Le décrochage dans le secondaire

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09 Jan 2014 12:02 #9107 par Loys
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10 Jan 2014 23:17 #9130 par Loys
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Le CCNUM se propose de lutter contre le décrochage scolaire : www.cnnumerique.fr/education/

1. Les décrocheurs, les expérimentations, les innovations, les coopérations
Le Conseil s’intéresse au rôle que le numérique peut avoir dans les expérimentations concernant les élèves décrocheurs. En allant chercher les publics éloignés, nous pensons découvrir des situations extrêmes, créatives, qui pourraient aussi profiter à l’ensemble des enseignants, des élèves et des parents, en particulier sur les processus d’individualisation, de learning by doing, de coopérations accrues. Ces expérimentations poussent également à s’interroger sur les nouvelles situations d’enseignement, socialisées, se poursuivant hors du temps et de l’espace de l’école grâce au numérique.

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10 Jan 2014 23:18 #9131 par Loys
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Ces expérimentations poussent également à s’interroger sur les nouvelles situations d’enseignement, socialisées, se poursuivant hors du temps et de l’espace de l’école grâce au numérique.

Raccrocher à l'école... mais en laissant en dehors de l'école, donc. :mrgreen:

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10 Jan 2014 23:40 - 10 Jan 2014 23:40 #9134 par Loys

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10 Jan 2014 23:42 #9135 par Loys
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18 Jan 2014 20:47 - 21 Jan 2014 22:31 #9242 par Loys
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La publication RSE 2013 (tableau C5.2) de l'OCDE donnent ce pourcentage de jeunes de 15-19 ans hors du système éducatif en 2011 : 9,8% (pour une moyenne de 14,2% dans l'OCDE).
Ces jeunes ne sont évidemment pas tous des décrocheurs.

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21 Jan 2014 22:32 - 22 Jan 2014 11:31 #9278 par Loys
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Pour lutter contre le décrochage des étudiants : www.vousnousils.fr/2014/01/21/lenseignem...heurs-fioraso-552027
Et ce titre dans le "Café pédagogique" du 22/01/14 : "L'enseignement supérieur participera à la lutte contre le chômage"
C'est fou ce que l'idéal universitaire a changé... :spider:

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21 Jan 2014 23:11 #9284 par Loys
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A lire dans le "Café pédagogique" du 21/01/14 : "Décrochage et réforme du professionnel".


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06 Fév 2014 11:26 #9488 par Loys
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A lire dans le "Café pédagogique" du 06/02/14 : "Anne Armand : Changer l'Ecole pour réduire le décrochage ?"


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06 Fév 2014 11:51 - 17 Fév 2014 14:47 #9490 par Loys
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Catalogue habituel des nouvelles pédagogies qui vont sauver l'école.

Or pour A. Armand et C. Bisson-Vaivre, la prévention passe par des évolutions dans l'Ecole. Ils énumèrent dans leur rapport les nombreux facteurs internes au système éducatif dans le décrochage. D'abord l'orientation car le décrochage se nourrit des "déliaisons" qui se produisent lors des changements de structure : passage de maternelle au CP, de Cm2 à la 6ème etc., sans parler des orientations subies.

Le problème est forcément la transition elle-même, pas l'incapacité de l'élève à suivre dans une nouvelle structure. :santa:
Quelqu'un qui sait conduire s'adapte facilement à un changement de véhicule.

S'y ajoute le décrochage cognitif non traité. " Si des conditions de décrochage s’installent dès le premier degré, des scolarités peuvent se dérouler en apparence normalement à l’école primaire, voire au collège, le processus de décrochage s’installant plus tardivement. Par exemple, des élèves décrochés ont fait savoir à la mission que leurs difficultés étaient apparues dès les premiers mois de la classe de seconde, faute de réponses à des questions de méthode posées, faute de sécurisation dans leurs parcours : « je ne savais pas comment faire », « je n’ai trouvé personne pour m’aider à faire le devoir » ou « alors que je travaillais chez moi le soir, était écrit sur mon bulletin “doit travailler davantage” ».

