favoriser le sens et la valeur des apprentissages, ce sont des enseignements disciplinaires fondés sur des objets d’étude disciplinaires ou interdisciplinaires et portés par des dynamiques pédagogiques de projet qui doivent être développés. Les EPI doivent ainsi s’inscrire dans un espace des programmes disciplinaires permettant de comprendre des objets interdisciplinaires convoquant une pluralité disciplinaire et non dans une entité flou d’une interdisciplinarité thématique ouverte à toutes les dérives. Au sein des 8 thèmes retenus, des problématiques doivent être proposées renvoyant clairement à des savoirs disciplinaires et des compétences du socle commun. Les EPI ne doivent pas reproduire en collège ce qu’aujourd’hui des études universitaires démontrent, à savoir la faible plus-value des TPE en termes d’apprentissage, particulièrement pour les élèves éloignés de l’Ecole.
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 26 Mai 2015 11:00 #13991

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Merci Loys de mettre en lumière (avec toujours autant de clarté) ce qui sous-tend réellement cette réforme.
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"Croiser les disciplines  : le pour, le contre et la formation nécessaire" (La Lettre de l'éducation) 27 Mai 2015 14:47 #14014

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Et encore sur l'interdisciplinarité : www.lalettredeleducation.fr/article5062,5062.html

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"Carine Ossard : Décloisonner au collège" (Café pédagogique) 28 Mai 2015 07:36 #14021

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Défense de l'interdisciplinarité dans le "Café pédagogique" du 26/05/15 : "Carine Ossard : Décloisonner au collège"

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"Carine Ossard : Décloisonner au collège" (Café pédagogique) 28 Mai 2015 07:36 #14022

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Com. à venir.
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 26 Jui 2015 23:23 #14184

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Une utilisation des EPI qui va encore plus loin. Information à vérifier.

A l'occasion d'une audience avec le recteur de l'académie de Caen du 1er juin 2015 (à vérifier) :

Mme Pineau demande ce qu'il adviendra des professeurs d'allemand et de leurs postes.

M. le Recteur la rassure en disant que ces derniers ne seront pas rayés des cadres de la fonction publique et qu'on saura bien les occuper dans les établissements sur divers dispositifs pédagogiques comme l'AP ou les EPI qui, réalisés en cooptation, devraient donner d'appréciables résultats. Il évoque la petite taille des établissements qui oblige justement les professeurs à partager leur poste sur plusieurs endroits et dit sa volonté d'établir de plus grosses structures sur l'académie qui pourraient offrir des offres plus larges en matière de langues et de meilleures conditions de travail pour les professeurs qui n'auraient plus à naviguer entre plusieurs établissements.
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 29 Jui 2015 18:16 #14201

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Un texte assez sérieux de Rudolf Bkouche sur l'interdisciplinarité
"De l’interdisciplinarité"
MD
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 02 Juil 2015 14:43 #14241

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Merci Michel. Je lis ça !
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 02 Juil 2015 14:45 #14242

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Dans le BO du 2/07/15 : www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_...el.html?cid_bo=90913
Les enseignements pratiques interdisciplinaires sont aussi l'occasion privilégiée de mettre en pratique les langues vivantes étudiées ainsi que les outils numériques. Notamment dans le cadre de l'enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures étrangères et régionales », un enseignement de discipline non linguistique peut être proposé aux élèves. Les recteurs mettent en place dans les académies des procédures simples de certification pour les professeurs non linguistes volontaires.

:shock:
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Interdisciplinarité factice 22 Aoû 2015 23:19 #14459

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Des exemples d'interdisciplinarité pas du tout factice :

fr.news.yahoo.com/video-sais-lire-%c3%a9...-090800571.html?nf=1
Dix jours avant la rentrée, l'adolescente participait à l'opération «école ouverte», qui permet aux anciens CM2 de visiter leur futur établissement. Au programme notamment, un atelier cuisine. La ministre accepte de mettre la main à la pâte. «Par la cuisine, on peut revoir le français avec la lecture de la recette et les maths avec le calcul des doses», explique une responsable citée par Nord-Eclair.

