Le salaire des enseignants

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14 Mai 2014 15:11 - 14 Mai 2014 15:12 #10497 par Rinette
"Salauds de profs" (Jean-Paul Brighelli)
Un argument à ressortir : Les profs qui ne travaillent que 18h par semaine, c'est un peu comme si l'on disait qu'un restaurateur ne travaille qu'entre midi et deux, lorsque ses clients le voient. Le reste du temps, il ne fait pas la cuisine, pas la vaisselle, pas les courses. Il ne conçoit pas ses menus, ne fait pas de comptabilité, n'entretient pas son local...

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14 Mai 2014 15:26 #10498 par archeboc
"Salauds de profs" (Jean-Paul Brighelli)

Rinette dit: Un argument à ressortir : Les profs qui ne travaillent que 18h par semaine, c'est un peu comme si l'on disait qu'un restaurateur ne travaille qu'entre midi et deux, lorsque ses clients le voient. Le reste du temps, il ne fait pas la cuisine, pas la vaisselle, pas les courses. Il ne conçoit pas ses menus, ne fait pas de comptabilité, n'entretient pas son local...

Il y a un argument encore plus efficace, c'est de dire que Jean-Pierre Pernaud ne travaille qu'entre 13h00 et 13h30.

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15 Mai 2014 21:52 #10518 par Loys
"Les enseignants ont-ils raison de faire grève pour leur salaire ?" (Café pédagogique)
Dans le "Café" du 15/05/14 : "Les enseignants ont-ils raison de faire grève pour leur salaire ?" avec des chifres que nous avions déjà évoqués ici.

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16 Mai 2014 14:28 #10529 par Loys
"Enseignants : "une rémunération supérieure au salaire médian" (VousNousIls)
Dans "VousNousIls" du 16/05/14 : "Enseignants : "une rémunération supérieure au salaire médian"

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16 Mai 2014 15:17 - 17 Mai 2014 15:25 #10530 par Loys
"Enseignants : "une rémunération supérieure au salaire médian" (VousNousIls)

Enseignants : "une rémunération supérieure au salaire médian"

Opération contre-feu !

Le minis­tère de l'Education natio­nale vient de publier son bilan social annuel. Et pour la pre­mière fois, l'étude se penche sur les feuilles de paie des ensei­gnants. Décryptage avec Catherine Moisan, direc­trice de l'évaluation de la pros­pec­tive et de la per­for­mance (DEPP) au ministère.
Dans le bilan social publié le 2 mai der­nier par la DEPP, un focus est fait sur la rému­né­ra­tion "réelle" des ensei­gnants. Sont-ils tou­jours moins bien payés que leurs col­lègues européens ?
Ce n'est pas la pre­mière fois que nous publions des éléments sur la rému­né­ra­tion des per­son­nels de l'éducation natio­nale, dont les ensei­gnants. Mais cette année, la méthode de cal­cul a changé. Désormais, la base est réelle et non plus théo­rique : il s'agit d'une ana­lyse sta­tis­tique de la tota­lité des feuilles de paie, ce qui se révèle beau­coup plus fiable.

Et beaucoup plus astucieux puisque cette analyse ne permet pas de comparaison internationale entre des salaires statutaires (plutôt que "théoriques") : si les salaires réels sont supérieurs aux salaires statutaires, c'est principalement parce que les enseignants effectuent de nombreuses heures supplémentaires... pour compenser la perte de pouvoir d'achat depuis quinze ans par exemple.

Le salaire moyen d'un ensei­gnant fran­çais du sec­teur public s'élève à 2470 euros net par mois. Mais der­rière ce mon­tant, il y a de fortes dis­pa­ri­tés, en fonc­tion notam­ment du niveau d'enseignement et de l'âge.
Les der­nières com­pa­rai­sons inter­na­tio­nales sont celles parues dans le der­nier Regards sur l'éducation publié par l'OCDE, selon l'ancienne méthode de cal­cul. Des dif­fé­rences existent avec une rému­né­ra­tion légè­re­ment infé­rieure, en moyenne, pour les pro­fes­seurs fran­çais.

"Légèrement inférieur" : c'est un euphémisme. Voir ce tableau.

Mais si l'on s'intéresse à la car­rière d'un pro­fes­seur fran­çais par rap­port à un pro­fes­seur danois par exemple, on constate que l'écart se situe en début de carrière.

C'est plutôt le contraire : les écarts se creusent avec le temps... Le rattrapage ne se fait qu'à l'échelon maximum, qui pour le coup est très théorique et surtout atteint beaucoup plus tard en France qu'ailleurs (34 ans contre 25 ans dans l'UE21).

Ce salaire ne contredit-il pas l'idée selon laquelle les ensei­gnants seraient mal payés en France ?
Il est cer­tain que la rému­né­ra­tion des ensei­gnants est net­te­ment supé­rieure au salaire médian en France (ndlr : 1712 euros net par mois selon l'Insee ) !

On ne peut comparer qu'à niveau de diplôme équivalent. :shock:

Néanmoins, pour être juste, il fau­drait com­pa­rer avec d'autres pro­fes­sions, à qua­li­fi­ca­tion égale.