L'expérience montre plutôt que les décrocheurs sont ceux qui ne travaillent pas. Les professeur sont parfaitement capables de distinguer les élèves qui travaillent et éprouvent des difficultés et ceux qui ne travaillent pas, ne rendent pas de devoirs, n'apprennent pas :roll:
Quant à la "sécurisation des parcours", expression culpabilisante à souhait pour les enseignants accusés de ne pas donner d'outils méthodologiques aux élèves, elle montre surtout que certains élèves entrent en seconde sans le niveau requis. Bonjours la "sécurisation" ! :santa:

Les auteurs soulignent aussi les rigidités du système éducatif. Les passerelles mises en place dans le cadre de la réforme des lycées ne fonctionnent pas. L'Ecole exerce "un recours abusif à l'exclusion".

Quel rapport entre les passerelles et l'exclusion ? Et entre l'exclusion et le décrochage ? :shock:

La réforme des sanctions de 2011 a abouti à ce que 85% des conseils de discipline se terminent par elle (81% avant la réforme).

Les élèves exclus ne concernent qu'une infime minorité des élèves décrocheurs. Accuser les procédures disciplinaires n'est non seulement pas pertinent mais culpabilisant pour les équipes éducatives et insultant pour les autres décrocheurs.

Que faire ? IL faut d'abord repérer le plus tôt possible les risques de décrochage grâce à des "observatoires du décrochage" installés dans chaque école et établissement. Et proposer une prise en charge efficace.

Il fallait y penser ! :rirej

Pour les auteurs c'est "un élève, un projet, une équipe". C'est à dire que le traitement efficace doit être personnalisé et doit entrainer une équipe pluridisciplinaire incluant des spécialistes non enseignants. Ils s'appuient sur l'expérience des LATI, des structures installées en Alsace.

Rien de plus simple à mettre en place dans un contexte où tous les postes ne sont déjà pas pourvus, notamment dans les établissements défavorisés.

L'Inspection veut-elle changer la notation ?
Mais c'est surtout la pédagogie qu'il faut changer. C'est dans la classe qu'il faut lutter contre le décrochage et les auteurs invitent à la rendre bienveillante et à vivre le vécu de l'élève.

Vis ma vie ! :cheers:
Si le but de la lutte contre le "décrochage" est de garder les élèves en classe, le but est facile à atteindre en renonçant à toute exigence. Mais si le but est d'élever les élèves en revanche...

"Aujourd'hui la notation sur 20 trie les léèves.

Non, elle indique leur niveau de réussite par rapport à un exercice donné. Je ne suis pas sûr qu'il soit si bienveillant de cacher à un élève ce que vaut son travail. :devil:

Les classes sans notes marchent bien", affirme C Bisson-Vaivre.

Quelle étude en atteste ?

"Faut-il des notes partout, tout le temps, dans toutes les disciplines", demande A Armand. Le rapport préconise, comme cela avait été fait après 1968, l'introduction de la notation sur 5 (type ABCDE) en place de la note sur 20.

Qu'est-ce que ça peut bien changer, à part rendre la notation moins personnalisée puisque moins fine ?

Il faut considérer l'élève comme une personne...

Parce qu'un élève n'est pas une personne ? :fur
Que signifie exactement cette expression dépourvue de sens et culpabilisante ?

... et généraliser le tutorat dans le second degré.

Pour le généraliser il faudrait déjà qu'il fonctionne ponctuellement. :rirej

Le temps scolaire doit être construit en fonction de l'enfant.

Pour une réforme des rythmes dans le secondaire : c'est vrai que c'est le vrai problème des décrocheurs. :doc:

Il faut aussi travailler l'orientation et lutter contre la hiérarchie des filières.

Le lycée unique et l'orientation choisie sont de bonnes solutions.

Les inspecteurs doivent fortement s'impliquer dans la lutte pour cette prévention alors que le pilotage de la lutte contre le décrochage reste "très peu pédagogique". Le rapport donne des anecdotes sur le fait que les Cardie ne se sentent pas concernés. Ou sur le fait que le site ministériel sur le décrochage comporte "tout et n'importe quoi", la grande masse des documents ayant peu de rapport avec le sujet...

:rirej

Au total, le rapport aligne 17 préconisations, toutes à mettre en application dès cette année. Mais les rapporteurs y croient-ils ? "Si on dit "l'Inspection veut l'abolition des notes ça ne marchera pas", lâche A Armand devant les députés."On ne veut pas écrire une circulaire" dit-elle devant l'OZP. "Il en faut pas compter que tous les enseignants s'y mettent mais s'appuyer sur certains", confie-t-elle. On touche là l'ambiguité de ce rapport qui conclue sur des préconisations, la plupart déjà connues, voire déjà expérimentées, alors que le rapport lui-même recense les 165 préconisations faites sur ce sujet depuis 5 ans...

