Le passé simple dans les programmes de 2016

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03 Jan 2018 10:44 - 18 Jan 2018 21:10 #20293 par Loys
En décembre, "Le Point" s'est aperçu que le passé simple disparaissait en partie des programmes.

www.lepoint.fr/societe/la-fin-du-passe-s...-2017-2181037_23.php

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03 Jan 2018 10:45 - 19 Jan 2018 19:35 #20294 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le passé simple dans les programmes de 2016
Réfutation "nuancée" de Louise Tourret dans "Slate" du 3/01/18 : "Quand soudain, le passé simple disparut?"




Quelques remarques.

Quand soudain, le passé simple disparut?

Une phrase non interrogative avec un point d'interrogation : avec ce titre, l'article commence mal...

Ce fut l'une des polémiques de la fin d'année 2017. Le passé simple ne serait enseigné qu'à la troisième personne jusqu'à la fin du collège. Panique sur les réseaux: tout se perd! Sauf que c'est faux. Ou du moins, plus compliqué.

C'est pourtant simple : soit il est enseigné, soit il ne l'est pas. Puisque l'article de Louise Tourret ne le fait pas, commençons par observer factuellement les programmes de 2008 et de 2015 :

[ Cliquer pour agrandir ]

La conclusion est simple : pour le passé simple, les attendus de fin de CM1 sont devenus des attendus de fin de 3e (avec en plus partir, venir et les verbes du 2e groupe et en moins devoir, savoir, falloir et valoir).

Le passé simple ne serait plus enseigné à l’école. Scandale! Du moins c’est ce qu’on a beaucoup lu dans la presse et sur les réseaux sociaux fin 2017. C’est vrai que la première réaction qui vient à l’esprit quand on lit ce type d’information, c’est de s’indigner; tout fout le camp, les enfants ne savent plus rien et si ça se trouve même les nôtres sont concernés. Je me demande si tout ceux qui s’énervent savent vraiment conjuguer ce temps du passé. Par exemple si je vous dis «courir, à la deuxième personne du pluriel», que répondez-vous?

En plus de l'anti-déclinisme traditionnel, première forme de relativisme qu'on pourrait appliquer à bien des enseignements scolaires...

À l’heure des bonnes résolutions, c’est le moment de se poser quelques bonnes questions: où en est-on collectivement avec les savoirs scolaires et comment les utilise-t-on dans la vie? Que fait-on, devenus adultes, pour les transmettre aux enfants et aux plus jeunes?

Pour le passé simple, c'est simple : la lecture est de plus en plus abandonnée.
Il s'agit bien de remettre en cause, sans le dire expressément, tous "les savoirs scolaires". La simple expression "savoirs scolaires" laisse penser que ce ne sont que des savoirs utiles à l'école.

La polémique
Mais revenons au début de cette histoire de passé simple. Le passé simple, nous explique-t-on récemment dans Le Point, ne serait enseigné qu’à la troisième personne jusqu’à la fin du collège (on y reviendra, c’est plus compliqué). L’article, publié mi décembre, a été très relayé sur les réseaux sociaux.

L'entretien incriminé parle de "la fin du passé simple" qui "disparaît peu à peu des manuels scolaires et des romans" est clair sur les programmes : "Le passé simple ne s'apprend plus qu'aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel en début de collège"...

L’information remonte en fait aux programmes de 2016. À l’école primaire les élèves apprennent à conjuguer au présent, futur, imparfait, passé composé et mémorisent, en priorité, les troisièmes personnes du passé simple. On peut tiquer sur les dates. Mais qu’une réforme de 2016 soit ressortie fin 2017 n’est pas surprenant... Dans le domaine de l’éducation, les sujets peuvent avoir une longue vie de polémique, voire revenir de manière cyclique comme c’est le cas pour l’apprentissage de la lecture. Étant donné la teneur des débats sur l’éducation dans ce pays, on peut prédire que l’article du Point, qui n’était pas le premier sur le passé simple, ne sera pas le dernier. Ce genre de publications performe et alimente un discours totalement paniquant sur les enfants d’aujourd’hui (qui ne savent plus rien) et sur l’école (qui enseigne peu et mal). Dans une France pessimiste et un monde d’adulte qui prend globalement les enfants pour des ignorants (allez, Noël est passé, on peut le dire), ce discours de déploration fonctionne toujours.

Inversement, il y a des articles de presse qui prennent leurs lecteurs pour des ignorants. :mrgreen:
Toujours l'anti-déclinisme...

