Les langues anciennes dans la ligne de mire

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25 Avr 2013 18:03 #5389 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Je renvoie également à cette analyse très juste, très approfondie et un peu plus large proposée par Marian Balastre sur "Skhole.fr" : "Qui veut encore devenir professeur ? ou la crise de la vocation enseignante" et "Mezetulle" le 19/07/12 : "CAPES : inquiétante raréfaction des candidats" .

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25 Avr 2013 21:08 #5390 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
On apprend dans la foulée de la suppression du Capes de lettres classiques qu'en contrepartie 300 postes sont proposés au concours 2014 contre 200 l'an passé.

Ce qui suscite ce commentaire avisé du "Café Pédagogique" :

Le Journal officiel du 25 avril publie la répartition des postes aux concours de recrutement du second degré. Dans une offre globalement en hausse, on observe des glissements selon les disciplines.

Ainsi au Capes où 7 414 postes sont proposés en 2014 contre 6135 en 2013, certaines disciplines augmentent fortement. C'est le cas en lettres classiques où on passe de 200 à 300 postes, ce qui devrait peut-être désamorcer la campagne plaidant contre la "suppression" de ce capes.


Le Ministère aurait même pu proposer 1000 postes, puisque de toute façon il n'y a plus de candidats. En 2012 il y avait 170 postes au concours, 92 admissibles et 75 admis. En 2013 200 postes et - à ce jour - 108 admissibles...

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26 Avr 2013 13:01 #5394 par archeboc
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Loys dit: Les termes grec et latin de σχολή et d'otium


Le problème, Loys, c'est que cette façon de présenter les choses est totalement illisible aujourd'hui. Le sens des mots a changé. Les concepts qu'ils véhiculaient hier sont en état de décrépitude avancée. Par exemple lorsque tu écris :

Loys dit: L'enseignement est en ce sens fondamentalement libéral, au sens où il vise à la formation de l'esprit.


... tu utilises "libéral", dans le sens de "qui donne la liberté". Cela fait référence à un monde où le commun des hommes est enchaîné à son travail, que ce soit par des chaînes, par un statut servile ou par la pauvreté. La possibilité de faire des études est réservée à une minorité.

Tout un tas d'évolutions rendent aujourd'hui ce concept vide de sens. En particulier :
- Le cadre égalitariste de notre conception de la société répugne à penser qu'il y a une élite au dessus des masses laborieuses, et encore plus qu'il revient à l'école de former cette élite.
- Et surtout, le travail intellectuel est devenu un travail comme un autre. Il est toujours plus valorisant de travailler avec sa tête que de vivre du travail de ses mains, mais à cette supériorité n'est plus attachée l'idée de liberté.

S'accrocher à ce concept de liberté me semble gage d'inefficacité. Prenons acte que l'approche par compétence a gagné. L'apprentissage des langues anciennes, si il est mené sérieusement, améliore la compétence à mener des études difficiles, en donnant à l'élève la capacité de travailler sur une matière ardue pour un résultat très différé. La pratique des exercices scolaires traditionnels, version et thème, offre la mesure à la fois du sérieux de l'apprentissage et de sa difficulté.

Ensuite, on demandera : pourquoi le latin et pas le chinois ? Et là, je pense que la réponse est identitaire, et donc aujourd'hui plus difficile à argumenter. En tout cas, je n'ai pas de réponse.

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27 Avr 2013 18:59 #5431 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Réponse bientôt. ;)

Mon témoignage sur "France Culture" dans "Rue des écoles" : http://www.franceculture.fr/emission-ru ... 2013-04-27

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29 Avr 2013 12:09 #5476 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Et une réaction d'un syndicaliste œuvrant pour le bien de l'école :



Le Capes de lettres classiques n'existe plus, M. Tresgots. Peu importe le nombre de postes offerts à l'option du nouveau Capes de lettres. Cette curieuse et soudaine augmentation du nombre de postes ne mange pas de pain puisque la filière a été éteinte et qu'il n'y a plus de candidats.

A lire également sur le site du SE-UNSA : "Options au collège : et si on essayait le latin pour tous ?"



