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SUJET : Le Baccalauréat en chantier

Le Baccalauréat en chantier 27 Déc 2013 10:16 #8960

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A lire sur le site du Sgen-CFDT dans le dossier : "Que faire du baccalauréat ?" (décembre 2013)

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Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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"Lycées Professionnels : le CCF et les PFMP modifiés" (Sgen-CFDT) 27 Déc 2013 10:19 #8961

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Et ce communiqué du Sgen-CFDT du 12/12/13 : "Lycées Professionnels : le CCF et les PFMP modifiés".

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Fil à suivre sur Neoprofs : www.neoprofs.org/t69226p40-ccf-et-epreuv...-de-vue-du-sgen-cfdt
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"Professionnel : Le ministère recule sur le CCF " (Café pédagogique) 13 Jan 2014 14:05 #9167

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A lire dans le "Café pédagogique" du 13/01/14 : "Professionnel : Le ministère recule sur le CCF".

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Haro sur le bac 11 Jui 2014 19:59 #10878

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Dans "L'Express" du 11/06/14 : "Cher, lourd et fossilisé, le bac revient !" par Marie-Caroline Missir

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"Cher, lourd et fossilisé, le bac revient !" (L'Express) 11 Jui 2014 20:24 #10879

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Cher, lourd et fossilisé, le bac revient !
Claude Lelièvre a pourtant montré que le bac dans sa forme actuelle n'a pas grand chose avec le bac des origines...

Et on ne peut pas demander d'un examen passé par les trois quarts d'une génération qu'il coûte moins cher et qu'il soit moins lourd que quand il était passé par un quart seulement d'une génération en 1980. Il faudrait que la démocratisation ne coûte rien.

A quelques jours du coup d'envoi du bac, le 16 juin, le coût, la lourdeur et la valeur certificative de cet examen national interrogent.
Le problème de sa "valeur certificative" n'est pas lié à l'examen lui-même, comme le laisse croire la suite de l'article, mais à l'abandon des exigences qui lui sont liées.

Les ministres passent mais le bac reste. Chaque année en juin, le ministère de l'Education nationale tient conférence de presse sur le baccalauréat. Et chaque année, il fait la preuve que pour ce "monument historique" comme aiment à le désigner les ministres, rien ne change.
Ben si beaucoup de choses ont changé, ne serait-ce que ces dernières années : bac pro en trois ans, TPE, refonte de la série technologique, épreuves de langues...

On comprend que le "changement", pour Marie-Caroline Missir, c'est surtout la suppression.

L'année 2014 ne fait pas exception: nouveau ministre, nouvelle directrice générale de l'enseignement scolaire - Florence Robine ex-rectrice de Créteil - mais peu de surprises ou de nouveautés pour cette session.
Il faudrait que le bac soit un concours de l'innovation, avec des changements tous les ans ? :fur

Les constantes restent les mêmes: un coût élevé - 80,7 euros en 2013 soit près de 56 millions d'euros, une énorme machinerie - 686 907 candidats répartis entre les trois filières générale (50%), technologique (20%) et professionnel (30%) -, 170000 correcteurs et 4 millions de copies rémunérées à 5 euros pièce. Le rapport annuel de performance 2013, document budgétaire qui évalue l'utilisation des deniers publics, ministère par ministère, précise néanmoins que grâce à "la poursuite des efforts de rationalisation (recours accru à la visioconférence, dématérialisation des copies...) et d'harmonisation des pratiques de gestion, les coûts moyens sont en diminution."
Élément qui ne figure pas dans le titre de l'article...

Le coût du bac? Pas le "bon angle d'attaque"

Les questions que posent cet examen national, régulièrement objet de rapports en vue d'une bien hypothétique réforme demeurent inchangées: le modèle d'évaluation que propose le bac (mobilisation nationale, épreuves écrites et orales) est-il encore adapté à l'heure du web, des Mooc, et d'une réflexion mondiale sur la certification par les compétences?
Et qu'est-ce qui pourrait remplacer des épreuves écrites ou orales ? Les QCM ? L'évaluation par les pairs ?

La certification est le point le plus faillible des moocs, au point que certains proposent des certifications dans des salles d'examen physiques !