Nous nuançâmes
Que des savoirs se perdent et que l’école peine à enseigner suffisamment bien à suffisamment d’enfants n’est pas faux à mon sens, des enquêtes le montrent régulièrement. Mais cette glose bien rodée fait totalement fi de l’immensité du travail à abattre pour les enseignants. Et elle est à vrai dire un peu hypocrite, car notre école prend pied dans une société peu tournée vers la transmission, dans laquelle les adultes, même instruits, sont loin d’avoir une parfaite maitrise de toutes les conjugaisons, une orthographe convenable, d’être eux-mêmes des lecteurs, etc.

Toujours le même relativisme, donc, étendu cette fois à l'orthographe.
Relativisme amusant par ailleurs car l'article laisse penser que la société a évolué et que les adultes ne sont plus capables de maîtriser ce qui est enseigné à l'école, ce qui est une forme de déclinisme encore plus inquiétant. :xx:

Il n’y a plus qu’à l’école que les enfants sont par exemple confrontés au subjonctif ou au futur antérieur, des temps qui sonnent étrangement aux oreilles contemporaines.

:shock:
L'adjectif "contemporaines" renvoient au déclinisme inconscient identifié plus haut.
PS : le subjonctif n'est pas un temps.

Continuer à enseigner les conjugaisons, c’est pourtant ce que prône Michel Lussault, l’ancien président du Conseil supérieur des programmes qui a produit les programmes de 2016. En 2017, il a démissionné avec fracas.

Dommage de ne pas rappeler que ces programmes ont été rejetés au Conseil supérieur de l'éducation. Mais il faut donner la parole aux gens intelligents.
On est ravi d'apprendre qu'il est important de "continuer à enseigner les conjugaisons"... :shock:
On notera que, s'agissant du passé simple, l'évolution des programmes montre que cette importance a bien diminué, comme pour la grammaire avec le prédicat.

Nous l’avons joint au téléphone. Il défend encore ses programmes et se défend vivement de toute volonté simplificatrice:
«L’école française n’a pas remis en question l’enseignement de toutes les conjugaisons. C’est l’usage qui se charge de “simplifier” la langue et qui exclut certaines conjugaisons de la langue courante. À titre personnel, je regrette qu’on utilise moins le passé simple dans la vie de tous les jours!»

Comme pour l'orthographe ou le prédicat (remplaçant analyse des fonctions détaillées dans la phrase), pas de simplification donc. Ou plutôt une simplification qui ne ferait que suivre l'usage. C'est faux pour l'orthographe, comme nous l'avons montré. Pour le passé simple, il est évident qu'il n'est pas utilisé dans "la vie de tous les jours" puisque ce temps est celui de la narration et de la fiction.
Cet argument démissionnaire laisse de toute façon pantois puisque c'est à l'école de choisir ce qui est important : Michel Lussault défend ainsi l'enseignement du code à l'école, que personne ou presque n'utilise "dans la vie de tous les jours".

Alors pourquoi se focaliser sur la troisième personne, singulier et pluriel, pour enseigner le passé simple?
«Il ne faut pas dire que le passé simple n’est pas enseigné à toute les personnes. C’est faux. On commence par mémoriser les conjugaisons aux troisièmes personnes, c’est une entrée dans le passé simple. On apprend ces conjugaisons par cœur car elles permettent de trouver les autres –c’est une procédure pédagogique. Cette méthode a fait sa preuve, c’est bien pour cela qu’on l’a généralisé.»

Oui c'est faux de dire que le passé simple n’est pas enseigné à toute les personnes : mais ce qui est vrai, c'est que les attendus ont reculé du primaire au collège, comme avec l'analyse fonctionnelle en grammaire, ce qui relativise grandement la volonté de "continuer à enseigner les conjugaisons".

Pour l’expliquer simplement, cette troisième personne permet de toujours de faire la différence entre l’imparfait et le passé simple. Ce qui n’est pas le cas pour la première personne pour le verbes du premier groupe: je mangeais/ je mangeai.

L'explication est ici sophistique et - à vrai dire - atterrante d'un point de vue pédagogique : pour apprendre à faire la différence à la première personne, il ne faudrait plus l'apprendre ?

Enfin, d’après les explications de Michel Lussault, la troisième personne, à laquelle il y a plus de chance d’avoir été confrontée, peut permettre de trouver plus facilement les terminaisons aux première et troisième personne du pluriel qui sont, elles, peu usitées.

Comment les "trouver" si elles ne sont pas enseignées ? :shock:

«Je me leva et je téléphonit»
Mais, procédures pédagogiques spécifiques ou non, sur le terrain, les enseignants attestent que le passé simple est devenu un temps difficile à enseigner. À la veille des vacances de fin d’année, j’ai pu consulter des copies que corrigeait une professeure de sixième dans un collège de l’éducation prioritaire au Havre, et ses élèves mélangent absolument toutes les terminaisons. L’enseignante se désole:
«À mon devoir sur table sur le passé simple, à l’exception d’une excellente copie, tous mes élèves ont entre zéro et cinq. Mon sentiment c’est qu’on arrive trop tard… les élèves ne fixent pas les savoirs. Je continue à enseigner le passé simple à toutes les personnes mais je vais finir par me dire que ça ne peut pas être une priorité car les élèves ont trop de lacunes. Ils sont également très faibles en orthographe par exemple.»