www.laviemoderne.net/forum/les-nouvelles...coles?start=20#14444
À partir de vers de compost, les élèves de 6e d'une professeure de SVT ont défini diverses problématiques aux frontières entre sciences de la vie, français et technologies de l'information. Partant de leurs questions, ils ont défini des protocoles de recherche rigoureux et mené un travail documentaire exhaustif, guidés par un biologiste de l'université Paris-Descartes. Des questions naïves telles que « Est-ce que le ver de compost entend et danse en musique ? » sont devenues une série d'expérimentations et de recherches sur la sensibilité du ver aux vibrations. En parallèle, avec leur professeure de français, les élèves se sont initiés à l'écrit scientifique et se sont engagés dans des productions littéraires et chorégraphiques sur la perception du mouvement. Tout au long de l'année, ils ont alimenté un blog sur leurs explorations, à partir duquel ils ont fait une communication en congrès.

Avec le numérique : www.ludovia.com/2015/09/le-freps-pedagog...interdisciplinarite/
FREPS 3ème – AcroThéâtre

Activité : Jouer un extrait d’une pièce de théâtre et utiliser des mouvements d’acrosport pour mettre en valeur la mise en scène

FREPS 6ème – Badminton/ Consignes

Activité : réaliser un film, montrant à Mme de Matteïs comment battre M. Sofianos au Badminton.

FREPS 6ème – L’ épopée / Boxe française

Activité : réaliser et commenter un film représentant un combat, à la manière d’un film épique, utilisant le vocabulaire (oral et gestuel) de la boxe française et de l’épopée.

Autre exemple donné par la ministre elle-même : mathématiques et histoire-géographie autour... du changement climatique ! Curieusement non repris dans les projets de programmes.

www.itele.fr/france/video/najat-vallaud-...-et-de-lennui-115216



www.clg-picasso-montesson.com/rencontre-entre-boxe-et-epopee/

EPI LCA techno en avance : la domus bioclimatique : rienquepourvous.net/2015/12/latin-3e-epi...ublique-romaine.html
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"Un bon programme doit être interdisciplinaire" (Pierre Léna) 06 Sep 2015 10:53 #14565

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Pierre Léna, de la "Main à la pâte", défend "collège 2016" dans "Le Monde" du 5/09/15 (abonnés) : "Les programmes, s’ils constituent un cadre nécessaire, ne font pas tout "

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"Un bon programme doit être interdisciplinaire" (Pierre Léna) 06 Sep 2015 11:02 #14566

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Pierre Léna écrit:
Un bon programme doit être interdisciplinaire, aller à l'essentiel, s'adresser à tous les élèves.
Précisément, comme nous l'avons montré, les programmes ne sont pas conçus de manière interdisciplinaire. Si la réforme ne se moquait pas de l'interdisciplinarité, elle commencerait par là...

Bizarre par ailleurs puisque "l’Académie des sciences s’était émue de programmes manquant d’ambition, inaccessibles aux parents"... :roll:

Citons sa réaction : "En ce qui concerne les sciences, on peut regretter qu’aucune véritable tentative d’interdisciplinarité bien coordonnée n’ait été tentée." :rirej

Si l'école abat les cloisons entre les disciplines, tous les élèves seront capables d'une indispensable synthèse entre les savoirs.
Faire des liens ou "abattre des cloisons", c'est bien différent. N'oublions que la "Main à la pâte" à donné naissance à l'EIST, qui préfigure la globalisation des disciplines scientifiques dans la réforme du collège 2016/ Une mesure moins pédagogique qu'économique.

On sait, depuis vingt ans, que le collège unique ne fait pas ce qu’on attend de lui : les rangs des « décrocheurs » grossissent...
C'est faux. Le taux de décrocheurs n'a cessé de décroître : www.laviemoderne.net/forum/cursus-et-exa...-secondaire?start=60

...notre place dans le classement PISA n’a rien d’enviable… C’est au collège que se construit profondément l’inégalité, c’est là qu’il faut agir.
Les inégalités sociales sont construites bien avant l'entrée au collège, comme le montre l'accroissement des difficultés en lecture et en calcul à la sortie du CM2 entre 1987 et 2007. Et par ailleurs ce que propose la réforme de collège 2016 ne permet en rien de lutter contre les inégalités au collège : ce sera même pire...
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"Une façon de sortir les enseignants de leur solitude" 13 Sep 2015 00:41 #14669

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Autre façon curieuse de justifier l'interdisciplinarité et le travail contraint en équipe (les deux sont pourtant à distinguer) dans "L'Express" du 11/09/15 :

Najat Vallaud-Belkacem écrit:
Ce qu'on peut dire aux enseignants qui craignent ce que peut signifier le travail interdisciplinaire et le travail d'équipe (...) c'est qu'on constate dans les collèges qui l'expérimentent que c'est une façon de sortir les enseignants de leur solitude.