Ah tout de même... Mais du coup le titre de l'article est quelque peu problématique. :fur

Notre inten­tion est de mener pro­chai­ne­ment ce tra­vail avec l'INSEE.
L'écart de salaire persiste-t-il entre le 1er et le 2nd degrés et pour­quoi une telle dif­fé­rence entre les hommes et les femmes ?
Dans le 1er degré, la rému­né­ra­tion men­suelle moyenne des pro­fes­seurs s'élève à 2200 euros net, contre 2700 euros net dans le 2nd degré. La dif­fé­rence s'explique par trois éléments. D'une part, la rému­né­ra­tion d'un ensei­gnant repose sur son salaire de base indi­ciaire, mais aussi sur les rému­né­ra­tions acces­soires consti­tuées des primes et des heures sup­plé­men­taires. Or dans le pre­mier degré, il n'y a pas d'heures sup­plé­men­taires.

C'est ce que nous disions plus haut... Les enseignants compensent la baisse du pouvoir d'achat (-13,4% entre 1998 et 2013) par des heures supplémentaires.

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16 Mai 2014 15:56 - 16 Mai 2014 15:56 #10531 par Loys
"Rien à faire, les profs sont à cran" (Slate)
Nouvel article dans "Slate" du 16/05/14 : "Rien à faire, les profs sont à cran"

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17 Mai 2014 14:33 - 17 Mai 2014 16:52 #10541 par Loys
"Arrêtons de plaindre les profs: ils ne sont pas mal payés et leur métier n’est pas mal considéré" (Slate)
Pour répondre au premier article de Louise Tourret dans "Slate" du 13/05/14 :

Arrêtons de plaindre les profs: ils ne sont pas mal payés et leur métier n’est pas mal considéré.

Pour considérer si les enseignants sont bien ou "mal payés", il faut comparer :
- avec les enseignants des pays voisins : la comparaison montre un écart entre -6% et -15% entre les professeurs français et les professeurs de l'Union Européenne jusqu'à 15 ans d'ancienneté (RSE 2013).
- avec les diplômés de qualification équivalente en France : d'après RSE 2013 (OCDE), le ratio du salaire des enseignants avec le salaire des autres actifs diplômés du supérieur est de 0,81 en 2011. Bref un enseignant gagne 19% de moins qu'un autre diplômé du supérieur (pas nécessairement Bac +5 !). Pour l'Union Européenne ce ratio est de 0,85.
En Allemagne, par exemple, le ratio est de 1,09 pour le lycée : enseignant n'est une profession dévalorisée d'un point de vue salarial.
Conclusion dans les deux cas : oui, les enseignants sont "mal payés". Et donc le titre de l'article est malheureux.
Ajoutons que, d'après l'INSEE, le SMIC a augmenté de 53% en quinze ans, l'indice des salaires mensuels de base dans le secteur privé (non agricole) de 40% et le point d'indice de la fonction publique... de 11%.

Enseignant reste un métier difficile, très dur pour les débutants, mais il y a certains clichés qu'il faut dépasser.
Le ministère de l’Education publie chaque année un bilan social des enseignants qui comprend un volet détaillant leur rémunération. Les principales informations qui ressortent du dernier en date sont que les profs français sont particulièrement mal payés et que les inégalités salariales sont importantes: 1.800 euros en moyenne pour les enseignants de moins de trente ans dans le primaire, 2.000 euros en moyenne avant trente ans et 2.500 tous âges confondus dans le second degré (mais 3.500 euros en moyenne pour les agrégés). Le tout pour un bac +4, ou +5 depuis 2008.

Il faudrait préciser que les salaires réels sont supérieurs aux salaires statutaires parce que de nombreux enseignants, dans le secondaire, effectuent des heures supplémentaires précisément parce que les salaires statutaires sont de plus en plus faible (baisse du pouvoir d'achat de 13,4% en quinze ans). Certains enseignants renoncent même à une partie de leurs vacances pour boucler leurs fins de mois avec l'école ouverte.

Rien de nouveau en fait, mais toujours le même genre de réactions: enseignant est un métier mal payé et mal considéré, pauvres profs, etc. Certains allant jusqu’à dire qu’il fallait arrêter de cracher sur les profs. Cette étude appelle pourtant quelques remarques.
Intellos moins précaires
D’abord, oui, cela vaut le coup de bien payer les enseignants. Les comparaisons internationales montrent que les pays qui paient mieux leurs professeurs et où ceux ci jouissent d’une plus grande considération (comme la Finlande) enregistrent en moyenne une meilleure réussite scolaire.

Da fait la moyenne des rémunérations des enseignants entre 2000 et 2010 a augmenté de 20% dans l'OCDE quand elle a baissé de 8% en France (voir ce message )

Mais nous savons aussi que, là où ils sont particulièrement mieux payés qu’en France, comme en Allemagne, ils n’exercent pas leur métier dans des conditions similaires: davantage d’heures de cours, obligation d’enseigner deux disciplines, plus de temps de présence dans l’établissement et pas de droit de grève.

Pas d'affectation dans une académie déficitaire en Allemagne, une paie bien plus supérieure (+88% au collège) que ne l'est le nombre d'heures d'enseignement (+17%). Ajoutons que de nombreux enseignants en France enseignent plusieurs disciplines...