Encore un exemple de "discours totalement paniquant sur les enfants d’aujourd’hui (qui ne savent plus rien) et sur l’école (qui enseigne peu et mal)" "dans une France pessimiste et un monde d’adulte qui prend globalement les enfants pour des ignorants"... :devil:
C'est donc au nom d'un déclin qui n'existe pas qu'il faut procéder à une disparition qui n'a pas lieu.

Des lacunes en français qui autorisent toutes les fantaisies pour un temps qui sonne bizarrement aux oreilles de tous. Au fait, qui parmi ceux qui lisent cet article est capable de donner le passé simple de boire à la première personne du pluriel?

Toujours le même relativisme.
A noter que Louise Tourret ne choisit pas les verbes fréquents qui sont indiqués dans les programmes.

Le pire étant la deuxième personne du pluriel. Vous pouvez essayez avec tous les verbes, cela sonne toujours bizarre à nos oreilles… et peut-être que tout le passé simple fait cet effet aux enfants qui l’entendent et le lisent si peu. C’est peut-être ce qui explique les erreurs qu’on peut entendre quand les jeunes enfants s’essaient au passé simple à l’oral avec le classique «il prena».

"il prena" n'a pourtant pas grand chose à voir avec la 2e personne du pluriel.
Le passé simple ne s'entend pas puisqu'il est circonscrit à la langue écrite. La vraie question est par conséquent celle de la lecture, en effet.

Dans le genre, cet article de Slate sur les chroniques Facebook remporte à mes yeux le grand prix «rire et conjugaison» avec cette doublette formidable: «Je me leva et je téléphonit», qui montre à quel point on peut s’emmêler les pinceaux en matière de passé simple.

On s'emmêle d'autant plus les pinceaux quand on n'a pas appris correctement les conjugaisons. Mais il est intéressant de voir que les erreurs des uns peuvent faire rire les autres.

Il était une fois
Les optimistes y verront toutefois une belle volonté de marquer le passage à la langue écrite puisque le passé simple est d’abord et surtout un temps de l’écrit. Cela nous rappelle la magie du passé simple, temps de l’écrit et même temps d’enfance par excellence comme nous l’explique l’écrivaine Geneviève Brisac, qui fut longtemps éditrice à L’école des loisirs:
«Tous les contes sont au passé simple: dès qu'on écrit “il était une fois”, on y est. Le passé simple fait irruption. Et l'oreille se dresse! Donc, a priori, je préfèrerais qu'on continue à lire des contes et à dire “il était une fois”. Le passé simple, en français, c'est un temps de l'écrit. C'est pourquoi il sonne bizarre à l'oreille. Quand on lit un conte à un enfant, le passé simple indique le “il était une fois”: de l'écrit dans l'oral. Oui, c'est l'impression que j'ai. Le passé simple dit que ça vient de loin. Je me souviens des albums de Grégoire Solotareff, toujours au passé simple, et des contes de Christian Oster.»

Des contes pour enfant et de la littérature en général...

Tous ceux et celles qui se désolent du manque de sensibilité à la langue écrite des enfants devraient commencer par leur lire des contes...

Ceux qui se désolent des abandons de l'école (et non "du manque de sensibilité à la langue écrite des enfants") sont peut-être ceux lisent des contes à leurs enfants. La question n'est pas celle de l'hypocrisie, mais des inégalités familiales que l'école renforce avec de tels abandons.

Cela étant il faut aussi bien choisir ses textes. Aujourd’hui certaines rééditons de la Bibliothèque rose et de la Bibliothèque verte ont été expurgées d’un grand nombre de verbes conjugués au passé simple –c’est le cas du Club des cinq et des Six compagnons. Faut-il déplorer cette disparition de ce temps de l’écrit dans ces livres? Pas pour Geneviève Brisac: «C'était mal écrit et c’est mal réécrit... académiquement moderne, la pire des choses. Ce n’est pas la faute au passé simple, c'est la faute à l'édition de masse sans âme.»

Des rééditions expurgées : encore du déclinisme !

Une histoire compliquée
Et c’est bien une occasion que nous est donnée de défendre la nuance. D’ailleurs on défend le passé simple au nom de la nuance, nuance de la temporalité dans le passé, nuance dans l’expression. Mais le passé simple ne suffit pas à bien s’exprimer –on peut être stupide en s’exprimant au passé simple!

Nouvelle sorte de relativisme, qui peut s'appliquer à tout enseignement scolaire en effet.

