FCPE mon amour

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09 Jui 2014 15:12 - 09 Jui 2014 22:44 #10844 par Loys
Quelques commentaires :

Sur les rythmes, il nous a assuré que nous avions remporté une victoire. Il est vrai que la rentrée 2014 marquera l'enterrement de la semaine de 4 jours, et ça, on peut déjà s'en féliciter! En revanche, quand je pense aux élèves qui continueront de subir 3 journées de 6 heures par semaine, cette victoire a un goût amer.

C'était déjà le cas deux jours par semaine dans la plus grosse commune ayant adopté les nouveaux rythmes en 2013 mais ça n'avait alors pas laissé un goût amer dans la bouche de Paul Raoult.

Je retiens aussi de sa visite qu'il s'est engagé à mettre en place, dès la rentrée prochaine, une semaine de la démocratie scolaire pour regrouper les élections de parents et de lycéens. Nous le demandions, pour permettre à la fois une meilleure information de tous les usagers sur la tenue de ces élections, et contribuer à l'éducation citoyenne des lycéens. Mais ça ne suffira pas, encore faut-il donner un sens à ces élections, c'est à dire donner un véritable pouvoir aux parents dans les instances où ils seront élus.

L'intérêt de l'enfant, en comparaison de ce noble but, c'est secondaire.

Et qu'il s'agisse du statut de parent délégué ou de la démocratie dans l'Ecole, nous n'attendons plus des discours du ministre, mais des actes ! Et vite! S'il va dans ce sens, M. Hamon donnera le gage qu'il accorde autant de place et d'importance aux représentants des parents d'élèves qu'au reste de la communauté éducative.

Les parents doivent donc avoir "autant de place et d'importance" que le reste de la communauté éducative. :santa:

Mais il n'en est rien, car le collège d'aujourd'hui est construit sur un modèle élitiste.

C'est vrai : avec des concours et des éliminations en cours de route.

Il est construit sur l'idée que lorsqu'un élève est en échec, c'est d'abord de sa faute, car il n'aurait pas le bon bagage culturel, ne serait pas assez scolaire ni assez méritant ou aurait des parents démissionnaires. Au contraire, nous l'avons dit dans les ateliers, c'est d'abord l'échec de notre système éducatif !

On peut raisonnablement penser que le système éducatif a sa part de responsabilité dans l'échec scolaire. De là à penser que l'élève n'a aucune responsabilité... :shock:

En organisant le tri des élèves à travers les notes et des options sélectives réservées à un petit nombre...

En quoi les options seraient-elles "réservées" à un petit nombre ? :shock:
Et en quoi les notes trient-elles les élèves avant l'orientation en seconde ? :shock:

...en hiérarchisant les différentes formes de savoirs et de compétences...

C'est vrai tout se vaut : le pilier "Maîtrise de la langue française" vaut bien le pilier "Maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication" ! :doc:

...en hiérarchisant les voies et les filières...

Au collège ? :shock:

... au détriment de l'enseignement professionnel, en maintenant la course à la performance, en organisant la concurrence entre les élèves, les familles, les quartiers, le collège maintient et renforce les inégalités face à la réussite !

Course à la performance au collège ? Concurrence entre les élèves au collège ? :santa:

Maintenant que nous avons développé nos propositions, il faut convaincre que la réforme du collège est urgente. Inadmissible de laisser sortir 140 000 jeunes chaque année du système éducatif, sans qualification !

En fait 111 000 jeunes mais ça sonne moins bien, d'autant qu'il n'y en a jamais eu aussi peu...

C'est par la mixité sociale dans les classes et les établissements que l'on pourra lutter contre l'échec scolaire, mais aussi tirer l'ensemble des élèves vers le haut.

La mixité sociale ne se déclare malheureusement pas.

C'est par la mise en place d'une véritable école du socle, qui assure la liaison primaire/collège, que chaque jeune pourra acquérir le minimum indispensable que l'Etat doit garantir à tous.

Avec la suppression du travail à la maison en primaire, cette liaison a été rompue...

Certains seront bien sûr difficiles à convaincre. D'une part, la petite poignée de privilégiés qui profite justement de ce système élitiste et qui s'en contente bien parce qu'il leur garantit leur statut économique et culturel dans la société ! ;

Mais de qui parle Paul Raoult exactement avec ces allusions perfides ? Et à qui profite le naufrage de l'école dont les nouvelles pédagogies qu'il promeut sont en grande partie responsables ?

Et pour d'autres, pour les alliés de l'immobilisme, c'est simplement parce que changer notre modèle demande de l'audace.

