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SUJET : Bring your own device (BYOD)

Bring your own device (BYOD) 27 Fév 2012 12:32 #24

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Bring your own device (BYOD)

Stéphanie de Vanssay (SE-UNSA) sur "Adjectif.net" : "Téléphone mobile et école : irréconciliables ?" (12/04/2011)

On voit bien que la réponse est dans la question...

Connectez-vous pour voir le message entier.

Commentons un peu cet article révolutionnaire de notre "apprentie chercheuse".

L’usage des téléphones mobiles perturbe la classe et déconcentre les élèves, c’est pour cela qu’en France, leur utilisation est le plus souvent interdite dans les établissements scolaires.
Une remarque de bon sens : l'article commence plutôt bien. Malheureusement, si par la suite les aspects positifs des smartphones sont évoqués, aucune solution n'est proposée pour remédier aux aspects négatifs...

D’un autre côté, l’utilisation des nouvelles technologies à l’école est freinée par un problème de moyens ; équiper les établissements avec du matériel récent est très coûteux. De plus, quand le matériel est disponible, c’est souvent fastidieux pour les enseignants de devoir s’organiser pour réserver la salle informatique et cela interdit tout usage non programmé.
Il faut donc en conclure que le smartphone suppose un usage "non programmé" ? :shock:

Alors pourquoi ne pas utiliser tout simplement ce que les élèves ont déjà en grande majorité avec eux ?
Affirmation très discutable... Pour l'instant les élèves possesseurs de ces produits de consommation sont encore très minoritaires et ceux qui possèdent un abonnement data encore plus. La situation est donc très inégalitaire. Mais imaginons que ce soit possible. Et tant pis si un smartphone coûte en moyenne en 2012 entre 30 et 50% du smic puisque ce n'est pas l'école qui paie.

De plus en plus d’adolescents possèdent des smartphones, véritables ordinateurs de poche, avec des abonnements permettant un accès illimité à Internet. Leur utilisation est flexible, rapidement opérationnelle et les élèves connaissent déjà leur outil.
Les smartphones sont tout sauf des ordinateurs, il faut avoir une vision très limitée de l'informatique (généralement restreinte à l'idée de l'accès à internet) pour croire une chose pareille. Une bonne calculatrice programmable peut éventuellement être comparée à un ordinateur, mais pas un smartphone.

Á quoi un smartphone peut-il servir en classe ? J’ai interrogé les professeurs de mon réseau sur Twitter [1] ils ont plein de suggestions et beaucoup l’utilisent déjà !
Mais pour quelles utilisations ? :twisted:

- pour permettre aux élèves de chercher et de vérifier eux-mêmes des informations
Que faut-il vérifier dans un cours ? C'est le principe même du cours source de connaissance qui est ainsi balayé d'un revers de tweet...

- pour tweeter, donc produire un écrit clair et synthétique pour communiquer
Communiquer avec qui ? Je note qu'on peut parfaitement tweeter sans être clair et synthétique, au contraire même la pensée se retrouve fragmentée, sans construction logique. Le tweet, avec son nombre de signes limité, est précisément de portée pédagogique très limitée. Les élèves doivent apprendre à construire une pensée au lieu de l'exprimer de manière fragmentaire et disparate, comme ils le font naturellement.

- pour traduire un mot en anglais
Remplace donc un dictionnaire ? mais quand a-t-on besoin d'un dictionnaire en classe, si le professeur fait cours ?

- pour prendre des notes
C'est vrai que le papier, c'est ringard et pas écolo. Tellement plus mieux et plus pratique de prendre laborieusement des notes sur un coûteux smartphone.

- pour consulter une vidéo en lien avec le cours
Concrètement j'aimerais bien savoir à quoi ressemble un cours pendant lequel des élèves consultent des vidéos ! :D

- pour photographier un travail et en garder la trace
Où l'on voit que c'est l'objet qui détermine l'usage : puisque le smartphone permet de prendre des photos, on peut prendre des photos. La portée pédagogique de cet acte reste nébuleuse.

- pour filmer un enchaînement ou une chorégraphie en EPS
Quel est l'intérêt ? :shock:

Il y a toujours, dans la promotion des TICE, l'idée que le travail des élèves est mis en valeur par la mise en ligne et que la motivation narcissique des élèves s'en trouve accrue. Ce qui est d'abord totalement ridicule car qui dans le monde peut bien trouver un intérêt à regarder les travaux des élèves ? Sans parler du fait que cette idée est associée à la promotion automatique d'une production d'élève, quelle qu'elle soit : tout se vaut, tout mérite d'être publié car l'élève a du talent. Un peu comme les expositions des élèves de maternelle où tout est beau... On entretient donc l'élève dans cette illusion narcissique et en ce sens l'utilisation des TICE est tristement démagogique. A cela s'ajoute que la valorisation ainsi apportée se substitue à l'évaluation du professeur.

… sans compter l’utilisation d’une multitude d’applications permettant de faire du calcul mental, de la géométrie, de la physique, d’apprendre des langues étrangères, de remplacer les traditionnelles calculatrices...
Le calcul mental a donc besoin d'un téléphone intelligent ? :roll:

Ou comment réinventer le fil à couper le beurre. Si le portable permet "d'apprendre les langues étrangères", à quoi bon un professeur de langue ?

De nombreuses questions seraient intéressantes à explorer : Est-ce qu’une utilisation en classe ne serait pas une façon de faire changer l’outil de statut, il ne serait plus un jeu mais un instrument de savoir ?
Parce que l'un (à supposer qu'il soit vérifié, ce dont je doute) remplace l'autre ? :roll:

Est-ce que son usage favorise l’autonomie des élèves ?
Ça, on a bien compris que c'est le but. On peut même se demander à quoi sert le professeur, au fond. Et c'est vrai qu'on n'est jamais autant autonome que quand on dépend d'un téléphone... :mrgreen:

Qu’est-ce que cela change dans la façon de travailler en classe ? Quels effets sur le rôle du professeur ?
Il n'y a qu'à essayer pour voir. D'ailleurs ça change déjà beaucoup de choses et pas forcément en bien.

Sur cette vidéo, on voit également comment le smartphone est utilisé dans le cadre des études de médecine dans une faculté en Angleterre ; il sert à l’évaluation des étudiants et leur permet un accès permanent à des livres de médecine numérisés.
Peut-on comparer des écoliers ou des collégiens à des étudiants ? Toujours cette idée si moderne que les enfants sont comme des adultes. :(

En France, une recherche est actuellement menée par Florent Carlier et Valérie Renault (2011) [2] sur l’évolution des pratiques pédagogiques vers des supports mobiles et des difficultés d’interactions asynchrones en étudiant deux scénarios complémentaires : l’un dédié à l’expérimentation de la mobilité de l’agent sur une plateforme Moodle et le second à l’aide au tuteur via un système mobile, tel qu’un iPhone.
Beaucoup de mots compliqués, dans le plus pur style pédant-pédagogiste, pour finalement promouvoir la marque à la pomme.

Le smartphone est l’outil incontournable de la mobilité et de l’informatique dans les nuages (cloud computing), l’enseignement ne peut ignorer ce phénomène dans les opportunités qu’il offre et les nouvelles problématiques en terme de posture de l’enseignant et de gestion du temps et de l’espace qu’il ne manquera pas de poser.
Mais d'où vient cette pétition de principe ? Cette nécessité qu'on nous impose parce que c'est le progrès technique ? On n'est pas loin d'une certaine forme de scientisme, d'incantation technologique.
Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 27 Fév 2012 12:33 #25

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Plus ancien : sur "InternetActu", le 02/09/2009 (jour de la rentrée scolaire...) cet article : "Rallumons les téléphones mobiles dans la classe !"

Sous ce titre provocateur, une réflexion de fond :

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Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 21 Mar 2012 21:43 #47

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Je te pose cette question : Quel pro n'utilise pas de téléphone ni d'ordinateur ?