Le coût exorbitant du bac est-il justifié alors que l'Etat cherche des économies, et que la valeur certificative du bac est fragilisée?
La solution est toute trouvée.

La réforme du lycée, entamée en 2010 n'est-elle pas rendue caduque si le bac, aboutissement du cycle secondaire n'est pas lui aussi réformé?
Et pourquoi serait-elle caduque ? :scratch:

Florence Robine a esquissé quelques timides réponses à ces questions. Interrogée sur d'éventuelles économies réalisée cette année, elle assure que cela ne peut "constituer l'unique angle d'attaque des évolutions du bac", mais que la multiplication des épreuves "commence à poser problème en terme d'organisation".
Merci de le reconnaître. Les lycées ressemblent de plus en plus à des centres d'examens permanents dans lesquels il devient de plus en plus difficile de travailler sur le long terme.

Pourquoi les épreuves de LV (compréhension + oraux), d'options, d'ECE, d'oraux de projet ont-elles lieu si tôt dans l'année ?

En somme conclut-elle, le bac "ne peut être que le reflet d'une politique globale d'évaluation" dans l'Education nationale. En effet.
Qu'est-ce à dire ?

Reste une bonne nouvelle: la réforme du bac professionnel, ramené à un cycle de trois ans par le ministre Xavier Darcos, commencerait à porter ses fruits, en "modifiant le profil des élèves", plus volontaires, et moins en échec, selon la Dgesco.
En réduisant d'encore une année on peut espérer faire mieux ! :santa:
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"Bac 2014 : Un monument pour 700 000 familles" (Café pédagogique) 13 Jui 2014 09:10 #10900

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Même logique dans le "Café" : même s'il change le bac ne change pas. Allez comprendre...

"Bac 2014 : Un monument pour 700 000 familles" (13/06/14)

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"Bac 2014 : Un monument pour 700 000 familles" (Café pédagogique) 13 Jui 2014 09:14 #10901

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On retrouve en général les mêmes disciplines et les mêmes types d'épreuves.
Si c'est pas malheureux...

Florence Robine met l'accent sur quelques changements. "Il y a de nouveaux types d'épreuves", dit-elle. "Elles évaluent des démarches de recherche et projets" et même des travaux collectifs.
On ne peut que s'en réjouir. :santa:

En dehors des TPE, cela ne concerne que quelques soutenances de projets dans quelques bacs technologiques.
Eh oui : il faudrait généraliser tout ça d'urgence !

Un changement nettement plus important a eu lieu en langues vivantes, avec notamment une épreuve orale. Mais ces épreuves sont contestées par des enseignants et il n'en sera pas question.
Même dans le "Café"... :twisted:
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"Bac : un examen qui ne sert plus ni à évaluer ni à orienter" (Le Monde) 16 Jui 2014 14:45 #10944

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A lire dans "Le Monde" du 16/06/14 : "Bac : un examen qui ne sert plus ni à évaluer ni à orienter" par Maryline Baumard.

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"Bac : un examen qui ne sert plus ni à évaluer ni à orienter" (Le Monde) 16 Jui 2014 15:58 #10948

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Bac : un examen qui ne sert plus ni à évaluer ni à orienter
On réforme le bac en lui retirant ses exigences, on l'accuse ensuite de ne plus servir à rien et on demande sa suppression : la logique est imparable. :santa:

Faire passer le bac coûte plus de 2 000 euros par élève, ont mesuré les proviseurs du SNPDEN (syndicat majoritaire) en juin 2013. Bien loin des 80 euros de l'évaluation officielle, ce calcul intègre le coût caché du bac, ces quatre semaines de cours perdus pendant lesquelles la machine du secondaire continue de fonctionner à plein régime.
Le collège continue à fonctionner mais Maryline continue à sous-entendre le contraire : merci beaucoup !