Ensuite, dire que les jeunes profs sont particulièrement mal payés, c’est oublier que les jeunes en France sont mal payés en général! Quand ils ne travaillent pas tout simplement pour presque rien pendant une ou deux années de stages, la situation de ceux-ci dans les entreprises est souvent précaire, le CDD restant une spécialité du jeune.

C'est de plus en vrai, effectivement. Mais il faudrait des statistiques pour comparer précisément.
Et le chiffre fourni ci-dessus montre que les perspectives salariales ne sont pas les mêmes pour la suite de la carrière.

Et combien gagne un avocat débutant, un assistant dans une maison d’édition, un collaborateur spécialisé dans une radio publique? Moins de 2.000 euros net, la sécurité de l’emploi en moins.

Une précarité que de nombreux diplômés préfèrent néanmoins à l'affectation lointaine dans une académie déficitaire et dans un établissement difficile. De ce point de vue la "sécurité" de l'emploi des enseignants est assez relative.

Ces galériens de l'emploi contemporain portent un nom depuis 2001: les intellos précaires —c’était le titre d’un livre de Marine et Anne Rambach. Comparons justement le métier d’enseignant à un autre métier plein de jeunes et de moins jeunes, précaires ou pas, avec le même niveau d’études et choisissons le totalement au hasard. Allez, journaliste. On peut trouver plein de données dans cet article de 2012:
«Un étudiant d’une école de journalisme reconnue, comme l’Ecole de journalisme de Sciences Po, peut obtenir 2.160 euros bruts par mois, quand un étudiant d’une formation non reconnue par la profession des journalistes reçoit, lors de sa première année, 1.757 euros bruts.»

C'est bien peu effectivement.

On parle de salaires bruts, et non nets comme pour les enseignants. 1.757 euros bruts, ça ne fait pas rêver non plus. Certes, les journalistes en CDI qui travaillent dans des «vieilles» rédactions ont presque autant de vacances que les profs (plus de dix semaines au Monde, à Libération, à L’Equipe, neuf à Europe 1, pour ne citer que quelques exemples) mais le secteur est instable, voire en crise sévère pour la presse écrite traditionnelle.

C'est vrai.

Enfin, une troisième remarque: ce qui frappe quand on regarde le salaire des profs, c’est le grand écart entre les âges et les types d’enseignements (et bien sûr les sexes). Par exemple, un prof de prépa, avec 5.800 euros nets par mois, fait carrément partie de la classe aisée, voire riche.

Bien sûr, mais les professeurs en classe préparatoire ne représentent qu'une infime minorité des enseignants (moins d'1%) et surtout ils n'enseignent pas dans le secondaire.

Démagogie ambivalente
Il y a toujours une forme de démagogie ambivalente à plaindre les enseignants.

On pourrait affirmer exactement l'inverse : il y a beaucoup de démagogie ambiante à dénigrer les enseignants, comme on peut le constater dans la sphère médiatique. Il est vrai que la perception du métier a changé ces derniers temps, comme si la société prenait enfin acte de la dégradation du métier (publics difficiles, affectation lointaine, salaires de moins en moins valorisants et un statut dégradé cette année).

Car finalement, le message qui passe c'est que prof est vraiment un métier pourri.

De plus en plus ingrat, peut-être.

Alors oui, des études, comme celle publiée par le site Jobintree et reprise par de nombreux médias, nous disent qu’au palmarès des métiers dont personne ne veut, ce sont les profs qui gagnent. Mais ces classements, celui-là ou d’autres, sont essentiellement réalisés par des sites de recherche d’emploi pour faire parler d’eux.
Et les résultats qu’ils donnent sont peut-être justes d’après les informations obtenues auprès des gens qui utilisent ces sites, mais tout de même farfelus si on y réfléchit avec un peu de bon sens: d’après Jobintree, les trois métiers les plus désirables sont conducteur de train, webdesigner et… gardien d’immeuble.

De fait cette enquête ne veut pas dire grand chose en effet. Mais en revanche les chiffres des concours sont éloquents sur la crise des vocations.

Enfin, je ne suis pas certaine que les individus qui exercent le métier d'enseignant aient tellement mauvaise réputation. Essayez de dire que vous êtes journaliste à un dîner, vous verrez que la défiance envers les médias est une réalité qu’on peut se prendre personnellement dans la figure.

De fait les différentes enquêtes (voir dans cette section du forum) témoignent plutôt d'une certaine reconnaissance envers les enseignants en général, qu'on peut constater en rencontrant les parents.

En revanche, prof est perçu comme un métier dur et peu gratifiant, mais courageux. Pourtant, ce qu'on devrait trouver héroïque, c’est aussi de faire un bébé quand on est avocate (d’après le blog Moms à la barre, 71% des avocates estiment avoir été confrontées à des difficultés durant leur grossesse), de chercher à louer un appartement quand on est pigiste, d'avoir besoin de souscrire à un emprunt quand on est en CDD.

C'est vrai mais les professeurs affectés dans des académies lointaines en début de carrière connaissent également des difficultés pour leur vie intime/familiale.

