"Pénurie de professeurs : il faut ouvrir l’Éducation nationale à la concurrence !" (Lisa Hirsig, Romain Dominati)

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21 Avr 2026 13:42 - 21 Avr 2026 15:51 #25598 par Loys
Dans "Le Figaro Vox" cette énième tribune en faveur du chèque-éducation du 20/04/26 : " Pénurie de professeurs : il faut ouvrir l’Éducation nationale à la concurrence !"

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Commentons...

«Pénurie de professeurs : il faut ouvrir l’Éducation nationale à la concurrence !»

Le titre relève d'emblée du sophisme. Pour promouvoir "la concurrence", les auteurs de la tribune la justifie par le problème actuel le plus éminent de l'Education nationale, la pénurie du recrutement. Il n'y a pourtant aucun lien logique entre les deux. Mais tout est bon pour justifier un crédo idéologique, comme on va le voir

FIGAROVOX/TRIBUNE - Face à la pénurie durable d’enseignants et à la crise d’attractivité du métier, Lisa Hirsig, enseignante, et Romain Dominati, entrepreneur, plaident pour une révolution libérale de l’école, avec notamment la mise en concurrence des établissements.

Amusant quand on sait que la concurrence existe déjà entre le public et le privé, et même que la France est le seul pays au monde à financer cette concurrence du privé. Concurrence aux effets dévastateurs et surtout faussée puisque le public ne choisit pas ses élèves.

Mais pour les auteurs de la tribune, il suffit de laisser penser que cette concurrence n'existe pas. Le monde est plus simple quand le réel est nié.

Lisa Hirsig est enseignante, chroniqueuse et auteur de La Grande garderie (Albin Michel). Romain Dominati est entrepreneur, cofondateur des Mileistes Français.

Un entrepreneur souhaitant libéraliser le secteur scolaire : comme c'est étonnant !

La France fait face à une pénurie chronique de professeurs. Des milliers de postes restent vacants chaque année, particulièrement dans les matières scientifiques, les zones prioritaires et les territoires ruraux. Les démissions sont dix fois plus nombreuses qu’il y a dix ans. Le statut de fonctionnaire qui pourrait sembler très enviable ne suffit plus à attirer les candidats.

Ceux qui restent se disent souvent démotivés : surchargés par la bureaucratie, mal payés au regard de leurs responsabilités, parfois agressés par les élèves ou leurs parents, ils regrettent leurs conditions de travail. Autrefois, être professeur était une fonction noble, reconnue socialement. Aujourd’hui la fonction est dépréciée, moquée. Pourtant, nous leur confions la prunelle de nos yeux et l’avenir de notre belle France.

L'absence de reconnaissance sociale et salariale suffit au constat : à niveau de formation élevé comparable, le métier n'est plus reconnu à son mérite. Voilà qui n'est pas très libéral, si l'on y réfléchit bien. 

La bureaucratisation de l'EN s'observe mais aucune étude ne fait de lien entre le manque d'appétence pour le métier et celle-ci. Le cheval de bataille libertarien tombe à plat ici.

Naturellement, les élèves pâtissent directement du statut de sous-fifres de ceux qui sont supposés les guider vers une vie libre et épanouie.

Les enseignants n'auront pas été loués longtemps par la tribune, qui, en les qualifiant de "sous-fifres" incompétents et responsables de la baisse de niveau, participe joyeusement à la dépréciation de la fonction qu'elle déplore.

Ils quittent le système avec des lacunes croissantes et convaincus qu’il faut se soumettre aux diktats de l’État pour réussir.

Encore une lubie libertarienne anti-étatique dont on se demande ce qu'elle fait dans cette tribune : il n'y a évidemment pas d'exemple concret à attendre de cette propagande en faveur d'une "soumission aux diktats de l'Etat pour réussir".

On comprend que le procès de l'école est moins porté sur sa perte d'efficacité que sur son idéologie (étatiste) supposée...

Les solutions étatistes habituelles, hausse des budgets, recrutements massifs via des concours rigides, ou «plans d’urgence», ont toutes échoué.