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"Les EPI : Quand le terrain tord le cou aux caricatures" (Laurent Fillion) 13 Sep 2015 22:53 #14680

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Sur le blog de Laurent Fillion du 13/09/15 : "Les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) : Quand le terrain tord le cou aux caricatures"

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"Les EPI : Quand le terrain tord le cou aux caricatures" (Laurent Fillion) 13 Sep 2015 23:55 #14681

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Curieux exemple par le "terrain"... avec des professeure "volontaires", choisissant leur thème, leur classe, leur équipe, leur horaire. Comme on a toujours pu le faire, en somme.

Dans la réforme, c'est un peu différent. :P

Dans une chronologie réelle, les thèmes des deux EPI au moins retenus par niveau (5e, 4e, 3e) sont proposés par le conseil pédagogique l'année précédente et adoptés par le conseil d'administration.

Sur ces thèmes imposés par niveau, les professeurs volontaires peuvent ensuite essayer de constituer des binômes, mais ne choisissent en aucun cas une classe un an à l'avance (comme c'est souvent le cas quand on choisit de mener un projet), au mépris de l'adaptation aux élèves tant vantée par la réforme. A noter que les EPI peuvent être indépendants de la discipline : l'horaire d'histoire-géographie d'une classe peut être assuré en partie par le professeur d'histoire-géographie de la classe, en partie par un autre professeur en charge de l'EPI. Cette souplesse permet de gérer au plus juste les services et éviter sous-services et heures supplémentaires.

Le principal doit tenir compte de cette contrainte supplémentaire, les binômes constitués, lors de la répartition de service. Les contraintes d'emploi du temps feront d'ailleurs que les binômes volontaires ne pourront pas toujours être respectés... La préparation des EPI, en plus des cours, aura intérêt à attendre la rentrée.

Si, pour l'ensemble du niveau, tous les binômes ne sont pas constitués (il en faut deux par classe au moins, soit quatre professeurs par classe), charge en reviendra au chef d'établissement : le travail en équipe et l'équipier seront alors imposés à ceux qui ne sont pas volontaires, en plus de la pédagogie et du thème à traiter . De même évidemment pour les nouveaux professeurs, les TZR, les néo-titulaires, les contractuels à la rentrée.

Les thèmes sont valables pour l'année : si plusieurs EPI peuvent se succéder, ni l'horaire, ni les disciplines ni les binômes ne le peuvent. D'ailleurs l'horaire devra être le même pour l'ensemble du niveau.

Livrons-nous à un petit calcul.

Pour 15 classes d'un collège moyen sur trois niveaux, il faut constituer deux binômes par classe au moins : il faudra donc 60 professeurs qui participent aux 30 EPI, 30 professeurs si chacun participe à deux EPI. Un collège moyen de 5 classes par niveaux compte en moyenne... 32 professeurs. Toutes les classes devant bénéficier d'EPI, les EPI pourront bien être imposés... sauf si tous les collègues sont volontaires. Chaque collège non volontaire devra voir ses deux EPI pris en charge par un collègue en plus de ses EPI propres.

C'est le chef d'établissement qui procèdera à ce nouveau genre de répartition de service.

Quant aux professeurs de lettres classiques, ils enseigneront le latin si et seulement si le conseil d'administration a voté pour l'EPI LCA et l'enseignement de complément. Une autre forme de "choix"...

L'horaire de chaque thème étant imposé, il s'agira de traiter une partie de programme jusqu'à sur 54 heures (36x 1,5h) pour deux disciplines, sauf à constituer plusieurs EPI sur le même thème et avec le même binôme et à répartir ces 54h sur plusieurs EPI. Problème : les nouveaux programmes ne sont pas conçus de manière interdisciplinaire, comme on le voit avec l'histoire-géographie et l'EPI LCA. il ne s'agit d'ailleurs pas de chercher les points communs des programmes pour choisir un thème, mais, en fonction du thème imposé, de trouver de nombreux points communs avec une autre discipline (choisie ou non) à traiter pendant cet horaire très important.