Un énième rapport pour rien, en somme.

Une nouvelle politique se met en place
Mais si les auteurs semblent aussi convaincus de la relativité de leur rapport, c'est peut-être pour mieux éviter de parler de ce qui se prépare en réalité sur le terrain.
Le combat pour le raccrochage sera confié par la loi sur la formation professionnelle, qui entre en débat à l'Assemblée nationale, aux régions. Elles en auront la responsabilité et elles dirigeront l'action du réseau des MGI, des Espi etc. Par contre l'Etat est en train de préparer la prévention du décrochage. Anne Armand et Claude Bisson-Vaivre participent aux groupes de travail installés dans le cadre de la modernisation de l'action publique (MAP). Le 4ème Comité interministériel pour la MAP, réuni le 18 décembre 2013, a travaillé sur la lutte contre le décrochage. Un diagnostic devrait être prochainement rendu public et un programme sera rendu public en mai. Inefficaces ou pas, la question du décrochage va revenir vers l'éducation nationale après ce détour sous forme de décisions politiques dans les mois à venir.

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23 Fév 2014 20:23 - 23 Fév 2014 20:24 #9701 par Loys
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A lire sur le site de l'INJEP ce dossier thématique : "« Décrocheur » : une notion à géométrie variable"

En fonction des institutions et des critères qu’elles retiennent le terme « décrocheur » revêt des significations et des réalités différentes.
Entre absentéisme lourd, sortie prématurée du système scolaire ou absence de diplôme et de qualification, la notion de « décrocheur » fait débat entre spécialistes et varie selon les critères retenus par les institutions et les organismes confrontés à cette question.
« Non décrochés », « décrocheurs », « décrocheurs passifs », « décrocheurs actifs »
Les critères de l’Éducation nationale et du code de l’éducation
Le ministère de l’Education nationale parle généralement de décrochage lorsqu’un élève « quitte l’institution scolaire, abandonne ses études, arrête le cursus en cours avant qu’il ne soit terminé ». Certains professionnels de ce champ considèrent que l’absentéisme lourd établi à partir de 10 demi-journées d’absence non justifiée par mois constitue un critère objectif de décrochage.
D’autres se fondent sur les indicateurs de sortie sans diplôme de niveaux 4 ou 5, ou Bac, pointant implicitement les 140 000 jeunes qui sortent du système éducatif chaque année sans diplôme et sans formation. D’autres encore désignent comme décrocheurs les 600 000 jeunes de 18 à 24 ans qui n’ont aucun diplôme.
Ces conceptions se heurtent à celles du code de l’éducation, pour qui être décrocheur c’est ne pas avoir terminé avec succès une formation de second cycle du second degré. Un titulaire d’un CAP qui arrête sa scolarité en Bac professionnel est considéré comme décrocheur. Autrement dit, selon les critères du code de l’éducation, on peut être diplômé… et décrocheur.
Les critères européens
Enfin, l’Europe, pour sa part, fait correspondre la notion de décrochage à la proportion des 18-24 ans présentant seulement un petit niveau de formation secondaire et en dehors de toute formation professionnelle ou du système éducatif.
Certains « distinguent les « non décrochés » qui ne s’intéressent pas aux cours dispensés, les « décrocheurs » qui prennent de plus en plus de distance, notamment en s’absentant et les « décrochés » qui ont perdu tout lien avec l’institution scolaire », peut-on lire dans la revue Education & Formation de décembre 2013. Certains opposent encore les « décrocheurs passifs » aux « décrocheurs actifs ». Les premiers restent scolarisés mais participent de moins en moins aux cours, les seconds sont déscolarisés et ont quitté le système éducatif avec un niveau jugé insuffisant.