Méconnaissance totale de l'histoire de l'école. Le recrutement par des concours (forcément "rigides") n'a jamais été une "solution" : il a toujours existé, notamment quand l'école fonctionnait mieux que jamais. Au reste, les parents se plaignent rarement d'avoir des professeurs qualifiés, recrutés par des jurys parmi les meilleurs.

Curieusement, après la concurrence faussée du privé, la tribune n'évoque pas non plus les recrutements "massifs" hors des concours, avec des professeurs contractuels balancés devant les élèves sans expérience, sans niveau de qualification suffisant, sans formation...

C'est qu'accuser les concours permet de libéraliser encore plus le recrutement.

Elles traitent les symptômes sans toucher à la cause : un monopole public centralisé qui étouffe l’initiative, décourage les vocations et protège l’incompétence. Pourtant une autre approche est possible, fondée sur la liberté individuelle, la concurrence et la responsabilité personnelle.

La centralisation du recrutement permet de couvrir de façon équitable le territoire français. Cette contrainte pour les enseignants (académique pour les enseignements du primaire, nationale du secondaire) était jusqu'ici compensée par le salaire. On en revient donc à un problème finalement simple : la dévalorisation des salaires depuis des décennies.

Les motifs fumeux avancés par la tribune semblent bien éloignés des préoccupations des étudiants qui pourraient passer les concours. Et, en vérité, seuls des candidats incompétents ont intérêt à la disparition de concours sanctionnant leurs insuffisances académiques...

Le vrai problème est l’absence de choix. Les familles sont captives d’un service public monopolistique qui n’a aucun intérêt à se réformer. Pourquoi changer lorsque le «client» ne peut pas se tourner vers la concurrence ?

La tribune laisserait presque croire que le privé n'existe pas en France !

On pourrait signaler, au passage, que c'est même la libéralisation qui rend les familles souhaitant scolariser leurs enfants dans le privé "captives du public" quand le privé n'accepte pas leurs enfants (comportement problématique, niveau insuffisant).

La libéralisation marche dans les deux sens !

Les enseignants, eux, sont coincés dans une grille indiciaire unique qui récompense l’ancienneté et le conformisme plutôt que le mérite, le dévouement et l’efficacité.

Encore une méconnaissance crasse du système scolaire français : la grille indiciaire n'est absolument pas "unique", il y a des promotions et des progressions salariales accélérées. Les enseignants sont "coincés" dans des grilles indiciaires dont l'indice n'a cessé d'être dévalorisé.

Méconnaissance ou, à vrai dire, pure idéologie libertarienne : au diable la bureaucratisation et les "grilles" qui enferment (en garantissant aux enseignants une progression de carrière) !

Au reste, on voit aisément comment une rémunération au "mérite" et au "dévouement" peut conduire à un évident "conformisme", surout s'il n'y a plus de "grilles" garantissant la progression de carrière.

Les parents, les enseignants et les directeurs d’école sont plus compétents que les bureaucrates pour décider qui doit instruire les enfants et à quel prix.

Une curieuse affirmation - sans rien pour l'étayer - assez démagogique qui montre bien que le projet scolaire n'est pas celui d'une émancipation républicaine, mais du clientélisme parental. Et une vision qui entre, au demeurant, en conflit avec la proposition libérale : dans le privé, ce sont les établissements qui décident quels élèves ils recrutent. Et ce sont les enseignants qui choisissent leur établissement...

Le recrutement local rêvé par la tribune ne dit pas comment seraient pourvus les postes des académies déficitaires ou des établissements difficiles.

Une nouvelle méconnaissance crasse du système scolaire français : les enseignants ne sont pas recrutés par des "bureaucrates", mais par des jurys d'enseignants. Avec les miléistes, tout ce qui ne plaît pas est bureaucratique ou étatique...

