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Le niveau du Brevet
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Annonces ministérielles du 5/12/23 : www.laviemoderne.net/veille/les-grands-i...laire-le-monde#24850Je souhaite par ailleurs donner une véritable exigence au diplôme national du brevet. Au-delà de la suppression des consignes de correction académiques que j’appliquerai dès la session 2024, celui-ci évoluera plus profondément à partir de la session 2025. D’abord, la note du contrôle continu sera calculée à partir de la moyenne des notes disciplinaires que vous attribuez aux élèves, et non plus par les « compétences » converties en points. Ensuite, les épreuves terminales représenteront 60 % de la note finale, au lieu de 50 % aujourd’hui. Enfin, le diplôme du brevet conditionnera l’accès direct au lycée. Les élèves en difficulté et qui n'obtiendront pas leur brevet ne feront pas leur entrée en 2nde l’année suivante, mais rejoindront une classe « prépa-lycée » pour consolider leur niveau, rattraper leur retard et être mieux armés pour la suite.
Dans "Le Monde" (abonnés) du 7/01/24 : "Brevet des collèges : la réforme de Gabriel Attal, le choix d’une rupture avec l’histoire d’un examen vieux de 76 ans"
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Avec cet aveu saisissant, expliquant bien des choses :
[...] le « correctif académique » évoqué par Gabriel Attal fait référence à une autre pratique, peu connue des correcteurs. « Il s’agit de mettre fin à la possibilité qui existe, pour les recteurs, de rehausser la moyenne de tous les candidats après harmonisation, en ajoutant par exemple un point à tout le monde, pour augmenter les taux de réussite d’une académie », explique M. Geffray.
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Gabriel écrit: Je souhaite par ailleurs donner une véritable exigence au diplôme national du brevet. Au-delà de la suppression des consignes de correction académiques que j’appliquerai dès la session 2024, celui-ci évoluera plus profondément à partir de la session 2025.
Abandon de la réforme à la rentrée 2024 : www.lemonde.fr/societe/article/2024/09/1...25_6320474_3224.html
Le ministère de l’éducation a acté, lundi 16 septembre, l’abandon du projet de rendre l’examen obligatoire pour passer en seconde et d’en modifier les conditions d’obtention dès la session prochaine. Le choix de poursuivre ou d’enterrer cette réforme reviendra au prochain gouvernement.
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Les notes aux écrits du brevet ont encore progressé merveilleusement en France entre 2022 et 2023 : +0,91 pt. À Stanislas (Paris), un record historique a même été atteint : 17/20 en moyenne. EN MOYENNE.
Deux conséquences étonnantes de ces progrès miraculeux. Les collèges privés ont explosé les résultats attendus et présentent une magnifique "plus-value".
Mais les collèges publics les plus en difficulté (avec des moyennes parfois inférieures à 06 ou 07/20) ont vu des progrès miraculeux eux-aussi. Ainsi ce collège parisien de l'éducation prioritaire qui a gagné 3,2 points en une seule année !
Les notes aux écrits étaient jusqu'à peu le seul paramètre échappant encore à l'inflation des taux d'obtention d' un brevet reposant sur le contrôle continu dont les fumeuses "compétences" ont pris le relais.
Il semblerait que ce soit terminé depuis qu'elles ont commencé d'être publiées, en 2022, dans le cadre de la grande mise en compétition de tous contre tous.
À ce rythme, des moyennes de 20/20 devraient pouvoir être obtenues dans les meilleurs collèges avant 2030.
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Évolution du diplôme national du brevet à compter de la session 2026
Dans le but de rehausser le niveau d’exigence et d’ambition pour tous les élèves, les modalités d’attribution du diplôme national du brevet (DNB) seront modifiées à partir de la session 2026.
Désormais, la note de contrôle continu sera calculée à partir des moyennes annuelles obtenues par les élèves en classe de 3e, et non plus à partir des huit composantes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
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Quelques observations.
80 points pour une "maîtrise insuffisante" (sic) : tout est dit.Depuis 2017, les points du contrôle continu étaient attribués par les conseils de classe en évaluant le socle commun de connaissances, de compétences et de culture – soit 80 points au minimum pour une maîtrise insuffisante, 400 au maximum.
