Enfants et écrans : les études médicales

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14 Fév 2017 11:08 - 07 Mar 2019 08:27 #18406 par Loys
Nouvelle étude de Christopher J. Ferguson : "Everything in Moderation: Moderate Use of Screens Unassociated with Child Behavior Problems" (7 février 2017)
Sur le blog de Yann Leroux du 12/02/17 : "Le temps d’écran n’est pas la bonne clé éducative"




Sur l'effet sédatif des écrans, utilisés à l'occasion d'opérations chirurgicales : www.sciencedaily.com/releases/2016/08/160829094027.htm

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14 Fév 2017 11:15 - 26 Nov 2018 13:02 #18407 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales

Les systèmes de contrôle parental permettent de bloquer l’utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur à des pages précises. Mais cela n’est pas une bonne manière de limiter les comportements problématiques des adolescents. Cela crée par ailleurs dans la famille des problèmes et des tensions supplémentaires. Les parents doivent alors passer beaucoup de temps à gérer ces problèmes ce qui les rend moins disponible pour traiter les difficultés qu’ils visaient initialement.

A l'évidence, en n'exerçant aucun contrôle sur le temps d'écran, les parents s'évitent bien des "tensions". :santa:

Une étude de mai 2017 sur le site de l'AAP : "Handheld Screen Time Linked with Speech Delays in Young Children" par Catherine Birken et Julia Ma.



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14 Fév 2017 22:47 - 14 Fév 2017 22:59 #18410 par verdurin
Réponse de verdurin sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales
On peut lire l'étude sur le site de Springer

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20 Nov 2018 21:34 - 14 Oct 2019 21:25 #21584 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales
Dans "The Lancet" du 1/11/18 : "Associations between 24 hour movement behaviours and global cognition in US children: a cross-sectional observational study"

Background
Childhood and adolescence are crucial periods for brain development, and the behaviours during a typical 24 h period contribute to cognitive performance. The Canadian 24-Hour Movement Guidelines for Children and Youth recommend at least 60 min physical activity per day, 2 h or less recreational screen time per day, and 9–11 h sleep per night in children aged 8–11 years. We investigated the relationship between adherence to these recommendations and global cognition.

Methods
In this cross-sectional observational study, we obtained data from the first annual curated release of the Adolescent Brain Cognitive Development study, a 10-year longitudinal, observational study. Data were collected from 21 study sites across the USA between Sept 1, 2016, and Sept 15, 2017. The participants were 4524 US children aged 8–11 years from 20 study sites. Exposures of interest were adherence to the physical activity, recreational screen time, and sleep duration guideline recommendations. The primary outcome was global cognition, assessed with the NIH Toolbox (National Institutes of Health, Bethesda, MD, USA), which we analysed with multivariable linear mixed-effects models to examine the relations with movement behaviour variables.

Findings
Complete movement behaviour data were available for 4520 participants. The mean number of guideline recommendations met was 1·1 (SD 0·9). Overall, 2303 (51%) participants met the sleep recommendation, 1655 (37%) met screen time, and 793 (18%) met the physical activity recommendation. 3190 (71%) participants met at least one recommendation, whereas 216 (5%) of participants met all three recommendations. Global cognition was positively associated with each additional recommendation met (β=1·44, 95% CI 0·82–2·07, p<0·0001). Compared with meeting none of the recommendations, associations with superior global cognition were found in participants who met all three recommendations (β=3·89, 95% CI 1·43 to 6·34, p=0·0019), the screen time recommendation only (β=4·25, 2·50–6·01, p<0·0001), and both the screen time and the sleep recommendations (β=5·15, 3·56–6·74, p<0·0001).

Interpretation
Meeting the 24 h movement recommendations was associated with superior global cognition. These findings highlight the importance of limiting recreational screen time and encouraging healthy sleep to improve cognition in children.



Un projet de loi au Sénat : www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11...fants-des-ecrans.php

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26 Nov 2018 12:07 - 26 Nov 2018 12:10 #21605 par Loys

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10 Déc 2018 17:24 - 10 Déc 2018 17:57 #21641 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales
Une étude américaine pour la NIDA menée sur 4500 enfants avec IRM. Pas de résultats encore parus : abcdstudy.org/about.html

Quelques enseignement préliminaires : www.cbsnews.com/news/groundbreaking-stud...-on-kids-60-minutes/

Et ce compte rendu au titre relativiste dans "Le Figaro" (avec deux experts s'évertuant à relativiser ces premiers résultats inquiétants) : sante.lefigaro.fr/article/le-cerveau-des...peut-etre-et-alors-/




«Les enfants qui passent plus de deux heures par jour devant un écran ont de moins bons scores pour la mémoire et les tests de langage», précise par ailleurs le documentaire, mais là encore de très nombreux autres facteurs peuvent être en cause (et notamment le fait que les plus gros utilisateurs ont, de fait, moins d’interactions sociales et de confrontation avec le monde «réel»).