L'horaire et l'organisation annuelle sont imposés à tous les binômes d'un niveau : en institutionnalisant les EPI dans l'emploi du temps des professeurs et des élèves, on retire donc toute souplesse à ceux qui seraient actuellement volontaires pour ce genre de projets. Cette réforme impose une grande rigidité par son organisation, y compris aux professeurs volontaires..

Quant à veiller à répartir les binômes dans les mêmes classes et à leur donner des heures consécutives dans l’emploi du temps, voilà qui sera très compliqué, voire impossible puisque tous les collègues sont en moyenne concernés par deux EPI. :P

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"Les EPI : Quand le terrain tord le cou aux caricatures" (Laurent Fillion) 14 Sep 2015 09:33 #14685

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Loys,

Face à cette usine à gaz, il me semble que la solution pour les CDE, c'est de faire des semaines banalisée. L'enjeu de ceux qui veulent minimiser la nuisance des EPI, c'est d'obtenir que ces semaines soient placées du 15 juin au 7 juillet. Il s'agit évidemment de "faire des EPI un outil proactif de reconquête du mois de juin".

Le problème, c'est qu'on se prive alors de l'EPI LCA pour sauver le latin et le grec.

Voyez vous une solution pour concilier les deux ?
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"Les EPI : Quand le terrain tord le cou aux caricatures" (Laurent Fillion) 14 Sep 2015 15:33 #14688

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Solution amusante effectivement, le collège devenant une sorte de centre aéré préparant aux grandes vacances.
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"Les EPI : Quand le terrain tord le cou aux caricatures" (Laurent Fillion) 14 Sep 2015 23:08 #14691

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Loys écrit:
Solution amusante effectivement, le collège devenant une sorte de centre aéré préparant aux grandes vacances.

Surtout, on superpose les deux gâchis : EPI et fin d'année pourrie.

Mais cela ne répond pas à la question : cela ne va-t-il pas torpiller les efforts pour sauver les langues anciennes ?
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 18 Oct 2015 10:25 #14941

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Il y a quand même une confusion générale, liée à la façon autoritaire dont cette réforme impose comme un "pack" pédagogique des pratiques qui ne sont pas nécessairement liées : interdisciplinarité, travail en équipe, tâche "complexe", pédagogie de projet, réalisation pratique, travail collaboratif en "petits groupes", projet collectif, évaluation collective, évaluation orale.

Chacun de ces éléments est parfaitement distinct des autres. On peut parfaitement mener un projet sans réalisation pratique. On peut parfaitement pratiquer l'interdisciplinarité sans travail d'équipe pluridisciplinaire.

D'ailleurs l'interdisciplinarité elle-même n'a pas nécessairement besoin d'être formalisée par un plage d'enseignement spécifique : n'importe quel professeur relie spontanément et régulièrement son enseignement à celui d'autres disciplines. Précisément, parce qu'ils s'inscrivent dans le développement du cours, ces liens sont toujours pertinents avec le cours, et n'ont pas le caractère factice que peuvent revêtir les enseignements interdisciplinaires. On pourrait évidemment développer davantage cette interdisciplinarité informelle si les professeurs étaient amenés, à l'ESPE pour commencer, à mieux connaître les programmes des autres disciplines mais surtout si ces programmes eux-mêmes étaient vraiment conçus de manière interdisciplinaire.

Ajoutons que la direction de chaque établissement sera bien sûr tentée, par nécessité de service, d'imposer (avec ou non l'assentiment d'une partie de l'équipe) :
- thèmes retenus
- horaire consacré à chaque thème
- organisation : hebdo, trimestrielle, semestrielle, annuelle
- niveau concerné
- matières concernées
- binômes

Libération écrit:
Les enseignants ne se saisiraient pas suffisamment de la liberté pédagogique, assure le ministère, qui veut par conséquent leur imposer un «cadre».