Reste qu’il est indéniable qu’aujourd’hui les concours de l’enseignement ne font pas le plein: il manque cette année 799 postes sur 1.592 au Capes de mathématiques. On s’attend aussi à une pénurie de profs d’anglais, d’arts plastiques, de lettres, et l’Education nationale peine aussi à recruter dans le premier degré.

Disons que le marché parle de lui-même, d'autant que les concours de l'enseignement sanctionnent la fin des études (au contraire des autres concours), avec donc un risque d'échec dont les conséquences sont plus problématiques.

Une vie équilibrée
La profession n’est pas attractive et pourtant… la carrière d’enseignant est parfois choisie après une première vie professionnelle. Parce que, même quand on est surdiplômé, le rythme de vie des super-cadres, les horaires élastiques du précariat et la disponibilité permanente qu’exigent certains métiers peuvent légitimement faire considérer la profession enseignante comme davantage compatible avec une vie équilibrée.

C'est davantage valable pour les enseignants du primaire, qui ne sont pas affectés dans une académie déficitaire, mais qui en revanche sont moins bien payés et ont des obligations de service supérieures.
Par ailleurs est-il vraiment pertinent de comparer les centaines de milliers d'enseignants à des "super-cadres" ?

C’est le choix qu’a fait Marie, cadre dans une grande boite lyonnaise, devenue professeure des écoles (institutrice) à trente ans:
«Pour ne plus rentrer chez moi à 21h, pour pouvoir voir mes enfants. Finalement, je ne suis pas aussi disponible que je ne l’aurais pensé, et je ramène beaucoup de travail à la maison, mais c’est plus tenable.

Un constat assez honnête. Disons que la charge de travail peut être répartie plus librement : c'est effectivement un des grands intérêts de ce métier.

Et mon métier a du sens, j’ai le sentiment d’être utile.»

La plupart des métiers sont utiles d'une façon ou d'une autre, on peut et on doit le répéter.

Cela peut paraître angélique, mais il existe des enseignants qui font ce métier parce qu’ils y croient tout simplement; on ne sait pas s’ils sont majoritaires, mais ils existent. D’ailleurs, certains d’entre eux ont récemment pris la plume pour en parler, comme Dominique Deconincq, qui parle du bonheur d’être instit', ou Christophe Desmurger, qui tire des réflexions vraiment passionnantes de son métier de professeur des écoles dans son très joli roman Des plumes et du goudron. Dominique Resch, prof de français dans les quartiers nord de Marseille, a publié plusieurs ouvrages très optimistes: son dernier livre s’intitule carrément Mes élèves sont formidables.

On peut parfaitement aimer ce métier sans verser dans l'optimisme béat. D'une certaine manière l'esprit critique témoigne même d'une lucidité et d'une exigence pour une école que l'on veut aimer.

Ces gens aiment leur métier et ils ont trouvé le temps d’écrire un livre! Ils ne sont pas les seuls. Arrêtons de dire que prof est un des pires jobs de France. Cela reste un métier difficile, dur pour les débutants; mais c’est aussi un cliché qu’il faut dépasser.

Mais dépasser le début de carrière, c'est précisément le plus difficile ! :rirej

Enfin, pour arrêter de plaindre les profs, il reste un élément sur lequel les enseignants sont méga-imbattables: leurs enfants bénéficient en moyenne d’une bien meilleure réussite scolaire. C’est un exemple qui vaut ce qu’il vaut, mais un polytechnicien sur deux a un parent enseignant. En 2012, une chercheuse, Annie Lasne, a même soutenu une thèse intitulée «La singulière réussite des enfants d’enseignants». Donc, au moins au rayon éducatif, prof, ça paye.

Parce que les enseignants savent ce qu'il faut faire pour apprendre et donner le goût du travail : on devrait les écouter plus souvent au lieu de leur imposer idéologies sur idéologies.
Mais c'est précisément cette meilleure réussite qui leur vaut - avec le corporatisme supposé des enseignants - leur perpétuel dénigrement médiatique.

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22 Mai 2014 12:58 #10617 par Loys
"Universités: le prix du mépris" (Libération)
Dans "Libération" du 22/05/14 : "Universités: le prix du mépris" .

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05 Jui 2014 13:58 #10777 par Shane_Fenton
"2 470 euros par mois (sur douze mois) : salaire moyen net de l'enseignant français" (VousNousIls)

Loys dit: Dans "VousNousIls" du 07/05/14 : "2 470 euros par mois (sur douze mois) : salaire moyen net de l'enseignant français" .

Pour ma part, dans l'école d'ingé privée où j'enseigne, je dois gagner aux alentours de 2000 nets. Et encore, c'est parce que notre directeur général a consenti à nous augmenter (une première depuis 5 ans que je suis dans la maison) en fonction du taux d'inflation.

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05 Jui 2014 17:40 #10780 par Desbois
Le salaire des enseignants
J'aimerais bien savoir d'où sortent ces avalanches de chiffres...
Bien que prof de maths, je n'ai aucun appétence pour les chiffres du quotidien...
Juste une remarque personnelle : on cite le salaire mensuel net moyen d'un agrégé à 3500 euros. Ah bon ? Je suis au 9e échelon et je gagne moins de 3000 euros par mois sans les heures supplémentaires. C'est sûr que sans elles j'aurais du mal à garder un niveau de vie décent avec ma petite famille, et je ne vis pas à Paris... J'aimerais bien savoir qui sont ces agrégés qui font monter la moyenne de façon aussi brutale !!

