"L'impasse de la tablette à l'école" (L'Express)

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24 Oct 2014 20:39 - 24 Oct 2014 20:40 #12140 par Loys

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24 Oct 2014 20:45 #12141 par Loys

...tant qu'elle n'aura pas admis que cette évolution ne se résume pas à une affaire d'équipement (condition nécessaire, malgré tout, mais en aucun cas suffisante)...

Comprenne qui pourra. :santa:

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26 Oct 2014 18:55 - 01 Jan 2015 21:58 #12160 par Loys
Vous pouvez commenter ici l'article "Les oracles de fond de tiroir" (26/10/14).
Fichier attaché :

Autres exemples ces derniers temps :
- Ghislain Dominé (et la polémique autour de son billet)
- Anne Marie Pattenote
- Marcel Lebrun
- Même le SE-Unsa ! :santa:

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27 Oct 2014 10:09 - 27 Oct 2014 10:36 #12164 par mlepoivre
Réponse de mlepoivre sur le sujet "L'impasse de la tablette à l'école" (L'Express)
La contradiction que vous pointez pertinemment dans ce discours procède de la contradiction même de cette idéologie numérique, ou numérisme. C'est bien la preuve que les chantres de cette "révolution" ne savent pas vraiment de quoi ils parlent, que ce soient des journalistes type Davidenkoff, ou des politiques. Bien sur , le numérique, comme toute technologie, est ambivalent, mais surtout il apparait bien pour ce qu'il est: un "milieu technique non dominé" (formule de Georges Friedman).
A première vue, il est quand même surprenant que l'auteur du Tsunami numérique conteste une mesure phare du plan numérique à l'école, consistant à généraliser l'équipement. Cela semble pourtant aller dans le sens du Tsunami. Mais non, la meilleure façon de s'initier au numérique c'est de se passer de la technologie, comme le prouvent des méthodes pédagogiques modernes. Pour bien comprendre le numérique, passez vous du numérique, d'ordinateurs et d'Internet! Voici qui est difficile à croire: Davidenkoff finit par donner raison à Alain Finkielkraut !
Il y a donc une véritable bouillie intellectuelle et idéologique quant à la place du numérique à l'école. La vérité est que la généralisation sans discernement de cette technologie est hautement destructrice pour l'école, sur le plan de sa mission fondamentale et de son identité. La preuve, on voit comme un progrès la suppression de cours, la disparition des enseignants etc (au profit de quoi? d'animations et d'écrans). Les cadres de la Silicon Valley ont bien perçu ce caractère destructeur et déshumanisant, eux...
Pour ma part, Je crois que nous avons affaire à des gens qui sont complètement obsédés par l'idée d'innovation, qu'il faudrait imposer à tout prix, sous peine d'être dépassé, mais qui ne pensent pas cette innovation. Ils oublient que l'école, chargée de la transmission, a aussi une part intime liée à la tradition. Un cours, c'est et ce sera toujours un être humain qui s'adresse à d'autres êtres humains, et il n'y a pas lieu d'innover sur ce point, en s'encombrant de machines, d'écrans, de dispositifs multimédias et interactifs, qui finissent par nuire à la tenue du cours et à la fluidité de la parole. C'est comme si on voulait innover technologiquement une discussion entre amis. A ce stade, les numéristes démontrent simplement qu'ils ne font plus confiance à l'humain, préférant et idéalisant la machine, et s'avèrent déjà trans-humanistes dans leur approche des choses. C'est bien sur une impasse totale.

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27 Oct 2014 10:36 - 27 Oct 2014 10:39 #12166 par Loys
Bon, en fait, c'est vous qui devriez écrire des articles ici. ^^
PS : un fil entier consacré à l'idéologie de "l'innovation" à l'école.

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27 Oct 2014 10:41 #12167 par mlepoivre
Réponse de mlepoivre sur le sujet "L'impasse de la tablette à l'école" (L'Express)
bah c'est ce que je fais non? Si votre blog ou site devient une revue collective, pourquoi pas, je serais ravi...

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27 Oct 2014 20:30 - 30 Déc 2014 19:14 #12182 par N°6
La raison du doute subit de notre Poseidon du Tsunami m'apparaît on ne peut plus claire : il est en train de se rendre compte que lorsque les techniques numériques sont utilisées, elles ne conduisent pas obligatoirement au meilleur des mondes pédagogique (la fin du frontal honni, l'élève au centre construisant ses savoirs et toutes les calembredaines et couleuvres que veulent nous faire gober les thuriféraires des pseudosciences de l'éducation) mais à une "simple" numérisation des usages "traditionnels" : la majorité des professeurs utilisent éventuellement les matériels informatiques de façon à les intégrer dans leurs pratiques habituelles, et non au service de la "révolution pédago".
Voyant que le numérique ne peut servir de cheval de Troie aux "pratiques pédagogiques innovantes" à la noix, notre moderne Agamennon est prêt à sacrifier sa fille numérique pour assurer à la révolution pédago**, la seule qui l'intéresse en vérité, des vents favorables.

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28 Oct 2014 14:40 #12188 par Personne
Réponse de Personne sur le sujet "L'impasse de la tablette à l'école" (L'Express)
Ce revirement spectaculaire ne doit pas être surestimé. Les agents sociaux de la "révolution numérique" n'ont aucune idée des déterminations qui les conduisent à en faire l'apologie, et c'est la raison pour laquelle ils ne peuvent que déraisonner à ce sujet, même lorsqu'ils semblent retourner leur veste. Ce qui se donne à lire ici comme critique de ce qu'il portait aux nues jusqu'à récemment exige toujours la même chose : un peu plus de maternage social de la part de l'Etat. Toujours plus de formation des enseignants, et ce au nom de vieilles fables périmées depuis belle lurette. Parmi celles-ci, celle de l'Education nationale "obscurantiste" opposée au "numérisme", et à l'innovation en général, indiquée par M. Bonod dans son article, nous dit plus sur la manière dont se construisent des simulacres de valeur que sur l'état réel de l'éducation en France. Il en est de même pour la nouvelle fiction : celle de l'Education française qui a le devoir de former les enseignants aux outils dont on interroge à aucun moment la réelle performativité dans la pratique enseignante.
Puisqu'on parle d'innovation, une idée m'est venue à la lecture de cet article : mettre à profit une heure d'ECJS à commenter l'article de Davidenkoff avec les élèves. La meilleure façon de faire en sorte que ces chroniqueurs d'une saison ne polluent pas impunément l'espace public, c'est encore de susciter chez les générations qui viennent un intérêt envers ces bafouilles, et envers ce qui se passe dans cet espace en général. Et rien de mieux pour cela que de les lire à l'endroit de leurs dires, de démonter leurs arguments un par un, de voir comment les fictions se construisent à l'intérieur du texte.

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