Bring your own device (BYOD)

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26 Mar 2014 16:52 #10038 par Loys
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A lire dans "LudoMag" du 26/03/14 : "Comment argumenter la mise en place d’une politique de BYOD ?"

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26 Mar 2014 16:53 #10039 par Loys
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Tiens encore quelqu'un qui ne sait pas que le verbe "argumenter" n'est pas transitif...

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26 Avr 2014 16:26 - 26 Avr 2014 16:26 #10311 par Loys
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A lire sur "NetPublic" du 24/04/14 : "BYOD : Une école intègre les objets connectés dans sa charte d’utilisation des appareils mobiles" .

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Merci à @1prof2lettres. :topla:

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05 Mai 2014 20:13 #10387 par Loys
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27 Juil 2014 11:51 - 27 Juil 2014 11:54 #11308 par Loys
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Indiqué en toute ingénuité sur un forum par un membre du SE-UNSA (qui participe également à la revue de presse des "Cahiers pédagogiques") ce lien promotionnel : "Le BYOD : un atout pour les classes numériques ? " par "Econocom" (26/01/13)

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27 Juil 2014 12:12 #11309 par Desbois
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Je n'avais pas encore vu ce fil :shock:
Le plus surprenant est d'avancer la réduction des investissements programmés en généralisant l'acquisition de matériels à l'obsolescence programmée à court terme. Le lobby des constructeurs a bien travaillé :devil:

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27 Juil 2014 12:27 - 27 Juil 2014 12:32 #11310 par Loys
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Oui à ce sujet : www.statista.com/statistics/241036/owner...e-until-replacement/
59% des personnes interrogées pensent qu'elles vont conserver leur actuel téléphone mobile au plus deux ans après la date d'achat.

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27 Juil 2014 23:27 - 28 Juil 2014 09:16 #11311 par archeboc
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L'étape suivante, c'est le matériel obligatoire à l'école. Un abonné de néoprof signale que dans son collège, à la rentrée prochaine, il sera obligatoire pour les 6e de s'équiper d'une tablette louée 29€ par mois (290€ pour l'année).
Edit : quelques messages plus loin, on apprend qu'il s'agit en fait d'un collège privé.
Le fil de discussion est ici : www.neoprofs.org/t78652p20-benoit-hamon-...tter-le-gouvernement

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28 Juil 2014 05:47 - 28 Juil 2014 05:47 #11314 par Desbois
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archeboc dit: L'étape suivante, c'est le matériel obligatoire à l'école. Un abonné de néoprof signale que dans son collège, à la rentrée prochaine, il sera obligatoire pour les 6e de s'équiper d'une tablette louée 29€ par mois (290€ pour l'année).

C'est la suite logique de la calculatrice obligatoire. Depuis 2 ans, dans de nombreuses sections, il est nécessaire dans les textes de disposer d'une calculatrice ayant des fonctions de calculs statistiques que ne possèdent pas des calculatrices plus anciennes (distributions normales), dont le prix minimal est de 60 euros, voire 70 euros pour un modèle préférable. C'est une vente forcée, surtout si l'on considère que ce matériel est déjà parfaitement rentabilisé par les constructeurs depuis des années et souvent fragile (nombreux cas de bris). Les sujets fournissaient des tables permettant de se passer de ce matériel au bac 2013 (première année où ces distributions étaient au programme) mais les épreuves de 2014 nécessitaient d'avoir son propre matériel pour venir à bout de plusieurs questions. De nombreux professeurs de mathématiques trouvent cela scandaleux, mais apparemment nous sommes bien seuls.
Il y avait déjà beaucoup de choses à dire sur les calculatrices, ce n'est que le début de l'ère du bluff technologique, pour reprendre l'expression de Jacques Ellul.

