Postures/impostures contre l'école

20162710

Oui, notre école grise, ennuyeuse et si peu bienveillante, est une vallée de larmes.

Il suffit de lire la presse éducative en France pour s’en convaincre. Dans ce « lieu de tourment », « lieu de torture », « les écoliers sont scotchés à leurs chaises  » pendant des milliers d’heures, « élèves ligotés à leurs bancs de galère » subissant « la paire de gifles » de la « dictée-punition » avec des enseignants qui « anesthésient l’envie d’apprendre et transmettent un savoir postiche ». Comment en serait-il autrement, compte tenu d’une éducation nationale vivant dans « un ahurissant obscurantisme » ?

Est-ce étonnant quand la notation est présentée comme obéissant à une « constante macabre », quand des sociologues répètent depuis des années que les élèves se sentent « mal à l’école », quand un ministre de l’éducation assène que les élèves français sont « ceux qui souffrent le plus »1, quand un président du Conseil supérieur des programmes soutient que « l’école aime tant l’échec » ?

Est-ce étonnant quand, en France comme à l’étranger d’ailleurs, de grands penseurs de l’éducation tout pénétrés d’un progressisme lumineux, affirment, comme l’universitaire John Taylor, que « l’école n’apprend pas à penser » ou, comme Vincent Cespedes, que « l'école dévitalise les enfants » ? Quand l'écrivain Daniel Pennac soutient que « l’école peut anéantir la merveille qu’un enfant est à 10 ans ». Quand le philosophe Michel Serres dépeint l’école comme « la caverne multimillénaire » qui fait des élèves des prisonniers « immobiles et silencieux, à leur place, bouche cousue, cul posé » ? Quand le philosophe David Precht déclare que « notre école est un crime » ou quand Ken Robinson, en fustigeant « la vallée de la mort de l’éducation » clame, que « l'école tue la créativité » ? Certains d'ailleurs vont plus loin : l'historien François Durpaire appelle de ses vœux « la fin de l’école » et propose de la faire exploser, façon projet Manhattan.

Au mépris de l’école répond souvent, chez ces grands penseurs décomplexés, un certain amour de soi-même.2

Dernier exemple en date : un chercheur médiatique qui veut révolutionner l'école… au nom de la neurologie.

Idriss Aberkane, révolutionnaire iconoclaste de l’école

Scientifique tout terrain, ce brillant jeune homme très inspiré par Ken Robinson conseille, nous dit-il, « plusieurs gouvernements sur leur système éducatif. »3

Partisan de la ludification de l’école, « Idriss Aberkane enseigne les maths en s'appuyant sur des jeux populaires » explique ainsi le « Café pédagogique »4 : « Il n’y a pas de mauvais jeu, seulement des mauvaises manières de l’utiliser5. Curieusement, il a néanmoins fondé « la première entreprise à développer des jeux qui répondent aux principes de l’ergonomie cérébrale. »6

Il promeut bien sûr les nouvelles technologies dans l’école qui « pourraient bien être mieux adaptées aux capacités d’apprentissage du cerveau, par leur faculté à en mobiliser d’autres zones que celles du seul langage, oral ou écrit. »7

On le voit : ses interventions, en apparence iconoclastes, sont en fait bien dans l’air du temps, comme en témoignent, en plein tourmente de la réforme du collège, les tribunes de ce chantre de l’interdisciplinarité (à l'image de l’un de ses « mentors » revendiqués, François Taddei du C.R.I.8).

Parlant de l'école, Idriss Aberkane ne recule devant aucun paradoxe : « L’échec est un diplôme »9 car « on ne fait pas la Silicon Valley avec les premiers de la classe ! »10 :

«  Nous oublions également que le système classes préparatoires-grandes écoles n’existe qu’en France. Notre arrogance nous joue des tours. Pourtant nous avons tout le potentiel. Je pense notamment à deux Français qui travaillent chez Tesla et dont le créateur Elon Musk ne se séparerait pour rien au monde. Et le plus intéressant est que ces deux Français ne sont ni polytechniciens, ni normaliens, ni centraliens, mais issus de campus universitaires plus modestes. C’est une leçon à retenir…  »

Visiblement, être « issu de campus universitaires plus modestes » serait donc un échec pour M. Aberkane. Qui oublie, au passage, qu'Elon Musk (Tesla) a été admis à Stanford, comme Sergueï Brin et Larry Page (Google), que Jeff Bezos (Amazon) a été admis à Princeton ou que Bill Gates (Microsoft) et Mark Zuckerberg (Facebook) l’ont été à Harvard etc.