Je suis étudiant en école d’ingénieur, et bien que nous ayons dû acheter un ordinateur, nous ne l'utilisons jamais en cours!
Tous les polys sont distribués sous forme papier, alors que dans certains cours (statistiques, bases de données, physique, économie ...) nous pourrions l'utiliser pour réaliser des calculs, des modélisations, rechercher des informations complémentaires. Aujourd’hui quel article sur internet ne propose pas des liens vers du contenu additionnel.

Pour l'instant le cours qui m'a le plus plu, c'était la programmation, un sujet avec quelques pistes qui donne un but (calcul de balistique par exemple) devant mon pc, avec les pages d'aide du logiciel, les fonctions données en cours, j'ai vite dépassé les compétences du prof, j'allais aider les autres élèves, j'avais souvent un point de vue différent pour résoudre les problèmes. Malheureusement j'étais l'un des seuls a faire ça les autres étaient sur Facebook pendant le cours et ne comprenaient rien, par contre, et bizarrement ceux qui étaient assis à côté de moi et qui me voyaient travailler sont vite devenus bons parce qu'au final c'est simple quand quelqu'un prend le temps d'expliquer. Oui, quand on est un peu perdu, on lâche la corde et puis on ne comprend plus rien, on perd son temps (c'est ce que je fais dans d'autres matières), on trouve que tout est dur, sorte de cercle vicieux. mais je m'égare.

Pour en revenir aux téléphones en cours, c'est certes un moyen de distraction, mais aussi un d'information, de même que sur une feuille de papier, on peut dessiner, faire des morpions, sur un smartphone on accède à l'ensemble des connaissances qui se trouvent sur internet et à la puissance de calcul d'une calculatrice. Pour ma part je pense que cet outil est diabolisé parce qu'il est nouveau. Alors qu'en dehors de l'école TOUT LE MONDE l'utilise. La différence entre le milieu pro et scolaire est tellement grand. Les élèves n'écoutent pas : c'est que le cours est chiant ou qui ne trouvent pas d’intérêt à le suivre. C'est sur ce point qu'il faut travailler. Aujourd’hui je n'aime pas aller à l'école, j'y vais parce que j'ai besoin du diplôme (c'est ce que l'on me dit, j'ai pas été voir par moi même), j'y vais parce que c'est comme ça (je déteste ces derniers mots).
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 21 Mar 2012 21:48 #48

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Attention, les élèves ne sont pas des professionnels. Est-ce qu'on donne le permis de conduire à des enfants ? ;)
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 21 Mar 2012 22:18 #53

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A propos de l'interdiction totale dans l'enceinte de l'établissement :
Comment refuser aux élèves de faire ce qu'ils veulent lors des pauses, en particulier de midi à 14h ou ils ont jusqu'à 3 (le plus souvent 2) heures à rien faire ?
Et comment appliquer cette interdiction ? Avec un portique à l'entrée ? Scolarisé au lycée Saint-Louis, on nous demande de présenter notre carte d'étudiant à l'entrée, et cela crée une file d'attente pour entrer dans le lycée. Avec un portique, il faudrait plusieurs personnes pour contrôler les élèves, et il faudrait les fouiller. Puisqu'un élève transporte le plus souvent du métal : règle en métal, ses clés, un compas, sa ceinture, etc.. Les élèves devraient arriver très tôt pour être à l'heure, et il faudrait employer des gens pour ça.

Pourquoi ne pas faire confiance aux élèves ? Par exemple lorsque le cours s'arrête et repasse sur un point déjà vu et compris par certains, ils pourraient tout à fait vaquer à leurs occupations, sous leur bureau. Cela ne gène pas les autres, et limite même le bavardage, qui lui, dérange. Cela leur apprend de plus une qualité qui sera nécessaire par la suite : savoir faire deux choses à la fois. Dans d'autres cas le téléphone permet de remplacer avantageusement d'autres outils, comme le cours en lui même (l'élève ne peut pas transporter la totalité de son cours depuis le début de l'année), une calculatrice, un dictionnaire, bref lui permettre de trouver par lui même des réponses à des questions annexes qui ne valaient pas la peine d'être posées.
Certes, en cours de français quasiment rien de tout cela ne peut s'appliquer, mais en cours de sciences, le climat tout à fait détendu qui règne dans mon lycée est bien plus propice que celui du précédent où nos moindres faits et gestes étaient sans cesse traqués.

A propos de la triche : dans toutes les matières scientifiques ou la calculatrice est autorisée, le portable n'est qu'un outil ridicule. Ces calculatrices peuvent parfois contenir plusieurs milliers de pages de cours, avec une typographie parfaite (vecteurs, matrices, indices et exposants, fractions..). Le cours peut alors être directement utilisé pour résoudre le problème de manière interactive : par exemple la calculatrice remplacera une formule du cours par les expressions de l'exercice et les calculera, résolvant complètement le-dit exercice.
Et l'avantage majeur c'est que leur usage est parfaitement autorisé pour la plupart de ces épreuves de maths et physique.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 21 Mar 2012 23:36 #56

  • ben
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Bonjour je découvre ce site. Assez intéressant :)

Je ne suis pas en désaccord profond avec votre analyse. Mais c'est parce que j'ai quitté le lycée le smartphone n'existait pas et je n'ai pas suffisamment de recul et d'ouverture d'esprit pour accepter l'usage du smartphone en classe . Mais bon je pense qu'on va y venir malgré tout.

Par contre, un passage de votre analyse m'a fait bondir.

Loys dit:
L’usage des téléphones mobiles perturbe la classe et déconcentre les élèves, c’est pour cela qu’en France, leur utilisation est le plus souvent interdite dans les établissements scolaires.

De plus en plus d’adolescents possèdent des smartphones, véritables ordinateurs de poche, avec des abonnements permettant un accès illimité à Internet. Leur utilisation est flexible, rapidement opérationnelle et les élèves connaissent déjà leur outil.
Les smartphones sont tout sauf des ordinateurs, il faut avoir une vision très limitée de l'informatique (généralement restreinte à l'idée de l'accès à internet) pour croire une chose pareille. Une bonne calculatrice programmable peut éventuellement être comparée à un ordinateur, mais pas un smartphone.

Un smartphone peut complètement être assimilé à un ordinateur. L'architecture de l'ordinateur que j'utilise n'est pas fondamentalement différente de l'architecture d'un smartphone. Sauf que mon smartphone est très orienté réseau. De plus sur un smartphone on peut installer pratiquement les mêmes application que sur mon ordinateur portable. Certains smartphone ont même la puissance nécéssaire pour héberger des serveurs à faible charge .

Et puis surtout ,on se dirige d'ailleurs doucement mais surement vers la convergence du smartphone et de l'ordinateur. Savez vous qu'il est envisagé d'utiliser le smartphone à la place des unités centrales que nous connaissons actuellement ? L'ordinateur ne serait plus qu'un réceptacle sur lequel serait branché clavier,souris et écran. Le smartphone que l'on branche également à ce réceptacle servirait de processeur, mémoire vive , espace disque et bientôt carte graphique. Cette chercheuse est complètement dans le vrai en comparant le smartphone à un ordinateur de poche.