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19 Mar 2014 10:52 #9940 par Loys
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19 Mar 2014 10:59 - 19 Mar 2014 11:03 #9941 par Loys
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19 Mar 2014 11:05 - 19 Mar 2014 11:08 #9942 par Loys

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19 Mar 2014 13:51 - 19 Mar 2014 13:52 #9943 par archeboc
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Chaque année, 127.000 sortants sans diplôme ou avec seulement le BEPC, c'est une moyenne pour la période 2006-2008.
Pour 2009-2011, la moyenne annuelle est de 111.000.
Le décompte est :
- 51.000 brevet seul (7%)
- 60.000 sans aucun diplôme (9%)
www.education.gouv.fr/cid57096/reperes-e...es-statistiques.html
et particulièrement :
cache.media.education.gouv.fr/file/2013/...insertion_266483.pdf
Sourcé à partir de : Camille Peugny, "La chance(raté) au berceau", La République des idées, 2013, qui retient, p. 65 et sq, le chiffre de 120.000, en précisant avec rigueur "sans diplôme ou avec seulement le brevet".
Nouvel essai : "la naissance au berceau". Non plus. Troisième chance : "la puissance au berceau". Caramba, toujours pas ça.

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03 Avr 2014 11:23 - 27 Mai 2014 21:23 #10111 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le décrochage dans le secondaire
:rirej
Merci archeboc.
Je poste le document (p. 271) :


Dans le "Café" de ce jour : "Vincent Peillon : Le départ du ministre pédagogue" (03/04/14)

Le départ de Vincent Peillon nous laisse responsables face aux questions de la refondation. Peut-on redresser économiquement le pays quand on fabrique chaque année, et depuis tant d'années, 150 000 jeunes sans qualification ?

C'est beaucoup moins (voir le présent fil de discussion), et c'était beaucoup plus avant...

Est-il acceptable que notre pays soit le pays développé où les inégalités sociales pèsent le plus sur les résultats scolaires ?

C'est faux : voir notre analyse de PISA 2012.

Peut-on se satisfaire d'un creusement des inégalités sociales par un échec scolaire massif ?

Comment peut-on parler d'un "échec scolaire massif" quand les élèves n'ont jamais été si nombreux à obtenir le baccalauréat, avec des taux de réussite record ?

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08 Avr 2014 16:04 #10142 par Loys

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24 Avr 2014 19:14 - 24 Avr 2014 19:16 #10291 par Loys
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14 Mai 2014 20:39 - 14 Mai 2014 20:40 #10504 par Loys
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Et un mooc "innovant et disruptif" pour "combattre contre le fléau du décrochage scolaire" (sic) sur ce fil dédié.

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17 Mai 2014 11:53 - 27 Mai 2014 21:13 #10540 par Loys
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Une toute nouvelle vision du décrochage que celle d'Emmanuel Davidenkoff : la "mise de côté" ! :cheers:
Dans "L'Express" du 17/06/14 : "Apprentissage: sortons du politiquement correct!"

Emmanuel Davidenkoff dit: Si l'on veut quantifier le nombre de jeunes que l'Education nationale est incapable de mener au terme de "son" parcours académique, il faut en effet ajouter aux 140.000 jeunes "décrocheurs" qui quittent le système sans diplôme ni qualification tous ceux qui quittent la voie classique pour des formations en alternance telles que celles que proposent les Maisons familiales rurales, les Compagnons du tour de France, les Apprentis d'Auteuil, l'enseignement agricole et un certain nombre de Centre de formation d'apprentis privés. Ajoutés aux 150.000 élèves de Segpa, chaque année, le soi-disant "collège" unique met en fait de côté 350.000 jeunes. Ils méritent mieux que d'être systématiquement renvoyés aux émeutiers de Villiers-le-Bel ou d'ailleurs.

:scratch: :scratch: :scratch:
1) Les décrocheurs ne sont pas 140 000 mais 111 000 pour 2009-2011 (voir plus haut)
2) Un décrocheur sur deux ou presque a son brevet... (donc le collège est hors-sujet, voir plus haut)
3) Les apprentis dans des institutions privées ne sont pas des décrocheurs...
4) Les élèves de l'enseignement agricole ne sont pas des décrocheurs...
5) Les élèves de SEGPA ne sont pas des décrocheurs...
6) Quel rapport entre tous les élèves ou apprentis cités ici et les émeutiers ? Si quelqu'un établit une relation ici, c'est bien Emmanuel Davidenkoff. :fur

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07 Jui 2014 11:49 - 07 Jui 2014 11:56 #10813 par Loys
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A lire une étude de l'INSEE : "Scolarisation et origines sociales depuis les années 1980 : progrès et limites" par Jean-Pierre Dalous, Laurence Dauphin et alii.

