L'anti-"déclinisme" : Chroniques d'hier et d'aujourd'hui

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10 Mai 2018 10:54 #20942 par Loys
Sur l'anti-déclinisme, voir également l'argumentation fondée sur l'enquête PIAAC de l'OCDE concernant les adultes sur ce fil.

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10 Juil 2018 19:41 - 10 Juil 2018 19:44 #21168 par Loys
Dans "Le Monde", Pierre Merle nous rassure : il n'y a pas de baisse de niveau... puisqu'on ne peut pas mesurer le niveau ! :cheers:





On notera que ce "spécialiste des pratiques d’évaluation scolaire" fait comme si l'étude TIMSS n'existait pas !

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18 Sep 2018 07:45 - 18 Sep 2018 21:48 #21359 par Loys
A l'occasion de la sortie d'un ouvrage collectif (Benoît Falaize de l'INRP, Anne Anglès) se présentant comme "anti-décliniste" sur "France Culture" du 18/09/18 : www.franceculture.fr/emissions/linvite-d...ble-de-la-republique

Benoît Falaize dit: Est-ce que les choses vont mieux ? A mon avis, la question ne se pose pas comme ça. [...] Il y a des réussites absolument merveilleuses.


Un débat bizarrement porté sur les seuls publics des "territoires perdus" ou "vivants" de la République quand la dégradation des compétences touche tous les publics, à commencer par les élèves les moins portés par leur milieu. En réalité, rien dans ce débat ou presque sur les compétences scolaires à proprement parler...

www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/...706973525101475.aspx



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22 Sep 2018 15:35 #21368 par Loys

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18 Déc 2018 08:27 #21667 par Loys

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25 Avr 2019 06:54 - 04 Jui 2019 12:56 #21936 par Loys

Vous ne connaissez pas tous les noms des départements ? Vous vous reposez un peu trop sur votre correcteur orthographique ? Pas de panique, ça ne veut pas dire que l'intelligence de l'humanité a décliné. Tout tend même à prouver que nous sommes plus intelligents qu'avant.


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04 Jui 2019 11:25 - 04 Jui 2019 11:50 #22025 par Loys
Aucune référence aux indicateurs scolaires dans cette émission : "Idiocratie : la défaite de l’intelligence ?" sur "France Culture" du 16/05/19.

En même temps la culture scolaire est ainsi présentée :

Qu’est-ce que l’intelligence ? Comment la mesure-t-on ? Est-ce que l’intelligence est uniquement reliée aux capacités de mémorisation ?


Au cours de l'émission, à propos de "l'esprit critique" :

Nicolas Martin dit: Est-ce qu'effectivement aujourd'hui l'enseignement n'est plus le même ? Quand on dit "Mais oui hier les élèves étaient plus intelligents" parce qu'ils connaissaient toute la liste des départements, des chefs-lieux et des sous-préfectures, aujourd'hui toute cette information-là est accessible immédiatement via Internet, via tous les terminaux qui sont à notre disposition. En revanche, ce qu'il faut apprendre aujourd'hui, c'est à dire "Cette information-là, je la discrimine d'une autre parce que celle-là ne présente pas de garanties suffisantes pour être attestée ou attestable"


Au cours de l'émission, Olivier Houdé se réfère à la tête "bien faite" de Montaigne.

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27 Aoû 2019 21:51 #22208 par Loys
www.cahiers-pedagogiques.com/Tous-ensemb...re-Blanquer-Oui-mais

Philippe Watrelot dit: Le risque conservateur existe. C’est un discours qui existe bien sûr dans l’opinion, mais aussi dans les salles des profs. Face aux difficultés actuelles de l’école, la cause serait donc à chercher dans une école livrée aux « pédagogistes » et à leurs réformes. Il est tentant alors d’aller chercher de pseudo solutions dans le « bon vieux temps », celui d’une école qui a fait réussir ceux qui s’expriment. En oubliant que cette école fabriquait aussi de l’exclusion et surtout que ce n’est pas d’un excès de pédagogie dont souffre le système éducatif, mais plutôt d’une insuffisance.

"cette école fabriquait aussi de l’exclusion"... en 1987 ?

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29 Oct 2019 10:34 - 30 Oct 2019 13:50 #22402 par Loys
Sur le QI notamment, cet article des "Décodeurs" : www.laviemoderne.net/forum/nos-vies-digi...-digital/22401#22401

La baisse des capacité cognitives est relativisée, voire remise en cause (insuffisance des données, questionnement sur la pertinence de sa mesure) et en même temps expliquée par d'éventuels facteurs développementaux...

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30 Oct 2019 10:54 - 29 Nov 2019 16:34 #22409 par Loys
La moitié d'une classe d'âge obtenait le certificat d'études primaires à la fin des années 1930 (et que l'élite sociale dans les petits lycées se dispensait de le passer) : mais, un certain anti-"déclinisme" entend quelque peu réécrire l'histoire...