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28 Juil 2014 13:26 - 28 Juil 2014 13:29 #11319 par Loys
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Je ne vous conseille pas de lire ce fil de discussion sur les fourniture scolaires numériques... :pendu:

desbois dit: ...les épreuves de 2014 nécessitaient d'avoir son propre matériel pour venir à bout de plusieurs questions.

C'est une simple appréciation personnelle ou il y a un texte officiel à ce sujet ?

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09 Aoû 2014 08:13 #11350 par Desbois
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Loys dit:

desbois dit: ...les épreuves de 2014 nécessitaient d'avoir son propre matériel pour venir à bout de plusieurs questions.

C'est une simple appréciation personnelle ou il y a un texte officiel à ce sujet ?

Cela n'a rien d'une appréciation personnelle.
Dans le sujet de maths du bac S Métropole 2014 :
www.apmep.fr/IMG/pdf/Metropole_S_19_juin_2014.pdf
La partie B de l'exercice 2 est infaisable sans une calculatrice récente.
On pourrait donner de nombreux autres exemples.
Il existe des financements régionaux pour ce matériel mais en classe de seconde seulement. Les parents n'en profitent pas nécessairement pour acheter le matériel convenable malgré nos conseils et on se retrouve en terminale à demander à des élèves de racheter une calculatrice, qui leur sera rapidement inutiles, pour le bac.
Ce qui énervent de nombreux profs de maths, nous ne sommes pas des représentants de Casio et TI, les leaders de ce marché juteux, on pourrait écrire des sujets qui ne nécessiteraient aucune calculatrice et un peu plus de temps de cerveau disponible...

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09 Aoû 2014 14:05 #11353 par Frist
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Certes ça commence à faire un bon bout de temps que je n'ai pas fait ce genre d'exercice, mais les questions de cette partie B de l'exercice 2 m'ont semblé n'être que des applications de formules courantes, qu'une simple calculatrice de collège à 10 € résout très facilement.
Pas d'étude de courbes complexes réclamant une calculatrice graphique, pas des calculs formels complexes. Ce n'est qu'un exercice classique de probabilité, domaine pour lequel les applications numériques sont difficiles à faire à la main (lorsqu'on a appris à calculer à la calculatrice). Je ne pense pas qu'ici on réclame de se remettre aux tables à logarithmes, n'est-ce pas ?

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09 Aoû 2014 15:08 #11354 par Desbois
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Vous avez mal lu : il s'agit de calculer des espérances d'une loi normale, ce qui est impossible avec une calculatrice de collège !!

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09 Aoû 2014 16:38 #11356 par Frist
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Ah oui, je me souviens de quelque tableau avec les valeurs permettant de faire les calculs avec la précision requise. Si un tel formulaire n'est pas fourni, ça devient plus compliqué en effet.

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09 Aoû 2014 16:58 - 09 Aoû 2014 16:58 #11357 par Loys
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Mais ça ne pose pas un problème si une calculatrice n'est pas officiellement requise ?

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09 Aoû 2014 19:18 #11358 par Desbois
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En fait, c'est une excellente question que j'avais jusqu'à ce jour négligée. :oops:
La calculatrice est partout autorisée mais jamais requise.
Je ne sais pas trop où creuser cette question, je manque un peu de temps en ce moment (c'est les vacances !) mais je crois que je vais sérieusement approfondir la question un de ces jours.
Si un candidat indique que l'absence d'une calculatrice l'empêche de traiter une question, que faire ?
Dommage que j'ai été inspecté cette année, j'aurais volontiers titillé mon cher IPR avec cette question très amusante. :devil:

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09 Aoû 2014 23:46 #11363 par archeboc
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Desbois dit: [..]
La calculatrice est partout autorisée mais jamais requise.

Quand j'ai passé le bac, il me semble que la calculatrice était obligatoire en math et en physique (pour le calcul des logarithmes ? ou seulement pour celui des fonctions trigo). Ce n'est plus le cas aujourd'hui ? Ou bien tu veux dire qu'aucun texte ne rend obligatoire de détenir une calculatrice qui fait les calculs d'espérance de lois normales ?