En réalité cette réforme se moque de l'interdisciplinarité, qui n'est qu'un cheval de Troie pour - sous le nom d'autonomie - porter atteinte à la liberté pédagogique des enseignants du secondaire et préparer leur polyvalence.
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 24 Oct 2015 14:10 #15026

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Oui et "la réalité" comprend également tous ces pans oubliés à l'école : l'astrophysique, la biochimie, l'hydrodynamique, la physique quantique, etc. "La réalité" n'est jamais simple non plus : pourtant la simplification fait partie du travail du pédagogue.

Curieusement, il ne vient pas à l'esprit de ces pédagogues que les disciplines, par la structuration qu'elles opèrent, ont une vertu pédagogique.
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"Les enjeux cachés de l’« interdisciplinarité » au collège" (Jean-Pierre Terrail) 05 Nov 2015 11:29 #15147

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De Jean-Pierre Terrail : "Les enjeux cachés de l’« interdisciplinarité » au collège" (2/11/15)

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Voir aussi :
- Rudolf Bkouche, "De l'interdisciplinarité" (mai 2015)
- Alain Beitone, "Disciplines scolaires et disciplines savantes" (septembre 2015)
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 09 Nov 2015 23:25 #15201

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"Le beurre à couper le fil : Interdisciplinarité ? Quelques remarques"
Du refus de l'interdisciplinarité en 1970 à la mise en avant progressive d'une" interdisciplinarité de management" à partir du colloque de Souillac en 1982.....

Michel Delord :papy:
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"Une réforme qui se moque de l'interdisciplinarité" 09 Nov 2015 23:29 #15202

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J'allais le poster !

Voir aussi :

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"Projets interdisciplinaires : la victoire du collège Stalingrad" (Télérama) 08 Déc 2015 19:12 #15388

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Dans "Telerama" du 6/12/15 : "Projets interdisciplinaires : la victoire du collège Stalingrad"

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"Projets interdisciplinaires : la victoire du collège Stalingrad" (Télérama) 08 Déc 2015 19:28 #15389

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Le collège Stalingrad...
Ça commence de façon très idéologique. :P

Les trois professeurs ­circulent entre les tables. « C'est super d'avoir plus d'adultes autour de nous », complète Driss.

Le projet « Hip-hop et arts de la rue », lancé en troisième, mêle histoire, sport et arts plastiques.

Inscrits dans la réforme du collège de la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, les enseignements pratiques interdisciplinaires seront obligatoires dans tous les collèges à la rentrée 2016. Au collège Stalingrad, ils sont déjà au coeur du projet d'établissement. Trois fois par an, pendant une semaine, les emplois du temps sont chamboulés pour faire place aux différents ateliers.
Voilà déjà deux éléments qui ne correspondent pas à la réalité concrète de la réforme. Ajoutons le matériel fourni par Canopé et le fait que les équipes choisissent les thèmes, les sujets, les niveaux, les horaires et les collègues...

Seule une minorité des établissements pratiquera des semaines interdisciplinaires, et, pour respecter l'horaire imposé, il en faudra quatre. Évidemment, le caractère exceptionnel de ces semaines n'est pas pour rien dans l'intérêt des élèves. Reste maintenant à savoir si l'intérêt est bien pédagogique...

Enthousiaste, Anne Perseval détaille : « Les élèves constatent que les matières sont connectées entre elles, utiles les unes aux autres. J'ai du mal à le mesurer en termes scolaires classiques, mais je vois que les notions sont mieux retenues, mieux exploitées par la suite. »
Des précautions bienvenues : la conclusion de l'article est beaucoup plus tranchée...

Dès 8h30, les sixièmes ont démarré leur journée avec le projet « Raconte ta ville », subventionné par le Canopé (­réseau de création et d'accompagnement pédagogique du département), qui fournit formation et matériel. Avec ­Annie Perrot, Anne Perseval et leurs collègues de mathématiques et de technologie, les élèves vont réaliser un webdocumentaire sur leur ville, important noeud ferroviaire, et son histoire cheminote. Les programmes sont respectés : en géographie, exploration de l'environnement proche ; en technologie, travail sur les techniques de transport et la fameuse locomotive Pacific 231, joyau de la ville, en restauration.
Aucun détail n'est donné sur le volume horaire consacré par chaque matière dans cette semaine interdisciplinaire : on peut supposer que c'est le même volume horaire que pour les semaines habituelles.