A relire de l'an passé : www.laviemoderne.net/forum/cursus-et-exa...1-5-milliard-d-euros

Pour 1,5 milliard d'euros d'argent public, la nation française est en droit d'attendre de son bac une évaluation claire de ce que sait chaque élève et un outil d'orientation vers l'enseignement supérieur.
Effectivement. :devil:

En 2013, 92 % de ceux qui se sont présentés dans la voie générale y ont été reçus. L'éducation nationale s'est félicitée, arguant qu'il ne s'agit pas d'un concours. Pourtant, le faible taux d'échec interroge.
Effectivement. :devil:

D'abord, pourquoi dépenser autant pour diplômer quasiment tous ceux qui tentent l'épreuve ?
Ah oui... L'interrogation est finalement limitée. :mrgreen:

Rien sur la contradiction avec "la fabrique à cancres qui tourne à plein régime" (Le Monde) ? :rirej

« Au-dessus de 80 % de réussite à un examen, il est raisonnable d'envisager du contrôle continu ; tout au moins sur une partie de la dizaine d'épreuves passées par les élèves », estime le recteur Christian Forestier, ancien conseiller de plusieurs ministres.
C'est déjà le cas...

Ce taux interroge aussi par son augmentation continue : il a gagné 32 points depuis 1960. Un rapport de l'inspection générale de 2012, intitulé « Propositions pour une évolution du baccalauréat », interrogeait d'ailleurs le lien entre cette « progression continue du taux de réussite » et « la qualité certificative du baccalauréat ». Question d'autant plus brûlante que ses auteurs, têtes pensantes du ministère, estimaient superflu d'être bon en lettres pour décrocher un bac littéraire : « En 2010, 37,2 % des bacheliers L ont été diplômés malgré une note inférieure ou égale à 8 dans l'une des trois principales épreuves. »
Mais avec le contrôle continu, tout sera résolu !

PAS UNE GARANTIE DE NIVEAU

Un bac ne garantit donc pas le niveau d'un élève dans ses dominantes. Pas plus qu'il ne dit ce qu'un élève sait faire.
Il suffit de rétablir les exigences minimales.

Une dissertation ? Epoque révolue ! Un candidat peut très bien n'en faire aucune aujourd'hui.
Et pourquoi aujourd'hui plus qu'hier ? On ne le saura pas.

Sur le même sujet, même relativisme, historique cette fois, de Claude Lelièvre dans "L'Express" du 16/06/14 : "Mais qui a mis en place une dissertation de philosophie au bac?"

Quant à des compétences comme traiter de l'information sur Internet...
Un travail d'une exigence comparable avec la dissertation ! :doc:

... ou travailler en groupe, le bac reste quasi muet sur le sujet, fussent-elles incontournables pour réussir dans l'enseignement supérieur.
Première nouvelle. :shock:

Et dans la vie professionnelle en général on est évalué sur des compétences collectives ?

Ajoutons que le travail en groupe est évalué en TPE, avec le magnifique résultat que l'on constate.

D'ailleurs, la moitié des reçus au bac qui se retrouveront à l'université y échoueront dans les deux ans.
Ça ne peut pas être lié au niveau scolaire des élèves et au sacrifices des exigences au bac : c'est forcément qu'ils ne savent pas chercher sur Internet ou travailler en groupes ! :santa:

De l'avis général, le bac évalue surtout la capacité à « bachoter », ce qui n'est pas intellectuellement le plus formateur.
C'est vrai qu'une dissertation, c'est typiquement un exercice de "bachotage"...

Tiens, puisqu'on parle de bachotage, que lisons-nous dans "Le Monde" ces derniers temps (voir plus bas) ?

Ainsi les inspecteurs regrettent-ils qu'en français, en fin de 1ère, « l'interrogation se fondant sur un recueil de textes étudiés dans l'année favorise le bachotage de commentaires de textes préparés avec les professeurs de la classe, de sorte que la dimension certificative des compétences des candidats paraît incertaine ».
Un nouveau coup porté à l'enseignement du français, après la dissertation inutile. C'est vrai que la connaissance de textes étudiés pendant l'année est tout à fait nouvelle au bac...

En vérité, on attend des élèves non seulement cette connaissance montrant une véritable compréhension des textes étudiés, mais également l'intelligence puisqu'il s'agit de répondre avec pertinence à une question posée.