Par contre autant je suis mesuré sur l'usage du smartphone en classe autant la tablette numérique je dis oui . Remplacer la prise de note sur papier par une prise de note direct sur tablette pourquoi pas ? Franchement au lycée je me suis retrouver avec des feuilles volantes de partout. Je n'ai jamais su gérer mes documents imprimés. Je me suis retrouver à la fin de mes années lycées avec pas mal de classeurs mal rangés qui me prenaient une place de dingue. Mes documents numérisés sont, quand à eux, bien rangés dans des dossiers, répartis sur plusieurs copies pour éviter les pertes. Et bon sang si j'avais eu une tablette numérique à la place de tous ces bouquins et classeur dans le sac je ne me serai pas autant casser le dos. Alors oui la prise de note numérique demande un apprentissage. La gestion ( classement des docs numériques, duplication correct pour éviter les pertes ) demande aussi un apprentissage. Mais une fois sortie de l'école, les élèves auront bien souvent à faire à des docs numérisés dans le monde professionnelle. Initier l'apprentissage de la gestion des documents numériques par un encouragement à utiliser le numérique à la place du papier serait une bonne chose. Mais c'est un avis personnel et ça ouvre pas mal de question ( notamment sur l'accès pour tous les élèves au support numérique qui peut être source d'égalité ).
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 22 Mar 2012 03:54 #59

  • Nicolas
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Bonjour,

j'ai découvert ce soir ce blog qui est très intéressant, pertinent et très bien écrit !
Je voudrais réagir sur le sujet des téléphones portables, en élargissant un peu. En effet, je suis tout à fait d'accord avec l'article, et je voudrais souligner le comportement général des nouvelles générations d'élèves qui me semble vraiment inquiétant...

Pour le contexte, j'ai 22 ans, et j'ai une petite soeur de 12 ans qui est en 4e, et mes parents font partis (apparemment) des rares derniers qui tentent de garder un semblant de valeurs par rapport à l'éducation. Par exemple, par rapport aux téléphones portables, ma petite soeur n'en a pas, et mes parents lui prêtent un portable quand elle n'est ni à la maison ni en cours (comportement que je trouve complètement justifié et que j'approuve par rapport au contexte dans lequel elle est).
Cependant, et c'est souligné dans l'article, une des raisons principales pour lesquelles les parents craquent est de céder à la communauté, à la majorité... malheureusement c'est un choix qui peut finir par être compris. Ma soeur et quelques rares autres à son collège font partie des élèves, que vous et moi considéreront comme tout à fait normaux, mais qui passent pour des extraterrestres à l'école, que ce soit par rapport aux portables ou n'importe quoi d'autre quasiment. On pourrait condamner les parents/enfants qui suivent le mouvement tels des moutons pour faire "cool", mais d'après ce que me rapportent mes parents, dans le cas de ma soeur (et elle n'est pas la seule je pense bien), c'est quasiment une pression psychologique qu'elle subit. Elle a beau être parfaitement normale (en tout cas autant que moi quand j'étais au collège), avoir d'excellentes notes, elle et quelques uns de ses amis sont traités comme des "nazes" (les termes utilisés sont plus forts apparemment) à l'école, et elle est assez mal dans sa peau. Je n'arrive pas à comprendre ça, comment la situation peut s'être inversée à ce point là entre nos deux générations, les élèves indisciplinés, égocentriques et méchants sont devenus la population principale du collège.
Rien qu'un autre exemple encore plus vieux, quand elle était en primaire encore, mes parents ont hésité à lui acheter une DS (la console de jeu portable), car elle se sentait complètement exclue pendant les récréations, tous les élèves étant concentrés à jouer sur leur DS. C'est quand même hallucinant ! Quand je pense à toutes les activités que nous avions pendant les récréations en primaires... Encore un exemple complètement dingue du laxisme des parents et de l'envahissement des technologies qui n'ont rien à faire à l'école...
Je me suis un peu éloigné des portables, mais ça me semble ahurissant que mes parents que je trouve plein de bonnes valeurs notamment en ce qui concerne l'éducation, et que ma soeur qui est plein de qualité, bien que sans doute trop timide et stressée, se retrouvent dans une position de soumission forcée, presque de défaite face à cette nouvelle génération : résultat, ma soeur est à la limite de la phobie scolaire (sans exagérer), et mes parents sont en constante remise en question. Ce ne serait JAMAIS arrivé à mon époque, pourtant pas si lointaine...

Pour revenir un peu sur le sujet, il y a un réel problème avec les téléphones portables. Changeons de contexte : je suis moi-même étudiant en école d'ingénieur. Un lieu où on est censé rencontré des élèves sachant vraiment travailler, et motivés pour le faire : nous venons pour la plupart d'écoles prépa, peut être un des rares endroits où la triche est minime (en tout cas sûrement pas récompensée). Nous n'avons pas une quantité astronomique de travail, et nous sommes là pour apprendre un travail. Et bien un grand nombre d'élèves (beaucoup trop grand nombre) passe son temps à tricher pendant les partiels, ce qui est énooormément facile, comme nous faisons les partiels en amphi et comme plus de 90% des élèves ont un smartphone. Et si ça se limitait là... ce sont ces mêmes élèves qui font beaucoup de soirées, ratent beaucoup de cours, font tout pour pomper les projets sur les années précédentes, et surtout... ce sont les premiers à se plaindre auprès des profs. "On a trop d'heures de cours", "Tel prof n'enseigne pas bien", "les partiels sont trop durs", "on n'a rien compris à ces exercices"...
Je ne comprend absolument pas cette mentalité. Je fais des soirées, je rate des cours.... mais j'assume. Tricher en école d'ingénieur n'a aucun sens, on est là pour apprendre un métier, on ne pourra pas tricher dans le monde du travail. (quoi que si, mais bon ce débat devient sans fin). J'ai réellement l'impression que les prochaines générations sont de plus en plus remplies de cette mentalité, de plus en plus tôt. Je me demande VRAIMENT ce que ça va donner quand ces générations arriveront aux études supérieures, je n'arrive même pas à imaginer ça... il y a un vrai problème d'éducation. (et de portables)

PS : je m'excuse pour mon usage abusif des parenthèses, et ma tendance à écrire comme je parle !

PPS : Par rapport au post précédent, je rejoins ben pour les smartphones : ce sont presque des ordinateurs par définition, ils possèdent un processeur, un systême d'exploitation, etc.

PPPS : Du coup je n'ai même pas répondu au sujet : je suis bien évidemment contre l'utilisation pédagogique des portables en classe. Ca marchait très bien avant sans, non que dis-je : ça marchait même mieux avant qu'ils n'existent. Les élèves n'ont pas besoin de savoir les utiliser, ils baignent dedans dès le plus jeune âge dès maintenant. Je n'ai pas envie de redire tout ce qui a été déjà dit dans l'article sur le blog, car je suis d'accord avec tout. Les raisons citées sur ce sujet sont bien ridicules (hahaha filmer les chorégraphies d'EPS, c'est une blague ??!!) On court à la perte si on commence à faire ça !
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 22 Mar 2012 22:51 #96

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Voici un court reportage qui colle bien avec la discussion: Tweeter et tablettes à l'école
ps: bravo pour ce blog très intéressant.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 23 Mar 2012 01:25 #106

  • Loys
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Je réponds bientôt. ;)
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 23 Mar 2012 01:59 #107

  • mdm_abitbol
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C'est encore ce brave Georges Abitbol qui avait tout compris : "monde de merde", il en est mort le pauvre. :(

Je suis défaitiste de cœur, depuis que j'ai ouvert les yeux face à l'incapacité de cette société de réagir face à tous ces maux, chers à Loys via son blog, que je viens au passage de découvrir.

Le témoignage de Nicolas dans son long post renforce cette constatation d'un monde basé sur l'égocentrisme et le matérialisme à outrance, on n'est pas près de se ressaisir, à l'écoute de la réaction des parents quand on les invite à réfléchir à un environnement scolaire sans tous ces artifices technologiques.

C'est vraiment le bordel cette société, je suis loin d'être un rétrograde et même, éventuellement, considéré comme érudit ou geek dans mes domaines de prédilection, mais utiliser des outils avancés de communication à des fins aussi futiles que "passer le temps", sans qu'aucune autorité ne réagisse de façon radicale, ça fait mal.