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On le voit : Lalélia Véron se contredit quelque peu en reconnaissant que "seulement" 50% d'une classe d'âge obtenait le certificat d'études dans les années 1950 (en réalité dès les années 1930). Pour elle, cela reste une "élite" et la linguiste s'obstine à voir dans ces 50% de réussite une exception à la règle (un certificat réservé à l'élite) :

[ Cliquer pour agrandir ]


Laelia Véron rectifie par la suite son propos, voulant parler d'élite scolaire et non pas d'élite sociale (ce qui ne change pas grand chose : l'élite sociale ne passait de toute façon pas le certificat d'études...) et reçoit le soutien du sociologue Denis Colombi :


Interpellé avec mes chiffres, Denis Colombi répond avec toute la mesure qui est la sienne :

Denis Colombi dit: Bah désolé mais la moitié ce n’est pas la totalité. Elle a donné les chiffres, et Loys Bonod, habitué à la mauvaise et l’incompétence, l’ignore volontairement. [...] Qu’il y est Loys Bonod dans l’histoire ne m’étonne pas et même explique beaucoup : gueuler pour du vent est son mode normal d’existence, avec la bêtise. [...] Oui en Loys Bonod est con, que veux tu que je te dise ?[...] Et comme Loys Bonod et son compère je devrais me contenter d’essayer de faire mousser ma supériorité morale en prenant des poses et en créant des polémiques pour mieux me masturber sur ma propre image. Mais je préfère bloquer les gens comme vous. [...] Loys Bonod est un incompétent notoire d’une rare bêtise mais je ne vais pas m’amuser à aller faire l’exégèse de ses tweets juste pour me faire mousser.

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29 Nov 2019 16:08 - 03 Déc 2019 10:24 #22516 par Loys
Dans "Le Monde" (abonnés) du 29/11/19 : "A l’école du « grand écart » : le niveau des élèves français est-il si mauvais ?"




Cet article, publié peu avant les résultats de PISA 2018, appelle quelques nécessaires commentaires.

Le titre de l'article donne le ton. Il s'agit moins d'un niveau qui serait mauvais que d'un "grand écart" (dont nous verrons la réalité). A nous d'analyser les invariants d'un discours scolaire qui interdit toute lucidité sur l'école.

Le "déclinisme" contre les bonnes nouvelles de l'école

Pour "Le Monde", les évaluations montrent simplement "un niveau général moyen" : cette formulation relativiste (pas "si mauvais"), outre qu'elle est en réalité bien vague (moyen... par rapport à quoi ?) occulte le plus important : l'évolution des performances car, au fond, la comparaison la plus pertinente est celle du système éducatif avec ce qu'il était il y a seulement trente ans par exemple. Mais curieusement cette évolution sur cette période très précise n'est pas mentionnée dans l'introduction de l'article (elle l'est pourtant dans l'article), si ce n'est pour récuser le constat de cette évolution, qui relèverait d'une "forme de « déclinisme »" : allez comprendre !

Bizarrement, le quotidien bat sa coulpe dans ce "déclinisme" : les médias n'évoqueraient pas assez les nouvelles scolaires positives, comme l'envol du nombre de bacheliers ou la baisse du nombre de décrocheurs. Mais à vrai dire, de si bonnes nouvelles sont en réalité alarmantes quand on les met en regard de l'évolution du niveau : c'est démontrer une volonté délibérée d'occulter cette baisse par une réussite artificielle et factice à tous les niveaux de la scolarité.

Le meilleur exemple est celui de l'évolution en Terminale scientifique, comme nous l'avions montré avec TIMMS 2015 Advanced . Un graphique vaut, en effet, mieux que tous les discours :

Les bonnes nouvelles sont donc plutôt... de sinistres nouvelles.

D'impossibles comparaisons

Les classements sur l'école, comme PISA, n'ont en effet que peu d'intérêt comme nous le disions déjà à propos des éditions 2012 et 2015 : "Pourquoi PISA ne veut rien dire" Mais réfuter, à juste titre, ces classements ineptes - comme fait Stéphane Crochet du SE-Unsa - ne doit pas exonérer d'un regard lucide sur la dégradation plus que préoccupante des performances scolaires en France depuis plusieurs décennies, que précisément PISA ne montre pas réellement.

Si l'on peut tirer quelques enseignements (limités) de PISA, il y a, en effet, bien d'autres évaluations plus pertinentes, nationales et internationales, qui sont d'ailleurs recensées dans l'article du "Monde" et même analysées dans cette section du forum ( "Les grands indicateurs" ) : DEPP, TIMMS, CEDRE, JAPD etc.

