Autorité et discipline à l'école

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04 Jan 2020 18:50 - 05 Jan 2020 11:15 #22609 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Autorité et discipline à l'école
Note d'information de la DEPP n°19.53 - décembre 2019 : "Résultats de la première enquête de climat scolaire auprès des personnels du second degré de l'Éducation nationale"

Vous pouvez commenter ici le billet du 4/01/2020 analysant cette note : "Globalement positif"

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26 Mar 2020 16:27 - 27 Mar 2020 17:28 #22768 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Autorité et discipline à l'école
La pandémie de 2020 et le confinement des familles aura permis d'éclairer certaines choses. Dans "Le Point" du 26/03/20 : www.lepoint.fr/education/peut-etre-que-m...020-2368924_3584.php





Suite le 27/03/20 : www.lepoint.fr/education/la-relation-ave...020-2369005_3584.php



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09 Jan 2021 10:05 - 09 Jan 2021 16:59 #23099 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Autorité et discipline à l'école
Docteur de l'Université de Bordeaux, Alain Garcia est sociologue, spécialiste des questions éducatives et conseiller principal d'éducation. Il a notamment publié Bulletins de notes et conseils de classe : des évaluations très scolaires (2015) et Le pouvoir des profs. Critique de l’éducation négative dans les collèges et lycées français (2019)

www.champsocial.com/auteur-garcia_alain,391.html



D'Alain Garcia, ce petit mémoire : d1wqtxts1xzle7.cloudfront.net/64970902/G...et_au_lycee_2020.pdf

Alain Garcia, Université de Bordeaux

L'autorité au collège (et au lycée)


Mots-clés : autorité éducative, autorité sous-traitée, autorité incertaine, autorité négative,
punition, sanction.

Résumé : Sur la base de nombreux entretiens et observations, cette recherche ethnographique menée dans cinq collèges et dans un lycée tente d’éclairer la notion d’autorité dans l’enseignement secondaire. Durant plusieurs mois, les pratiques de la classe et celles de la « vie scolaire » ont ainsi été analysées, comme l’ont été les registres de punitions. L’occurrence de ces punitions questionne, d’une part, l’adaptation de l’enseignement secondaire à l’hétérogénéité des élèves et, d’autre part, le type d’autorité dont disposent les professeurs. Faute de formation suffisante et de ressources collectives, ces derniers peuvent en effet banaliser les requêtes punitives, en en « déléguant » l’application à des intermédiaires. Figée et sous-traitée, l’autorité des professeurs demeurerait alors peu éducative.






La réflexion, sous son apparence très sérieuse, est assez confuse et orientée dans une seule direction : la critique des enseignants. Retenons à ce sujet une ou deux contradictions amusantes :

Qu’une punition soit adaptée ou non, ces derniers jouent en effet le rôle de « juge et partie » [...] Les deux extraits de rapports reproduits ici expriment une volonté d’externalisation punitive. Requérant en effet une sanction grave mais non explicitée, leurs auteurs sous-traitent au chef d’établissement la tâche ingrate de l’élaborer, puis de l’annoncer aux élèves.

S'ils externalisent le traitement disciplinaire, les professeurs ne font pas leur travail. S'ils l'assurent, ils sont juges et partie...

Sauf danger ou urgence, les intéressés évitent en revanche tout autre regard et toute réaction : de fait, leur autorité reste circonscrite à leurs salles de classe. Cette tendance à l’évitement ne traduit pas seulement des choix individuels. Dans les collèges et lycées français, l’emploi du temps des professeurs les confirment chaque jour comme prestataires, polarisés sur leurs cours et sans véritable « rayonnement éducatif » dans l’établissement. À de très rares exceptions près, les enseignants ayant une heure de « creux » restent d’ailleurs dans leur salle, ou se replient dans celle des professeurs. En aucune occasion, l’idée de converser dans la cour n’est envisagée : cette zone est en effet un espace commun, dans lequel les enseignants ne semblent vouloir exercer aucune autorité.

Au-delà de la vision d'enseignants "prestataires, polarisés sur leurs cours", "l'idée de converser dans la cour" reviendrait donc à leur faire assurer la discipline dans la cour...

On peut d’abord souligner que l’autorité exercée sur les jeunes a évolué dans le temps. Le passage de la puissance paternelle à l’autorité parentale a en effet fait émerger de nouveaux droits de l’enfant, et dépossédé les pères des larges droits de « chefs de famille ». Exerçant aujourd’hui une fonction incertaine, les intéressés voient leur autorité dénoncée en termes de carence (Naouri & Antier, 2008) ou, à l’inverse, contestée pour sa reconduction tacite (Merlin-Kajman, 2005) : quoiqu’il en soit, les parents actuels sont appelés à promouvoir la liberté de l’enfant et à refuser l’autorité conservatrice (Husser, 2012). [...] Obsédés par la crainte de perdre l’autorité (Nizet, Hienaux et al., 1984, p. 174), « habités par la peur d’être détrônés par les élèves » (Houssaye, 2007, p. 179), les enseignants requièrent l’intervention des membres de l’« administration » – eux-mêmes peu enclins à soutenir un ordre répressif.

Renoncement des parents d'un côté, renoncement des cadres dans l'institution de l'autre... Voilà qui a le mérite de la clarté.
* * *

Rappel : la thèse d'Alain Garcia.
tel.archives-ouvertes.fr/file/index/doci...on_et_discipline.pdf

Dans le "Café" du 10/09/2013 : "Collège : Ta communauté éducative fout le camp..."



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12 Mar 2021 14:18 #23259 par Loys

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04 Avr 2021 14:11 - 04 Avr 2021 14:14 #23305 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Autorité et discipline à l'école
Il se confirme que l'assassinat de Samuel Paty a aussi à voir avec l'autorité à l'école. Dans "Le Parisien" (abonnés) du 7/03/21 : www.leparisien.fr/faits-divers/assassina...-03-2021-8427494.php

C’est une réalité aussi cruelle que révoltante : Samuel Paty est mort décapité à cause d'un mensonge initial et dérisoire d'une collégienne de 13 ans.

Pourquoi les accusations gravissimes de la jeune fille n'ont-elles jamais été vérifiées par son père ? Pourquoi le père, au nom de ses mensonges, a-t-il été reçu, avec un islamiste, par la direction du collège ?

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