La mise en place d’un «bon éducation» allouerait à chaque famille une somme équivalente au coût moyen par élève dans le public, soit environ 7.000 € à l’école primaire, 10.000 € par an au collège. Le montant serait ajusté en fonction des localités et du coût de la vie selon les secteurs, afin d’assurer un service partout. Ce bon serait utilisable dans tout établissement remplissant les conditions requises par l’État qui devient garant de normes minimales (santé, sécurité, programme de base, diplômes étapes comme le brevet ou le Bac). Chaque parent pourra dépenser son bon où il le souhaite, les établissements restant libres de demander un complément. Une étude de l’OCDE de 2017 plaide pour la mise en place d’un «bon éducation» : plus on maximise la liberté scolaire, plus on minimise les risques d’échec scolaire.

Ou le retour du chèque-éducation, crédo de l'extrême-droite. Curieux libéralisme qui demande le financement étatique de la liberté scolaire, c'est-à-dire d'aller plus loin encore que l'actuel financement du privé en France : c'est que la concurrence du public est insupportable...

La mise en concurrence des écoles qui se retrouvent sans d’autre choix que de proposer la meilleure qualité pédagogique possible pour attirer les parents fait rapidement augmenter le niveau moyen.

Car il est bien connu que la réussite des écoles est liée à leur efficacité, et pas à leur recrutement. Curieuse vision du "mérite"...

Les programmes sont libres, la carte scolaire disparaît. Flexibilité, méritocratie, qualité des enseignants évaluée et innovation éducative seront les fruits de cette liberté nouvelle.

Il n'y a pas de carte scolaire dans le privé...

Les écoles qui attireront les élèves pourront ainsi prospérer, augmenter les salaires afin de recruter les meilleurs enseignants.

Et les écoles les moins efficaces s'enfonceront en les payant moins : quel système vertueux ! 

C’est exactement ce qui se passe aux États-Unis dans les États qui ont généralisé les vouchers (bons éducation), en Floride ou Arizona. Là-bas, le nombre d’enseignants motivés a explosé, les salaires réels ont augmenté dans les bons établissements, et les résultats des élèves se sont améliorés, surtout ceux des élèves dits «défavorisés».

Un projet qui serait presque social !

Mais pas de mention des autres établissements : car qui dit "bons établissements" dit "mauvais"...

Pendant ce temps, la France est épinglée par l’OCDE pour entretenir chèrement un système scolaire reproduisant fortement les inégalités de naissance.

Les dépenses scolaires françaises sont parfaitement moyennes. Et les inégalités sont précisément creusées par un système qui finance l'enseignement privé (toujours aucune mention dans la tribune : on  se demande si Romain Dominati et Lisa Hirsig vivent en France...).

Cela mettrait fin au scandale des «zones d’éducation prioritaires» où personne ne veut enseigner : les écoles concurrentielles y paieraient simplement plus pour compenser des conditions de travail jugées moins favorables.

C'est déjà le cas. Des primes substantielles sont accordées dans l'éducation prioritaire. Décidément, les auteurs de la tribune connaissent bien leur sujet.

Il faudrait quand même rappeler que le projet est de payer plus... les enseignants qui le mériteraient : si l'on se fonde sur les résultats ou sur le public scolaire qui les fréquente, ces écoles ne risquent pas d'attirer les parents. Quant aux enseignants, un système qui les affecte est plus efficace qu'un système qui leur laisserait la possibilité de ne pas enseigner là "où personne ne veut enseigner". La liberté a ses limites...

L’ensemble des enseignants retrouveraient ainsi un salaire et un statut social conformes à l’utilité de leur profession.

On voit mal comment la tribune articule un meilleur salaire pour les meilleurs enseignants et "l'ensemble des enseignants"...

Aujourd’hui, pour enseigner dans le public, il faut passer le CAPES, l’agrégation ou le CRPE : des concours sélectifs qui filtrent les candidats en fonction de critères plus que discutables et notamment sur leur conformisme idéologique.

Ou un autre critère d'"incompétence", horresco referens : la compétence dans une discipline donnée. Ce critère importe peu en revanche dans le recrutement massif de contractuels...