"Comparaison n'est pas raison" (avec d'autres pays ou avec notre propre système éducatif passé), affirme la directrice de la DEPP mais il ne faudrait pas qu'une telle précaution vaille refus de comparer. Les tenants (jusque là) du "niveau qui monte" restent d'ailleurs toujours les interlocuteurs privilégiés du "Monde" (cf supra dans ce fil sur l'anti-"déclinisme"), même s'ils n'osent plus que rarement faire leur cette formule. Ils deviennent désormais des champions du relativisme :

Pierre Merle dit: Le niveau peut monter dans certaines disciplines et baisser dans d’autres. A l’intérieur de chaque discipline, certaines compétences peuvent être moins maîtrisées – par exemple l’orthographe – et d’autres mieux, comme la compréhension de l’écrit. Ces dynamiques s’accommodent mal de diagnostics à l’emporte-pièce.


Si l'on en croit Pierre Merle, qui milite par ailleurs pour la fin de la notation des élèves, tout peut donc s'équivaloir.

Les précautions méthodologiques très vagues ("certaines compétences") et très théoriques ("peuvent") de Pierre Merle sont en réalité assez intéressantes : les compétences en orthographe sont bien moins bien maîtrisées entre 1987 et 2015 à l'issue du CM2 (la dégradation est même saisissante)... tout comme le sont les compétences de lecture entre 1987 et 2007 ( DEPP 2008 ).

Le relativisme de Pierre Merle est donc aussi grave qu'il est atterrant...

Des impressions non fondées ?

Autre forme de relativisme : "tenir à distance l’expérience que chacun a de l’école". L'article évoque alors les années 1960 ou - plus bizarrement pour notre "expérience" - l'école de Jules Ferry, qui serait "en réalité bien plus élitiste qu’on le dit". Le système scolaire était en effet plus élitiste dans son ensemble avant 1975, mais pas dans le primaire.

Le renvoi aux années 1960 ou à Jules Ferry (pour récuser un âge d'or de l'école qui n'a jamais existé) est de toute façon non pertinent : la dégradation des performances dans l'ensemble du système s'observe bien après la démocratisation du système scolaire. Les comparaisons chiffrées dont nous disposons remontent au plus tôt à 1987 ! De ce point de vue, rappeler l'avertissement en 2000 du Haut Conseil de l’évaluation de l’école ("les jugements portés sur le niveau et l’évolution des compétences des élèves sont trop souvent fondés plus sur des impressions, voire des souvenirs personnels, que sur des données objectives") est assez cocasse : toutes les évaluations négatives ont été publiées en effet... après 2000 ! Les enseignants qui constataient dans leurs classes la dégradation du niveau ne se fondaient pas que sur des "impressions" et étaient plus lucides que ce Conseil chargé d'évaluer l'école...

Un "grand écart"... qui n'a rien de nouveau

On trouve aussi un relativisme plus récent et plus subtil : l'accent mis sur les inégalités (le "grand écart" du titre), pour faire oublier une dégradation... générale.

Bien sûr, les inégalités existent et sont un grave problème, mais elles ne s'aggravent pas nécessairement, comme on le constate dans quatre domaines sur cinq renseignés dans l'infographie du "Monde" (anglais, sciences, histoire-géographie) en se fondant sur les études CEDRE : on constate même que le "grand écart"... diminue en fin de primaire en français entre 2003 et 2015 (le ministère parle d'un "resserrement des performances" ! En réalité, le "grand écart" ne se creuse que dans un seul domaine entre 2008 et 2014 : en mathématiques.

En affirmant que "l’école française sait propulser vers les scores les plus élevés" les bons élèves, on se trompe donc grandement, comme en atteste l'effondrement du niveau en Terminale scientifique (TIMMS 2015 Advanced cf supra). Non, ce n'est pas seulement l'écart de réussite "qui doit retenir notre attention" si l'on veut comprendre les difficultés de l'ensemble de notre système éducatif. L'article cite d'ailleurs Stanislas Dehaene à propos des mathématiques en CM2 : "Les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont au niveau des pires d’hier". L’école française ne sait même plus propulser les bons élèves vers les scores les plus élevés.

Un constat... sans cause

Évoquant de même les difficultés en orthographe à l'issue du primaire, l'article mentionne curieusement "une langue réputée parmi les plus compliquées" : elle n'a pourtant guère changé en trente ans ! De même en mathématiques, additions et divisions seraient-elles devenues plus compliquées en 2017 qu'en 1987 ? Du moins l'article rend-il compte de la dégradation objective des compétences des élèves à l'issue du primaire avec cet intitulé très relativiste : "des points... de vigilance". Comment l'article en arrive-t-il dès lors, malgré l'effondrement - un taux de réussite divisé par deux à propos des divisions, par exemple -, à affirmer que le niveau n'est pas "si mauvais" ?