Desbois dit: [..]
Si un candidat indique que l'absence d'une calculatrice l'empêche de traiter une question, que faire ?
Dommage que j'ai été inspecté cette année, j'aurais volontiers titillé mon cher IPR avec cette question très amusante. :devil:

Tu n'as pas le droit d'écrire à ton IPR pour lui poser une question ? Et à une union professionnelle des enseignants de math ?

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10 Aoû 2014 00:00 - 10 Aoû 2014 00:01 #11365 par Loys
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Sur ce texte de référence sur Eduscol, une autorisation seulement, selon la décision des responsables de l'élaboration des sujets : "Utilisation de la calculatrice électronique"
Deux choses amusantes à noter au passage :

La maîtrise de l'usage des calculatrices représente un objectif important pour la formation de l'ensemble des élèves car elle constitue un outil efficace dans le cadre de leurs études et dans la vie professionnelle, économique et sociale.
C'est pourquoi leur utilisation est prévue dans de nombreux programmes d'enseignement et leur emploi doit être largement autorisé aux examens et concours.

Avec un tel raisonnement pourquoi ne pas autoriser les ordinateurs, "outils" beaucoup plus répandus que les calculatrices, me semble-t-il ? :rirej

Afin de prévenir les risques de fraude, sont interdits les échanges de machines entre les candidats, la consultation des notices fournies par les constructeurs ainsi que les échanges d'informations par l'intermédiaire des fonctions de transmission des calculatrices.

Ce n'est pas comme si les calculatrices actuelles étaient pourvues de mémoire permettent de stocker beaucoup plus que le contenu de notices d'utilisation. :mrgreen:

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10 Aoû 2014 08:08 #11369 par Desbois
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Il semble bien en effet qu'aucun texte ne rende explicitement obligatoire la possession d'une calculatrice. C'est intéressant. Il est par contre bien précisé que seules les calculatrices sont autorisées (ce qui est vendu sous le nom de calculatrice), pas les tablettes ni les ordinateurs portables. Ce qui signifie que si une firme commercialise sous le nom de calculatrice un ordinateur portable, on ne peut rien dire.
@Loys : nous sommes désormais dans une hypocrisie complète concernant l'usage de la mémoire des engins autorisés, puisque qu'on peut les gaver de tout ce qu'on veut avant un examen, sans restriction. Par contre, si on découvre un malheureux papier personnel dans la trousse d'un candidat, il est considéré comme coupable d'une tentative de fraude. Dura lex...

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10 Aoû 2014 09:07 - 10 Aoû 2014 09:18 #11370 par Loys
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Le texte de référence parle de "calculatrices de poche" (sic). Et indique également que "Les auteurs de sujets prendront toutes les dispositions nécessaires pour ne pas favoriser les possesseurs de matériels trop perfectionnés", ce qui laisse perplexe.
Question aux professeurs de mathématiques en lycée : la restitution organisée de connaissances (ROC) à l'examen peut être facilitée avec ce genre de "calculatrice" ou c'est sans rapport ?
A noter aussi que, pour "les échanges d'informations par l'intermédiaire des fonctions de transmission des calculatrices", on ne peut pas les contrôler..

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10 Aoû 2014 09:20 - 10 Aoû 2014 09:30 #11371 par Loys
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10 Aoû 2014 11:02 - 10 Aoû 2014 16:45 #11373 par Desbois
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Loys dit: Question aux professeurs de mathématiques en lycée : la restitution organisée de connaissances (ROC) à l'examen peut être facilitée avec ce genre de "calculatrice" ou c'est sans rapport ?
A noter aussi que, pour "les échanges d'informations par l'intermédiaire des fonctions de transmission des calculatrices", on ne peut pas les contrôler..