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05 Jui 2014 20:02 - 07 Jui 2014 10:58 #10784 par Loys
Le salaire des enseignants

Desbois dit: J'aimerais bien savoir d'où sortent ces avalanches de chiffres...
Bien que prof de maths, je n'ai aucun appétence pour les chiffres du quotidien...
Juste une remarque personnelle : on cite le salaire mensuel net moyen d'un agrégé à 3500 euros. Ah bon ? Je suis au 9e échelon et je gagne moins de 3000 euros par mois sans les heures supplémentaires.

Cette moyenne ne correspond pas au salaire statutaire et inclut les primes (8 500€ brut pour les agrégés en moyenne, soit pas loin de 700€ par mois).
Pour l'origine des chiffres, voir le tableau plus haut : www.laviemoderne.net/forum/etre-enseigna...nants?start=20#10399
Le MEN ne communique plus en salaire statutaire, mais en salaire réel (en incluant les primes, indemnités, heures supplémentaires).

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28 Aoû 2014 01:15 - 28 Aoû 2014 01:25 #11478 par Loys
"Les profs sont-ils sous-payés ?" (Alternatives économiques)
Dans "Alternatives économiques" du 26/08/14 : "Les profs sont-ils sous-payés ?"

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28 Aoû 2014 01:25 - 28 Aoû 2014 01:30 #11479 par Loys
"Les profs sont-ils sous-payés ?" (Alternatives économiques)
A confronter : www.laviemoderne.net/forum/etre-enseigna...nants?start=20#10529

Catherine Moisan dit: Mais si l'on s'intéresse à la car­rière d'un pro­fes­seur fran­çais par rap­port à un pro­fes­seur danois par exemple, on constate que l'écart se situe en début de carrière.

C'est vrai que 28 100€ et 70 100€ c'est à peu près pareil. :fur

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06 Sep 2014 16:29 #11611 par Loys
"Un enseignant a un salaire de 37% inférieur à celui d'un cadre du privé" (VousNousIls)

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09 Sep 2014 19:16 - 22 Oct 2014 22:28 #11645 par Loys
"Les professeurs des écoles français sont sous-payés, selon l'OCDE" (Le Monde)
Dans "Le Monde" du 09/09/14 : "Les professeurs des écoles français sont sous-payés, selon l'OCDE"

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Nos graphiques d'après RSE 2014 :

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09 Sep 2014 19:23 - 09 Sep 2014 19:43 #11646 par Loys
"Les professeurs des écoles français sont sous-payés, selon l'OCDE" (Le Monde)

Dix euros de plus ou de moins. Sa feuille de paye n'est jamais tout à fait la même. Pourtant, le montant affiché reste toujours sous la barre des 2 100 euros. Comme bloqué. « Après douze ans de métier, ce n'est pas beaucoup… », regrette Régis Forgione, professeur des écoles à Freyming-Merlebach (Moselle).

Effectivement c'est déshonorant pour la France.

Sa passion et son engagement n'y changent rien. Les innovations numériques qu'il met en place dans sa classe non plus.

:mrgreen:

En France, on croyait le salaire des enseignants proportionnel à leur ancienneté. Il est aussi proportionnel… à l'âge des élèves. L'OCDE, dans son panorama annuel, Regards sur l'éducation, paru mardi 9 septembre, a mis au jour cette loi étrange qui veut qu'un maître du primaire gagne 30 % de moins qu'un professeur de lycée.
« Pour la première fois, nous avons pu disposer des documents pour établir nos statistiques sur le salaire réel des professeurs, c'est-à-dire la somme inscrite au bas des feuilles de paye, indique Eric Charbonnier, expert à l'OCDE.

L'OCDE procède donc comme le MEN (voir plus haut dans ce fil) en ne se référant plus au salaire statutaire, qui seul permet pourtant d'établir des comparaisons entre les obligations de service et les rémunérations.

Depuis des années, nous sommes conscients que les salaires “statutaires” théoriques que nous utilisions précédemment dans nos statistiques masquaient un écart conséquent entre le revenu réel du professeur des écoles et celui du professeur de lycée. Seule la prise en compte des heures supplémentaires et des primes permet une comparaison plus fine. »

Et pour cause les salaires statutaires des professeurs n'augmentant presque plus en France (contrairement à la plupart des pays de l'OCDE), ils ont eu de plus en plus recours aux heures supplémentaires.

Lorsque l'organisation internationale s'arrêtait à une comparaison des barèmes, l'écart entre ces deux niveaux d'enseignement n'était en effet que de 10 %.

Preuve que les salaires statutaires étaient assez proches.

Cette fois, l'organisme international, qui s'appuie sur des données de 2012, a introduit dans son calcul les primes perçues pour le logement, la prime de suivi et d'orientation des élèves (ISOE), les heures supplémentaires, en intégrant le salaire des agrégés, autrefois exclus.