Si les grandes épreuves sont critiquables, c'est aux oraux de « rattrapage » que revient, selon les inspecteurs généraux, la palme du non-sens évaluatif : « Que vaut réellement le candidat, le 6 qui lui a été notifié le mardi matin ou le 14 qu'il obtient le jeudi lors de l'épreuve orale ? »
Parce que ces oraux font partie de la machine à donner le bac. La solution semble assez simple...

A l'autre extrémité de l'échelle des notes, chez les très bons élèves, les mentions s'obtiennent en choisissant bien ses options facultatives plutôt qu'en étant fort dans sa dominante.
Les options n'ont rien de nouveau et elles ne sont pas réservées aux bon élèves, dont Maryline Baumard laisse supposer que le succès est illégitime.

Un 15 sur 20 en option latin équivaut à 2 points de plus en maths pour les bacheliers S. C'est comme si le bac certifiait à tour de bras pour faire passer dans le supérieur. On comprend du même coup pourquoi ce même enseignement supérieur ne s'en sert pas pour recruter dans les filières les plus courues.
Mais tout ceci est lié à l'arbitraire du bac, et non au renoncement à ses exigences.

RITE DE PASSAGE

Tous les ans, plus de 8 lycéens sur 10 savent ce qu'ils feront à la rentrée avant même de connaître leurs notes au bac.
C'est en effet l'absurdité d'Admission post-bac.

Cette année, les résultats des candidatures au système « Admission post-bac » ne seront connus qu'après l'écrit du bac, mais ce n'est qu'un recul artificiel, rendant moins manifeste cette absence du bac dans le processus d'orientation. Ainsi, les classes préparatoires recrutent sur dossier, les IUT et BTS aussi, les écoles plutôt sur concours… Personne ne s'offusque de cette sélection vers les voies les plus prisées fondée sur le livret scolaire, alors que la raison première avancée pour maintenir le bac reste que seul un regard extérieur serait à même d'offrir justice et équité…
Mais on ne voit pas d'où peut bien venir le problème. :twisted:

Malgré tout cela, le pays reste farouchement attaché à son « bachot ». Preuve qu'il assure très bien sa mission symbolique de rite de passage. Mais est-il raisonnable de dépenser 1,5 milliard pour un symbole ? Si l'on en croit l'absence de volonté réformatrice sur ce point des équipes successives, de gauche comme de droite, il semble bien que oui.
Il suffirait pourtant d'écouter certains journalistes éclairés et progressistes. :doc:
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"Faut-il supprimer le bac?" (L'Express) 21 Jui 2014 10:36 #10985

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Dans "L'Express" du 18/06/14 : "Faut-il supprimer le bac?" par Libie Cousteau.

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"Faut-il supprimer le bac?" (L'Express) 21 Jui 2014 10:37 #10986

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"Faut-il en finir avec le Baccalauréat ?" (Eric Charbonnier) 24 Jui 2014 21:46 #11060

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A lire sur le blog "L'Education déchiffrée" d'Eric Charbonnier du 15/06/14 : "Faut-il en finir avec le Baccalauréat ?"

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"Faut-il en finir avec le Baccalauréat ?" (Eric Charbonnier) 24 Jui 2014 21:46 #11061

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"Le contrôle continu intégral a fait ses preuves" (Le Monde) 24 Oct 2014 21:30 #12143

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Dans "Le Monde" (abonnés) : "Le contrôle continu intégral a fait ses preuves" (24/10/14)
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"Quand les enseignants de bac pro s’emparent de l’évaluation" (Café pédagogique) 02 Déc 2014 09:45 #12587

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Dans le "Café" du 25/12/14 : "Quand les enseignants de bac pro s’emparent de l’évaluation"

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Le contrôle continu au Baccalauréat 04 Déc 2014 10:01 #12615

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Pour quand est prévue la généralisation des CCF dans l'enseignement général ?
Il progresse déjà dans les BTS, sournoisement et à la surprise de certains enseignants qui n'avaient pas prévu le travail considérable que réclament ces « épreuves » (plus difficiles pour les concepteurs que pour les candidats).
Personne ne semble s'émouvoir que les examens sont ainsi dévalorisés et dépendants de leur lieu de passage, sans doute parce que le public visé reste marginal.

