Le "prédicat" etc.

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28 Fév 2017 13:31 - 28 Fév 2017 14:40 #18477 par Loys
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Dans "Télérama", cette interrogation post-moderne et branchée :

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12 Mar 2017 01:49 #18571 par Loys
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Sur le blog "Questions de classe" du 6/03/17 : "Le prédicat noie le poisson… les profs et les élèves avec"

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27 Avr 2017 18:49 - 27 Avr 2017 18:49 #18806 par Loys
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13 Sep 2017 09:11 - 13 Sep 2017 21:08 #19612 par Loys
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Sur "Europe 1" du 13/09/17 : "Education : Blanquer annonce une série de bouleversements dans les enseignements"

En grammaire, pour ceux qui avaient fait le deuil du complément d'objet indirect, remplacé par le terme barbare de "prédicat", dont on avait tant parlé l'an dernier, qu’ils se rassurent : il n'existe déjà presque plus. Jean-Michel Blanquer veut en finir avec cette "notion inutilement complexe".

A noter (à la suite d'un article de "L'Express" par Amandine Hirou) que certains nient encore que le prédicat ait disparu des programmes de primaire :

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13 Déc 2017 23:27 #20199 par Loys
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20 Déc 2017 18:33 #20254 par Loys
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06 Jan 2018 16:58 - 08 Jan 2018 22:08 #20303 par Loys

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29 Avr 2018 17:42 - 29 Avr 2018 19:12 #20895 par Loys
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chouetteleniveaubaisse.tumblr.com/post/1...-surle-pr%C3%A9dicat


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Quelques remarques s'imposent.

Sans le prédicat, le verbe désigne à la fois une classe de mot et une fonction. Cet état de fait est clairement porteur de confusion. Désormais le verbe désigne uniquement une classe (au même titre que nom, adjectif, etc.) et prédicat est la fonction - non pas du verbe, comme on l’entend souvent - mais du verbe et de ses éventuels compléments (COD, COI, attribut du sujet et complément adverbial).

Voilà qui est problématique. On prétend distinguer classe grammaticale et fonction, mais de groupes qui ne sont pas les mêmes : tantôt le verbe, tantôt le verbe et ses "compléments" !

Autre problème, plus grave encore : l'attribut du sujet, comme l'indique son nom, n'est pas un complément du verbe. C'est même parce qu'il ne l'est pas que la notion de prédicat est problématique, puisque ne permettant pas de distinguer attribut du sujet et compléments du verbe (et les accords qui en découlent par exemple). Pour M. Wautrelet, il suffit de supprimer l'objection en transformant - tout simplement - la fonction de l'attribut du sujet : il fallait y penser ! :P

2.2. Créer un marche-pied grammatical

L’étude du prédicat en classe complète une démarche d’analyse jusque-là incomplète. Désormais on décompose la phrase de base en 2 ou 3 parties : sujet-prédicat(+complément de phrase). Ensuite, on peut se lancer dans l’analyse des fonctions au sein de chacune de ces 3 fonctions de base.

Dans les programmes français, le "ensuite" repousse à partir de la 5e ce qui était vu à partir du CE2 jusqu'en 2015 (et ajoutant que le COD n'est même pas retenu dans la terminologie des programmes de collège, dont il devait disparaître dans les premières versions des programmes !).

Pas de "progressivité" plus pédagogique ici, mais bel et bien un renoncement pédagogique.

1. Le terme “complément de phrase” est à comprendre comme étant le complément de la phrase…de base. Ce que les programmes belges ont par ailleurs bien compris en appelant cette fonction “complément circonstanciel de l’ensemble Gnsujet+GV”. Signalons malgré tout que cette terminologie belge – pourtant intelligente – n’est hélas pas du tout appliquée dans le quotidien des classes.

C'est assez logique : cette distinction absurde (le mot "phrase" aurait deux sens grammaticaux) est tout sauf pédagogique...

Les règles mécanistes de suppression-déplacement sont non seulement éloignées de la réflexion par le sens mais de plus elles ne sont pas vraiment fonctionnelles : dans "Il a beaucoup aimé le livre", on ne peut déplacer "beaucoup" mais on peut le supprimer : complément de phrase ou complément circonstanciel ? Autre exemple donné plus haut dans le Bescherelle 1992 : dans "À ses pieds d'énormes vagues viennent se briser", "à ses pieds" fait partie du prédicat mais peut se déplacer et se supprimer...