Les ROC sont évidemment facilitées par les calculatrices, même si les dernières ROC sont intégrées dans des exercices (on considère qu'un candidat est incapable de retenir une démonstration de plus d'une ligne, il faut lui indiquer TOUS les intermédiaires), ce qui réduit un peu la portée de l'aide, sans l'anéantir.
Des bibliothèques existent pour les machines courantes, les élèves n'ont même pas besoin de recopier sur leur matériel les cours (ce qui leur aurait permis de les apprendre au passage...)
Quant aux transmissions entre calculatrices, nous sommes évidemment dans la jungle totale, surtout durant l'année. En examen, les candidats qui se connaissent sont souvent séparés (mais pas toujours...) et la portée des communications entre calculatrices est très limitée.
Désormais, je suis très calme face aux possibilités de fraude durant l'année, je fais attention pour éviter les fraudes trop évidentes mais je n'ai pas de brouilleur ni ne me déplace en permanence entre les rang avec une cage de Faraday portative pour isoler le fraudeur. Toute erreur partagée sur des copies voisines entraîne la division des notes par 2, sans possibilité de discussion, ça calme en général en quelques semaines la plupart des élèves et m'évite de me rendre trop ridicule face à l'impossible.
Une discussion sur neoprofs montre la diversité de opinions sur ce problème, qui fait de nombreuses victimes du bluff technologique même parmi les profs de maths :
www.neoprofs.org/t79854-calculatrice-obl...es-eleves-en-serie-s

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23 Aoû 2014 19:16 #11454 par Loys
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Dans "20 minutes" du 23/08/14 : "Contrôle parental: «Les enfants ne devraient pas avoir de portable avant le collège» " avec le psychanalyste Mickaël Stora.

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30 Aoû 2014 19:24 - 13 Sep 2014 17:56 #11519 par Loys
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Dans "La Presse" (Canada) du 29/08/14 : "Cyberintimidation: petites victimes, gros dégâts"

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Et également : "Cyberbullying Increases As Students Grow Older" (10/09/14)

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09 Oct 2014 12:07 - 09 Oct 2014 12:10 #11976 par Loys
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Le BYOD à l'université : cahiers.parisdescartes.fr/byod-avan-la-pedagogie-interactive/
Le modèle est le "reality show" ! :cheers:

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Merci à Rinette.

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13 Oct 2014 14:07 #12022 par Loys
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Sur son blog "Après les TBI, la fin des tablettes, le retour de la craie et des claviers ?" par Bruno Devauchelle (12/10/14)

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24 Oct 2014 14:02 #12133 par Loys
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Pas tout à fait dans le sujet mais presque : "Des smartphones, ils en ont, alors on les utilise…" par Bruno Devauchelle sur son blog du 22/10/14.

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24 Oct 2014 15:10 - 25 Oct 2014 10:59 #12134 par Loys
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Des smartphones, ils en ont, alors on les utilise…

Sous couvert de pragmatisme, une démission éducative. On a l'impression que personne n'a pris la décision d'équiper l'enfant d'un smartphone ou de lui payer un abonnement : c'est naturel, c'est inné chez le "natif du numérique". Rappelons que les élèves disposent de téléphones (et même de smartphones) de plus en plus jeunes : aux Etats-Unis en 2012, un quart des CE1 et plus de la moitié des CM2. Alors "ils en ont"...
A noter qu'on pourrait décliner avec plein d'autres choses en principe interdites à l'école. Ou dans d'autres situations, comme pour un exercice ne nécessitant aucune connexion (c'est-à-dire la plupart des exercices scolaires, à vrai dire) . Mieux : déclinons pour un examen national, déconnecté par principe : "ils en ont, alors on les autorise". :doc:
Sur le même modèle on pourrait refonder la restauration scolaire : les élèves ont de la junk food dans les poches, alors on l'utilise...
Plus grave : en transformant en outil scolaire ce qui peut apparaître comme un renoncement parental, l'institution justifie et légitime ce renoncement, le rendant même nécessaire. :fur

Impressionnant le nombre d’enseignants qui déclarent inviter leurs élèves à utiliser leur téléphone portable (ou plutôt leur smartphone) en classe.