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29 Avr 2013 12:28 #5477 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

archeboc dit: Les concepts qu'ils véhiculaient hier sont en état de décrépitude avancée. Par exemple lorsque tu écris :

Loys dit: L'enseignement est en ce sens fondamentalement libéral, au sens où il vise à la formation de l'esprit.

... tu utilises "libéral", dans le sens de "qui donne la liberté". Cela fait référence à un monde où le commun des hommes est enchaîné à son travail, que ce soit par des chaînes, par un statut servile ou par la pauvreté. La possibilité de faire des études est réservée à une minorité.

Du point de vue du travail le monde n'a pas tant changé que cela mais au moins cette possibilité d'une formation de l'esprit est-elle offerte à tous grâce à l'école obligatoire jusqu'à seize ans. 85% d'une classe d'âge atteint le niveau Bac (77,5% obtient le diplôme) et plus de la moitié d'une classe d'âge poursuit aujourd'hui des études supérieures : 38% obtient un diplôme du supérieur ( source ).

Tout un tas d'évolutions rendent aujourd'hui ce concept vide de sens. En particulier :
- Le cadre égalitariste de notre conception de la société répugne à penser qu'il y a une élite au dessus des masses laborieuses, et encore plus qu'il revient à l'école de former cette élite.

Elle répugne à le penser mais elle ne répugne pas à le faire. :twisted:

- Et surtout, le travail intellectuel est devenu un travail comme un autre. Il est toujours plus valorisant de travailler avec sa tête que de vivre du travail de ses mains, mais à cette supériorité n'est plus attachée l'idée de liberté.

La période de formation de l'esprit l'est encore, dans le cadre de la scolarité : nous devons en avoir conscience, même si cet acquis a perdu son prix à nos yeux habitués à ce que tout soit gratuit (au sens pécuniaire du terme). L'école offre cette occasion unique d'apprendre le latin ou le grec dans le secondaire : il faut la saisir et cette opportunité doit être offerte à tous.

S'accrocher à ce concept de liberté me semble gage d'inefficacité. Prenons acte que l'approche par compétence a gagné. L'apprentissage des langues anciennes, si il est mené sérieusement, améliore la compétence à mener des études difficiles, en donnant à l'élève la capacité de travailler sur une matière ardue pour un résultat très différé.

Bien sûr que l'argument utilitaire a sa place pour défendre les langues anciennes, mais c'est une utilité plus diffuse que celle de compétences classées et identifiées. Cette utilité n'est pas nécessairement professionnelle d'ailleurs : la formation de l'esprit est utile en soi et pour soi.

Ensuite, on demandera : pourquoi le latin et pas le chinois ? Et là, je pense que la réponse est identitaire, et donc aujourd'hui plus difficile à argumenter. En tout cas, je n'ai pas de réponse.

L'un n'exclut pas l'autre. :doc:

Et même une connaissance fine de sa propre langue est un bon moyen d'apprendre les langues étrangères. En Allemagne, les élèves du secondaire ont la possibilité de choisir une langue ancienne au même titre qu'une langue vivante et je ne crois pas que cette possibilité ait nui au commerce extérieur de l'Allemagne. :topla:

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29 Avr 2013 13:54 #5482 par Loys
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A lire dans le "Café Pédagogique" du 27/04/13 : "A la Une : les profs de langues anciennes sont-ils paranoïaques ?"





Et ce dossier du 27/04/13 : "La Métamorphose du Capes de Lettres Classiques" , toujours par Robert Delord et Marjorie Lévêque.



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18 Mai 2013 16:27 - 18 Mai 2013 16:27 #5768 par Loys
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Sur "Sauvons l'Université", ce communiqué de "Sauver les lettres" du 13/05/13 : "Nouveau CAPES option " lettres classiques " : mais où est passé le nombre de postes ?"
[ Cliquer pour agrandir ]

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18 Mai 2013 16:28 - 03 Mai 2019 08:26 #5769 par Loys
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Et cette courageuse prise de position : "Capes de lettres : vivement 2014 !" par pascal Caglar sur "L'école des lettres" du 13/05/13.





Ce message contient des informations confidentielles

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02 Jui 2013 14:36 - 02 Jui 2013 14:36 #6132 par Loys
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Sur "Sauver les lettres" : "Discours de velours mais ciseaux de fer : dans l'ombre du ministère, on retaille les concours..."
Où on apprend que la maquette du concours a encore été retouchée en défaveur des optionnaires de lettres classiques.

