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SUJET : L'enseignement mutuel et les pédagogies coopératives

L'enseignement mutuel et les pédagogies coopératives 07 Mai 2017 14:42 #18872

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Dans "Rue des écoles" du 7/05/17 : "A la découverte de l’enseignement mutuel".

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Voir aussi de Louise Tourret sur "Slate" du 2/04/17 : "L'école fait fausse route en voulant apprendre la même chose à tout le monde en même temps"
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L'enseignement mutuel et les pédagogies coopératives 10 Mai 2017 08:33 #18892

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Sur Twitter, Louise Tourret se défend d'aborder une question qui serait d'actualité ou en lien avec les réformes actuelles.

Pourtant un professeur appliquant la classe mutuelle ou une formatrice en ESPE sont invités. L'émission ne cesse de faire le lien entre le présent et le passé, conformément à sa présentation même : "Une pédagogie très ancienne qui pourrait changer l’école d’aujourd’hui" indique Louise Tourret. Sylvie Jouan parle de "méthodes innovantes", d'"enseignants novateurs", Louise Tourret de "pédagogies alternatives".

L'enseignement simultané ("classique", "traditionnel", "frontal", avec l'enseignant "au centre"), se serait généralisé en raison d'"un complot" (Vincent Faillet à 39'05). L'"enseignement mutuel" critiqué au XIXe siècle parce qu'il serait trop efficace et nécessiterait moins de professeurs. Voilà qui n'est pas sans rappeler les miracles de la pédagogie de Céline Alvarez, évoquée par ailleurs.

Rappel de la formule, "L'élève au centre" en 1989, "formule éminemment subversive" qui aurait dû "induire un changement de paradigme" (Sylvie Jouan). Avec cette pédagogie, "chaque élève est acteur" (Vincent Faillet).

Dans la classe de M. Faillet, on observe des élèves de TS (25') qui se félicitent de la liberté de se déplacer, du "bazar", plus utile qu'un cours "magistral" dans lequel "tout s'échappe de notre tête". LT constate que certains élèves ne font rien ("on peut bouger dans la classe, c'est agréable", "On est en train de rien faire. Là pour le coup, on ne va pas vous mentir, hein ?" ; (goguenard) "On attend que les gens viennent nous demander de l'aide parce qu'on aime aider notre prochain" ; "normalement on est censés faire les exercices mais quand on est fatigués, voilà..."). M. Faillet reconnaît que l'excès de bruit l'a contraint à utiliser un buzzer.

M. Faillet réfute cet échec en indiquant que dans l'enseignement simultané certains élèves ne travaillent pas non plus mais sont invisibles.

Louise Tourret s'étonne que la "manière d'apprendre" ne soit pas dans les réformes récentes, lors même que la réforme du collège veut précisément imposer des pratiques pédagogiques. La "différenciation" pédagogique est au cœur de l'"accompagnement personnalisé", des EPI (voir aussi le travail du CNESCO, évoqué d'ailleurs par LT), de la classe inversée, on peut relire la présentation de la réforme ("mieux apprendre pour mieux réussir" ; "améliorer la façon de transmettre pour les professeurs et d’apprendre pour les élèves" ; "des apprentissages en rapport avec les formes simples et coopératives d’accès aux savoirs") : "On n'a pas forcément besoin d'un professeur pour apprendre" déclarait Florence Robine. Sylvie Jouan, prenant acte de la difficulté des enseignants à changer, reconnaît que "l'institution nous invite à travailler dans ce sens".

La pédagogie coopérative de M. Faillet (une forme de socio-constructivisme) est en réalité, sans lien avec sa forme historique du XIXe siècle, un monitorat qui supposait l'autorité professorale ("un enseignement très strict", "liberté réduite"). On en retrouve certaines formes dans l'enseignement des pays asiatiques.

Résumons : éloge de l'élève au centre, du bruit pédagogique, une pédagogie innovantes et efficace (quoique sans rapport avec "l'enseignement mutuel" du XIXe siècle) mais victime d'un complot... :roll:

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