On ne peut pas douter de l'intérêt de l'histoire cheminote de Saint-Pierre-des-corps mais comment cette histoire très spécifique s'inscrit-elle dans le programme d'histoire de 6e qui porte sur... l'Antiquité ou le Moyen Âge ?

« En maths, explique Stéphanie Sihr, ils évaluent concrètement des rapports temps/distance sur des trajets, abordent les concepts de plan et d'échelle.
Voilà qui est relié très artificiellement à la Pacific 231. Du reste les notions d'échelle ou de vitesse moyenne sont au programme de 5e ou de 4e, pas de 6e.

Souvent, à cet âge — 11 ans —, ils ne font pas le lien entre nos disciplines. Là, ils voient de la cohérence, les apprentissages font sens.
Credo ministériel. Hors croisements interdisciplinaires une discipline par elle-même ne peut pas faire sens.

Difficile de faire sens avec des notions hors programme...

Les acquis sont considérables. »
Un écho assez différent de la collègue précédente, et qui reste assez vague..

En mesurant le trajet entre le collège et la gare (600 mètres) avec une montre GPS, en préparant des interviews de la maire de Saint-Pierre-des-Corps et des petits reportages dans différents quartiers, les élèves n'ont « presque pas l'impression de travailler », se ­réjouit Océane, qui se voit « un peu comme une journaliste ».
Oui, sortir du collège, c'est toujours plus amusant que d'ouvrir un manuel...

La tradition est ancienne dans cet établissement, classé en réseau d'éducation prioritaire, qui recrute à la fois dans la vieille ville pavillonnaire et les quartiers plus défavorisés de la Rabaterie et la Galboisière. Madame Roblin, professeur de technologie et enseignante au collège Stalingrad depuis près de vingt ans, explique : « Les difficultés de nos élèves nous obligent à travailler autrement, ces projets sont une réponse créative à des défis d'éducation. On ne réussit pas à tous les coups, mais, grâce à eux, bien des jeunes surmontent leurs problèmes sociaux et scolaires.
Rien que ça ! :shock:

Ils réalisent des choses, c'est très valorisant. »
Alors qu'apprendre l'est si peu !

La principale, Fatma Meddah, encourage et développe cette manière de travailler depuis son arrivée, en 2012. « Les projets interdisciplinaires amènent les bons élèves à s'améliorer encore et impliquent les plus fragiles, en faisant appel à des compétences manuelles, techniques, informatiques, et pas seulement au savoir classique.
Drôle de façon de voir les choses. On pourrait surtout soupçonner qu'on enferme les plus fragiles dans ces compétences qui ne relèvent pas du "savoir classique". :evil:

On sait bien qu'en dehors de l'école, l'égalité n'existe plus, face à l'aide aux devoirs, à l'accès à la culture. Le collège doit être le lieu physique de cette égalité. »
Et cela ne peut passer que par l'interdisciplinarité ?

Quand, le soir, elle voit par la fenêtre de son bureau des adolescents traîner dans le parc d'en face, Fatma Meddah les apostrophe : « Rentrez chez vous, ou revenez au collège ! » « 45 % de nos élèves sont issus de familles monoparentales, les adultes cumulent souvent les emplois, ils sont peu présents. Je refuse de rendre les gamins au quartier », insiste cette ancienne prof d'anglais, passée par un lycée professionnel où elle a beaucoup travaillé en ateliers transversaux.
"Télérama" ne s'est évidemment pas intéressé aux résultats de cette façon de travailler imposée dans les lycées professionnels...

L'après-midi, c'est au tour des élèves de troisième d'investir la classe d'Anne Perseval, décorée de cartes postales de la Grande Guerre, de recettes de cuisine, d'une affiche de la déclaration des droits de l'homme ou de tracts sur les mariages forcés. Le projet hip-hop et arts de la rue mêle histoire, sport, arts plastiques. Parmi les cinq oeuvres qu'ils ­devront présenter au brevet des collèges, Abel a déjà choisi une chanson de IAM et une sérigraphie d'Ernest Pignon-­Ernest ; Abdelaziz, une oeuvre de Banksy.
Amener les élèves vers ce qu'ils connaissent déjà : une grande réussite !