Peu importe : pour lui « nous pourrions tous être extraordinaires »11… s’il n’y avait pas l’école.

Pour cet expert de « l’économie de la connaissance », face au flot exponentiel des savoirs dont l’institution scolaire s’efforce de « gaver les élèves comme des oies » s’impose la nécessité de « hacker l’éducation »12 : Idriss Aberkane rêve d’ailleurs, dans la plus pure tradition transhumaniste (et dans le sillage de son icône siliconée Elon Musk13), d'imprimer directement les connaissances dans le cerveau14.

Plus pragmatiquement et dans un avenir plus proche, il appelle, en bon libéral, à « l’ubérisation de l’école » en donnant comme modèle à l’Éducation nationale… la multinationale Starbucks15, réputée plus démocratique avec ses clients.

Car l'école est la prison de « l’impuissance apprise » selon « le mécanisme mis en pratique depuis des siècles par les tortionnaires et les preneurs d'otages »16, celui des animaux captifs soumis à des électrochocs : « c'est Einstein qu'on assassine ! »

Idriss Aberkane explique ainsi que « la note ne comprend pas l'intelligence humaine, ni sa créativité, ni son originalité, ni son adaptabilité »17. Les notes doivent être abolies « comme l'abolition des sacrifices humains, comme l'abolition de la peine de mort, comme l'abolition de l'esclavage »18 car, à travers elle… « l’école tue » : et Idriss Aberkane d’évoquer des centaines de milliers, voire des millions de suicides au Japon ou en Chine.

Il propose d’ailleurs, en toute simplicité et s'appuyant sur sa propre compréhension du cerveau humain, sa propre voie pour passer « de l’enfer au paradis dans l’éducation. »19 Sa « nouvelle Renaissance » se fonde sur une philosophie très simple : « Le plaisir est la façon normale d’absorber le savoir ». Seule la passion permet donc d’apprendre… ou d'atteindre le succès commercial en surclassant ses concurrents, comme l'ont fait ses modèles de la Silicon Valley20.

Car Idriss Aberkane ne s’intéresse pas qu’à l’école : à la tête de sa propre petite société, il est également expert en management et « forme des chefs d’entreprise dans toute la France »21 : la liste de ses clients est consultable sur son site.

Une (trop ?) brillante carrière

Le mépris de l’école et de l’élitisme ne va pas jusqu’à faire oublier à Idriss Aberkane ses trois thèses en deux ans sur trois champs disciplinaires bien différents22 ainsi que les nombreux titres universitaires dont il est bardé :

«  Je suis passé par Paris-Sud, l'École normale supérieure, le Collège de France, l'École des hautes études en sciences sociales, l'École militaire, Cambridge, Stanford, l'université de Strasbourg et l'École polytechnique... J'en ai appris quelque chose : cultiver une indifférence absolue envers la note !  »

2016 site persoMais pas une indifférence absolue envers son image, semble-t-il, comme en témoigne son site personnel (idrissaberkane.org) où il recense ses multiples interventions médiatiques et conférences. Imaginez : à ce jour, il se présente comme « consultant International titulaire de trois doctorats ayant donné plus de 160 conférences sur quatre continents, dont cinq TEDx, et créé trois entreprises en France et en Afrique. »

En dehors de son site, la page Wikipédia française d’Idriss Aberkane, créée en 2014 et particulièrement flatteuse pour ce « chercheur à l’université Stanford et à l’École Polytechnique », a malheureusement été supprimée en 2015 : elle présentait pourtant les brillants concepts (« neuroergonomie », « hyperécriture », « management et Technopolis phenomenon », « Blue Economy », « Noopolitik » etc.) développés par ce nouveau penseur23.