Mais non précisé, ni de quel niveau, ni dans quelle mesure ou dans quel cadre.

Alors que le téléphone mobile est interdit dans la loi » Article L511-5 Créé par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 – art. 183 (V) : « Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l’utilisation durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d’un téléphone mobile est interdite. »

La loi ne dit pas que le téléphone est interdit mais que son "utilisation" est interdite. Cette interdiction visant à protéger l'enseignement, difficile d'accuser le professeur qui en permet l'utilisation dans le cadre de son enseignement.

Le site du service public précise cependant que « À l’école et au collège, l’utilisation du téléphone portable pendant les heures de cours est interdite. L’élève ne peut donc pas l’utiliser ni en remplacement de sa calculatrice, ni pour consulter. Il pourra le faire pendant les heures d’interclasse ou de récréation, sauf mention contraire du règlement intérieur. » ( vosdroits.service-public.fr/particuliers/F21316.xhtml consulté le 22 octobre 2014).

Je ne vois pas d'opposition avec la loi. :scratch:

Rappelons ici que pour le lycée, c’est le règlement intérieur qui fait foi.
Ici, à l’inverse de la démarche BYOD (Bring Your Own Device) traduite par AVAN (Apportez vos appareils numérique), il ne s’agit d’inviter les élèves à apporter leur matériel, mais plutôt de constater qu’ils l’amènent, malgré les règlements.

Précisément les règlements ne l'interdisent pas...

Du coup les acronymes proposée ne conviennent pas. Ils Vivent Avec Leurs Appareils Numériques (IVALAN) semble plutôt être le cas.

On a peut-être assez d'acronymes, surtout pour désigner des réalités abstraites comme "appareils numériques". :rirej

Ce fait, qui n’est pas nouveau est cependant une question qui interroge chacun dans sa pratique, mais aussi l’institution académique dans sa globalité.

Le fait qu'ils viennent avec ce qu'ils veulent dans leur cartable ou leur poche n'interroge pas vraiment les pratiques.

On ne peut que constater que nombre d’enseignants enfreignent la loi en faisant utiliser l’appareil photo du téléphone mobile de leurs élèves, encouragés parfois même par des inspecteurs.

Quel est le but de cette insistance sur l'infraction des enseignants ?

A moins que la loi, mais ce n’est pas précisé, limite l’interdiction à la fonction téléphonique. Ou alors que la loi s’applique pour les téléphones mobiles, mais pas pour les smartphones, non indiqués dans une loi qui a déjà plus de quatre années au cours desquelles les choses ont bien changé.

Un smartphone est un "téléphone portable".

Pour le téléphone mobile et smartphone, 90% des 12/17 ans sont équipés en 2013.

:cheers:

Pour les smartphone les équipements changent rapidement puisque on passe de 17 à 39% de la population de plus de 12 ans équipée personnellement en 2013.

C'est tout à fait prévisible compte tenu des abonnements et des appareils à prix cassé depuis 2012.

Cette loi a été édictée suite au Grenelle de l’Environnement et vise à protéger les enfants des ondes.

Non puisque un téléphone non utilisé reçoit et émet des ondes.

Il est vrai que l’on peut penser que seule l’utilisation en locale serait autorisée dans la classe.

A partir de quoi peut-on le penser ?

Quatre types d’utilisations du smartphone se développent au sein des établissements : sécuritaire, communicationnelle, informationnelle, scolaire.

