Le corrigé du sonnet

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30 Mar 2012 15:04 #478 par Florizel
Le corrigé du sonnet a été créé par Florizel
@ Loys : puisque personne ne s'est plié à l'exercice, je soumets ici un plan de commentaire composé pour l'Arc-en-ciel ;
Je réclame quelque indulgence :
1) ça ne représente qu'une demi-heure de travail - un bouillon -, pas les 2 heures que puissent exiger tes élèves
2) mon cursus en français n'excède pas celui d'un élève de première
3) je me suis interdit toute recherche, internet ou livresque, pour me mettre dans les vraies conditions d'un candidat au bac ;)



Ton ap- ou dépréciation est la bienvenue, car je suis curieux de savoir si, 12 ans après mon bac, je suis encore capable de lire et commenter un sonnet ;)

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30 Mar 2012 18:12 #479 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le corrigé du sonnet
Oh là ! je rentre de cours et il faut déjà que je corrige un commentaire composé en plus de mes innombrables bacs blancs ! :mrgreen:

Bon, j'ai moi-même le corrigé que j'avais fait à mes élèves l'an passé. Attention : le commentaire au bac, c'est trois heures.

A première vue, vous dites beaucoup de choses intéressantes et vous avez de bons restes sur le baroque mais vous succombez à l’écueil classique qui consiste à distinguer le fond de la forme (1 et 2) !

Un exemple parmi d'autres :

- des oppositions systématiques, des oxymores, des parallèlismes et des chiasmes ;
- une expression surchargée de figures de style, des fioritures , une métaphore filée à l'excès ;


Sans doute, mais à quoi bon, comme je dis souvent à mes élèves ? Identifier une figure n'est utile que pour en faire quelque chose.

Votre partie contextuelle est contestable, car dans son esprit applicable à tout texte baroque : or un commentaire doit s'attacher à montrer la singularité d'un texte et non ce qui, au contraire, le fait assimiler à d'autres textes.

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31 Mar 2012 19:55 #494 par Florizel
Réponse de Florizel sur le sujet Le corrigé du sonnet
Tout d'abord, merci sincèrement de m'avoir lu,
et merci pour monsieur de Vion qui est un peu l'oublié de l'expérience (sans parler de madame de Bonnet, l'oubliée de l'Histoire ! :mrgreen: )

Dans le forum "Comment peut-on encore être élève ?", je me sens plus concerné par la question "comment peut-on être élève encore ?" :)
Outre les éternels étudiants, il existe d'éternels élèves, et la tentation est grande, quand un professeur d'une matière qu'on a aimée s'épand sur la toile, de solliciter son avis pour continuer à être un gosse. ;)


J'ose apporter quelques précisions à mon plan et en défendre les deux premières parties :
1) sur une vraie copie, je me serais gardé de distinguer le fond de la forme (pour le faire sans le dire... peut-être), disons que je conçois le commentaire composé d'un poème comme une progression du plus superficiel au plus profond : la première partie pour analyser les thèmes, les mécanismes et la cohérence entre les deux, la deuxième pour approfondir un thème aux dépens des autres, et la troisième pour réfléchir plus en profondeur.

2) je n'aurais pas non plus énuméré sottement les figures de style mais montré en quoi elles s'accordaient aux thèmes, par exemple : la juxtaposition des contraires, cohérente avec les nuances de l'arc-en-ciel et avec les thèmes du changement ; la rupture assez marquée entre quatrains et tercets ainsi que l'arc-en-ciel s'estompe d'un moment à l'autre.

Quant à la partie contextuelle, je me dois incliner devant vos annotations dans la marge. J'estime cette partie nécessaire et possible ("rendre possible ce qui est nécessaire", Richelieu), mais j'admets l'avoir mal traitée. Et j'avoue que je n'aurais peut-être pas fait mieux comme troisième partie, même en trois heures.
C'est, j'ose croire, j'espère, ce qui fait la différence entre un prof. et un élève, même amateur ;)

j'ai moi-même le corrigé que j'avais fait à mes élèves l'an passé.

Je profite de ce topic pour dire que vos élèves ont bien de la chance d'avoir un corrigé du professeur.
Non pas qu'il faille leur souffler les répliques pour l'oral, mais que le candidat au bac ait besoin de se confronter à un bon commentaire pour savoir ce qu'on attend de lui.
Pour ma part, j'ai eu en 1ere une prof. qui n'a jamais corrigé un seul devoir, se contentant, à chaque fois, de gloser un quart d'heure sur le texte à étudier, pour passer à autre chose, sans qu'on sût sur quoi se fondaient nos notes, ni encore moins la façon d'un commentaire composé.
Si je la tiens aujourd'hui pour une fum... touriste (notez que ça ne se passait pas dans une ZEP, mais dans un lycée parisien qui porte le nom d'un roi de France : pas question d'invoquer l'incivilité ni la médiocrité des élèves !), c'est pour mieux remercier - in pectore - mes professeurs qui l'ont précédée, m'ont fait aimer la langue, et m'ont permis de deviner les exigences non-dites de l'épreuve de français.
Bref : on n'est pas sérieux quand on a 18, à plus forte raison 16 ans, et on respecte un professeur qui s'y colle (khôle), même à l'écrit, parce qu'on attend de lui qu'il nous montre l'exemple. ;)


Pour conclure dans l'ironie :
je vois qu'il me reste bien à faire avant de soumettre mon commentaire à Ootaf.fr et Oofeuilledechou.fr (dont vous avez si bien montré le désintéressement et l'exigence de qualité).
Pourtant, eussé-je quelques euros à y gagner, je crains que par la faute de votre orgueil, ces humanistes n'aient inscrit à l'Index le sonnet en question, sinon les oeuvres complètes de ce pauvre monsieur de Vion.




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