Lors des dernières sessions de recrutement des professeurs des écoles, il était presque impossible de ne pas être questionné sur l’empathie, la lutte contre le sexisme ou le changement climatique. Les sujets n’invitaient pas à un examen critique mais à la confirmation de la bien-pensance des candidats. Résultat : des milliers de bons professeurs potentiels sont exclus parce qu’ils n’ont pas le bon profil ou refusent de passer des années à préparer des épreuves inutiles et arbitraires.

Mais comprenons qu'il faudrait des professeurs indifférents aux questions d'empathie, de lutte contre le sexisme etc... 

Le conformisme serait plutôt pédagogique, comme nous le dénonçons ici depuis des années. La solution dès lors est plutôt simple : s'en tenir à l'exigence académique. L'école française a été l'un des meilleures du monde avec un tel système de recrutement.
Et ne s'agissait-il pas de mieux rémunérer "l'ensemble des enseignants" ? 

Toute personne majeure titulaire d’un diplôme de valeur dans sa discipline ou d’une expérience professionnelle probante, devrait pouvoir postuler librement dans l’école de son choix et être recrutée sur entretien et essai.

Car une expérience professionnelle vaut compétence académique : n'importe qui peut enseigner n'importe quoi. Ce n'est jamais qu'enseigner, n'est-ce pas...

La tribune continue dans sa dépréciation de la fonction enseignante qu'elle déplore par ailleurs...

Les parents et les chefs d’établissement, directement concernés, sont de meilleurs juges de la compétence d’un candidat qu’un jury qui ne sert que son propre intérêt, ses rentes, ses privilèges et son immobilisme.

Mais rien pour étayer cette affirmation aussi péremptoire qu'hasardeuse. En quoi un ancien professeur de lettres ou un ancien CPE devenu principal ou proviseur est-il compétent pour juger de la compétence d'un professeur de physique-chimie ou d'anglais ? Et a fortiori un parent qui n'a même jamais enseigné ?

Et quel est "l'intérêt" pour un jury de choisir les meilleurs candidats exactement ? On ne le saura pas, la tribune se contenant de l'imprécation libertarienne contre les "rentes" et les "privilèges".

Derrière les auteurs de la tribune, on reconnaît sans peine des parents d'élèves qui jugent les professeurs de leurs enfants. Ce mal dont souffre l'école aujourd'hui dans des proportions inconnues, ils proposent donc de l'étendre.

Au reste, on voit mal en quoi des enseignants recrutés par des parents pourraient évaluer leurs enfants sans leur être redevables. 

Les écoles privées dites hors contrat le font déjà avec succès : elles recrutent des ingénieurs, des artisans ou des retraités passionnés.

Première mention du privé... mais hors contrat. Le "succès" est ici affirmé sans rien pour l'étayer.

C'est vrai que le grand problème de ces écoles hors contrat, c'est de n'être pas financées par l'Etat. D'où le "chèque-éducation".

Ceux-ci peuvent ensuite décider de se spécialiser, d’enseigner au long cours ou d’alterner des périodes d’enseignement avec des périodes où ils exercent d’autres métiers.

Voilà qui permet une gestion simple de l'organisation scolaire et permettrait d'avoir enfin plus de professeurs face à nos élèves !

Élargissons ce modèle à tout le système. La concurrence fera le tri : les mauvais enseignants partiront d’eux-mêmes, faute d’élèves.

Le choix des parents concernent les écoles, pas les enseignants. La réforme proposée est quand même difficile à appréhender tant elle est incohérente.

Dans La Détresse du petit Pierre qui ne sait pas lire, Chantal Delsol écrit : «lorsque le mérite ne compte pas, la dégradation du travail est une sorte de destin grec». Les enseignants fonctionnaires sont payés selon une grille unique, coincés par des statuts inamovibles. Ils se croient protégés par des syndicats qui en réalité bloquent toute évaluation réelle : un excellent professeur ne gagne pas plus qu’un mauvais, même après trente ans de carrière.