Plus de notes, plus d'examen national, restera le copinage pour connaître la valeur d'un candidat à un quelconque poste, les hypocrisies d'hier deviendront la règle demain. La transparence est-elle à ce prix ?
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"« Tant qu’on ne touche pas au bac, on ne peut pas toucher au calendrier scolaire »" (Le Monde) 07 Avr 2015 21:29 #13802

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Une raison pour promouvoir le contrôle continu : le calendrier scolaire.

François Testu dit:
Enfin, je l’ai souvent dit, c’est le baccalauréat qui, en France, détermine le calendrier scolaire dès les petites classes. Tant qu’il sera maintenu dans sa forme actuelle – un examen final organisé sur tout le mois de juin –, on n’arrivera pas à toucher à l’année. Le transformer en contrôle continu est une proposition explosive… Au moins pourrait-on envisager de distinguer le calendrier scolaire du lycée et celui du primaire et du collège.

Dans "Le Monde" du 2/04/15 : "« Tant qu’on ne touche pas au bac, on ne peut pas toucher au calendrier scolaire »"
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"Pourquoi je suis pour la suppression du baccalauréat" (Katia Blas) 16 Jui 2015 21:28 #14115

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Et c'est reparti...

Dans le "Huffington" du 15/06/15 : "Pourquoi je suis pour la suppression du baccalauréat" par Katia Blas, ancienne cde.

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"Pourquoi je suis pour la suppression du baccalauréat" (Katia Blas) 16 Jui 2015 21:28 #14116

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"Le bac, ce verrou dont l’éducation ne peut se passer" (Le Monde) 18 Jui 2015 21:21 #14135

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Marronnier...

"Le Monde" du 18/06/15 : "Le bac, ce verrou dont l’éducation ne peut se passer"


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Le bac, un "verrou" ? :scratch:
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"Les Français de plus en plus favorables à une réforme du bac" (Le Monde) 23 Jui 2015 13:52 #14161

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Dans "Le Monde" du 22/06/15 : "Les Français de plus en plus favorables à une réforme du bac"

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"La note obtenue à l'épreuve pratique professionnelle est décisive dans le succès au baccalauréat professionnel" (DEPP) 01 Fév 2016 15:35 #15798

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www.education.gouv.fr/cid90476/la-note-o...t-professionnel.html
la moitié des candidats obtient au moins 13,4 à l’épreuve pratique professionnelle
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"On se demande donc à quoi il sert" (Philippe Tournier) 17 Mar 2016 12:39 #16166

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Philippe Tournier (SNPDEN-Unsa) : www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...937955518139459.aspx

A plusieurs reprises vous avez attaqué le bac appelant à distinguer le certificat de fin d'études secondaires de l'examen d'entrée en université. Vous souhaitez la suppression du bac ?

De fait si on supprimait le bac on ne changerait rien au fonctionnement du système éducatif. On se demande donc à quoi il sert. On note qu'à part les TPE aucune épreuve ne prépare à l'entrée en université ce qui n'est pas sans rapport avec l'échec de nombreux bacheliers dans le supérieur. Quel sens a aujourd'hui cet examen ?

Quel effet a-t-il sur le lycée aujourd'hui ?

Les élèves calquent leur comportement sur le bac en bachotant tout le troisième trimestre. Le bac incite plus au bachotage qu'à l'élévation des esprits. Mais au final on peut réussir le bac L sans avoir jamais fait de dissertation ou le bac S en étant nul en sciences...
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"Comment sauver le Bac ?" (Terra Nova) 15 Jui 2016 11:31 #16675

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Proposition de "Terra Nova" le 15/06/16 (jour de l'épreuve de philosophie) : "Comment sauver le Bac ?"

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L'étude : tnova.fr/system/contents/files/000/001/2...nt_sauver_le_Bac.pdf
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"Comment sauver le Bac ?" (Terra Nova) 15 Jui 2016 11:44 #16676

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Donc, "comment sauver le bac" : en le supprimant quasiment, en somme ! :santa:

Le baccalauréat français est une machine qui tourne à plein régime mais que personne ne contrôle...
Elle semble très bien contrôlée, au contraire...