Pour tous les arguments concernant l'évolution technologique du cours, bien entendu qu'on y viendra, on aurait même pu y venir depuis longtemps, à l'image de certains pays, mais par pitié, sous le contrôle du corps enseignant !

Les profs, ça n'a jamais été ma grande passion, mais face à ces générations de décérébrés (victimes du laisser-aller de leurs parents), j'ai choisi mon camp, merci Loys ! (aparté, j'ai enfin pu lire la fameuse lettre des élèves qui voulaient faire virer leur prof d'anglais, grâce à ce blog, merci, en tout cas j'ai replongé).
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 23 Mar 2012 03:41 #109

  • packman
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C'est étrange, comme certains peuvent chercher à transformer un fait en solution, où comment justifier la présence du [téléphone] portable en classe (mais c'est également valable avec le PC en amphi) alors que l'on s'en est très bien passé jusqu'à maintenant. Certes, c'est moderne, ça peut être utile, et j'en passe, mais je n'ai jamais eu l'impression que, par exemple, l'utilisation d'un PC était impérative pour l'apprentissage des mathématiques au collège ou au lycée.

En continuant sur cet exemple, un théorème enseigné durant le cours ne souffre a priori aucunement en effet d'un besoin de vérification. Quand bien même un élève remettrait la parole de son enseignant en doute, un petit passage par le CDI ou la bibliothèque municipal, à l'occasion de la récréation ou la fin de la journée, lui permettrait de trancher la question avec un précis de mathématiques. Le caractère "temps réel" de la correction (il arrive effectivement, mais très rarement selon mon expérience, qu'un enseignant se trompe sur son cours) ne m'apparait pas essentiel dans un apprentissage (en se restreignant au lycée) de trois ans, limitant donc fortement l'intérêt du téléphone portable dans ce type de cas.

Sur les autres exemples donnés par la chercheuse, je souris fortement : le tweet, "écrit clair et synthétique". J'avais l'étrange impression que les résumés de classes préparatoires scientifiques, avec leur 100, 150 ou 200 mots, constituaient une bonne référence d'écrits clairs et synthétiques, dans le cadre d'une réflexion structurée. À titre d'illustration, les deux phrases précédentes, certes synthétiques mais pas spécialement claires pour traiter en profondeur le sujet, représentent déjà 52 mots et beaucoup plus de 160 caractères...

Autre exemple, le portable comme traducteur... je rejoint l'idée qu'exprimait Loys, "c'est vrai qu'on est jamais autant autonome que quand on dépend d'un téléphone..." : entre toutes les matières enseignées au collège et au lycée, les langues vivantes sont peut-être les plus directement applicables à la vie courante, puisqu'elles visent à nous fournir un bagage linguistique fonctionnel. Je me vois mal, en plein Londres par exemple, interrompre mon locuteur pour aller traduire ce qu'il vient de me dire ; seul un apprentissage réel préalable me permettra d'être autonome.

Pour finir sur les smartphones, j'adhère au fait qu'il s'agit d'ordinateurs de poche, en s'arrêtant à la définition de l'Académie d'"ordinateur". En revanche, s'ils ont certes un processeur (ARM et non x86, au passage), de la mémoire et quoi sais-je d'autre encore, il ne s'agit en aucun cas de PCs (ce que tout le monde entend, Loys le premier semble-t-il, par "ordinateur"). Le système d'exploitation est spécifique et limité (iOS, Android et autres), ainsi que l'usage : pour exemples l'absence de Flash sur les iPhone et l'existance de deux expériences utilisateurs distinctes dans le design web, une "mobile" et une "bureau" (et même une troisième pour les "tablettes", en fait).
Pas plus que ma box internet n'est un PC, et pourtant elle tourne avec un processeur x86 (Atom pour être précis) et grossièrement les mêmes composants que mon netbook : le premier impératif d'un PC, c'est d'être fonctionnellement autonome dans la collecte, le traitement et le rendu de l'information. Or les smartphones utilisent massivement des services distribués pour le traitement et le rendu (à commencer par la synthèse vocale, le courrier et les documents électroniques) et en l'état actuel ne peuvent que difficilement s'en passer. Sans me faire dire pour autant ce que je n'ai pas dit : ils ont bien un fonctionnement autonome, mais très dégradé par rapport à leurs capacités au sein d'un système distribué ; un fonctionnement somme toute très proche de ce que sont les téléphones portables classiques (ceux qui ne font que téléphoner et peut-être envoyer des SMS), éventuellement accouplé aux fonctionnalités d'un GPS portable.
Dans la continuité de cette idée, quand je vois "cloud computing" dans les arguments de madame (mademoiselle ?) de Vanssay, qu'elle semble présenter comme l'apanage de la modernité, je rigole intérieurement... le cloud computing n'est qu'un renouveau du concept terminal-ordinateur central (mainframe) qui était de mise jusqu'aux années 80. Certes, le terminal est désormais plus puissant et plus autonome, mais ça reste la même idée : saisie et rendu locaux, traitement et stockage distants.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 23 Mar 2012 10:05 #117

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Désolé je vais encore réagir sur cette histoire d'ordinateur. Mais l'article de la chercheuse ayant été très bien contredit je n'ai plus rien à dire sur le sujet.

packman dit:
Pour finir sur les smartphones, j'adhère au fait qu'il s'agit d'ordinateurs de poche, en s'arrêtant à la définition de l'Académie d'"ordinateur". En revanche, s'ils ont certes un processeur (ARM et non x86, au passage), de la mémoire et quoi sais-je d'autre encore, il ne s'agit en aucun cas de PCs (ce que tout le monde entend, Loys le premier semble-t-il, par "ordinateur"). Le système d'exploitation est spécifique et limité (iOS, Android et autres), ainsi que l'usage : pour exemples l'absence de Flash sur les iPhone et l'existance de deux expériences utilisateurs distinctes dans le design web, une "mobile" et une "bureau" (et même une troisième pour les "tablettes", en fait).


Les systèmes de mobiles sont limités et distinct mais ce n'est que temporaire. D'ailleurs les OS mobiles vont devenir le modèle des OS workstations grand publics. J4ai eu l'occasion de tester windows 8. L'idée de microsoft est de complément converger les deux mondes. L'interface sur Windows 8 est exactement la même que sur mon windows phone 7. Le futur Windows phone 8 partagera le même noyau que Windows 8 et les même fonctionnalités ( sauf le bureau mais je pari sur la disparittion du bureau dans un avenir plus ou moins proche. Pour les particuliers en tout cas).

Et puis il y'a la même visions chez Apple. Mountain view va se rapprocher encore plus de IOS. D'ailleurs ton exemple de flash est mauvais. Tu sembles bien connaitre l'info et tu dois savoir que la non utilisation de flash sur IOS est un choix dogmatique. Apple ne veut plus de Flash ni de Java. Bonpour flash je lui donne pas tord quel merde :D

packman dit:
Pas plus que ma box internet n'est un PC, et pourtant elle tourne avec un processeur x86 (Atom pour être précis) et grossièrement les mêmes composants que mon netbook : le premier impératif d'un PC, c'est d'être fonctionnellement autonome dans la collecte, le traitement et le rendu de l'information. Or les smartphones utilisent massivement des services distribués pour le traitement et le rendu (à commencer par la synthèse vocale, le courrier et les documents électroniques) et en l'état actuel ne peuvent que difficilement s'en passer. Sans me faire dire pour autant ce que je n'ai pas dit : ils ont bien un fonctionnement autonome, mais très dégradé par rapport à leurs capacités au sein d'un système distribué ; un fonctionnement somme toute très proche de ce que sont les téléphones portables classiques (ceux qui ne font que téléphoner et peut-être envoyer des SMS), éventuellement accouplé aux fonctionnalités d'un GPS portable.
Dans la continuité de cette idée, quand je vois "cloud computing" dans les arguments de madame (mademoiselle ?) de Vanssay, qu'elle semble présenter comme l'apanage de la modernité, je rigole intérieurement... le cloud computing n'est qu'un renouveau du concept terminal-ordinateur central (mainframe) qui était de mise jusqu'aux années 80. Certes, le terminal est désormais plus puissant et plus autonome, mais ça reste la même idée : saisie et rendu locaux, traitement et stockage distants.