Les heures supplémentaires constitue un apport complémentaire par rapport à un salaire statutaire faible. On ne s'étonne pas que quelqu'un gagne plus quand il travaille plus. En revanche on peut déplorer que les enseignants soient condamnés à travailler davantage, le législateur ayant défini des maxima horaires en 1950 pour exercer le métier dans de bonnes conditions.

Or, dans le primaire, les heures supplémentaires sont très rares, quand dans le second degré elles concernent plus de la moitié des enseignants et permettent de majorer de façon importante le traitement des fonctionnaires, surtout en lycée.

CQFD

Ainsi calculé, le salaire moyen net mensuel d'un professeur des écoles est de 2 596 euros ; celui d'un professeur de lycée, de 3 389 euros (quel que soit l'âge de l'enseignant).
Voilà qui va mériter vérification car à mi-carrière au lycée je suis loin d'atteindre cette moyenne. :P

Cette différence puise ses racines dans le passé. « Sous Jules Ferry, un professeur de collège gagnait trois fois plus qu'un instituteur en début de carrière, et deux fois plus en fin de carrière. Un agrégé huit fois plus en début de carrière, et six fois plus en fin de carrière que le maître d'école », rappelle l'historien Claude Lelièvre.

Non puisque le salaire statutaire des PE a été aligné sur celui des professeurs certifiés. La différence étant que les certifiés peuvent, pour partie, bénéficier de primes et faire des heures supplémentaires. Ajoutons que les PE ont perdu le bénéfice en revanche du logement.
Pas d'explication psychologique, donc...
Mais peut-être en revanche une volonté d'empêcher un rattrapage généralisé des salaires, en opposant les enseignants français les uns aux autres.

Lionel Jospin avait tenté de combler le fossé en 1989 alors qu'il était ministre de l'éducation. En transformant les instituteurs en professeurs des écoles, il a permis un pas en ce sens. Mais, aujourd'hui, la différence réside dans les compléments de salaire. Poursuivant dans la même direction, Vincent Peillon a, lors de son passage Rue de Grenelle, octroyé aux 323 000 maîtres d'école une prime à hauteur d'un tiers du montant de la prime second degré. Pas suffisant pour rééquilibrer les deux visages du métier d'enseignant.
Cette nouvelle manière qu'a l'OCDE d'ausculter le salaire des profs déplace quand même l'enseignant français dans la grille des comparaisons internationales.

Quelle bonne nouvelle ! En travaillant plus, l'enseignant français rattrape les autres.

Auparavant, tous les enseignants français semblaient très mal payés.

Heureusement ce n'est plus qu'un mauvais souvenir. :mrgreen:

Cette fois, les calculs montrent que « le salaire moyen des professeurs des écoles français est de 17 % inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE alors que celui des professeurs de collège se situe 3 % en dessous et celui des professeurs de lycée 2 % en dessous de cette moyenne », relève Eric Charbonnier.

Un tableau s'impose.

L'instituteur hexagonal reste donc sous-payé quand le professeur de lycée gagne comme ses voisins.

Quels voisins exactement ?

Son salaire se situe en effet dans la moyenne des 34 pays de l'OCDE. Il gagne néanmoins 14 % de moins que l'enseignant finlandais ou américain, 28 % qu'un Néerlandais et pire : 54 % de moins que son voisin allemand…

Ah... pas le voisin allemand. :rirej

« CELA NE M'EMPÊCHE PAS D'AIMER MON MÉTIER »
Régis Forgione, dont l'école jouxte la frontière, est conscient que, de l'autre côté du Rhin, un professeur des écoles avec la même ancienneté que lui gagne bien plus. « Ces comparaisons ne m'empêchent pas d'aimer mon métier », remarque ce passionné, « mais elles peuvent en dissuader quelques-uns de passer les concours », estime-t-il. D'autant qu'il faut désormais un niveau bac + 5 pour être enseignant, en primaire ou dans le secondaire.

La crise de recrutement concerne davantage le secondaire, bizarrement.

Poussant plus loin l'analyse, l'OCDE a comparé le salaire enseignant avec ce que ces diplômés gagneraient s'ils avaient opté pour une autre carrière. L'instituteur est encore le grand perdant. En France, il gagne 72 % de ce qu'il pourrait escompter avec son niveau de diplôme s'il travaillait ailleurs que dans l'éducation nationale. Au collège, un professeur français gagne 86 % du salaire de ses camarades d'université. Et au lycée, 95 %.

Bref ils sont toujours perdants...

On aurait tort de se réjouir que moins payer les enseignants permet d'économiser de l'argent public. Sans corréler directement les deux indicateurs, l'organisation internationale note que « les systèmes performants sont aussi ceux qui offrent des salaires élevés à leurs enseignants, surtout dans les pays au niveau de vie élevé ».

Voilà...