...et dont l'utilité réelle devient chaque année plus floue.
Diplôme d'accès aux études supérieures.

Il mobilise des énergies et des moyens considérables. On estime à 100 millions d'euros les coûts directs de l'organisation de l'examen, sans compter les coûts indirects (établissements fermés pour cause d’examen, heures d’enseignements perdues pour les élèves de Seconde et de Première libérés prématurément, etc.).
Cet effort n'a rien de répréhensible en soi. Le problème est dans le résultat.

L'Education nationale poursuit un objectif louable : augmenter le nombre de bacheliers et de jeunes menant des études supérieures.
Cet objectif ne mérite-t-il pas réflexion ?

La grande mobilisation nationale à laquelle nous assistons chaque année à partir du 15 juin trouve sa justification dans l'augmentation continue du nombre de lauréats (77% de la classe d'âge l'an passé). Pourtant, ce succès quantitatif du Bac semble ensuite démenti par les forts taux d'échec de ces mêmes bacheliers en licence (près de 6 étudiants sur 10 à l'université ne parviennent pas à passer en deuxième année).
L'accès aux études supérieures ne signifie pas la réussite aux études supérieures...

Les difficultés sont particulièrement importantes pour les élèves issus du bac technologique et du bac professionnel.
C'est sans commune mesure pour les bacheliers professionnels.

Derrière les chiffres de la réussite au bac se cache en effet la persistance d'une différenciation en trois voies inégalement valorisées.
La voie professionnelle n'avait pas vocation à faire poursuivre des études aux élèves.

A côté du bac général, dont on parle le plus souvent, les bacs pro et techno sont progressivement montés en puissance et rassemblent aujourd'hui la moitié des bacheliers.
Le bac technologique est plus proche du bac général que du bac professionnel. Et sa part diminue continument.

L'écart entre réussite au bac et échec en licence montre une défaillance du dispositif d'orientation proposé aux lycéens.
Non, il montre surtout une défaillance dans le niveau certifié. Mais est-ce si étonnant ?

La procédure d’affectation post-bac (APB) donne aux élèves une proposition d’affectation dans l’enseignement supérieur sur la base de leur dossier scolaire. Mais tous n'obtiennent pas la formation de leur choix et beaucoup se retrouvent dans des filières pour lesquelles ils sont mal préparés.
Le problème est qu'une grande part des bacheliers n'a pas le niveau requis, quelle que soit la filière. Quant aux bacheliers professionnels, ils n'avaient pas vocation à poursuivre des études dans le supérieur...

L'examen est ainsi réduit à une simple condition suspensive de la poursuite des études. Permet-il au moins de certifier le niveau des élèves ? La faible valeur du bac sur le marché du travail et l'inquiétude des enseignants du supérieur devant les lacunes de leurs élèves en font douter.
Le problème n'est donc pas le bac lui-même, mais le faible niveau d'exigence qui lui est associé.

Cette épreuve qui structure très en amont notre conception de l'école ne garde ainsi sa force symbolique qu'en raison du halo historique qui l'entoure et, paradoxalement, de l'effort collectif qu'elle exige.

La réforme du baccalauréat que nous proposons suit des objectifs simples : alléger le dispositif de l’examen ; repenser une validation des acquis adaptée aux besoins des élèves et aux capacités de l'institution ; aider davantage les élèves à construire leur parcours en accompagnant mieux leur orientation et en préparant l'accès au supérieur.
En somme, créer des filières dès le lycée.

Concrètement, cela signifie 1° que l'examen lui-même soit limité à deux jours, deux épreuves en Première et deux épreuves en Terminale, les autres disciplines étant évaluées en cours de scolarité,
Bref, en généralisant le contrôle continu. Et en gardant deux épreuves à forte valeur symbolique pour donner le change.

2° une responsabilisation des élèves dans le choix des disciplines qu'ils voudront valider,
En quoi ce choix peut-il remédier à l'affectation dans des filières non souhaitées, sauf à réserver l'accès à des filières de lycée ?

3° une limitation du système de compensation des disciplines les unes par les autres,
Ce système pourrait s'appliquer au bac tel quel...