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02 Jui 2013 14:38 - 14 Jui 2013 09:08 #6133 par Loys
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Et ce 2/06/13 cette motion sur le site de l'APL : www.aplettres.org/

MOTION sur le CAPES de lettres
Le Comité de l'Association des Professeurs de Lettres a pris connaissance du nouveau CAPES de lettres élaboré par le ministère. Outre les critiques déjà formulées par l'Assemblée générale sur la maquette générale du CAPES, qui ne permet plus d'évaluer la maîtrise disciplinaire des candidats, le Comité exprime ses plus vives inquiétudes quant à la disparition de fait du CAPES de lettres classiques, incorporé dans un concours à options dont les finalités et la pertinence lui échappent.
Peut-être le ministère a-t-il trouvé là le moyen d'abandonner plus facilement dans un avenir plus ou moins proche le recrutement de professeurs de lettres classiques (alors même que le latin est, après l'anglais, la langue la plus étudiée au collège). Si telle n'est pas son intention, cette formule ne saurait remédier à la diminution constante du nombre de candidats en lettres classiques et risque au contraire de transférer aux optionnaires de lettres modernes les postes qui n’auront pas été pourvus par ceux de lettres classiques.
La seule façon de justifier l'institution d'un CAPES de lettres unique serait que l'épreuve de latin y soit obligatoire et exigeante ; le grec pourrait alors constituer une option, au même titre que les autres spécialisations proposées dans le nouveau Capes de Lettres.
Cette solution permettrait de redynamiser les sections de latin à l’Université et d'instaurer l’heure obligatoire de langue latine intégrée au cours de français demandée par l'APL pour tous les élèves de sixième.
Encore faudrait-il alors que l'évaluation des candidats au concours tienne compte, en français, de la spécificité méthodologique des deux cursus à l'Université.
Le Comité de l'Association des Professeurs de Lettres tient en outre à souligner que l'effondrement des effectifs de latinistes et d'hellénistes à l'entrée au lycée ne sera résolu qu'à la condition qu'au collège il soit mis un terme aux aberrations pédagogiques rédhibitoires (séquence didactique, intégrisme inductif, dogme du « texte authentique » prématuré) et qu'au lycée cesse la concurrence inepte et déloyale des enseignements d'exploration.
Paris, le dimanche 2 juin 2013

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12 Jui 2013 17:51 - 14 Jui 2013 09:06 #6326 par Loys
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A lire sur "VousNousIls" du 12/06/13 : "6.000 signatures pour les Lettres classiques" .

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14 Jui 2013 09:07 - 14 Jui 2013 09:08 #6368 par Loys
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Communiqué du SNES hier : www.snes.edu/Nouveau-capes-de-lettres-nouvelle.html

Nouveau CAPES de lettres : nouvelle étape vers la disparition de l’enseignement des langues anciennes ?
13 juin 2013
La nouvelle maquette du CAPES de lettres, qui n’a fait l’objet d’aucune discussion avec les organisations syndicales avant publication, suscite un grand émoi au sein de la profession.
Elle fusionne les deux CAPES (lettres modernes et lettres classiques) en un seul, avec deux options au choix (classique ou modernes). Les langues anciennes sont visées au premier chef car rien ne dit qu’un contingent de postes sera spécifiquement affecté, comme auparavant, aux lettres classiques et aux lettres modernes.
Le peu d’ambition de ce concours, qui ne donnera aux candidats ni les moyens ni le temps de se former à la recherche, a aussi de quoi inquiéter.
Le concours risque d’être réduit à un simple bachotage à partir des programmes scolaires actuels. Les candidats choisissant l’option lettres classiques passeront deux épreuves de langues anciennes mais l’évaluation de leur niveau en grammaire restera très superficielle, alors qu’ils sont pourtant destinés à devenir professeurs de français.
Les autres candidats devront choisir, pour l’oral, d’être évalués en littérature française ou français langue étrangère ou théâtre ou cinéma ou même « latin pour lettres modernes ».
Quelles seront les conséquences pour l’avenir des langues anciennes et pour la qualité des enseignements, en lettres classiques comme en lettres modernes ?
Pourra-t-on un jour demander à tout professeur de lettres d’enseigner le latin, le français langue étrangère, le théâtre ou le cinéma, qui sont autant de domaines spécifiques, actuellement objets de certifications complémentaires, au prétexte qu’il est titulaire d’un CAPES de lettres ?
Loin de répondre aux difficultés actuelles de recrutement en lettres classiques, ce CAPES unifié risque de conduire à la disparition de l’enseignement des langues anciennes et au tarissement définitif du vivier.
Plutôt que de mener la réflexion avec les organisations syndicales et les associations et de chercher les moyens de renforcer la discipline, déjà bien mise à mal dans les universités, le ministère aurait-il choisi d’en précipiter la fin ?