"D'autres facteurs" totalement indépendants ? Aucun doute en effet : la réduction des interactions sociales n'a aucune rapport avec la pratique des écrans...

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19 Déc 2018 20:37 #21671 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales

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30 Déc 2018 11:23 - 30 Déc 2018 11:37 #21701 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales


Le billet de Yann Leroux le 30/12/18 : www.psyetgeek.com/les-ecrans-ont-un-effe...oppement-des-enfants




Les écrans ont un effet faible sur le développement des enfants

Problème : il ne s'agit pas d'une étude de D. Kardefelt-Winther, mais d'une revue de littérature, elle ne concerne pas exactement les enfants mais les 0-18 ans et ne porte pas sur le "développement" mais sur le bien-être, elle date de 2017 (plusieurs études manquent depuis sur le développement ou le bien être : cf supra)...

www.unicef-irc.org/publications/pdf/Chil...nology-wellbeing.pdf

Une revue de littérature beaucoup moins affirmative que ne le laisse penser le titre du billet de M. Leroux : "We need more comprehensive, large-scale, longitudinal studies that look at children’s time use in general in order to be able to truly say whether the time spent using digital technology over time has a positive or negative influence on child well-being"

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03 Jan 2019 20:17 #21715 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales
Marie-Noëlle Clément (psychiatre) et Olivier Duris (psychologue) : "Le bébé et la tablette numérique : intérêts et dangers" (2017)

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07 Jan 2019 18:09 - 07 Jan 2019 18:15 #21731 par Loys

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05 Fév 2019 17:33 - 08 Fév 2019 08:57 #21820 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales
JAMA : "Association Between Screen Time and Children’s Performance on a Developmental Screening Test" (28 janvier 2019) par Sheri Madigan, PhD; Dillon Browne, PhD; Nicole Racine, PhD; Camille Mori, BA; Suzanne Tough, PhD

Question Is increased screen time associated with poor performance on children’s developmental screening tests?

Findings In this cohort study of early childhood development in 2441 mothers and children, higher levels of screen time in children aged 24 and 36 months were associated with poor performance on a screening measure assessing children’s achievement of development milestones at 36 and 60 months, respectively. The obverse association (ie, poor developmental performance to increased screen time) was not observed.

Meaning Excessive screen time can impinge on children’s ability to develop optimally; it is recommended that pediatricians and health care practitioners guide parents on appropriate amounts of screen exposure and discuss potential consequences of excessive screen use.


detroit.cbslocal.com/2019/02/05/more-scr...nt-a-few-years-later

4 février 2019 Christopher Ferguson disqualifie cette étude : www.psychologytoday.com/intl/blog/checkp...ognitive-development

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08 Fév 2019 07:55 - 08 Fév 2019 08:47 #21834 par Loys

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30 Oct 2019 10:34 - 30 Oct 2019 22:02 #22408 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Enfants et écrans : les études médicales
Franck Ramus pose la question sur son blog du 29/10/19 : "Les écrans ont-ils un effet causal sur le développement cognitif des enfants?"





Résumons les trois temps de l'article de Franck Ramus :
1) L'étude Walsh et alii (2018), comme "la majorité des études", montre une corrélation, mais pas une causalité entre temps passé devant des écrans et moins bonnes capacités cognitives : des facteurs externes peuvent l'expliquer ou bien la causalité peut-être renversée.
2) L'étude Madigan et alii (2019) confirme la corrélation. Mieux : la causalité capacités cognitives moindres vers temps passé sur les écrans est écartée, la causalité temps passé sur les écrans vers capacité cognitives moindres est démontrée. Mais, selon Franck Ramus, la baisse est beaucoup moins importante : "passer une heure de plus devant les écrans par jour en moyenne vers l’âge de deux ans provoque une baisse de 0,7 point de QI à 3 ans. De même, une heure de plus par jour à trois ans entraîne une baisse de 0,5 point de QI à 5 ans (soit un trentième de l’écart-type de la population). Ainsi, pour engendrer une perte de 4,25 points de QI (l’estimation de l’étude de Walsh et al. 2018), il faudrait augmenter l’exposition des enfants aux écrans de 6,1 heures par jour de deux à trois ans ou de 8,5 heures par jour de trois à cinq ans !"
3) Cette faible baisse relevée par Franck Ramus n'est pas occasionnée par les écrans en eux-mêmes mais par la privation des activités permettant le développement des capacités cognitives.