Mais personne ne s'est jamais interrogé sur cette hausse continue des taux d'obtention et des taux de mention, en contradiction avec les évaluations de la DEPP...La baisse de 2026 serait toutefois inégalée et signerait la fin de trente ans d’augmentation des taux d’obtention du premier examen de la scolarité. Il faut remonter à 1999 pour retrouver un taux de réussite à 75 %.
La voix ne sera pas donnée dans l'article aux enseignants favorables, mais à trois "acteurs éducatifs" défavorables à la réforme.Si elle trouve un écho parmi les enseignants, lesquels sont nombreux à estimer que la hausse des taux de réussite ne reflète pas un meilleur niveau des élèves, elle questionne aussi les acteurs éducatifs.
Considérer le brevet comme une validation d'acquis à la fin du collège ne pose aucun problème : c'est la falsification de cette validation qui pose problème. C'est une façon d'évacuer la question.D’autant plus concernant le brevet qui, à l’inverse du baccalauréat, n’a jamais été conçu comme un couperet pour accéder au niveau supérieur, mais comme une validation d’acquis à la fin du collège. Une logique encore renforcée depuis 2005 par l’élaboration du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, correspondant à ce que tous les élèves doivent savoir et maîtriser à l’issue de la scolarité obligatoire, et dans lequel le brevet s’était partiellement fondu.
Alin Boissinot, un exemple des "acteurs éducatifs" questionnés par cette réforme qui, à défaut d'être actifs dans l'enseignement, sont d'éternels commentateurs militants. Au passage, en qualité de cadre de l'Education nationale (IG, DGESCO), M. Boissinot a largement sa part dans l'évolution consternante des résultats du brevet depuis des décennies. On comprend mieux sa réaction critique dès lors.« On fait une confusion totale entre la logique de l’examen et celle du concours, regrette Alain Boissinot, ancien recteur et ancien président du Conseil supérieur des programmes. La valeur d’un concours tient au nombre de gens qui échouent, mais l’examen, c’est tout l’inverse : il est logique et souhaitable qu’un grand nombre d’élèves le réussisse. »
Réaction au demeurant d'une singulière mauvaise foi. Aucune confusion examen/concours : pas de classement, pas de conséquence à la non-obtention du brevet. Il est effectivement souhaitable qu'un grand nombre d'élèves réussisse, mais pas au prix d'une réussite artificielle, laquelle n'a jamais "interrogé" notre "acteur éducatif".
Pour rappel, notre billet de 2023 : "Brevet : l'autre inflation - Quinze ans de progrès trop beaux pour être vrais"
Un taux modéré n'est pas un objectif : un taux reflétant le niveau réel, oui.« Ça pose la question de la ligne directrice et de l’ambition de notre système scolaire : est-ce que l’objectif du ministère est d’avoir un taux de réussite modéré ? Est-ce que la massification est devenue un problème ? », s’interroge aussi Sophie Vénétitay, à la tête du SNES-FSU.
Rien d'étonnant à ce qu'un représentant du SE-UNSA défende le socle de compétences : le SE-UNSA l'a promu, et avec lui l'artificialisation de la réussite.Derrière la réforme du brevet de 2026 se rejoue ainsi un vieux débat quant à la juste évaluation du niveau des élèves, et sur l’articulation la plus pertinente des connaissances et des compétences, le poids du disciplinaire et de l’interdisciplinaire, ou encore l’importance donnée aux savoirs académiques.
« On revoit la place du contrôle continu car beaucoup partent du principe que le contrôle continu par compétences surnote les élèves et ne reflète pas leur niveau, alors que nous le trouvons bien plus riche pour mesurer ce qu’un jeune sait faire à la fin de la 3e, défend Jérôme Fournier, du SE-UNSA, opposé aux nouvelles modalités d’obtention du brevet.
"Nous le trouvons bien plus riche" : amusant puisque le socle est une coquille numérique vide, que la direction du collège peut valider indépendamment des professeurs et que personne ne consulte.
Bel aveu que la réussite scolaire ne doit pas passer, aux yeux des faux "progressistes", par les "attendus scolaires" ou les "savoirs académiques" !Tout est fait pour faire baisser le taux de réussite et mettre en difficulté les élèves qui rentrent le moins dans les attendus purement scolaires », dénonce-t-il.
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