Oui mais je pense que le cloud computing va nous faire revenir sur ce modèle de service distribué ne penses tu pas ? Les services distribués sont l'avenir et les PC. Il n' y a qu'à voir ce que nous préparent Apple et Microsoft. De plus, le navigateur devient l'élément central de l'OS. Les applications Web remplacent de plus en plus les applications lourdes. Même les applications comme des jeux vidéos sont capable de tourner en navigateur.Franchement la frontière entre le smartphone et le PC est déjà flou et ça ne va pas s'arranger.


Et sinon la tablette en classe ? Bonne ou mauvaise idée ?
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 23 Mar 2012 13:35 #121

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En essayant de répondre sans trop sortir du sujet (même si la réaction de ben mériterait certainement plus que ce que je vais faire ici), dire que les mobiles vont devenir les stations de travail de demain, c'est un peu extrême.
J'avais hésité à en parler dans mon message précédent, mais ce que l'on pourrait rapprocher le plus des mobiles à mon goût, ce sont les Chromebook (avec ChromeOS) et les netbook : leur définition et leur fonctionnement montre l'usage majoritaire grand public, c'est à dire un navigateur internet pour tout faire.
Pour autant, l'usage professionnel reste distinct, et même si les applications web et le cloud computing peuvent répondre à un assez grand nombre de besoins, reste des restrictions législatives (sortie de données personnelles d'Europe...) ou sécuritaire (en principe, lorsqu'on manipule des documents confidentiels ou secrets, on cherche à savoir où ils sont physiquement... c'est juste impossible avec le cloud computing). J''oubli largement d'autres choses, mais comme je le disais ce n'est pas vraiment le lieu pour ça.

Pour me recentrer sur le sujet, je crois avoir assez peu utilisé des systèmes d'informations, notamment les PCs, au collège ou au lycée :
- en technologie ou matières assimilables au lycée, j'ai principalement utilisé des logiciels de CFAO, lorsque l'occasion (rare) se présentait ;
- en histoire-géo, latin et allemand, j'ai eu recours à une suite bureautique pour préparation des dossiers ou des d'exposés ;
- en physique-chimie, le PC était un moyen de mesure ;
- enfin en maths, je crois qu'il n'y a qu'en prépa où j'ai eu à m'en servir, pour faire du calcul formel.

En prenant mon cas pour exemple (égocentrisme certes, mais je pense que la situation actuelle de l'enseignement n'est pas foncièrement différente de ce que j'ai vécu il y a quelques années), le téléphone portable ne me semble viable comme outil de travail dans aucun de ces cas. Trop petit pour travailler, et pas d'interface compatible dans le cas de la techno.
En revanche, je pense qu'une tablette pourrait gagner en intérêt dans certains de ces cas : physique-chimie voire maths. Pourquoi pas les autres : parce qu'un clavier virtuel me semble peu adéquat à la rédaction d'un document complexe (ne serait-ce que pour aller chercher les caractères accentués nécessaire à la rédaction en langue française) ou la conception d'une pièce ou d'un automatisme (je doute par exemple qu'AutoCAD WS présente les mêmes fonctionnalités que sa version bureau).
Pour le cas de la physique-chimie, et à condition de pouvoir connecter des sondes à la tablette, je dirais au contraire que c'est plus pratique, vu le faible encombrement, pour saisir et visualiser l'information. Pour la traiter en revanche, je reste partisan d'une station de bureau.
De même en maths, ça peut convenir pour du calcul, formel ou non (notez que je dis ça sans trop grande conviction), mais je reste dubitatif quand à l'usage en géométrie. Bref, "super-calculatrice" ou en tout cas version modernisée d'une calculatrice formelle, mais sans plus.

Pour finir, une petite précision qui pourrait éclairer la lecture de mes messages, je suis ingénieur en sécurité informatique. Et mon outil principal reste... le papier-crayon, qui ne tombe pas en panne. Or j'ai peur qu'en débutant l'apprentissage exclusivement sur des tablettes comme semblent le faire quelques uns de nos voisins suisses (ainsi qu'anglais selon mes souvenirs), le crayon ou le stylo ne deviennent des outils inconnus ou mal maitrisés.

Une dernière aparté concernant Flash, iOS et les applications avancées : le propre d'un système d'exploitation est de fournir, aux logiciels, des primitives d'accès au matériel. Dans le cas de Flash, ce dernier a besoin de communiquer avec la carte graphique ou son équivalent. Or iOS ne fournit pas les primitives adéquates, se réservant ce privilège. Qu'il s'agisse d'un choix délibéré d'Apple, je ne le réfute pas. Mais cela montre bien les limitations existant sur les plates-formes mobiles. J'attends de voir Crysis 2 sur iPhone (un beau dahu, puisque ce jeu repose énormément sur la carte graphique...).
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 23 Mar 2012 18:13 #123

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Je suis entièrement d'accord avec Nicolas.
L'école aujourd'hui n'est plus ce qu'elle était surtout pour ce qui est de la banlieue. Dans les "raisons" qui poussent les parents à offrir un téléphone portable à leurs enfants vous avez oublié le facteur: "le téléphone rassure". Il y a un monde entre les collèges/ Lycées de Paris et ceux qui se trouvent derrières le périph. J'ai 23 ans et je dois être de la dernière génération d'étudiants à peu près normaux. Mais tout se dégrade depuis quelques années dans les établissements. A mon époque je pouvais rentrer de mon collège du 93 tranquillement à pieds, aujourd'hui, je n'ose même plus passer dans cette rue en voiture alors imaginez un peu les collègiens de 13/14 ans qui sont en plein de dedans. Le téléphone en classe c'est certains que c'est pas une bonne chose mais quand il est en silencieux dans le sac, il ne fait rien de mal.
Et puis bon, je pense qu'il faut aussi savoir se remettre en question en tant que prof, car(je parle en tant qu'élève, car toujours étudiante) personnellement je prends mes cours sur un notebook, je l'ai à chaque cours et j'ai donc très facilement accès à Facebook et cie... Quand un prof arrive à me passionner, il peut arriver que je n'écoute que lui pendant 2 heures, et au contraire si un prof est chiant à mourir (c'est d'autant plus vraie quand il s'agit de cours ayant lieu après de repas :p) bah là, je passe par tout les sites possible et imaginable ;)
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 26 Mar 2012 12:00 #271

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Nicolas dit:
Bonjour,

j'ai découvert ce soir ce blog qui est très intéressant, pertinent et très bien écrit !
Je voudrais réagir sur le sujet des téléphones portables, en élargissant un peu. En effet, je suis tout à fait d'accord avec l'article, et je voudrais souligner le comportement général des nouvelles générations d'élèves qui me semble vraiment inquiétant...

