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SUJET : "Enseignement à distance : l'incroyable fiasco du Cned" (Le Nouvel Obs)

"Enseignement à distance : l'incroyable fiasco du Cned" (Le Nouvel Obs) 22 Fév 2013 12:30 #4058

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A lire dans "Le Nouvel Obs" du 13/02/13 : "Enseignement à distance : l'incroyable fiasco du Cned".

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"Enseignement à distance : l'incroyable fiasco du Cned" (Le Nouvel Obs) 23 Fév 2013 19:46 #4090

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Un article très long mais où le même paragraphe est recopié quatre fois... :transpi:

Enseignement à distance : l'incroyable fiasco du Cned

D'après la Cour des comptes, l'Education nationale a totalement raté la révolution de l'enseignement à distance, qui explose partout dans le monde. Le Centre national d'enseignement à distance a juste oublié de s'adapter à l'internet. Son pronostic vital semble engagé.
Le CNED est un service public, pas une entreprise commerciale.

On croit rêver quand on découvre sous la plume de la Cour des Comptes que le Cned, le Centre national d’enseignement à distance, plus gros opérateur français de télé-enseignement (e-learning en anglais) est "un établissement inadapté à la formation en ligne".
e-learning ne veut pas dire "télé-enseignement". Et de mon point de vue c'est plutôt la formation en ligne qui est inadaptée au télé-enseignement.

Un euphémisme de technocrate pour dire que le Cned a tout simplement oublié de s’adapter à l’ère internet apparue il y a plus de 15 ans. Ou - pour être plus juste - que le ministère de l’Education nationale a oublié de développer cet outil, qui s’était installé, de façon très symbolique, au sein du parc du Futuroscope à Poitiers, dévolu aux nouvelles technologies high-tech.
C'est juste qu'Internet n'offre que des possibilités limitées d'enseignement en ligne. Et on ne parle des MOOC que depuis un an ou deux, avec toutes les limites qui sont les leurs.

Le rapport de la Cour des comptes donne l’impression d’une véritable Bérézina : entre 2000 et 2010, le Cned a vu le nombre de ses inscrits dégringoler de 400.000 à 200.000, alors que, selon le constat du Cned lui-même "le marché de la formation à distance est en croissance générale."
Ce sont surtout les officines d'enseignement privés qui ont explosé parce que même en 2010 l'enseignement en ligne était anecdotique.

C’est, en fait, un marché en pleine explosion.
Curieux de comparer un service public, avec des usagers, et un marché, avec des clients.

Aux USA on appelle ça la révolution des Mooc : massive online open courses, l’arrivée massive de cours en ligne, dont certains gratuits.
Ou faussemnt gratuits, comem Coursera. On pourra parler de révolution quand on aura constaté des progrès éducatifs, ce qui n'est absolument pas le cas à ce jour : rien que la validation des acquis est problématique...

Certains sites comme Coursera sont suivis par 2,5 millions d’internautes.
Ou comment comparer ce qui n'est pas comparable. L'inscription à Coursera se fait en un clic et ne vaut que pour un seul module de cours de quelques semaines.

Pendant ce temps la Cour des compte constate que "la question du maintien de l’existence du Cned sous sa forme actuelle est posée".
On se demande bien quelles sont les compétences de la Cour des comptes concernant l'enseignement...

Le Cned n’est pas parvenu à se moderniser et à anticiper les évolutions technologiques qui ont modifié le comportement et les attentes des élèves. Son offre est dispersée, peu lisible et le recours exclusif au papier favorise une image vieillissante".
Ah... c'est une question d'image. C'est vrai qu'un travail complexe, comme une dissertation ou un commentaire composé, est facile à corriger en ligne : les MOOC ne fonctionnent que par QCM et correction par pairs...

Pas de comptabilité analytique

Comment le Cned en est-il arrivé là ? La tâche n’est pas aisée pour les analystes car en 2013, cet organisme qui gère des centaines de milliers de "clients" ne possède toujours pas de comptabilité analytique.
ce ne sont précisément pas des "clients".

De sorte qu’il n’est pas possible de justifier l’usage des 72 millions d’euros que l’Etat lui a versé en 2011, alors que la Cour des comptes avait déjà, en 2007, stigmatisé cette lacune et que le Cned s’était engagé à y remédier… Or cette aide de l’Etat s’est accrue de 300% entre 2002 et 2011 (de 25 à 72 millions d'euros), tandis le nombre d’inscrits a baissé de moitié. On a critiqué Sciences Po parce que l’aide de l’Etat a grimpé de 33% entre 2005 et 2010, mais entre-temps le nombre d’élèves y avait grimpé de 50 %.
Le CNED est un service public, qui s'adresse à tous. Pas Sciences-Po.

Un des problèmes du Cned est que l’Etat semble utiliser cet organisme comme une roue de secours pour des enseignants "en situation difficile" selon les termes de la Cour. Autrement dit des enseignants qui, pour raison de santé, souhaitent être éloignés d’une salle de cours. 1.187 professeurs ont été affectés en "postes adaptés longue ou courte durée" au Cned en 2010. Ils travaillent chez eux, et, en moyenne, ne corrigent que quatre copies par jour.
Les MOOC n'en corrigent aucune. Et l'utilisation d'enseignants qui doivent être éloignés des salles de cours semble plutôt rationnelle; tant que ces enseignants donnent satisfaction dans l'enseignement à distance.

Un cactus de plus pour Vincent Peillon

Pour se moderniser il faudra re-concevoir et réécrire sous forme interactive 1.600 formations, "ce qui suppose des capacités techniques, pédagogiques commerciales et de gestion dont le Cned n’a pas fait la démonstration jusqu’à présent", observe la Cour des comptes :
Des capacités commerciales ? Bientôt dans les collèges et les lycées également ? :fur

L’effort devra se faire particulièrement sur le marché de la formation professionnelle et du retour à l’emploi . Or ce secteur est précisément celui sur lequel le Cned a connu le plus fort recul."
Si l'on considère que la pairagogie est l'avenir dans l'enseignement pour adultes, le CNED n'a tout simplement plus vocation à s'adresser à eux.
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"Cned : démission du directeur, nomination d'un IGEN chargé de revoir les orientations stratégiques" (ToutEduc) 27 Déc 2016 11:03 #18053

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Dans "ToutEduc" du 23/12/16 : "Cned : démission du directeur, nomination d'un IGEN chargé de revoir les orientations stratégiques"

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Michel Reverchon Billot 09 Fév 2017 12:18 #18380

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Michel Reverchon Billot, nommé à titre provisoire à la tête du CNED devient directeur général du CNED. Il a été nommé en conseil des ministres le 9 février.

www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...222209841632918.aspx
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