De plus, on peut apprendre stupidement à l’école des conjugaisons qu’on sera incapable d’utiliser dans la vie ou de reconnaître dans un texte.

Le passé simple ne s'utilise pas "dans la vie". Et ne pourra être reconnu que s'il a été entendu et appris.

Au fond, la nuance, c’est justement ce qui manque aux débats sur l’éducation qui fonctionnent essentiellement sur la panique relative à une plus ou moins réelle non transmission des savoirs, sans s’intéresser au contexte plus global.

La "nuance"… ou l'hésitation amusante entre deux positions contradictoires : l'anti-déclinisme proclamé et le déclinisme inavoué justifiant le recul des exigences scolaires.
Le contexte plus global, ce serait certes de s'intéresser aux pratiques de lecture familiales et à l'évolution de la société, mais également aux pratiques de lecture scolaires dans un contexte d'horaire dramatiquement réduit et de classes nombreuses. L'évolution des programmes depuis plusieurs décennies est de ce point de vue très intéressante.

On peut aussi défendre le passé simple au nom de la diversité de l’expression et de la multitude de ses possibles. Une forme de lutte contre le langage stéréotypé et sans profondeur, comme le fait Geneviève Brisac, non sans nostalgie:
«“Il s'arrêta net” ne dit pas tout à fait la même chose que ”il s'est arrêté net”. Sans passé simple, le monde rétrécit. Comme quand on renonce aux films en noir et blanc, alors que les enfants adorent Charlot et Keaton. C'est idéaliste, je le sais, mais j'aime à imaginer un monde où tous peuvent accéder au monde le plus vaste possible. À la peinture, par exemple, à la poésie. Aux herbiers. Toutes choses du passé, mais que nous aimons, comme nous aimons des choses d'aujourd'hui et de demain. Pas tout le monde les mêmes. C'est l'uniformisation qui est triste.»

C'est pourtant simple : avec le passé simple, l'énoncé est coupé de la situation d'énonciation. C'est par excellence le temps de l'altérité dont les programmes promeuvent tant la rencontre.

Sur le passé simple comme sur beaucoup de sujets, les commentateurs qui connaissent mal l’école et les élèves d’aujourd’hui vont vite en besogne en incriminant uniquement les programmes et les enseignants.

Il faut toujours imaginer que ceux qui critiquent l'évolution des programmes ne peuvent pas être des enseignants...
En tout cas, en lisant cet article, on a bien compris que les programmes ne méritaient pas d'être incriminés.

Révisons nos conjugaisons et faisons entendre les subtilités de notre langue aux enfants. Lisons leur La complainte amoureuse d’Alphonse Allais –elle les fera rire– remémorons-nous avec eux des passages du Cid, battons-nous pour un monde avec plus de bibliothèques et d’endroits pour écouter des contes.

Révisons nos conjugaisons... mais de plus en plus tard. "Trop tard", disait notre collègue de français du Havre.
Pour le reste, Louise Tourret en appelle donc aux familles pour faire évoluer leurs pratiques. C'est très bien mais à quoi bon si l'école renonce aux exigences qu'elle attend d'elles. La même école qui d'ailleurs promeut les tablettes comme nouvel outil scolaire, voire en distribue aux élèves dès le primaire.

Alors je formule un vœu pour 2018, que cesse l’attitude hypocrite de nos concitoyens envers l’école, sans cesse accusée de tous les maux et qu’on considère l’éducation comme un projet global de notre société. Et en janvier, si vous aimez le passé simple, mettez-en davantage dans votre vie. On pourra écrire que vous prîtes une bonne résolution.

Je ne vois pas d'hypocrisie chez ceux qui sont conscients des inégalités entre les familles...
Encore une fois, c'est penser l'école à travers une subjectivité (une culpabilité ?)… toute parentale.

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06 Jan 2018 21:47 - 18 Jan 2018 13:08 #20304 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le passé simple dans les programmes de 2016

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20 Jan 2018 16:22 - 20 Jan 2018 16:25 #20367 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le passé simple dans les programmes de 2016
Dans "VNi" du 19/01/18 : « Non, le passé simple ne disparaîtra pas ! »




Les nouveaux programmes ne font plus apprendre que les troisièmes personnes du singulier et du pluriel. L’Éducation nationale favorise-t-elle la disparition du passé simple ?

Jusqu’à présent, il n’y avait aucune restriction dans les programmes scolaires. C’est la première fois que l’on demande que le passé simple ne soit envisagé qu’aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel. Toutefois, cette application n’est valable que pour le cycle 3 (CM1-CM2-6ème). [...] Les nouveaux programmes défendent donc l’idée d’une progressivité du passé simple et non d’un abandon.

Pas d'abandon et des restrictions qui deviennent une belle "progressivité"...

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