Sa page Wikipédia anglophone a également été supprimée en 2015, les travaux de ce chercheur n’apparaissant… dans aucune revue scientifique.

Mais ses CV en ligne, très fournis quoique fourmillant de raccourcis et de contradictions, continuent d’impressionner les rédactions journalistiques.

Ainsi au « Monde »24 en 2015 :

«  Son auteur, Idriss J. Aberkane, un scientifique à peine trentenaire, spécialiste des neurosciences, accumule les références prestigieuses : chercheur à Stanford, ingénieur d’étude en biomimétique à l’Ecole Polytechnique, ancien interne du département de psychologie expérimentale de l’université de Cambridge (Royaume-Uni), pour faire court.  »

Et encore dans « Le Monde »25 en 2016, ce portrait dithyrambique d’un « apprenti sage » à l’occasion de la parution de son livre Libérez votre cerveau :

20161025 lemonde

« Le cerveau d'Idriss Aberkane bouillonne comme le flot de ses paroles. Passionné de neurosciences, biologie, informatique, mathématiques, philosophie, géopolitique, le jeune chercheur semble dévorer toutes les connaissances qui s'offrent à lui. A 30 ans, il s'est déjà donné une mission : ouvrir les sciences au grand public et rappeler que « science sans conscience n'est que ruine de l'âme », comme l'écrivait Rabelais.

Son CV, gargantuesque, cumule diplômes, fonctions, publications et conférences  : enseignant-chercheur à l'Ecole centrale de Paris et à Polytechnique, affilié à l'université Stanford, normalien, ambassadeur du Campus numérique des systèmes complexes Unitwin-Unesco, créateur de trois start-up, titulaire de trois doctorats : en neuroergonomie et économie de la connaissance (Ecole polytechnique), en littérature comparée (université de Strasbourg) et en diplomatie (Centre d'études diplomatiques et stratégiques). Inclassable, infatigable, ce consultant international sillonne le monde entier pour donner des conférences – déjà plus de 170, souvent liées à sa principale activité rémunérée, celle de chercheur en développement industriel auprès d’entreprises. »

De nombreuses interrogations sont nées26 sur la réalité du parcours de cet « « Hyperdoctor Biomimicry Polymath Neurogeek » (ainsi qu’il se présente) et sur toutes les déclinaisons protéiformes de son CV qu’on peut consulter en ligne27.

Idriss Aberkane n’enseigne pas les mathématiques, contrairement à ce qu’a pu affirmer le « Café pédagogique ».

Il a bien été admis à l’École normale supérieure en 2005 en biologie, mais en tant qu’auditeur et sur dossier : il aurait d’ailleurs quitté la France en 2006 pour rejoindre pendant plusieurs mois le département de mathématiques de l’Université de Stanford en tant que chercheur invité. Quand il se présente comme « ancien interne (sic) du département de psychologie expérimentale de l’université de Cambridge », il faut comprendre qu’il y a également effectué deux stages (en 2006 et en 2009).

En 2014 ou en 2015, il n’est pas « chercheur à Stanford » comme ont pu l’affirmer « Le Point » (en couverture !) ou « Le Monde » mais simple « chercheur associé » dans un programme de recherche philanthropique lui-même rattaché à l'université de Stanford. Il n’est pas non plus « ingénieur d’étude en biomimétique à l’École Polytechnique » ou « enseignant-chercheur à Polytechnique » mais serait simple chargé de cours (et non « professeur » comme il se présente) à Centrale-Supélec en « stratégie et développement d'affaires internationales ».

Un des trois doctorats (PhD) dont il se dit titulaire a été obtenu dans une institution non agrémentée.

Bref, un curriculum vitæ qui rappelle finalement moins le modèle encyclopédique de Gargantua que les dottore de la commedia dell’arte.

