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"A-t-on les enseignants qu'il nous faut ?" (Le Monde)
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A-t-on les enseignants qu'il nous faut ?

Les non-inscrits dans le secondaire, par exemple ?Dans son bureau du collège no 8 du quartier de Zhabei, le principal Liu Jinghai défend les réformes que la municipalité aux 23 millions d'habitants a su mettre en place. Selon lui, le bureau de l'éducation de la ville a compris qu'un bon système devait connaître les écarts de niveau les plus faibles possibles entre les meilleurs établissements et les plus à la traîne, et met en place les politiques adéquates.

Le vocabulaire de la performance sportive aurait à ce point contaminé "Le Monde" que le journal concevrait la réussite scolaire sous la forme d'une "performance" qu'il serait incroyable de "répéter"...Notamment celle consistant pour les directeurs des meilleurs établissements à prendre sous leur aile les collèges les moins bons, souvent situés dans les zones nouvellement urbanisées. Et cela paye. Trois ans après avoir surpris en prenant la tête du classement PISA (en 2009), la capitale économique chinoise a répété sa performance dans la deuxième édition du test réalisé par l'OCDE, dont les résultats ont été rendus publics en décembre 2013.

Que signifie "épauler" ? Et comment peut-on sérieusement "épauler" neuf établissements tout en gérant le sien propre ?M. Liu est l'un des principaux architectes de cette politique. En 2005, il vient en aide à un établissement du quartier nouvellement urbanisé de Pudong. Le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste, salue là une « innovation pour l'éducation ». L'expérimentation est étendue à partir de 2007, et Liu Jinghai épaule aujourd'hui neuf collèges en plus du sien.

Riante perspective. Que signifie "réguler" ?RÉGULER LE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS
M. Liu est convaincu qu'il faut réguler le travail des enseignants heure par heure, quitte à ne leur laisser que très peu de liberté autour des programmes.
Que signifie "en roue libre" ? Et en quoi les chefs d'établissements ont à gérer quoi que ce soit de pédagogique ?La « gestion en roue libre » ne fonctionne pas, pense le proviseur :
Ce n'est déjà plus heure par heure ?« Nous leur faisons un planning de travail pour chaque jour de l'année...

Quand ce planning est-il fait dans l'année ? Selon quels critères ? Et en quoi consiste ce planning, exactement ? On n'en saura pas plus.
Tout cela est d'un nébuleux assez saisissant....afin de contrôler le processus éducatif. »
La liberté pédagogique au rebut, donc. Et c'est vrai qu'il est beaucoup plus "logique" d'apprendre le métier d'enseignant sans exercer sa conscience, en appliquant des directives établies par des chefs d'établissements qui ne connaissent ni les élèves ni les programmes ni les méthodes.A une équipe d'enseignants américains en visite à Shanghaï qui s'est étonnée de sa thérapie de choc, il leur a rétorqué qu'il est illogique de laisser faire à leur manière des jeunes professeurs qui n'auraient pas encore acquis les fondamentaux.
Voilà qui fait envie.« Je leur ai expliqué qu'ici c'est comme chez McDonald's, c'est standardisé », s'amuse encore le proviseur Liu.
Mince, le bien-être des élèves en souffrirait ?Les limites de cette optimisation du système commencent à se faire sentir ; mais moins sur les enseignants que sur les élèves ! « Des écoles ont mis trop de pression. Un élève a besoin de dormir et de participer à d'autres activités pour réussir », ajoute Liu Zhabei.

D'après PISA 2012, 48% des élèves de Shanghai seulement considèrent que tout se passe bien dans leur école (contre 80% des élèves français).
Et quand l'indice n'est pas vert que fait-on ?La municipalité a donc créé en 2012 un « indice vert » permettant d'évaluer les établissements par le niveau de satisfaction des élèves et plus seulement par leurs notes. Et là encore, les professeurs sont centraux dans le dispositif.
Mais pourquoi changer un système qui est le plus "performant" du monde ?DES ENSEIGNANTS PLUS À L'ÉCOUTE
Pour Ke Zheng, un professeur de sciences de l'éducation à l'Université normale de la Chine de l'Est et spécialiste de ces réformes, l'accent est désormais mis sur la formation permanente des enseignants, afin qu'ils soient plus à l'écoute et qu'ils puissent « rendre la classe aux élèves » ou admettre que « chaque question n'a pas qu'une réponse », comme l'indiquent les banderoles de propagande qu'il est coutume d'afficher dans les établissements de Chine socialiste, dit M. Ke.

Ils n'ont qu'à suivre le modèle français !Les enseignants doivent en effet suivre 240 heures de formation pour obtenir une promotion. Ce temps se déroule pour moitié dans leur collège et dans des centres de formation continue, dont chacun des 17 districts de la ville est désormais doté.
Alors qu'il a été et qu'il est encore beaucoup demandé aux maîtres, le professeur Ke Zheng juge qu'il faut aussi se focaliser sur le bien-être des élèves.

Voilà un aveu très intéressant.Si les enfants sont au lycée dans Shanghaï, c'est que leurs parents ont pu s'offrir un appartement en ville, et donc qu'eux-mêmes ont réussi.
Du coup les résultats PISA sont pleins de sens.En retour, ils mettent l'accent sur la réussite de leur enfant, conscients qu'il sera confronté à une concurrence à la mesure du pays le plus peuplé de la planète. « Nous passons deux heures par jour à aider notre fille à étudier, confie M. Ke. Même au sein du bureau de l'éducation, certains pensent que les scores de Shanghaï au test PISA sont d'abord liés aux parents. »

Lecture de l'article faite, je ne vois pas le rapport avec le titre.

Quant à évoquer le bien-être, on ne peut que s'interroger sur le sens d'un tel exemple puisqu'il s'agirait d'une orientation nouvelle.

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