Pour le contexte, j'ai 22 ans, et j'ai une petite soeur de 12 ans qui est en 4e, et mes parents font partis (apparemment) des rares derniers qui tentent de garder un semblant de valeurs par rapport à l'éducation. Par exemple, par rapport aux téléphones portables, ma petite soeur n'en a pas, et mes parents lui prêtent un portable quand elle n'est ni à la maison ni en cours (comportement que je trouve complètement justifié et que j'approuve par rapport au contexte dans lequel elle est).
Cependant, et c'est souligné dans l'article, une des raisons principales pour lesquelles les parents craquent est de céder à la communauté, à la majorité... malheureusement c'est un choix qui peut finir par être compris. Ma soeur et quelques rares autres à son collège font partie des élèves, que vous et moi considéreront comme tout à fait normaux, mais qui passent pour des extraterrestres à l'école, que ce soit par rapport aux portables ou n'importe quoi d'autre quasiment. On pourrait condamner les parents/enfants qui suivent le mouvement tels des moutons pour faire "cool", mais d'après ce que me rapportent mes parents, dans le cas de ma soeur (et elle n'est pas la seule je pense bien), c'est quasiment une pression psychologique qu'elle subit. Elle a beau être parfaitement normale (en tout cas autant que moi quand j'étais au collège), avoir d'excellentes notes, elle et quelques uns de ses amis sont traités comme des "nazes" (les termes utilisés sont plus forts apparemment) à l'école, et elle est assez mal dans sa peau. Je n'arrive pas à comprendre ça, comment la situation peut s'être inversée à ce point là entre nos deux générations, les élèves indisciplinés, égocentriques et méchants sont devenus la population principale du collège.
Rien qu'un autre exemple encore plus vieux, quand elle était en primaire encore, mes parents ont hésité à lui acheter une DS (la console de jeu portable), car elle se sentait complètement exclue pendant les récréations, tous les élèves étant concentrés à jouer sur leur DS. C'est quand même hallucinant ! Quand je pense à toutes les activités que nous avions pendant les récréations en primaires... Encore un exemple complètement dingue du laxisme des parents et de l'envahissement des technologies qui n'ont rien à faire à l'école...
Je me suis un peu éloigné des portables, mais ça me semble ahurissant que mes parents que je trouve plein de bonnes valeurs notamment en ce qui concerne l'éducation, et que ma soeur qui est plein de qualité, bien que sans doute trop timide et stressée, se retrouvent dans une position de soumission forcée, presque de défaite face à cette nouvelle génération : résultat, ma soeur est à la limite de la phobie scolaire (sans exagérer), et mes parents sont en constante remise en question. Ce ne serait JAMAIS arrivé à mon époque, pourtant pas si lointaine...

Pour revenir un peu sur le sujet, il y a un réel problème avec les téléphones portables. Changeons de contexte : je suis moi-même étudiant en école d'ingénieur. Un lieu où on est censé rencontré des élèves sachant vraiment travailler, et motivés pour le faire : nous venons pour la plupart d'écoles prépa, peut être un des rares endroits où la triche est minime (en tout cas sûrement pas récompensée). Nous n'avons pas une quantité astronomique de travail, et nous sommes là pour apprendre un travail. Et bien un grand nombre d'élèves (beaucoup trop grand nombre) passe son temps à tricher pendant les partiels, ce qui est énooormément facile, comme nous faisons les partiels en amphi et comme plus de 90% des élèves ont un smartphone. Et si ça se limitait là... ce sont ces mêmes élèves qui font beaucoup de soirées, ratent beaucoup de cours, font tout pour pomper les projets sur les années précédentes, et surtout... ce sont les premiers à se plaindre auprès des profs. "On a trop d'heures de cours", "Tel prof n'enseigne pas bien", "les partiels sont trop durs", "on n'a rien compris à ces exercices"...
Je ne comprend absolument pas cette mentalité. Je fais des soirées, je rate des cours.... mais j'assume. Tricher en école d'ingénieur n'a aucun sens, on est là pour apprendre un métier, on ne pourra pas tricher dans le monde du travail. (quoi que si, mais bon ce débat devient sans fin). J'ai réellement l'impression que les prochaines générations sont de plus en plus remplies de cette mentalité, de plus en plus tôt. Je me demande VRAIMENT ce que ça va donner quand ces générations arriveront aux études supérieures, je n'arrive même pas à imaginer ça... il y a un vrai problème d'éducation. (et de portables)

J'ai beaucoup aimé ton intervention nico, ayant le même age je comprend ce que tu veux dire quand on été au collège effectivement ce n'était pas la course aux téléphone et je peux te dire exactement quand la course à commencer : avec les premier téléphones a écran couleur et sonnerie personnalisable rappelle t'en on été en 3° a cette époque ;) .
A partir de là oui tout s'est fortement accélérer et maintenant ne pas avoir de téléphone portable c'est comme ne pas avoir de téléphone fixe il y a 10 ans dans un monde qui va toujours plus vite on a du se doté d'engins qui s'exprime plus vite que nous. a tort ? qui sait ^^
J'aimerais attiré l'attention sur notre monde, ou seul le résultat positif n'est acceptable car l'important n'est pas d'avoir la manière, mais bien la note, son diplôme un boulot et autre.
Quand dans un métier vous devez arriver a tels objectifs, peu importe la manière, l'important c'est d'arrivé a son objectif coute que coute et bien souvent ça coute aux autres et a soi.
Notre logique même de travail n'est pas pour notre bien et ça les enfants l'ont compris, quels sont sont leurs avantages et leurs enjeux a se faire une opinion et une critique si c'est pour la mettre a la porte dès le premier emploi trouvé ? alors ils font comme les adultes, ils trichent et bien souvent mal, comme les adultes et maintenant depuis quelques années on tourne en rond en s'enfonçant toujours un peu plus dans la bêtise.
En targuant l'autre de ses propres erreurs car on ne veux pas assez ouvrir les yeux pour voir que même nous nous ne sommes pas dans le droit chemin.
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"Les portables de multiplications" 14 Avr 2012 18:12 #539

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Vous pouvez ici commenter l'article "Les portables de multiplications" du 10 février 2012.



Pour information, le code de l'éducation :
Article L511-5

Créé par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 - art. 183 (V)

Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l'utilisation durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d'un téléphone mobile est interdite.

A lire aussi avec intérêt cette question posée par un sénateur au ministre de l’Éducation en 2011 :

[ Cliquer pour agrandir ]
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Bring your own device (BYOD) 10 Jui 2012 13:19 #851

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A lire sur "EducaVox" du 7/06/12 : "Voila pourquoi il faut laisser nos élèves venir avec leurs appareils en classe" nous propose cette vidéo non traduite pour nous convaincre de laisser les élèves apporter leur propre ordinateur, tablette ou smartphone pour les utiliser en classe.

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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 11 Jui 2012 21:24 #857

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packman dit:
Pour finir sur les smartphones, j'adhère au fait qu'il s'agit d'ordinateurs de poche, en s'arrêtant à la définition de l'Académie d'"ordinateur". En revanche, s'ils ont certes un processeur (ARM et non x86, au passage), de la mémoire et quoi sais-je d'autre encore, il ne s'agit en aucun cas de PCs (ce que tout le monde entend, Loys le premier semble-t-il, par "ordinateur"). Le système d'exploitation est spécifique et limité (iOS, Android et autres), ainsi que l'usage : pour exemples l'absence de Flash sur les iPhone et l'existence de deux expériences utilisateurs distinctes dans le design web, une "mobile" et une "bureau" (et même une troisième pour les "tablettes", en fait).
Je ne peux que confirmer. J'utilise moi-même une tablette en classe, enfin occasionnellement. Et elle m'est finalement assez peu utile à l'usage, pour de nombreuses raisons : la navigation, bien que tactile, est moins fluide et moins aisée, la synchronisation avec le PC n'existe que de façon bricolée et insatisfaisante, la saisie est très limitée en raison de l'offre logicielle rudimentaire. Pour l'heure les tablettes sont de purs gadgets technologiques, hors de prix pour ce qu'ils peuvent réellement faire.