Misère des débats sur l'école

Il y a des paradoxes merveilleux à détester autant l'école tout en s'en réclamant si désespérément. À fustiger la notation scolaire tout en exaltant la seule réussite commerciale. À penser l'école de tous à partir des success story de quelques-uns. À promouvoir la créativité en assénant sa propre autorité (il est vrai que cette autorité académique est ici très… créative).

Mais peu importe, au fond, le cas spécifique d’Idriss Aberkane. Cet exemple agit comme un révélateur du système médiatique et n’est qu’un exemple, parmi bien d’autres, de la misère des débats sur l'école.

L'iconoclasme et la démagogie, peu importe leur médiocrité, sont plus fascinants que la mesure, la rigueur et l'observation du réel. La parole la plus idéologique est reçue à bras ouverts, d'autant plus qu'elle se présente comme officielle ou scientifique, et ne fait l'objet d'aucune contre-enquête ni même d'aucune vérification élémentaire.

Mais cette déliquescence médiatique fait le lit d'un danger plus grand.

Entre le rejet réactionnaire des uns et l'idéologie pseudo-progressiste (ici mâtinée de numérisme et de scientisme neuromancien) des autres, l'école publique fait face aux deux visages d'un seul et même péril : son éclatement libéral.

@loysbonod

Le titre de l'article a été changé le 6 novembre 2017.


[1] Sur l'ennui à l'école voir notre billet : « Un ennui… bien ennuyeux » (1er octobre 2015)

Sur la souffrance à l'école, voir notre autre billet : « La souffrance scolaire, mythe utile » (6 octobre 2012)

[2] Nous avons vu sur LVM comment Michel Serres a ainsi pu réécrire l’histoire à son avantage. Ou comment Vincent Cespedes ou François Durpaire ont pu sculpter amoureusement leur image dans Wikipédia.

[3] « C’est arrivé demain » sur « Europe 1 » du 23 octobre 2016.

[4] « Café pédagogique » du 15 mai 2008 : « « Notre cerveau est conçu pour l'action ». Entretien Idriss Aberkane ». Idriss Aberkane est présenté avec la formule « Master ENS, jeune chercheur associé à Stanford University ». Le 15 juin 2009, il devient « jeune chercheur rattaché à l’Université Paris 5 » : « Apports de la neuropsychologie : des sciences…bientôt des technologies de la mémoire »

[6] « Scanderia » a été cofondée avec Serge Soudoplatoff. Comme Idriss Aberkane, ce Français a la chance d'avoir une page Wikipédia en anglais qui lui est entièrement consacrée, avec des liens vers ses livres en français sur Amazon et vers ses blogs en français. Il n’a curieusement pas de page dans Wikipédia en français.

[7] Revue « Technologie » n°193 (septembre-octobre 2014)

[8] Voir LVM : « Contre le savanturisme pédagogique » (30 août 2015)

[9] Idriss Aberkane dans le « Huffington Post » du 12 janvier 2016 : « L’échec est un diplôme »

[11] « Le Parisien » du 6 mars 2015 : « Nous pourrions tous être extraordinaires »

[12] Idriss Aberkane dans « Le Point » du 27 mai 2015 : « Hackons l'éducation !  »

[14] Idriss Aberkane, dans « Le Point » du 16 juillet 2015 : « Et si on imprimait des connaissances dans le cerveau ? »

[15] Idriss Aberkane dans « Le Point » du 8 août 2015 : « Pourquoi Starbucks est-elle meilleure que l'Éducation nationale ? »

L'idée de délivrer la même expérience en tout lieu est contestable, même si elle fait le succès d'Apple, de Starbucks, d'Hermès ou de Burberry. Un confrère m'a confié un jour vouloir décorer la chambre de sa fille avec le design Starbucks, parce qu'elle s'y sentait à l'aise pour faire ses devoirs… Comment le géant du café qui vend des biens matériels réussit-il mieux qu'une entité qui délivre des biens immatériels

Starbucks : un accès ouvert à tous

Il n'y a pas chez Starbucks d'expérience premium. L'accès est démocratique, aucune place n'est réservée aux gros clients.