4° une articulation plus claire entre les exigences du lycée et les attendus des années après-bac.
Le lycée offre une formation générale... Les "attendus des années après-bac" sont spécialisés.

Les deux dernières années du lycées seront organisées en quatre semestres, au cours desquels les élèves devront suivre successivement (et valider) sept unités d’enseignement de quatre heures hebdomadaires (moins de disciplines abordées simultanément, donc plus d’approfondissement, moins de dispersion et de bachotage).
Et une formation moins générale, donc. A noter le futur plein d'humilité qu'emploie "Terra Nova". :doc:

Toutes les disciplines doivent avoir le même horaire, arbitrairement choisi. Voilà qui est très pédagogiquement pensé.

L’élève choisira ses priorités à chaque semestre et le niveau d’approfondissement (mathématiques pour littéraires ou mathématiques pour scientifiques…).
Voilà qui est très nébuleux. :scratch:

Les disciplines étudiées incluront toutes les disciplines générales (français, histoire-géographie, langue vivante, éducation physique, philosophie, mathématiques, sciences expérimentales), avec des niveaux d’approfondissement différenciés comme c’est le cas aujourd’hui.
C'est toujours aussi peu clair : quelle forme prennent concrètement ces "niveaux d'approfondissement différenciés".

On notera qu'on ne parle ici que du bac général. Les bacs technologiques et professionnels, évoqués plus haut, semblent totalement ignorés.

Chaque unité d’enseignement sera validée par un contrôle des connaissances en cours de formation. A la fin du semestre de printemps de Première, un examen de baccalauréat d’une journée (deux épreuves) est organisé, portant sur le français et une autre discipline. A la fin du 1er semestre de Terminale, une deuxième journée d’examen est organisée, portant sur la philosophie et une autre discipline.

Un bac restauré donnerait l'occasion de donner plus de lisibilité à notre système d'orientation et d'affectation post-bac, difficile à maîtriser aujourd'hui. L'inégal partage de l'information limite les opportunités de nombreux jeunes dont les familles ne possèdent pas le mode d'emploi de l'école.
Le "mode d'emploi" influe beaucoup moins sur la reproduction sociale que la faiblesse du niveau des élèves...
Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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"moins d'options, moins d'épreuves" (Najat Vallaud-Belkacem) 12 Juil 2016 12:13 #16846

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Dans "Les Echos" du 11/07/16 une interview de Najat Vallaud-Belkacem : "Najat Vallaud-Belkacem : "Il faudra toiletter le bac, avec moins d’épreuves et d’options""

Le bac vient de s'achever. Un examen où l'on peut ­obtenir, comme cette année, une moyenne de 21 sur 20 n'est-il pas obsolète ?

Le bac reste un rite initiatique très important en France. Et c'est une formidable garantie que chacun sera jugé sur un pied d'égalité. Si on basculait sur du contrôle continu, cela pénaliserait les élèves des lycées les moins cotés. Pour autant, il faudra faire un jour le toilettage du bac, avec sans doute moins d'options, moins d'épreuves et un calendrier plus équilibré. C'est une réflexion qu'il faudra aborder quand on aura terminé le bilan de la réforme du lycée de 2010.
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"Le bac est un "monstre ingérable qui coûte très cher" (Jean-Robert Pitte) 12 Juil 2016 23:35 #16854

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"C'est le bac qu'il faut changer pour sauver le lycée" (Sgen-CFDT) 12 Juil 2016 23:38 #16855

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sgen.cfdt.fr/portail/sgen/au-jour-le-jou...le-lycee-srv1_371219

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"Simplifier le bac : Une bonne idée ?" 'Café pédagogique) 15 Juil 2016 10:24 #16870

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Dans le "Café" du 13/07/16 : "Simplifier le bac : Une bonne idée ?"

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"Un baccalauréat "sur-mesure", défendu par le Sgen-CFDT" (EducPros) 06 Sep 2016 23:47 #17078

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Le Sgen-CFDT pour le contrôle continu intégral.

Dans "EducPros" du 6/09/16 : "Un baccalauréat "sur-mesure", défendu par le Sgen-CFDT"

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