Avec les élèves, n'en parlons même pas... Il faudrait que j'écrive un article à ce sujet. :mrgreen:
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 11 Jui 2012 21:32 #858

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Neena dit:
Je suis entièrement d'accord avec Nicolas.
L'école aujourd'hui n'est plus ce qu'elle était surtout pour ce qui est de la banlieue. Dans les "raisons" qui poussent les parents à offrir un téléphone portable à leurs enfants vous avez oublié le facteur: "le téléphone rassure". Il y a un monde entre les collèges/ Lycées de Paris et ceux qui se trouvent derrières le périph. J'ai 23 ans et je dois être de la dernière génération d'étudiants à peu près normaux. Mais tout se dégrade depuis quelques années dans les établissements. A mon époque je pouvais rentrer de mon collège du 93 tranquillement à pieds, aujourd'hui, je n'ose même plus passer dans cette rue en voiture alors imaginez un peu les collègiens de 13/14 ans qui sont en plein de dedans. Le téléphone en classe c'est certains que c'est pas une bonne chose mais quand il est en silencieux dans le sac, il ne fait rien de mal.
Silencieux, oui. Mais vous croyez vraiment qu'il reste dans le sac ? :mrgreen:

Pour revenir à votre argument, le téléphone rassure peut-être psychologiquement, mais il ne protège pas du tout physiquement. On a rarement vu un téléphone s'interposer entre son propriétaire et de méchants agresseurs... En l'occurrence ce serait même plutôt le contraire, le vol de portables étant l'une des premières cause d'agression physique.

Et puis bon, je pense qu'il faut aussi savoir se remettre en question en tant que prof, car(je parle en tant qu'élève, car toujours étudiante) personnellement je prends mes cours sur un notebook, je l'ai à chaque cours et j'ai donc très facilement accès à Facebook et cie... Quand un prof arrive à me passionner, il peut arriver que je n'écoute que lui pendant 2 heures, et au contraire si un prof est chiant à mourir (c'est d'autant plus vraie quand il s'agit de cours ayant lieu après de repas :p) bah là, je passe par tout les sites possible et imaginable ;)
Ce que vous dites peut se concevoir pour un étudiant, qui assume la responsabilité d'un parcours scolaire qu'il a choisi. Mais pas pour un élève de douze ans habitué à regarder pendant deux heures la télé par jour, puis jouer à la console : l'école est nécessairement pour lui un lieu d'ennui. Et qu'il faut accepter en tant que tel : l'ennui fait partie de l'apprentissage, et de la vie en général.

On a le sentiment aujourd'hui que l'ennui est une atteinte intolérable aux droits humains fondamentaux : en réalité, passer des heures sur Facebook ou devant la télévision s'apparente à une forme d'ennui indolore, d'anesthésie intellectuelle.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 12 Jui 2012 11:00 #860

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Le sujet a tellement été débattu que j'ai peur de faire redite, mais tant pis.
Pour ma part, cet article me fait frémir, bondir et désespérer sur l'avenir de l'éducation. Je ne pense vraiment pas être une réac décrépie quand je dis qu'à mon sens, l'utilisation massive et généralisée des téléphones portables en collège et lycée n'apporteraient rien de bien.
Phase d'argumentation :
Je suis totalement pour l'utilisation de nouvelles technologies dans les salles de classes, si elles sont maîtrisées. Par exemple, certains logiciels en chimie pourraient permettre aux élèves de visualiser une molécule, de s'y « balader », de la décomposer... De même en SVT. Les outils de modélisation mathématiques permettent de montrer des courbes sans avoir à passer par une phase de dessin au tableau, période pendant laquelle les élèves se déconcentrent généralement. Mais je pense que simplement fournir au professeur ces outils et de quoi les projeter sur un mur suffit amplement. De plus, dans certaines matières telles que le français, l'anglais, l'histoire.... Je ne vois vraiment pas ce que les nouvelles technologies pourraient apporter de si révolutionnaire. Par rapport aux exemples d'applications citées précédemment, un smartphone ne peut pas, à l'heure actuelle, les faire tourner correctement et avec une ergonomie correcte. Une tablette, pourquoi pas, mais encore une fois je ne vois pas l'intérêt d'équiper plus que le professeur.
J'ai le sentiment, comme packman, qu'on essaye de convertir un problème en solution : « le téléphone est présent dans les classes à des fins de triche et de distraction, si on disait que c'est nous qui l'y avons mis à des fins pédagogiques ? Ça serait génial ! »... Et tout ça bien sûr sans réfléchir une seule seconde aux conséquences. De plus, alors qu'on parle de plus en plus d'égalité des chances, d'une école égalitaire, de donner les mêmes moyens à tous les élèves, on va les discriminer encore plus en leur faisant utiliser un outil que tous n'ont pas ? Quid de la différence entre l'élève qui aura un petit téléphone à 30€ et celui qui aura le tout dernier Samsung ou  Apple ? L'école fournira-t-elle les mêmes téléphones à tous ? Ah mais c'est à ça que va servir l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire... À ce que tous les élèves puissent s'acheter le dernier smartphone...
Blagues mises à part, je trouve pour le coup très discriminant de se baser sur un outil que « tous les élèves ont » car c'est faux. Et je soutiens totalement les parents qui refusent d'acheter un smartphone à leur enfant avant un certain âge, même si j'imagine et je déplore l'enfer que ça doit être parfois pour l'enfant d'être « écarté » ainsi vis à vis de ses camarades.

Dans les études supérieures, c'est différents. Dans certains domaines l'utilisation de tablettes, pc et autres peut être très bénéfique. Et j'estime qu'à partir d'un certain âge, les gens doivent être capables de comprendre qu'ils ne sont pas là parce que c'est obligatoire, mais parce qu'ils l'ont choisi, et que s'ils ratent des cours et trichent pour obtenir leur diplôme, ils assument... Ça ne durera pas longtemps dans le monde de l'entreprise...

Enfin l'argument du « les profs doivent de moderniser, vivre dans le monde d'aujourd'hui et accepter les nouvelles technologies » me fait frémir. Quand comprendra-t-on que l'informatique est et doit à tout prix rester un outil, que c'est à nous d'en faire ce que l'on veut et non pas de nous adapter à lui ? Microsoft me propose du cloud computing ? Est-ce que cela répond à un besoin de ma part ? Est-ce que cela apporte une réelle valeur ajoutée à ce que je fais ? Oui, j'adopte ; non, je laisse tomber. Le raisonnement de beaucoup aujourd'hui, encouragé par les entreprises, me semble être : Microsoft me propose du cloud computing ? C'est que ça doit être génial ! Comment est-ce que je pourrais m'arranger pour l'utiliser ?
Et ça, ça me fait peur...
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 13 Jui 2012 15:40 #867

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Félicitations pour votre intervention sur France-Culture.
C'est amusant de constater comment fonctionnent les journalistes : maintenant que, depuis votre canular, ils ont vos coordonnées, ils viennent vous chercher sur tout sujet. Tant mieux, en tout cas.
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L'utilisation pédagogique des téléphones portables 13 Jui 2012 19:43 #873

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Dans le cas de "Rue des écoles" sur France Culture, c'est moi qui suis entré en contact avec Louise Tourret à la suite de l'émission du 28 mars 2012 où je me faisais étriller par François Jarraud et Emmanuel Davidenkoff. ;)

Mais c'est vrai que certains médias me rappellent pour d'autres sujets, comme en ce moment le bac et la fraude. Il faut dire aussi que j'ai écrit un article à ce sujet, et que je revendique le droit au coup de gueule !

L'émission est en écoute ici : http://www.franceculture.fr/emission-ru ... -ecrans-da
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"Les portables de multiplications" 22 Jui 2012 20:35 #929

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A New-York, ce qui semble irréaliste en France, est en place depuis 2006 : l'interdiction des portables dans les enceintes scolaires publiques. Avec installation de détecteurs de métaux à l'entrée (1200 ont été installés en 2006 dans 88 établissements) qui servent aussi pour détecter les armes.