En effet !

Voir nos commentaires sur le forum de LVM.

[16] Idriss Aberkane dans « Le Point » du 30 avril 2015 : « C'est Einstein qu'on assassine ! »

Voir également cet entretien dans « Le Point du 30 septembre 2016 : « L'impuissance apprise pétrifie notre mental »

[17] Idriss Aberkane dans « Le Point » du 2 août 2015 : « La note ne comprend rien à l'intelligence »

[18] Idriss Aberkane dans « Le Point » du 23 avril 2014 : « Oui, il faut abolir les notes à l'école ! »

[19] Idriss Aberkane, conférence TEDx 2014 : « How do we go from hell to heaven in education »

[20] Idriss Aberkane, conférence TEDx 2015 : « Love can do »

[22] Les trois thèses soutenues par Idriss Aberkane :

1) Thèse soutenue le 17 décembre 2013 au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) : « On Noopolitik & the New Great Game ». Cet organisme n'est pas agréé par l’État.

2) Thèse soutenue le 16 juin 2014 dans le cadre de l’École doctorale Humanités de l'université de Strasbourg : « Ballade de la Conscience entre Orient et Occident : une perspective soufie sur la conscience occidentale, connectant "The Kasidah" de R.F. Burton et "The Waste Land" de T.S. Eliot. » A noter que le président du jury de cette thèse de littérature comparée est un informaticien (à ne pas confondre avec son homonyme physicien de Polytechnique : merci à David Monniaux pour la rectification)

3) Thèse soutenue le 3 février 2016 à Paris-Saclay : « Neuroergonomie et biomimétique logicielle pour l'économie de la connaissance : Pourquoi ? Comment ? Quoi ? ».

[23] L’historique de la page Wikipédia n’est plus accessible mais il est remarquable que les contributions les plus importantes à la page d’Idriss Aberkane aient été essentiellement le fait de contributeurs soient sous IP soit avec un compte WP mais dans tous les cas ne contribuant qu’à la page d’Idriss Aberkane et souvent bien informés à son sujet. C’est d’ailleurs un premier contributeur sous IP, dont les seules contributions concernent Idriss Aberkane, qui a retiré des bandeaux disgracieux ({{admissibilité}} et {{À vérifier}}. Puis, plus tard, un nouveau contributeur sous IP, et dont les seules contributions concernent encore une fois Idriss Aberkane, qui a retiré les bandeaux {{Curriculum Vitae}} et {{Vérifiabilité}}.

Voir une capture de cette page en 2014 :

2014 WP Aberkane

[25] « Le Monde » du 24 octobre 2016 : « Idriss Aberkane, le cerveau qui veut libérer le nôtre ». Le 25 octobre 2016, « Le Monde » a dû ajouter… une petite mise au point sur ses diplômes ou fonctions (voir note suivante).

[26] A consulter notamment : l’enquête de Mathieu Leocmach, chercheur au CNRS.

Le 25 octobre 2016, « Le Monde » a dû ajouter cette petite mise au point en préambule de son article :

«  Cet article a été brièvement retiré du site du Monde à la suite de plusieurs alertes faisant mention d’erreurs dans la description du parcours d’Idriss Aberkane.

Le service de presse de l’Ecole polytechnique a ainsi indiqué sur Twitter qu’Idriss Aberkane n’avait pas de doctorat, avant de rectifier : il a bien soutenu début 2016 une thèse pour laquelle il s’était inscrit auprès de l’école doctorale de Polytechnique, mais la création d’un pôle doctoral Paris-Saclay l’a conduit à soutenir sa thèse sous l’égide de cet ensemble universitaire, sous la direction de Pierre-Jean Benghozi. En revanche, il n’est pas enseignant-chercheur à Polytechnique, mais chargé de cours à CentraleSupélec.

Nous avions indiqué par erreur qu’Idriss Aberkane était normalien. Il a cependant bien été « prédoctorant » en biologie à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm de 2005 à 2009, après une admission sur dossier et non sur concours.  »