En même temps c'est plus facile d'avoir de l'audace quand on est parent d'élève et qu'on n'est pas face aux élèves ! :santa:

Il est bien plus confortable de coller quelques pansements pour masquer l'incapacité de notre système éducatif à faire réussir tous les élèves ! Comme l'a rappelé samedi Danielle Zay, il est plus facile d'organiser la promotion de quelques-uns, que de construire un modèle qui permette la réussite de tous.

La réussite de tous, c'est maintenant pourtant ! :santa:

Et puis, à la fin du collège, il y a la question de l'orientation. On peut espérer qu'elle devienne moins douloureuse demain, grâce aux expérimentations menées actuellement sur le terrain dans une centaine de collèges. Et je suis d'accord avec toi, Sophie, le terme "dernier mot aux familles" est trop réducteur. Je préfère parler d'orientation choisie, car de nombreuses conditions sont nécessaires pour qu'elle devienne effective. Alors qu'aujourd'hui, l'orientation subie c'est l'orientation vers l'échec, reconnaître que ce sont les parents et leur enfant qui doivent prendre la décision finale, c'est une étape primordiale !

Les parents ou leur enfant ? Il faut dire les choses clairement ! :twisted:
Sûr que l'orientation choisie, c'est l'orientation vers la réussite ! :cheers:

C'est réaffirmer l'importance du partage des responsabilités éducatives pour permettre à chaque jeune de préparer son avenir.

En l'occurrence on se demande bien où est le "partage" puisque les professionnels n'ont pas leur mot à dire...

Ce n'est pas suffisant! Après le temps de l'orientation, vient celui de l'affectation, souvent tout aussi douloureux.

Vivement l'affectation choisie ! :cheers:

Comment peut-on encore accepter que des jeunes soient envoyés vers des filières qui ne leur conviennent pas, par manque de place ? Il n'est plus possible de concevoir l'orientation des élèves en termes de places à pourvoir.

Oui, vivons dans un monde idéal où les rêves des enfants déterminent les places offertes dans les lycées !

L'Ecole sans sélection, celle qui combat l'élitisme, c'est aussi une Ecole sans note chiffrée, sans redoublement, sans devoirs à la maison.

Bref l'Ecole d'une sélection plus sourde et plus sévère à la fois. :fur

Aaah les devoirs ! Un combat mené par les progressistes depuis des décennies. Nous dénonçons depuis trop longtemps cette sous-traitance pédagogique aux familles.

Car si les parents doivent avoir des droits sur le fonctionnement de l'école, ils ne doivent avoir aucun devoir ! :cheers:

Notre campagne "ce soir pas de devoirs" a encore hélas aujourd'hui tout son sens. Supprimer les devoirs à la maison c'est redonner du temps aux enfants, supprimer une bonne part de la pression qui s'exerce sur eux; mais aussi sur leurs parents!

On l'a bien compris ! :transpi:

Moins de stress, moins de fatigue, plus de temps pour jouer, pour lire, pour discuter...

En supprimant l'école on pourrait aller encore plus loin !
De fait, avec la réforme des rythmes scolaires, les parents se déchargent du temps libre sur l'école primaire...

As-tu fait tes devoirs ? Il serait temps que les relations avec nos enfants ne se fassent plus seulement autour de cette question !

Voilà qui est du ressort des parents, pas de l'école...

Pourtant, les enseignants savent très bien comment se passe le travail à la maison ! Mais malgré cela ils continuent à donner des exercices! Ils continuent à pénaliser ceux qui n'ont pas l'aide nécessaire à la maison pour faire les recherches, les exposées, apprendre les leçons, apprendre à s'organiser...

Quand ils n'ont plus de travail à la maison, ces élèves ne sont en revanche plus pénalisés par rapport à ceux dont les familles continuent à les aider ! :santa:

Nous ne voulons plus lire : manque de travail personnel !

:shock:

Car c'est d'abord en classe qu'il faut travailler ! Les textes de l'Education nationale sont extrêmement clairs, je cite : "le travail écrit, fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité. En conséquence, aucun devoir écrit ne sera demandé aux élèves hors de la classe." Et cette circulaire date de 1956!

Le familles privilégiées se moquent bien de cette circulaire, à laquelle elles ne sont pas tenues.

Il est impératif qu'enfin les adultes entendent que ce qui n'a pas été compris en classe ne peut pas l'être à la maison.

Avec un exercice d'application, il s'agit moins de faire comprendre une notion que de l'appliquer systématiquement...

Il est impératif de mettre fin aux devoirs, de cesser de renvoyer l'échec d'un élève à sa responsabilité individuelle et familiale.