Des "utilisations" ? Mais quelles "utilisations" ? Par l'élève, par l'élève à la demande de son professeur ?
Les quatre "pratiques", on va le voir, sont évidemment mises à égalité, sans que l'une apparaisse plus importante que l'autre. Au passage Bruno Devauchelle oublie d'autres pratiques :

La pratique sécuritaire est celle qui justifie l’interdiction de confiscation puisqu’il s’agit de permettre à l’enfant de prévenir ou d’être prévenu en cas de difficulté.

Je n'ai jamais entendu parler d'une telle "pratique". :shock:
Comprendre qu'il s'agit en fait d'une "pratique" parentale ("permettre à l'enfant"). C'est vrai qu'un élève dans un établissement scolaire ne peut prévenir personne ni être prévenu en cas de "difficulté" (?). L'école, c'est la jungle : on n'est jamais trop prudent.

La pratique communicationnelle est typique de la pré adolescence et de l’adolescence qui apprécie le groupe de pairs et qui souhaite échanger avec eux aussi bien en présence qu’à distance, dans une sorte de continuité relationnelle.

Et en cours, pourquoi pas ? :santa:
Cette fois il s'agit d'une "pratique" des élèves.
C'est vrai que l'échange téléphonique "en présence", c'est une pratique particulièrement justifiée dans le monde moderne. :doc:

La pratique informationnelle est celle qui consiste à conserver des traces sur son smartphone : traces de navigations sur internet...

Car toute navigation est "informationnelle" (au sens noble bien sûr). :doc:

...trace d’activités diverses à l’aide de l’appareil photo, de l’enregistreur. Ainsi certains élèves n’hésitent plus à photographier un tableau, un travail pour ensuite le réutiliser.

Mais toujours des sujets très scolaires. :doc:

La pratique scolaire est celle qui nous amène à cette réflexion.

L'expression "pratique encadrée" aurait été plus pertinente (la pratiquement "informationnelle" peut être scolaire et réciproquement).

En effet c’est la pratique initiée ou proposée par l’enseignant. Elles sont variées et s’articulent en général bien avec une activité ordinaire de la classe à laquelle elles apportent un plus.

Pour le dire autrement elles sont secondaires.

Ce que les équipes redoutent le plus, ce sont les usages clandestins, en particuliers communicationnels.

Effectivement. :devil:
Visiblement des craintes infondées pour Bruno Devauchelle.

Et dans ce domaine il faut distinguer les usages sur temps de classe et les usages hors temps de cours, en CDI/CCC ou, en particulier, en internat.

Tout ce qui est hors cours est hors sujet, à vrai dire.

Dans ce dernier cas, certains responsables ont véritablement élaboré des projets d’usage riches et variés, en réponse à des usages clandestins difficiles, voire impossibles à contrôler.

Et pour cause. Évidemment ces usages sont plus faciles à contrôler quand l'élève ne dispose pas de téléphone portable avec un abonnement : mais ce serait aller contre les pratiques "sécuritaires", "communicationnelles" et "informationnelles" !
Passons. Dans cette logique, les usages "communicationnels" sont donc plus faciles à contrôler... ce qui ne laisse pas d'étonner.

D’ailleurs les témoignages parlent de rapport de confiance avec les jeunes dans le cadre d’un accompagnement dialogué.

L'usage encadré ou l'absence d'usage encadré ne change pas grand chose à ce "rapport de confiance". Le raisonnement est difficile à suivre ici.

Une émission de curiosphère de 2010 montrait ce qu’il en était dans un lycée de Monistrol du Loire. On y relevait la description d’usages clandestins en cours, mais pas d’usage incités. Nous avons donc bien une réelle évolution dans les pratiques.

Sûr que si l'élève n'a plus besoin de dissimuler son téléphone portable, l'usage n'est plus clandestin ! :santa:

Nous passons progressivement à des pratiques intégrées au cours qui semblent d’ailleurs générer une diminution des pratiques clandestines.