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11 Oct 2014 15:56 #12001 par Loys
"Juppé: les professeurs "sous-payés", veut augmenter salaire et temps de travail" (Les Echos)
Dans "Les Echos" du 11/10/14 : "Juppé: les professeurs "sous-payés", veut augmenter salaire et temps de travail"

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15 Oct 2014 15:12 - 22 Oct 2014 22:29 #12044 par Loys
"Commencer ce travail de revalorisation des rémunérations"
Bonne nouvelle :

NVB dit: On a pris l'engagement dans ce gouvernement de commencer ce travail de revalorisation des rémunérations qui n'arrive pas à son terme, c'est-à-dire que - dès que nous aurons les moyens d'aller plus loin - nous irons plus loin.

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21 Oct 2014 17:49 - 21 Oct 2014 18:05 #12096 par Loys
"Enseignants : évolution du pouvoir d'achat d'un certifié entre 1996 et 2014" (VousNousIls)
Dans "VousNousIls" du 21/10/14 : "Enseignants : évolution du pouvoir d'achat d'un certifié entre 1996 et 2014"

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26 Oct 2014 23:48 #12161 par Loys
"Un collège «défavorisé» de New York paie ses profs 8.200 euros par mois et voit les résultats" (Slate)

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28 Oct 2014 23:50 #12190 par Loys
"NVB : Les profs "ne sont pas d'abord attirés par l'argent, sinon ils ne feraient pas enseignants"" (VousNousIls)
Dans "VousNousIls" du 28/10/14 : "Les profs "ne sont pas d'abord attirés par l'argent, sinon ils ne feraient pas enseignants" (Vallaud-Belkacem)"

Et pour aug­men­ter l'attractivité dans ces aca­dé­mies en dif­fi­culté, NVB a d'abord rap­pelé que le minis­tère allait "aug­men­ter l'indem­nité liée au fait d'être en éduca­tion prio­ri­taire", dans le cadre de la réforme. "On va la dou­bler", a-t-elle affirmé, avant de se reprendre, "on l'augmente de 50 %".
Mais "il n'y a pas que l'indem­nité", a sou­li­gné la ministre. "Les ensei­gnants, ce n'est pas d'abord l'argent qui les attire, sinon ils ne feraient pas ensei­gnants, entre nous", a-t-elle souri, évoquant la for­ma­tion sup­plé­men­taire et la décharge horaire réser­vées aux ensei­gnants d'éducation prioritaire.
Rémunération des pro­fes­seurs des écoles
Concernant jus­te­ment le salaire des ensei­gnants, la ministre a reconnu que les pro­fes­seurs des écoles en France étaient "sous-payés". "Le gou­ver­ne­ment auquel j'appartiens fait des efforts pour les aug­men­ter", a-t-elle indi­qué, rap­pe­lant l'indemnité de 400 € accor­dée aux ensei­gnants du pri­maire. "Ce n'est pas grand-chose mais c'est tou­jours mieux que rien !", a-t-elle sou­li­gné. "Ces 400 €, dès que nous aurons l'occasion de les aug­men­ter un peu plus nous le ferons", a-t-elle pro­mis, ne se mon­trant pas défa­vo­rable à un ali­gne­ment des salaires des ensei­gnants du pri­maire avec ceux des pro­fes­seurs du secon­daire. "Je pense que ça exige tout autant de pro­fes­sion­na­lisme, de com­pé­tences, d'apprendre à des enfants de 6 ans que d'apprendre à des enfants de 15 ans".
Répondant à une ques­tion du chro­ni­queur Aymeric Caron, qui lui deman­dait pour­quoi elle ne le fai­sait pas, la ministre a expli­qué ne pas pra­ti­quer "la mul­ti­pli­ca­tion des petits pains", mais a répété que, "dès lors que les finances publiques nous le per­met­tront, l'idée c'est d'augmenter l'effort" fait pour le pre­mier degré.

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14 Nov 2014 17:57 - 17 Nov 2014 13:01 #12403 par Loys
Le milliard des enseignants

Najat Vallaud-Belkacem dit: On a amélioré la condition d'exercice des personnels avec plus d'un milliard d'euros en plus pour les personnels.

:scratch:


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www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...515496715877339.aspx

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17 Nov 2014 12:02 #12417 par EMITSIKA
Le milliard des enseignants
Voici ce que propose le ministre grec pour la rémunération des enseignants :
www.express.be/business/fr/economy/le-mi...evolement/209150.htm

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06 Déc 2014 17:37 #12638 par fleglinel
"Juppé: les professeurs "sous-payés", veut augmenter salaire et temps de travail" (Les Echos)
Plus présents dans les établissements ? Je veux bien mais vu que j'y suis déjà du matin 8h30 au soir 17h45 (sauf le mercredi où je n'y suis que 4h) du lundi au jeudi, je ne vois pas quand y rester plus ? La nuit peut-être.

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04 Jan 2015 22:21 - 04 Jan 2015 22:21 #12826 par Loys
"Politique salariale : Deux poids , deux mesures ?" (Café pédagogique)
:xx:
Dans le "Café" du 3/01/141 : "Politique salariale : Deux poids , deux mesures ?"

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05 Jan 2015 18:28 - 05 Jan 2015 18:49 #12837 par Loys
"Non, la prime des recteurs n’est pas un scandale" (Le Mammouthologue)
Certains trouvent cette augmentation bien normale : sur le "Mammouthologue" de Marie-Caroline Missir (L'Express), "Non, la prime des recteurs n’est pas un scandale". (5/01/15)

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05 Jan 2015 18:47 - 05 Jan 2015 18:49 #12838 par Loys
"Non, la prime des recteurs n’est pas un scandale" (Le Mammouthologue)

Scandale, tollé, hystérie sur les réseaux sociaux: la prime versée aux recteurs en cette fin d’année a suscité la première polémique de l’année.