Voilà ce qui est véritablement sous-tendu par cette exigence : la culpabilité parentale. Comment peut-on exiger de parents qu'ils se préoccupent de la scolarité de leurs enfants ?

Il est impératif que l'école réagisse par rapport à sa propre responsabilité dans le renforcement des inégalités culturelles et sociales.

Déclinons avec la FCPE.

Et à cela s'ajoutent les notes ! Le ministère a annoncé qu'il veut faire évaluer les pratiques d'évaluation. Tant mieux ! Aujourd'hui, noter les élèves se résume à contrôler si l'élève est capable de restituer le chapitre du cours qu'il a appris à la maison.

Quel subtil résumé du travail des enseignants : Paul Raoult est décidément un fin connaisseur de la chose scolaire !

Devoirs, notes et... on y arrive, redoublement ! La mauvaise réponse à un vrai problème : l'échec scolaire. Mais dire qu'il faut arrêter les redoublements ne suffira pas. Il faut donner aux établissements les moyens pédagogiques et financiers de remédier aux difficultés des élèves, sans les faire redoubler mais en développant des solutions alternatives.

Et si ce n'est pas le cas, continuons à demander la suppression du redoublement quand même !

Je pense notamment au tutorat, à la différenciation pédagogique, à l'accompagnement personnalisé en classe et tous ce qui reste à inventer!

Tout ceci n'est pas à inventer, c'est déjà du recyclé pédagogique depuis un moment, avec le succès que l'on connaît.

Si nous luttons contre l'exclusion pédagogique que je viens de dénoncer, nous nous battons aussi contre l'exclusion... tout court. Vous l'aurez compris, je parle des sanctions disciplinaires.

Car c'est bien la même chose ! :doc:

Il faut remédier à une conception de la discipline entièrement orientée vers l'exclusion des élèves. L'exclusion, c'est une non-solution ! L'exclusion définitive c'est refuser d'éduquer pour laisser cette tâche à l'établissement voisin !

Ben du coup en quoi est-ce "refuser d'éduquer" ? :scratch:

Cela ne fait que concrétiser la situation d'élèves qui, généralement, avaient déjà la sensation d'être sortis de l'école depuis longtemps. J'irai même plus loin, l'exclusion renforce les inégalités sociales, comme les inégalités scolaires, car nous savons très bien que, trop souvent les élèves issus des classes populaires en sont les premières victimes... Et leurs parents, les premiers accusés.

Il faut donc donc considérer que l'origine populaire des élèves justifie des incivilités graves... L'immense majorité des parents et des enfants de milieu populaire qui ne commettent pas d'incivilités apprécieront.

Les procédures disciplinaires, c'est un chantier très symbolique pour nous. Car ce fonctionnement est symptomatique d'un système pas du tout bienveillant.

Tolérer les incivilités, c'est bienveillant. Il faudra le rappeler aux élèves qui subissent les incivilités d'une minorité d'élèves. :pendu:

A la FCPE, nous nous fixons un objectif : zéro exclusion ! Zéro exclusion, car c'est une solution violente, inutile, qui ne permet nullement aux élèves d'apprendre de leurs erreurs.

Donc en fait, c'est l'école qui est "violente" en demandant à un élève de changer d'établissement. :shock:
Quant au "zéro exclusion", il va falloir rappeler cette position officielle de la FCPE dans tous les conseils de discipline à venir, et notamment à tous les parents d'élèves. :twisted:

Les seules sanctions utiles à l'Ecole, ce sont celles qui participent à l'éducation des futurs adultes, parce qu'elles sont justes et proportionnées.

Changer d'établissement me semble "juste et proportionné"... :roll:

Et cela passe par des procédures disciplinaires entièrement réinventées, pour qu'elles soient exemplaires et que soit mis fin à l'arbitraire. C'est vers cela qu'il faut avancer.

On reste dans la rhétorique creuse et la pétition de principe, sans aucune proposition concrète.

Et pour faire ces propositions, nous devrons savoir ce qui se fait, au cas par cas, dans les Conseils de discipline. Nous recenserons les pratiques. Dans certains établissements, des conseils de discipline ont su s'approprier les textes pour mettre en place des dispositifs d'une grande justice. À l'inverse, des méthodes tout aussi infondées qu'inefficaces ont vu le jour. Alors je vous propose que nous travaillions à l'élaboration d'un livre noir et blanc des conseils de discipline ;

C'est une vraie priorité dans l'école d'aujourd'hui...