On se demande bien sur quoi se fonde une telle affirmation. :shock:
Comprenons bien Bruno Devauchelle : plus l'élève est invité à utilisé son téléphone portable en cours, plus il l'utilise à bon escient. Conclusion : il faut interdire les cours n'invitant pas les élèves à utiliser les téléphones portables. :cheers:

Les pratiques qui se développent dans les classes sont assez riches et variées. Elles sont assez similaires selon que l’on a des smartphones ou des tablettes personnelles ou que l’on confie aux élèves des tablettes.

Ah les "tablettes" désormais : puisque les élèves "en ont, alors on les utilise".
On met donc sur le même plan des équipements fournis par l'école (avec les restrictions inhérentes) et le matériel qui appartient aux élèves, sans aucune restriction.

Voici un aperçu de plusieurs de ces « manières de faire ».
– enrichissement de situations habituelles : recherche de définitions, traductions, références, utilisation de la calculatrice, de la fonction MP3, photos de travaux pour les élèves absents et ensuite déposés sur le cahier de texte numérique ou envoyés par mail.

Ces enrichissement peuvent parfaitement constituer des appauvrissements : ne pas apprendre, ne pas traduire par soi-même, ne pas réduire une équation par soi-même etc.
La nécessité d'être présent en cours devient très relative. :mrgreen:

– Pratiques d’enquêtes ou de recherche d’information, suivi de traitement et présentation (à l’instar de l’exposé)

Supprimons les CDI, dira bientôt la Cour des comptes ! :cheers:

– Traces de l’activité sous forme multimédia, audio, photo, vidéo

A quoi bon prendre des notes ? Il restera toujours des "traces" sur une carte mémoire.

– Créations de contenus – reportages, courts métrage, animations, présentations, frises chronologiques enrichies…

Autant de projets totalement secondaires par rapport à ce qui est attendu à l'école.

– Analyse de situation et problématisation – à partir d’une situation, repérage de moments importants stockés sous forme de vidéo ou de photo donnant ensuite lieu à production et présentation à l’enseignant ou au groupe

:scratch:

– Communication hors la classe – travail en lien avec d’autres classes sous forme de défi, de travail collectif ou collaboratif, entraînement à l’expression orale et à la compréhension, ainsi qu’à l’écrit

On s'entraîne mieux à l'écrit avec un téléphone, c'est sûr. :santa:

On remarque que quelques écueils se dressent pour certains de ces usages :

Mais pas ceux qu'on pourrait croire bien sûr. Le numérique sauvage ou le numérique contre-productif n'existe pas pour Bruno Devauchelle.

en premier lieu lorsqu’Internet est nécessaire, il faut que la connexion soit de bonne qualité (wifi, 4g) et non couteuse pour les élèves;

D'où la nécessité de mettre à la disposition de leurs outils de travail des réseaux de qualité. :doc:

ensuite, il est toujours important de pouvoir projeter le travail des élèves depuis leur appareil. Pour l’instant les solutions techniques sont encore peu standardisées mais elles se développent;

Et encore du matériel à racheter...

Enfin on propose aux usagers de ces smartphones et tablettes de préférer les applications qui travaillent en locale à celle qui exigent des connexions à Internet ou encore les applications en ligne. En effet c’est la connexion qui pose le plus de problèmes de disponibilité et de rayonnements radioélectrique, de plus lorsque l’on utilise le smartphone dans des sorties hors de l’établissement, les connexions sont parfois difficiles à établir.

Comment peut-on travailler dans ces conditions ?!

Désormais, il semble que nous ayons passé un cap. Même si une part de ces activités peuvent sembler illégales, ou tout au moins en bordure des règles, on s’aperçoit qu’il devient urgent de repenser les règles générales mais aussi les règlements intérieur. Faut-il totalement légiférer et encadrer ces pratiques ? Je ne le pense pas. En effet, nous assistons là à l’émergence de pratiques spontanées issues de pratiques sociales qui rencontrent des pratiques scolaires et à ce titre permettent au jeune de comprendre le lien, la continuité, mais aussi les limites des usages en contexte scolaire et en dehors.