Ce dernier point est faux, nous l'avons déjà dit.

Le mérite est malheureusement un concept problématique : on voit bien, par exemple, que plaire aux parents relèverait pour nos auteurs d'un certain mérite. 

Il faut au contraire permettre à tous les établissements de signer des contrats de droit privé avec leurs enseignants : salaires librement négociés, primes au mérite, primes de zone, parts variables liées à la satisfaction des parents et aux progrès des élèves, ceux-ci pouvant être mesurés par des évaluations indépendantes en début d’année puis en fin d’année. Permettons aussi aux professeurs qui veulent enseigner 25 heures au lieu de 18 de le faire et d’être mieux payés.

Les salaires "librement négociés" font doucement rire quand on voit que le salaire moyen dans le privé n'a cessé de se rapprocher du salaire minimum.

D'ailleurs il est ici proposé d'augmenter le temps de service rien moins que de 40% (au mépris de ce qu'implique le métier) : être plus payé parce qu'on travaille plus, ce n'est pas être mieux payé. C'est même le contraire...

Dans les dernières décennies, des dizaines de milliers de familles ont fui le système public pour l’instruction en famille ou les petites structures alternatives. L’État a répondu en 2021 par l’instauration d’un régime d’autorisation (en lieu et place du régime de déclaration) et des contrôles tatillons. Des centaines de familles se voient retirer brutalement le droit d’instruire leurs propres enfants dès l’âge de 3 ans. Sous couvert de la lutte contre l’islamisme (qui n’est pas plus efficace à l’école publique !) la volonté de recentralisation est manifeste.

L'instruction est obligatoire en France. Voilà une atteinte insupportable à la liberté pour nos deux libertariens !

En fait de tribune sur l'Education nationale, une tribune pour la reconnaissance et le financement du hors-contrat par le chèque- éducation.

Il faut restaurer la liberté d’instruire en famille et reconnaître pleinement les micro-écoles. L’instruction à la maison, beaucoup plus fréquente aux États-Unis (homeschooling) y fait l’objet de nombreuses études qui montrent les bons résultats de cette pratique y compris dans les compétences dites psychosociales. 

Les professeurs choisis sont les meilleurs quand ils se choisissent eux-mêmes !

Pas de lien vers cette étude miraculeuse : on en reste encore aux affirmations gratuites.

Finalement, une plaidoyer pour une école sans école.

Les individus – parents, enseignants, directeurs d’école – sont plus compétents que les bureaucrates pour décider qui doit instruire les enfants et à quel prix.

Affirmer sans preuve ou répéter sans cesse "bureaucrate" n'a pas vocation à convaincre (mais peut-être à s'auto-persuader).

La concurrence, la responsabilité et le choix produisent naturellement plus d’enseignants, mieux payés et plus motivés.

On a vu que non...

La France a besoin d’une révolution copernicienne : passer d’un système où l’État décide pour les familles à un système où les familles décident, secondées par l’État.

La vision du système scolaire des auteurs de la tribune étant auto-centrée, elle est plus ptolémaïque (et archaïque) que copernicienne.

L’éducation n’est pas un service public sacré. C’est un marché de la connaissance. Libérons-le !

Nous y voilà. Et dans un marché, il y a ceux qui peuvent acheter et ceux qui ne peuvent pas.

Les élèves, les parents et les enseignants accablés n’attendent que ça. C’est ainsi que l’on reverra devant chaque élève français, non pas un fonctionnaire épuisé, mais un professeur passionné, libre et reconnu à sa juste valeur.

Un professeur recruté par les familles, soumis à leur arbitraire et sans garantie de carrière est "libre" et ne peut pas être "épuisé".

La tribune a pointé le problème : la rémunération des enseignants. Mais n'envisage pas la solution la plus évidente d'un point de vue libéral : mieux les payer pour attirer les meilleurs candidats. C'était trop simple.

Pour aller plus loin, consulter  notre section de la veille consacrée au hors-contrat.
Dernière édition: 21 Avr 2026 15:51 par Loys.

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