Le pédagogisme est un enfermement.

Avant de rejoindre le gymnase pour une séance de break, Lyrn Descarsin, ­professeur d'éducation physique et sportive, rappelle l'origine du hip-hop (la rue new-yorkaise, les années 1970, la contestation), les différentes danses qui le composent. Le cours est gai, animé ; les adolescents rechignent à prendre des notes, mais sont intarissables sur les mouvements de sliding, de krump, de house ou de waving...
On apprend beaucoup en effet... Voilà qui explique sans doute pourquoi le "cours" est "gai, animé". :fur

Fin janvier, ils visiteront à Paris l'exposition Andy Warhol et le parcours street-art du 13e arrondissement. Même s'ils râlent à l'idée de partir à six heures du matin, ces sorties thématiques sont toujours fécondes : « Ils ont souvent l'idée que la culture, c'est pour les riches, remarque Anne Perseval. Avec ces projets, on essaie aussi de leur montrer qu'ils se trompent. »
En tout cas, il semble qu'existe une certaine culture pour certains publics.

Au printemps, puis à la rentrée, une partie du corps ­enseignant s'est mobilisée contre les enseignements interdisciplinaires, perçus comme un appauvrissement des matières et de la liberté pédagogique de chacun. Les profs du collège Stalingrad, eux, n'ont pas besoin d'être convaincus de leurs bienfaits.
Attendons de voir comment ils devront renoncer à leur liberté pour appliquer le carcan pédagogique de la réforme.

Evidemment, ce que ne dit pas "Télérama", c'est que cette "partie du corps enseignant" constitue l'immense majorité d'entre eux.

Pourtant, leur généralisation et leur caractère désormais obligatoire les inquiètent. « Tout repose sur nos idées et notre désir, remarque Anne Perseval. Avec des projets imposés, j'ai peur de me sentir contrainte et de manquer parfois d'inspiration. » La grande question, c'est le temps. « Aujourd'hui, nous préparons ces ateliers pendant les vacances, le mercredi après-midi... Il ne faut pas compter ses heures, sinon ça devient angoissant ! », remarque Annie Perrot, la prof de lettres. Le ministère promet des dotations horaires, mais les modalités restent floues et l'inspecteur qui a rendu visite aux enseignants du collège ne les a pas vraiment rassurés. Ils craignent une « usine à gaz », le manque d'heures prévues dans leur emploi du temps pour se concerter et élaborer les projets — en étant payés même s'ils ne sont pas en classe. Et eux aussi sont contrariés par les coupes horaires dans leurs disciplines. « En français, une heure hebdomadaire en moins, c'est énorme, regrette Annie Perrot, surtout quand certains arrivent en sixième sans maîtriser parfaitement la langue. Les ateliers ne compensent pas tout, les apprentissages ne sont pas interchangeables. »
Si même les enseignants convaincus par ce type de pédagogie doutent... Pour le reste aucune réflexion de fond ou regard critique sur l'interdisciplinarité dans cet article hagiographique : on croirait une commande du MEN.

Dès lundi prochain, les collégiens réintégreront des cours classiques, dans un emploi du temps revenu à la normale. Jusqu'à la prochaine semaine de projets, prévue par la principale avant les vacances de Noël. Pour Fatma Meddah, c'est largement grâce à ce travail que le collège Stalingrad est passé, en trois ans, de 70 à 93 % de réussite au ­diplôme national du brevet, avec 55 % de mentions.
Tant mieux mais évolution à prendre avec beaucoup de précaution compte tenu des petits effectifs de l'établissement (48 candidats en 2014). Quelle est l'évolution à l'examen et dans les résultats des disciplines destinées à être poursuivies au lycée (hors histoire des arts, évaluée par les enseignants du collège, ou contrôle continu) ?
Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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"Projets interdisciplinaires : la victoire du collège Stalingrad" (Télérama) 08 Déc 2015 23:29 #15395

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Critique d'une certaine interdisciplinarité en EPS dans le "Café pédagogique" du 8/12/15 : "EPS et Interdisciplinarité vus par Claire Pontais"
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"Projets interdisciplinaires : la victoire du collège Stalingrad" (Télérama) 03 Jan 2016 15:43 #15595

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