Il faut avouer que la profession est un peu à cran depuis quinze ans (voir le reste de ce fil).

Le code a changé
Depuis une dizaine d’années la fonction de recteur a considérablement évolué: le recteur est à l’interface entre l’Etat et les collectivités territoriales qui assument une part croissante de l’offre éducative. Depuis la Loi organique relative aux lois de finances (la Lolf), ils gèrent des budgets considérables, sont soumis à des impératifs de performance et administrent des volumes de personnels numériquement comparables à plusieurs villes (l’académie de Versailles c’est 10% de la population scolaire française). C’est eux qui sont en première ligne pour le « dialogue de gestion », c’est à dire la négociation annuelle sur le nombre de postes qui leur sont attribués. Sans compter la responsabilité des universités.

Tout ceci est sans doute très vrai mais on ne peut pas dire que les conditions d'enseignement se soient améliorées pour les enseignants depuis quinze ans (nombre de classes, nombre d'élèves par classe, incivilités, gestion déconcentrée des mutations etc.).

Enfin, politiquement, ils sont des fusibles commodes en cas de difficultés et peuvent « sauter » tous les mercredis en conseil des ministres.

Certes, mais ce n'est pas comme s'ils risquaient de se retrouver au chômage...

Ces nouveaux paramètres de la fonction ont conduit le ministère a changé, en 2010 toujours, les conditions de recrutement de ces haut fonctionnaires. Jusqu’alors réservé aux titulaires d’une habilitation à diriger des recherches, le plus haut grade universitaire, le vivier est désormais ouvert, à hauteur de 20%, à des personnels ayant exercé au moins trois ans dans l’administration (secrétaire général de ministère ou de directeur d’administration centrale par exemple).

Encore une preuve que l'école devient un peu plus technocratique.

Au même moment, le ministère lance une mission « hauts potentiels », confiée à l’universitaire Pierre Grégory. L’objectif est d’identifier des profils montants, les managers de l’Education de demain.

L'école serait-elle une entreprise nécessitant des managers ? Cf La Barbarie douce.
Les recteurs sont surtout devenus des relais ministériels (cf l'affaire des tweets assez significative).

Ces trois éléments réunis: une prime, de nouvelles conditions de recrutement, et un super chasseur de têtes au ministère sont significatifs de la crise que traverse la fonction. Si je résume, difficile aujourd’hui d’attirer les talents de demain sur ce poste.

On peut en dire autant de l'ensemble de la profession enseignante, malheureusement.

Pour preuve, le ministère se heurte à un problème de rajeunissement et de féminisation de la fonction (11 femmes pour 19 hommes).

Idem. Rappelons que ce constat sociologique (qu'on ne peut que déplorer) avait valu une volée de bois vert à Antoine Compagnon quand il évoquait la profession enseignante.

Le sujet est pourtant crucial: les évolutions concrètes de l’Education nationale ne se jouent pas au ministère mais dans les rectorats et dans les collectivités.

Je suis loin d'en être convaincu, malheureusement ou heureusement.

La qualité du management public qui s’exerce à ce niveau est un indicateur indispensable de la qualité de l’éducation dispensée dans nos territoires. Faire venir les meilleurs en réévaluant la fonction et ses conditions d’exercice, n’est peut-être pas très heureux en terme de communication, mais c’est un tournant indispensable.

L'OCDE a surtout indiqué qu'une revalorisation de la profession était bien plus susceptible d'améliorer l'école.

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21 Jan 2015 00:06 - 21 Jan 2015 00:06 #12947 par Loys
"Salaire en baisse en janvier" (Café pédagogique)
www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...572475462219893.aspx

Salaire en baisse en janvier
L'augmentation du prélèvement pension civile, qui passe de 9,14 à 9,54% du traitement brut, va impacter le salaire net des enseignants dès le moi de janvier. Selon le Snuipp, une enseignante à l'échelon 3 perdra 96 € par an. Pour une enseignante en hors classe la baisse sera de 167 €. Du fait du gel du point fonction publique, le niveau de vie des enseignants diminue régulièrement. On en arrive à une baisse du salaire net. Difficile de parler aux enseignant après cela de "la priorité à l'éducation" ...

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21 Jan 2015 04:29 #12948 par JCP
"Salaire en baisse en janvier" (Café pédagogique)
Allons, allons, faisons fi de ces vétilles...
Najat Vallaud-Belkacem n'a-t-elle pas déclaré avec un sourire charmant qu'on ne devient pas prof pour le salaire ?
Nos missions éducatives sont d'une telle noblesse que nous ne saurions nous arrêter à de viles considérations pécuniaires.
Un peu de tenue, Loys, je vous prie... ;-)

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22 Jan 2015 15:54 - 22 Jan 2015 15:55 #12967 par Loys
Salaires comparés
Mise en forme des chiffres de RSE 2014 :

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