Qu'on ne vienne pas nous accuser de vouloir « rallumer la guerre scolaire », quand nous réclamons seulement ce qui n'est que raison : que l'Etat cesse d'organiser et de financer la concurrence de sa propre Ecole, que les parents puissent, partout sur le territoire, choisir librement l'Ecole publique pour leurs enfants.

ET comment fait-on s'ils demandent tous la même ? :santa:

En ces temps de crise, où le gouvernement cherche de l'argent pour financer le budget de l'Etat, les 60 000 postes dans l'Education nationale, nous jugeons, nous, qu'il y a des gisements à exploiter. Pour prolonger les calculs de Guillaume, le financement des établissements privés par l'Etat, c'est sept milliards par an ! Ajoutez-y les financements des collectivités territoriales – il n'y a pas que la loi Carle ! - et vous atteignez onze milliards ! De quoi faire de beaux projets dans l'Ecole publique...

Rien sur les centaines de millions gaspillés par les rythmes scolaires ?

Laïcité toujours, jusque dans la réforme territoriale ! On nous annonce la fusion de l'Alsace et de la Lorraine. Fort bien (ou pas). C'est une belle occasion de reposer la question du concordat de l'Alsace-Moselle, qui n'est pas en vigueur – et heureusement ! - dans la majorité des départements lorrains. Que fait-on de l'enseignement obligatoire de religion, qui prive les élèves de trois départements d'une heure de classe par semaine sur les programmes nationaux ? Que fait-on de la liberté de conscience de ces enfants ? On la piétine ?

Encore un grand combat prioritaire !

L'Ecole publique inculque des valeurs, elle a aussi des obligations. L'une d'entre elle est de s'assurer qu'il y ait au moins un enseignant dans chaque classe.
La promesse faite par le gouvernement de créer 60 000 postes dans l'Education nationale devait permettre de réparer un peu notre système éducatif. Mais les effectifs augmentent de manière significative dès la rentrée prochaine, nous voyons donc bien que la question du recrutement sera centrale pour cette année encore. Les problèmes de recrutements du mois dernier ne font que noircir un peu plus un tableau déjà bien sombre.

Le discours de la FCPE n'est évidemment pour rien dans ce sombre constat.

Cette question du recrutement se pose tant pour les nouveaux professeurs que pour ceux qui, demain, remplaceront leurs collègues absents. Nous ne pouvons tolérer que des élèves restent sans enseignants, que ce soit pour une heure ou pour plusieurs semaines. L'Education nationale a le devoir de remplir la mission qui lui est confiée par la République, celle de la continuité du Service public.
Parce que nous refusons cet état de fait, nous rénoverons le site ouyapacours. Cet outil est le vôtre. Il est à votre service pour que vous puissiez collecter toutes les heures perdues, chiffrer le montant de la dette de l'Education nationale vis-à-vis de nos enfants.

Une bonne façon de passer le temps libéré par la suppression de la "sous-traitance" pédagogique des devoirs à la maison : on s'occupe comme on peut...
Le titre de ce site est délicieusement anti-enseignant, même si la responsabilité de leur non-remplacement en cas d'absence ne leur est en rien imputable.

Continuons à travailler avec les associations d'éducation populaire, allons chercher les parents les plus éloignés de l'Ecole et donnons-leur la parole!

Ou parlons à leur place comme nous le faisons depuis toujours !
Dernière édition: 09 Jui 2014 22:44 par Loys.

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09 Jui 2014 22:40 - 09 Jui 2014 23:01 #10850 par archeboc
Sur neoprofs, actuellement, on discute des tentations diaboliques de Brighelli. Dans ce cadre, un intervenant a cité le programme éducatif du front de gauche.
La proximité de ce programme avec les positions de la FCPE, telles qu'elles apparaissent dans les discours de Raoult, est frappante. Personne n'a relevé, ni sur ce fil, ni ailleurs.
Dernière édition: 09 Jui 2014 23:01 par archeboc.

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10 Jui 2014 18:59 #10859 par Loys
Dans le "Café" du 10/06/14 : "Hamon, ministre des parents d'élèves".

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10 Jui 2014 19:03 - 10 Jui 2014 19:13 #10860 par Loys

En concluant son intervention, B. Hamon a invité la Fcpe à "travailler ensemble pour que chaque enfant se sente chez lui à l'école", une formule à laquelle ne pouvait que souscrire la Fcpe.

Et surtout une formule qui nous fait sourire sur La vie moderne : "La souffrance scolaire, mythe utile".
[img

Si la Fcpe et le ministre partagent la volonté de réduire les exclusions, comme en témoigne la récente circulaire sur les sanctions, nul doute que le ministère de l'éducation nationale voit d'un mauvais œil un dispositif qui éclairera les cotés sombres de l'ordre scolaire.