En 30 ans, l’espérance de scolarisation à 15 ans a fortement augmenté (de 4,7 ans à 6,5 ans) avant de se stabiliser avec la baisse des redoublements. Le niveau d’études s’est nettement élevé. À leur sortie des études, plus de quatre jeunes sur dix ont en poche un diplôme de l’enseignement supérieur, contre moins de deux sur dix il y a 30 ans. Moins de jeunes quittent l’école sans diplôme, mais cela reste fréquent, surtout dans les milieux défavorisés.

A consulter notamment, ce graphique :

Source : www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=HISTO14_e_D4_scola

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09 Sep 2014 22:30 #11648 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le décrochage dans le secondaire
Eric Charbonnier pense que "150 000 jeunes [...] sortent chaque année de l’école sans qualification de trouver à travers l’éducation".
educationdechiffree.blog.lemonde.fr/2014...-parler-des-rythmes/

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17 Sep 2014 14:15 - 17 Sep 2014 16:11 #11729 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le décrochage dans le secondaire
De même le premier ministre :

Manuel Valls dit: Augmenter les moyens ne suffit pas, et nous devons avoir une réflexion sur la pédagogie. Nous ne pouvons accepter de voir se multiplier ceux qu’on appelle les décrocheurs, ces jeunes – 150 000 par an – qui quittent le système scolaire sans avoir obtenu de diplôme.

Source : www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...465371041374991.aspx
Edit : Après vérification sur le site de gouvernement , le chiffre est ajouté par le "Café pédagogique". Reste qu'on peut difficilement considérer que les décrocheurs "se multiplient"...

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18 Sep 2014 22:30 - 18 Sep 2014 22:32 #11747 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le décrochage dans le secondaire
www.arte.tv/guide/fr/051438-000/scenes-d...051438-000_EXTRAIT-F

Scènes de classe
vendredi 19 septembre à 23h15 (54 min)
Rediffusion mercredi 24.09 à 1h40
Une année scolaire dans une classe "de la dernière chance" d'un lycée de Bondy : Pour ces jeunes, tous âgés de 16 à 22 ans, pas de programme à suivre, ni de redoublement ni même d'évaluation finale. Leur seule obligation : tenir jusqu'à la fin de l'année afin d'obtenir une affectation vers un bac professionnel ou un stage, pour pouvoir réintégrer la société.
Seta, Midou, Hocine, Mohamed, Sofiane, Brian… : tous en situation de décrochage scolaire, ces jeunes âgés de 16 à 22 ans bénéficient d'une dernière chance offerte par la Mission générale d’insertion qui les a regroupés dans une classe de Bondy en Seine-Saint-Denis. Pour eux, pas de programme à suivre, ni de redoublement ni même d'évaluation finale ou de devoirs à la maison. Leur seule obligation : tenir jusqu'à la fin de l'année afin d'obtenir une affectation vers un bac professionnel ou un stage, pour pouvoir réintégrer la société.
Classe de lutte
Pendant un an, les réalisateurs Marie-Violaine Brincard et Olivier Dury ont suivi six élèves de cette classe de lutte contre le décrochage durant leurs cours, mais aussi leurs sessions de slam ou de théâtre. Des jeunes qui, malgré l'encadrement de professeurs bienveillants, se montrent récalcitrants à toute forme d'autorité et affichent leur indifférence à l'égard de l'institution scolaire. Casquette, capuche, agressivité, langage fleuri, provocations, refus de toute autorité… : les six adolescents y importent les codes de leur cité. Une image caricaturale des "jeunes de banlieue" que les deux documentaristes donnent à voir tout au long du documentaire pour mieux la battre en brèche. Parvenant à faire oublier la présence de leur caméra dans le huis clos de l'établissement, ils apprivoisent au fil de leur immersion ces ados qui, par bribes et avec pudeur, dévoilent leurs problèmes comme les espoirs qui les animent.

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25 Sep 2014 18:40 - 08 Nov 2014 20:30 #11832 par Loys

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01 Oct 2014 15:50 - 01 Oct 2014 15:52 #11899 par Loys

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01 Oct 2014 16:01 - 01 Oct 2014 16:03 #11900 par Loys
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Décrochage : La bataille sera gagnée dans la classe
Mais comment font-ils les Polonais ? Leur taux de décrochage atteint 6% quand le notre frise les 12%.