"L’école accueille des profils d’élèves très différents d’il y a vingt ans" observe une directrice : le propos est vague et peine à convaincre du seul point de vue sociologique. A moins qu'il ne s'agisse d'évoquer la ségrégation scolaire de plus en plus marquée entre le privé et le public, ou bien le rapport plus général entretenu par les parents avec l'école, ou encore le rapport entretenu par les enfants avec les écrans, ce qui peut convaincre davantage, en effet... mais pas que le niveau n'est pas "si mauvais" ! Ces éléments ne sont pas le moins du monde évoqués dans l'article, non plus que les âpres débats pédagogiques qui opposent les enseignants, car il y a bien des pédagogies plus efficaces que d'autres, mais pas celles qui, comme le constructivisme, ont été imposées dans les écoles/instituts de formation des enseignants depuis trente ans, bien au contraire.

On a désappris à enseigner.

Lire, écrire, calculer : à quoi bon ?

L'article du "'Monde" devient alors problématique, voire coupable, non seulement en passant ces questions sous silence mais en donnant la parole - après Pierre Merle - à des acteurs de l'école bien particuliers, tous rattachés à une même mouvance pédagogique pseudo-progressiste, qui a d'ailleurs sa responsabilité dans le naufrage pédagogique qui est le nôtre..

D'abord à une autre directrice d'école : "Est-ce si grave de ne pas savoir, à 11 ans, le passé simple sur le bout des doigts ? Ou de ne maîtriser l’accord du participe passé qu’à 12 ans ?" Il ne s'agit plus de montrer que le niveau n'est pas "si mauvais" mais que ce n'est pas grave ! Caractéristique de ce déni : les exemples pris (participes passés, passé simple) sont des caricatures des difficultés en réalité bien plus élémentaires des élèves : l'accord du sujet avec le verbe, par exemple.

Puis à un professeur de collège à Lyon qui va plus loin que Pierre Merle :

On se focalise sur le lire-écrire-compter, souligne un professeur de collège à Lyon. Sans contester leur importance, n’est-il pas temps de requestionner les compétences au XXIe siècle ? Certains de mes élèves, même à 14 ans, peinent encore sur les divisions, reconnaît-il. Mais ils peuvent me surprendre dans les liens qu’ils tissent entre les disciplines ou dans leur prise de parole.

L'argument des autres ou des nouvelles compétences permet en effet de relativiser un niveau très mauvais qu'il n'est plus question de nier. Il s'agit tout simplement d'en relativiser l'importance, quitte à tenir - au nom de la modernité - des propos atterrants : "Au XXI siècle" des compétences comme lire, écrire ou calculer ne seraient donc plus fondamentales. Comment des éducateurs peuvent-ils en arriver à souscrire à de telles aberrations?

Dans la même mouvance pédagogique, Claude Lelièvre dénonce des inquiétudes non fondées : "Aujourd’hui, l’orthographe, le calcul, l’histoire sont devenus des “totems” sur lesquels se reporte la peur de l’avenir". Il s'agit encore une fois de récuser les "fondamentaux" et de convoquer d'autres compétences (l'histoire-géographie, l'anglais, l'informatique) dans lesquelles le niveau ne serait pas "si mauvais" (en réalité le niveau des meilleurs élèves a baissé en histoire-géographie et en sciences, selon CEDRE, et n'a progressé en anglais qu'à l'oral : il a baissé à l'écrit).

A vrai dire, si l'attention publique se focalise sur ces "totems" (irrationnels donc pour M. Lelièvre), c'est bien parce qu'il semble proprement incroyable que l'école ne parvienne même plus à assurer une mission d'instruction fondamentale.

Ainsi les mêmes qui prônent une fondamentale éducation aux médias à l'école trouvent en revanche peu fondamental de savoir lire ou calculer. On ne peut être qu'horrifié d'entendre un tel discours relativiste, présenté d'ailleurs comme général par l'article ("c’est dommage, soufflent les enseignants" : non, certains enseignants particuliers, promoteurs d'une conception pseudo-progressiste de l'école et de la pédagogie).

L'article se termine d'ailleurs par une revendication classique de cette mouvance pédagogique : renverser le statut de l'erreur dans le système scolaire, qui expliquerait les non-réponses des élèves dans les évaluations internationales et donc les résultats décevants. Comme pour la langue ou les opérations mathématiques, on a du mal à comprendre en quoi le statut de l'erreur deviendrait plus problématique aujourd'hui qu'hier. Des systèmes éducatifs bien plus sévères de ce point de vue (en Asie) obtiennent des résultats bien meilleurs dans les évaluations internationales...

En résumé : dans cet article, la baisse du niveau a été relativisée, les vraies causes occultées et les responsables du désastre consultés pour proposer les mêmes "solutions". Bref, le niveau ne monte pas, bien au contraire... mais finalement tout va bien !

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