Le raisonnement de Franck Ramus mérite cependant quelques remarques :

Face à des données présentées comme discordantes, Franck Ramus postule d'abord que seuls les chiffres (moins inquiétants) de l'étude Madigan sont à prendre en compte, et sans tenir compte - qui plus est - de la réalité des usages, pourtant proche dans certains cas des expositions qu'il estime extraordinaires : selon l'étude Elfe de l'INSERM, en 2011, 8% des moins de 2 ans sont exposés plus de 5h par jour : et encore ces chiffres sont antérieurs à la généralisation dans les foyers des tablettes et smartphones !

Dès lors, la relativisation de Franck Ramus est problématique : "seules des expositions massives peuvent avoir un impact véritablement inquiétant" (ce que, par ailleurs, les défenseurs des écrans nient, comme par exemple Séverine Erhel ou Yann Leroux(*). Ces expositions massives (ou surexpositions) existent et nécessitent bien des recommandations alarmantes de santé publique, que pour sa part Franck Ramus n'estime pas nécessaires.

Autre curiosité : Franck Ramus réfute "un effet intrinsèquement délétère des écrans" or pour Franck Ramus l'effet est moins lié à l'exposition aux écrans qu'à la privation d'activités positives ("les interactions sociales et verbales sont bien évidemment cruciales pour le développement du langage et des autres compétences cognitives"). C'est pourtant une évidence... Il évoque un "manque à gagner" qui rappelle, avec quelque retard, le "temps volé" sur lequel Sabine Duflot du collectif CoSE alerte depuis cinq ans .

Mais nouvelle relativisation de Franck Ramus : une telle privation pourrait trouver son origine dans bien d'autres activités que les écrans ("de jouer avec un bout de ficelle, d’empiler des cubes, de faire des réussites, de regarder les trains passer, ou de faire du vélo") dont certaines ont bien des vertus par ailleurs (développement de la motricité fine, activité physique) et surtout sont rarement pratiquées à hauteur de plusieurs heures par jour et chaque jour. Combien d'enfants sont concernés par de telles activités et à une telle fréquence, en comparaison avec l'exposition aux écrans constatée aujourd'hui ?

Face à l'évidence, Franck Ramus le reconnaît d'ailleurs, de manière contradictoire :

Simplement, aujourd’hui les écrans sont partout (depuis les années 70 avec la télévision), ils sont attractifs pour les enfants, et sont devenus des baby-sitters idéaux pour les parents peu disponibles ou peu attentionnés.


Mais, de façon incompréhensible, Franck Ramus récuse "un effet maléfique des écrans" (sic) : sans employer de termes occasionnant un jugement moral et caricatural, il suffirait pourtant de considérer un simple effet négatif et "intrinsèquement délétère" dans le fait que les écrans sont "attractifs" (ou addictifs pour parler plus crûment). De fait, les écrans et leurs contenus sont conçus selon des technologies séductives destinées à capter l'attention .

Alors que des cas de surexposition graves sont déjà constatés en quantité massive, alors que l'exposition va toujours croissante et toujours plus précoce, cette volonté appuyée de jeter le doute sur les données (négatives mais pas tant que ça), sur leur interprétation (les écrans hors de cause) et sur les préconisations publiques laisse perplexe.

A se demander pourquoi Franck Ramus n'a pas intitulé son article "Les écrans n'ont pas d'effet causal sur le développement cognitif des enfants"... L'article se trouve d'ailleurs résumé ainsi :


Une seule question, évidente : pourquoi faire "attention" s'il n'y a "pas de causalité" ?

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Notes
*Pour Séverine Erhel, "le problème, ce n’est pas les écrans, ni le temps écrans" (2019). Pour Yann Leroux, "le temps d’écran n’est pas la bonne clé éducative" (2017) ; "Combien de temps faut il laisser les enfants devant les écrans ? La réponse est simple : suffisamment." ; "la relation proportionnelle entre le développement des enfants et le temps d'écran n'existe que dans l'esprit de Michel Desmurget" (2019). AJoutons Stéphanie de Vanssay : "On nous dit que trop de temps d'écran est mauvais pour les enfants. Où sont les preuves ?" (2019) ; "les activités sont aujourd'hui simultanées et se nourrissent mutuellement : plus de "temps d'écran" n'implique pas forcément moins de relations humaines..." (2019) ;

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