:rirej
Dernière édition: 10 Jui 2014 19:13 par Loys.

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17 Jui 2014 16:49 - 17 Jui 2014 16:49 #10960 par Loys
Un numéro vert pour assistance téléphonique, par exemple si vous êtes accusé de fraude à l'examen : www.fcpe.asso.fr/index.php/actualites/it...sent-le-baccalaureat

Quelles (sic) sont les droits des lycéens pendant le baccalauréat ? Comment réagir en cas d'accusation de fraude ?

Dernière édition: 17 Jui 2014 16:49 par Loys.

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27 Jui 2014 18:25 - 27 Jui 2014 20:45 #11100 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression de la notation
Ce 27/06/14 sur RMC, à propos de la suppression de la notation :

Paul Raoult écrit: Un élève qui a 4, par exemple, et après a un 6 : c'est encore pas terrible. Seulement il a fait 50% d'efforts pour arriver à ça.

On peut même dire qu'il a déployé des efforts démesurés. Par exemple un élève qui a appris 6 verbes irréguliers au lieu de 4 a fait beaucoup plus d'efforts qu'un élève qui a appris 16 verbes au lieu de 14 ! :santa:

Paul Raoult écrit: Si je prend la Finlande par exemple, il n'y a aucune évaluation chiffrée avant l'âge de treize ans.

Mais il y en a à partir de treize ans et ensuite l'entrée au lycée est bien plus sélective qu'en France, sans parler de l'entrée à l'université. D'après l'OCDE les élèves sont bien plus malheureux à l'école que les élèves français, et le taux de suicide des adolescents y est trois fois supérieur.

Paul Raoult écrit: Aujourd'hui le savoir, il est sur internet, tout le monde peut accéder au savoir, c'est qu'est-ce que l'élève fait du savoir qu'il a, c'est ça qui est important et c'est ça qu'il faut évaluer et ça ne peut pas être évalué juste à partir de notes.

Bon, le savoir sur Internet, passons... Même en supposant qu'il faudrait évaluer seulement "qu'est-ce que l'élève fait du savoir qu'il a" (sic), quel rapport avec la suppression des notes ? :scratch:

Paul Raoult écrit: Les notes aujourd'hui en France c'est juste pour sélectionner les élèves : on fait une moyenne, et puis une moyenne de moyenne qui ne veut rien dire du tout. Celui qui a 8,75 il va passer dans la classe supérieure et celui qui a 7,99 il ne passe pas.

Bien sûr : le conseil de classe prend toujours ses décisions en se fondant sur les centièmes de points. Et le redoublement, c'est un bon exemple de l'impitoyable sélection qui s'exerce chaque année un peu plus dans le monde malveillant du collège.
Dernière édition: 27 Jui 2014 20:45 par Loys.

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01 Juil 2014 19:51 - 01 Juil 2014 22:39 #11135 par modigliani
Je ne saisis pas pourquoi vous dites une " baisse de 10%" (17_15 cela fait bien 2...).Cependant voilà une tôle que j'appelle de tous mes voeux aux futures élections de parents 2014.

Bravo pour ce décryptage génial de la scandaleuse propagande de la FCPE !
Dernière édition: 01 Juil 2014 22:39 par Loys.

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01 Juil 2014 20:32 #11138 par modigliani
Voilà qui est bien vu: Les élèves , surtout les plus jeunes n'ont pas fini de "se sentir chez eux à l'école" puisqu'ils y passent dorénavant 5 jours sur 7 , de 8h20 à 18h30 pour la plupart ! Et c'est grâce à l'acharnement de la FCPE ! Avec un peu de chance, mr Raoult réussira à faire ouvrir les écoles 24h sur 24h et 7 jours sur 7 , toujours pour les "biendeszenfants" cela va de soi !

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11 Aoû 2014 14:37 - 11 Aoû 2014 14:38 #11395 par Loys

modigliani écrit: Je ne saisis pas pourquoi vous dites une " baisse de 10%" (17_15 cela fait bien 2...).

Quand un prix passe de 17 euros à 15 euros, la baisse n'est pas de 2% mais de 11%. ;)
Dernière édition: 11 Aoû 2014 14:38 par Loys.

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11 Aoû 2014 14:41 #11396 par Loys
"Dès la prochaine rentrée scolaire, ce sera 4,5 jours par semaine pour tous les élèves du primaire !" (7/07/14)

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