Des parents ont déposé plainte, considérant que cette interdiction était irrationnelle, dangereuse pour les enfants et portait atteinte au droit d'un parent à décider de l'attention à porter à son enfant, mais un jugement a confirmé cette interdiction, en raison des perturbations et de la triche induites par les téléphones portables : "L'interdiction est une façon raisonnable de préserver un environnement éducatif sain et ne viole aucun droit." (source : http://www.nydailynews.com/news/state-c ... e-1.250912)

En conséquence, des sociétés de gardiennage de portable installent des camions ou ouvrent des boutiques devant les établissements scolaires, l'interdiction générant un véritable marché captif (jusqu'à un dollar par jour !).

Malheureusement des vols massifs ont accompagné l'essor de ce marché, de sorte que les parents réclament à présent des casiers fermés à l'intérieur des écoles. (Source : http://www.businessinsider.com/new-york ... 2012-06-18 et http://www.nypost.com/p/news/local/pay_ ... oAcNBGD6UP)
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"Interdire les smartphones à l’école : un paradoxe ?" (Educavox) 03 Juil 2012 00:47 #994

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A lire sur notre site préféré, Educavox : "Interdire les smartphones à l’école : un paradoxe ?" par Kédem Ferré le 2 juillet 2012.

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"Interdire les smartphones à l’école : un paradoxe ?" (Educavox) 03 Juil 2012 10:44 #995

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Et à trop vouloir les interdire sans discernement (même si les autoriser sans discernement serait plus grave encore),

Le discernement, c'est une option dans l'abonnement ?

A.
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"Interdire les smartphones à l’école : un paradoxe ?" (Educavox) 03 Juil 2012 11:13 #996

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:mrgreen:

Avant même de lire l'article, regardez la photographie qui l'illustre :



Et lisez tout en bas de la même page ces informations : "Les co-fondateurs : AN@E - APPLE France éducation - BIOTICS International - CYBION - France Télévisions, Curiosphere.tv - ORANGE - PROVINCE DE LIEGE Enseignement - SMART Technologies".

Maintenant vous pouvez lire l'article !

"Promouvoir les smartphones à l'école : un paradoxe ?" :mrgreen:
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"Gérer les mobiles en classe" (Éduscol) 10 Sep 2012 11:44 #1257

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A lire sur Éduscol : "Gérer les mobiles en classe" (10/09/2012)

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"Gérer les mobiles en classe" (Éduscol) 10 Sep 2012 17:52 #1268

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Gérer les mobiles en classe
Enfin les mobiles ne s'allument pas tout seuls. L'art de la métonymie. :mrgreen:

L'auteur invite à se questionner de manière éthique et morale sur la gestion des mobiles dans les salles de cours...
Ah... C'est donc au professeur de se questionner de manière éthique et morale sur la gestion des mobiles des élèves.

...afin de faire ressortir des pistes permettant de favoriser les apprentissages scolaires et le mieux vivre ensemble.
Le mieux vivre ensemble oui, mais surtout AVEC les portables. :mrgreen:

Dans bon nombre d'écoles secondaires et centres de formation du Québec, les appareils mobiles des élèves sont interdits car ils nuisent en règle générale aux apprentissages scolaires. Cette interdiction, au vu des situations relatées par plusieurs enseignants et relayées par Benoit Petit dans sa présentation, constitue de prime abord une solution simple et pratique. Cela peut néanmoins tout aussi bien engendrer des difficultés plus importantes encore si l'on considère notamment les stratégies de contournement adoptées par les élèves. Cet atelier vise donc à mener une réflexion globale sur les différentes manières de gérer les téléphones portables et plus généralement les appareils mobiles des élèves en classe.
Appliqué à d'autres situations, ce raisonnement est convaincant. Renoncer à interdire les dépassements de vitesse parce que les automobilistes adoptent "des stratégies de contournement" par exemple...

Une réflexion éthique

Benoit Petit propose une approche de la problématique de gestion des mobiles en distinguant éthique et morale. L'éthique vise selon l'auteur à envisager une compréhension du phénomène de manière globale et de percevoir les différents points de vue (distanciation) tandis que la morale se situe davantage du côté de l'individu, à son positionnement propre et à la défense de son opinion en fonction des valeurs auxquelles il adhère (implication). Ainsi l'auteur suggère de se questionner de manière éthique sur les autres choix éventuels entre l'interdiction pure et le laisser-aller, les conséquences positives et négatives pour soi, les autres et le groupe de tels usages, les choix et les actions favorisant le mieux vivre ensemble.
C'est curieux, de parler de morale et d'éthique à adapter en fonction de leurs éventuelles "conséquences". :scr

Impliquer les élèves

Le scénario imaginé par l'auteur consiste à inviter les élèves à apporter tous leurs appareils mobiles en classe, à les disposer sur une table centrale afin de les observer puis à réfléchir à la manière de les utiliser à l'école, notamment en leur demandant en quoi l'usage des mobiles en cours peut nuire aux apprentissages. Plusieurs éléments de nuisance sont évoqués par les participants : bruit, distraction, perte de concentration, vol, accentuation de la fracture numérique. Cette question des "effets nuisibles" est également posée vis-à-vis des individus : frein à la spontanéité, gestion du temps de l'enseignant, captation d'images et de vidéos au sein de la salle de classe.
Ça méritait bien un vrai temps de réflexion.

A l'inverse, Benoit Petit invite les acteurs présents à réfléchir également sur les effets pédagogiques bénéfiques (disponibilité des sources, accessibilité, travail collaboratif, personnalisation des apprentissages, accès à des outils de production, mobile comme outil d'engagement de l'élève) et sur l'aide apportée aux personnes (autonomie, coût moindre en matière d'équipement, motivation accrue, rétroaction immédiate pour l'enseignant).
C'est curieux, mais tous ces avantages me semblent plutôt des inconvénients. :xx

Ces différentes propositions orientent les échanges sur la possibilité d'énoncer des règles qui permettraient "d'aider sans nuire" aux apprentissages.
Donc autoriser en comptant sur la sensibilisation morale des élèves. M. Petit a-t-il déjà enseigné ? :pendu

A nouveau plusieurs idées sont mises en avant : passage en mode vibreur, périodes d'utilisation déterminées, visibilité physique des appareils, outil d'évaluation des traces, prêt d'appareils mobiles pour garantir une certaine équité, co-élaboration avec les élèves d'une charte d'utilisation des mobiles.
Le prêt d'appareil est assez cocasse... :lol:

Ces règles se doivent d'être accompagnées des modalités de gestion (élèves et enseignants, auto-gestion, sanctions, identification des exceptions)
Voilà qui va être simple...

Des considérations à retenir

Benoit Petit souligne un certain nombre de points qu'il juge essentiels dans la gestion des appareils mobiles en classe. Il estime qu'il est "très important d'impliquer les élèves dans le processus" mais qu'il ne faut non plus "négliger le point de vue de l'enseignant...
C'est très aimable à lui... :roll:

...(prise en compte des craintes, démarche progressive) tout en veillant à faire la part des choses en faisant ressortir aussi bien "le positif que le négatif". Ces trois considérations, selon l'auteur, ne s'appliquent pas d'ailleurs uniquement aux seuls appareils mobiles mais peuvent être ré-utilisées pour l'ensemble des TIC qu'elles soient nomades ou non.
Ah... on peut aussi apporter son baladeur, sa console, sa tablette etc. ?

Il faut que je trouve un smiley qui fume...
Ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.
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"Les portables de multiplications" 29 Sep 2012 11:40 #1460

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Heureusement, pour "Ouest-France", le vrai problème des portables à l'école concerne les enseignants : "Éducation. Le professeur aussi doit couper son portable en classe !"

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Une question : "Ouest-France" a-t-il consacré un article au fléau des portables à l'école ? :twisted:
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"La technologie des élèves bientôt dans les classes ?" (Ludovia) 01 Oct 2012 15:54 #1470

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A lire sur "Ludovia", "La technologie des élèves bientôt dans les classes ?" (1/10/12)

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