"Enseignement supérieur : l'uberisation en marche" (EducPros)

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19 Déc 2015 16:40 - 19 Déc 2015 16:41 #15495 par Loys
Dans "EducPros" du 18/12/15 cette très bonne nouvelle : "Enseignement supérieur : l'uberisation en marche"


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19 Déc 2015 16:49 - 19 Déc 2015 16:52 #15496 par Loys

Pas de révolution "MOOC" en 2015
En 2015, le fantasme du Mooc permettant une démocratisation massive de l'enseignement supérieur s'est progressivement dissipé.

Déçu je suis. :mrgreen:

"Comme pour toute innovation, il a eu une période 'hype', où l'on pensait que les Moocs révolutionneraient le monde, puis une période 'anti-hype', où l'on s'est rendu compte que le paysan africain n'accéderait pas aux cours en ligne de Harvard. En réalité, les Moocs sont aujourd'hui des gains d'apprentissage pour les personnes déjà formées et sachant travailler en autonomie", résume Rémi Bachelet, maître de conférences à Centrale Lille et créateur du premier Mooc certificatif (gestion de projet).

C'est donc à peu près le contraire d'une "démocratisation"...

Les universités américaines (Harvard, MIT, Stanford), qui ont inventé les Moocs fin 2011, dessinent aujourd'hui une nouvelle orientation : des Moocs diplômants, payants, à la demande pour les étudiants, et des Moocs sur-mesure pour les entreprises. Plus question de "massifier" gratuitement l'enseignement supérieur, donc.

Donc un avenir encore moins démocratique : c('est réjouissant ! :cheers:

Catherine Mongenet remarque que sur la plateforme FUN, les établissements, plus de 60 en 2015, mettent de moins en moins de Moocs "académiques" ou "disciplinaires". "Les Moocs se sont diversifiés et se concentrent sur des sujets nouveaux, innovants, sur l'économie circulaire, le développement durable, le monde de l'entreprise", précise-t-elle.

Ah... Toutes ces disciplines académiques qui ne sont pas "innovantes"...

Les États-Unis inventent les Moocs de demain

On nous a déjà fait le coup avec les moocs tout court.

Des cursus tout en Mooc pour demain
Aux États-Unis, cependant, certaines universités se sont déjà lancées dans la validation de cursus entiers en Moocs. C'est le cas de l'Arizona State University, qui propose de valider une année de Bachelor en suivant une douzaine de Moocs et en obtenant une certification pour chaque cours. Ou Georgia Tech, qui a lancé, à la rentrée 2015, un master informatique tout en "Moocs", en partenariat avec la plateforme Udacity. Les inscriptions ne sont plus massives (400 étudiants environ) et ne sont plus ouvertes : les admissions reposent sur les mêmes critères que pour un master en présentiel.

Le M de mooc renvoyant à "massive"... :santa:

"En France, on fait encore des Moocs pour le fun, pourtant, dans un futur proche, ils feront partie des cursus", estime François Germinet, président de l'université de Cergy-Pontoise. "Ils pourront même être convertis en crédit ECTS", précise Catherine Mongenet. Les mécanismes de la formation à distance et de la validation des acquis existent déjà à l'université.
"Après-demain, on peut très bien imaginer qu'un étudiant qui a suivi un Mooc et reçu des certifications pourra prétendre à être admis à l'université", poursuit la directrice du GIP qui pilote FUN. À la rentrée 2015, la plateforme FUN comptait 155 Moocs et plus de 530.000 apprenants issus de 120 pays.

Toujours aucune question en 2015 sur la valeur de ces "certifications" ?

De là à aller jusqu'à une uberisation de l'enseignement supérieur ? Pour François Germinet, "nous serons dans l'uberisation quand l'université, la mienne par exemple, sera en mesure de donner un diplôme à des étudiants qui ont obtenu des 'briques' de formations, délivrées et certifiées, par d'autres universités comme l'EPFL, Stanford ou l'université d'Oslo".

Un avenir qui fait rêver !

Si, demain, Harvard et d'autres universités américaines se décident à intégrer dans leur cursus des briques pédagogiques délivrées par d'autres, le mouvement d'uberisation sera alors lancé.

Voilà qui semble très naïf...

Cette vision est loin d'être partagée par tous, certains spécialistes sont sceptiques. "Je ne crois pas vraiment à l'uberisation de l'enseignement supérieur, la plupart des étudiants, s'ils ont le choix, préfèrent les cours en présentiel. Le contenu continuera d'être mis en ligne, mais la diplômation et la certification resteront des services attachés aux universités. Je ne dis pas qu'Internet n'impacte pas l'éducation, mais il n'y aucune raison de paniquer. La citadelle universitaire est solide et bien défendue. L'université, ce n'est pas comme les taxis", estime Matthieu Cisel, doctorant à l'ENS Cachan qui consacre sa thèse aux Moocs et blogueur EducPros.

Il serait intéressant de relire ses propos depuis quelques années. Par exemple quand Matthieu Cisel défendait les moocs et contestait les taux d'abandon...
:roll:

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