Nos patientes dissections


Au pas de Coursera, l’université en ligne

Gober les  moocs

Petite start-up deviendra grande. Ce qui n’était qu’un projet académique, Coursera, est devenu en à peine un an un business dynamique, d’envergure mondiale et à la croissance exponentielle, bref un de ces success stories à l’américaine dont la presse enthousiaste, abandonnant toute lucidité ou tout recul critique, s’empare avec gourmandise.

Avec onction de l’Académie des sciences

Un tube d'écran total, avec l'onction de l'Académie

L’Académie des sciences, prenant le pas sur l'Académie de médecine, vient d’émettre un avis de plus d’une centaine de pages, intitulé « L’enfant et les écrans » (17 janvier 2013). Cet avis, pour le moins surprenant, a suscité de nombreuses réactions, étonnées voire enthousiastes dans la presse : le magazine « Écrans » se réjouit ainsi de voir voler en éclats les préjugés contre les écrans car ils y sont pour la première fois présentés sous un jour extrêmement favorable.

Quand l'optimisme numérique devient mortifère

Petite Poussette

Depuis son grand discours, prononcé le 1er mars 2011 devant l’Académie française, et son essai Petite Poucette publié en 2012, la pensée paradoxale de Michel Serres, si bienveillante à l’égard des nouvelles générations et si confiante dans les nouvelles technologies, est devenue pour les activistes du numérique à l’école et les grands groupes technologiques, la caution intellectuelle et morale idéale pour précipiter les élèves dans le tout-numérique, présenté comme le levier magique de la refondation de l’école.

Réflexions diverses sur l’encyclopédie collaborative.

Wikipédia : l'important c'est de participer

La stratégie de communication de Wikimédia France est bien rodée : l'encyclopédie libre est le bouc-émissaire malheureux non seulement du monde de l’édition mais aussi du monde de l’éducation. Wikipédia serait en butte permanente aux critiques des professeurs, des documentalistes, des universitaires, bref des experts, en quelque sorte dépossédés de leur autorité et – au fond – de leur raison d’être.

Internet et la curieuse notion de savoir disponible

Google et le savoir

« We don’t need no education... » : c’était la proclamation farouche de ce vieux groupe de rock libertaire (et néanmoins commercial) à la fin des années 70. Et voilà que le troisième millénaire, par la grâce du numérique, consacrerait enfin la disparition de la vieille école bourgeoise, la fin du savoir exclusif et de la toute-puissance du professeur sur son piédestal.

Ce que le bac est devenu...

 Diplôme de bacotille 1

Aux yeux de tous, sociologues, chercheurs, enseignants, le baccalauréat ne sert plus à rien et son prestige dans la société s’est comme évanoui. Qui ose d’ailleurs encore le défendre ?

Vers une langue sans mémoire ?

Vive l'orthographe simplifée

J’ignore pourquoi mais à chaque débat sur l’orthographe, après les sempiternelles et stériles discussions sur la dictée de Pivot, l’imparfait du subjonctif, les accents circonflexes ou les participes passés des verbes pronominaux — considérations pourtant bien éloignées des difficultés réelles et malheureusement beaucoup plus prosaïques de la plupart de nos élèves (connaître l’orthographe des mots usuels, distinguer être et avoir, accorder un verbe ou un adjectif, distinguer un participe d’un infinitif etc.) —, revient invariablement le serpent de mer de la simplification de l’orthographe.