Eh bien non : 9,7% en 2013 (source Eurostat )... :rirej

En quelques années il sont réussi à réduire fortement le décrochage. De nombreuses études pointent les responsabilités de l'Ecole dans la fabrication du décrochage. Nous faisons le pari que cette question peut être un levier effectif du changement des pratiques de classe.

Changer la pédagogie à cause du nombre de décrocheurs qui n'a jamais été aussi faible (tandis que le nombre de bacheliers n'a jamais été aussi élevé), il fallait y penser ! :santa:

D'abord parce qu'il y a une singularité française du décrochage. Longtemps le décrochage était une voie normale de sortie de l'école. A 11, 12 ou 14 ans on quittait l'Ecole sans avoir le certif et sans drame pour entrer en usine ou donner un coup demain à la ferme.

Et ça, c'était typiquement français. :doc:

Ce temps là existe encore dans certains pays. Mais en France beaucoup plus qu'ailleurs, le diplôme a pris une importance déterminante dans l'insertion professionnelle.

Ce n'est donc pas une singularité du "décrochage" qui caractérise la France, mais de la course au diplôme le plus élevé.

Il est devenu le seul repère des compétences acquises. Au point que le taux de chômage des non diplômés est le double de celui des diplômés. S'il n'y a plus de salut hors du diplôme, alors les décrocheurs, qui sont définis par l'absence de diplôme, sont damnés à jamais.

Sauf que les diplômes (à supposer qu'on parvienne à les atteindre), prémunissent de moins en moins contre le chômage (voir plus haut dans ce fil).

La seconde raison pour laquelle les choses vont changer c'est que le cout du décrochage devient insupportable. Il est carrément e train de couler le bateau. On sait depuis une enquête de l'OCDE que la main d'oeuvre française est la moins compétente des grands pays développés puisque la formation professionnelle ne vient pas remédier aux sorties des jeunes du système éducatif sans diplôme.

Un problème qui n'a pas grand chose à voir avec le système scolaire...

On a pu calculer à 220 000 euros le coût du décrocheur tout au long de sa vie. Or nous en produisons 140 000 par an depuis plusieurs décennies..

Comment peut-on se prétendre journaliste professionnel et donner des chiffres faux ? (voir plus haut) :shock:

Un simple calcul permet d'évaluer en milliards le coût sur l'économie française et par suite sur ses acteurs du décrochage. Mais le coût n'est pas qu'économique. Le décrocheur n'arrive pas à s'insérer dans la société. Cela génère un coût politique dont on commence à mesurer le caractère révolutionnaire...

En même temps, si c'est bien le cas depuis "plusieurs décennies"...

Mais alors comment ont-il fait en Pologne ? La scolarité obligatoire a été prolongée jusqu'à 18 ans , avec un tronc commun sans sélection jusqu'à 16 ans. La notation a été revue et on note sur six.

La notation sur six, voilà qui change tout, en effet !
Pour le reste on pourrait aussi bien la délivrance obligatoire des diplômes. Finalement, la réussite scolaire, c'est facile ! :santa:
Et la solution allemande au fait, avec sélection à dix ans ? :devil:

En même temps un socle commun a été mis en place.

En France aussi depuis dix ans...

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01 Oct 2014 16:27 #11901 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le décrochage dans le secondaire

Cédric Afsa, de la Depp, a mis en avant la part croissante des politiques de prévention dans les dispositifs. Par exemple la campagne ministérielle pour l'évaluation. Stéphane Bonnery a enfoncé le clou à propos des responsabilités de l'Ecole. "Le décrocheur c'est quelqu'un qui avait des difficultés d'apprentissage", rappelle-t-il. "Si on les avait aidé on aurait été plus efficace", estime-t-il.

Lapalisse n'eût pas mieux dit. Si par exemple ils savaient bien lire en entrant en sixième, ils ne s'exposeraient pas à un échec quasi programmé.
Mais non : la faute en incombe à "l'évaluation"...

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04 Oct 2014 19:43 - 04 Oct 2014 19:43 #11943 par Loys

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08 Nov 2014 20:09 #12325 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le décrochage dans le secondaire
Dans le "Café" du 7/11/14 : "Lutte contre le décrochage : Hollande revient sur le droit au retour en formation"


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