On voit mal en quoi des "limites" sont posées quand précisément elles sont retirées... :roll:

Or ces pratiques sont un signe de « bonne santé » du corps enseignant qui, loin des cénacles et autres célébrations de l’innovation ou autre, mettent en oeuvre des pratiques ordinaires (ou pas) qui correspondent à de véritables besoins éducatifs.

Aucun exemple concret n'a été donné de ces "besoins éducatifs". Comprendre que les enseignants qui n'auraient pas recours à ces "pratiques" ne participent pas de cette "bonne santé".

Il nous faut espérer que l’institution saura profiter de ce mouvement pour ne pas le scolariser et ainsi renvoyer ces pratiques à des règles, des normes qui pourraient être ressenties comme venues d’en haut, alors que là, elles émergent réellement de questionnement quotidiens.

Cette crainte est assez amusante : initier les usages, mais surtout ne pas les encadrer. Bizarre pour un pédagogue qui intitule son blog "veille & analyse TICE" puisqu'il s'agit d'une négation des TICE.
Bref, pour résumer, encore un article qui légitimer l'utilisation des téléphones portables en cours. Voir le reste de ce fil ou l'article "Que les SMS essaiment !"

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02 Nov 2014 09:17 - 31 Mar 2018 09:36 #12241 par Loys
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A la tête de la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO), la "DG 3.0", Florence Robine, a pris parti dans ce débat dans ce "nipcast" de "Nipédu" (novembre 2014 ?)
Florence Robine évoque le "fossé" entre l'école et "ce que vivent les jeunes eux-mêmes" : "ils ne se reconnaissent plus dans ce que l'école leur donne à voir de la société". "C'est non seulement dommage, mais c'est dangereux."

Florence Robine dit: Il faut former les jeunes aux usages respectueux et responsables du numérique [...] Là aussi l'école a une vraie responsabilité sur ce sujet et ça ne passe pas par le fait d'interdire les smartphones dans les établissements scolaires : pour moi c'est pas ça la bonne réponse. La bonne réponse, elle est qu'au contraire on puisse les utiliser, mais qu'on les utilise en connaissance de cause, pour un bon usage, que ça permette l'accès à la culture et au savoir". [...] J'ai été frappée [...] les enfants des catégories socio-professionnelles les plus défavorisées sont les enfants, les jeunes qui sont le plus équipés en ordi, en smartphones, en tablettes etc. Bien plus que les enfants des catégories socio-professionnelles les plus favorisées [...] On a cantonné les usages de ces formidables outils à ce qui peut être le pire du numérique, parce que ça existe aussi. [...] Les enseignants, et beaucoup le démontrent, n'ont pas à en avoir peur".

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02 Nov 2014 09:43 - 20 Oct 2015 14:22 #12242 par Loys
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A noter que les smartphones ne sont pas interdits dans les établissements scolaires et qu'en principe l'école elle-même apporte "l'accès à la culture et au savoir". :shock:

Florence Robine dit: On a cantonné les usages de ces formidables outils à ce qui peut être le pire du numérique, parce que ça existe aussi.

Avec l'expression "on a cantonné", Florence Robine fait porter la "responsabilité" sur l'école, ce qui ne laisse pas d'étonner... :shock:
Ces objets numériques, dernier avatar de la société de consommation qu'il faudrait donc accepter dans l'école, ne sont certainement pas conçus ni consommés pour une utilisation éducative. Quelle est la responsabilité de l'école à ce sujet ? :fur
Comment de "formidables outils" peuvent-ils permettre "le pire" ? Un manuel est un "outil" scolaire, plus ou moins bon : il ne permet en aucun cas "le pire"... :shock:
La paradoxale inégalité d'équipement selon les catégories socio-professionnelles devrait faire méditer sur le sens de la nouvelle fracture numérique.

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