2. En grammaire, comme dans d’autres domaines, on a tendance à confondre le mot et la chose ; on veut justifier les terminologies. Tout comme un déterminant ne détermine pas et comme un possessif n’exprime pas forcément un rapport de possession, il faut éviter de justifier aux élèves la terminologie grammaticale. Les termes scolaires, avouons-le, ne vont pas dans ce sens : il aurait été intéressant de créer des néologismes afin de désigner les concepts grammaticaux, cela aurait été beaucoup plus simple!

Curieuse apologie d'une terminologie illogique. En l'occurrence, les "compléments d'objet" ou "attribut du sujet" sont des expressions abstraites mais limpides. Enfin, tant qu'on n'oublie pas que l'attribut du sujet ne complète pas le verbe ! ;)

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01 Juil 2018 13:29 #21127 par Loys
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www.lepoint.fr/education/programmes-je-n...018-2231811_3584.php

Extrait :

Souâd Ayada : Ne me demandez pas ce que cela veut dire ! Bien que difficilement compréhensibles, ces formulations étaient dans les programmes de français. Les professeursont dû les survoler sans comprendre leur sens à la première lecture. Sans parler de formules qui n'ont pas leur place, à mes yeux, dans des programmes scolaires de l'enseignement primaire : « posture d'auteur », « édition » des productions d'écrits…

Sans parler du fameux « prédicat », que vous avez décidé de supprimer pour revenir aux COD, COI...

Revenons sur le prédicat. C'est une notion qui vient de la logique, cette discipline qui analyse la langue et les raisonnements. Le prédicat, c'est une qualité attribuée à un sujet à l'aide d'une copule (le verbe être). Exemple : le ciel est bleu. Le sujet est « ciel », la copule « est », le prédicat « bleu ». Dès la logique d'Aristote, on a un lien très net entre la logique et la grammaire, jusqu'à la logique de Port-Royal, au XVIIe, où la notion de prédicat est présente.

Cette notion se retrouve dans la linguistique contemporaine, où elle possède plusieurs sens. Ce n'est pas le prédicat qui pose problème, la question est de savoir si une notion aussi complexe et technique a sa place dans une grammaire scolaire. Ni les élèves ni leurs professeurs n'ont à entrer dans ces subtilités linguistiques ; les élèves apprennent la grammaire pour bien écrire, bien parler et bien utiliser la langue. Ce ne sont pas des « observateurs » de la langue, contrairement à ce que laissent croire les programmes actuels. Ce sont des « usagers » de la langue, non des linguistes ! Tout comme les professeurs des écoles ne sont pas des théoriciens de la langue... Nous sommes revenus à une grammaire de phrase « classique » – au sens de ce qui doit s'enseigner dans les classes.

On ose reparler de grammaire – avant, on enseignait « l'observation réfléchie de la langue » –, même de « leçons de grammaire ».

Le prédicat n'était qu'un symptôme, celui de la confusion de la linguistique et de la grammaire. Nous avons souhaité parler simplement de « grammaire » et restituer au mot son sens : la grammaire n'est pas l'observation réfléchie de la langue, mais sa structure même.

Votre prédécesseur, le géographe Michel Lussault, tenait à cette notion de prédicat et n'a jamais cédé malgré la polémique.

Mon prédécesseur estimait qu'il fallait introduire dans l'enseignement ce qui relève de la recherche, des innovations qui, même dans l'enseignement supérieur, ne font pas l'unanimité. Moi, je crois que l'enseignement scolaire doit rester scolaire.

Nous n'avons pas la même conception de la grammaire. Pour mon prédécesseur, la grammaire, c'est quelque chose de négociable. Je ne pense pas que la grammaire soit négociable. La langue, c'est ce qui préexiste aux individus, c'est ce qui les structure. Il faut maîtriser la grammaire pour se sentir libre dans l'usage de la langue. C'est irresponsable de dire aux élèves qu'ils peuvent négocier l'orthographe, la grammaire… Je ne souscris pas à l'idée que l'élève construit ses savoirs.

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