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20 Jui 2013 09:58 #6463 par Loys
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Communiqué du Snalc le 19/06/13 :

Les Lettres classiques méritent mieux !

Le SNALC-FGAF tient à rappeler qu'il avait déjà, le 22 avril dernier, signalé les sérieux problèmes qu'allait causer la réunion des lettres modernes et des lettres classiques en un seul CAPES disposant de deux options. Il avait à ce moment demandé que les postes étiquetés « lettres classiques » continuent d'exister selon les modalités actuelles.
Le SNALC-FGAF est donc en partie rassuré par la déclaration du ministère qui dit clairement que les postes seront « fléchés » comme auparavant, par option. Néanmoins, selon le célèbre principe que les paroles s'envolent et que seuls les écrits restent, nous demandons que cette déclaration soit actée dans un texte de loi. Nous continuons également à ne pas voir l'intérêt de la fusion des deux concours : cette action est très mal perçue par l'ensemble des collègues de lettres classiques qui y voient une dévalorisation de leur discipline, d'autant qu'ils ne disposent pas du panel de choix de l'option « lettres modernes » à l'oral. Il n'est pas encore trop tard pour faire machine arrière et pour revenir sur cette fusion qui n'en est dans les faits pas une : le ministère aurait tout à y gagner et éteindrait de cette manière un incendie qu'il n'aurait pas dû allumer.
Le SNALC-FGAF tient également à ce que, dans le cadre de la rénovation du collège, les langues anciennes trouvent toute leur place et ne soient plus l'objet de petits arrangements et de chantages au niveau local. Nous demandons un texte de cadrage national imposant que tous les collèges de France proposent l'option latin en 5e à partir du moment où des familles en font la demande, et que cette option puisse être combinée avec les différents dispositifs et sections existant dans les établissements scolaires, y compris le grec là où il est enseigné. Nous demandons également le respect dans tous les établissements des horaires nationaux et que ces cours soient le plus souvent possible placés à des heures décentes.
Le SNALC-FGAF rappelle enfin que les langues anciennes sont des disciplines disposant de leur cohérence propre et dont l'un des objectifs majeurs est l'apprentissage construit et progressif d'une langue. Elles ne peuvent donc être diluées et instrumentalisées dans des parcours interdisciplinaires en tant que vague supplément d'âme culturel ou qu'outil pour mieux écrire le français. Elles doivent être enseignées pour ce qu'elles sont : un développement de l'esprit, un accès au savoir, à notre patrimoine et à nos racines.

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26 Jui 2013 22:40 - 28 Jui 2013 17:53 #6560 par Loys
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Et sur le site du MEN cet échange assez cynique : www.education.gouv.fr/espace-recrutement...le-formation-suivre/

Merci à thrasybule pour le lien.

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04 Juil 2013 16:18 - 05 Juil 2013 11:23 #6719 par Loys
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Second communiqué du Snalc ce 04/07/13 : www.snalc.fr/affiche_article.php?actu=1&id=842&id_rep=281

Le SNALC défend le latin

Le SNALC-FGAF affirme avec la plus grande force la nécessité de maintenir au collège les options de langues anciennes et de langues régionales sous leur forme actuelle. Reçu en compagnie des autres organisations syndicales par la Direction Générale de l'Enseignement SCOlaire hier, le SNALC-FGAF a eu la surprise de découvrir qu'il était le seul syndicat à soutenir un enseignement optionnel disciplinaire du latin au collège.
Le SNALC-FGAF ne comprend pas le positionnement des autres organisations, qui pour certaines proposent des solutions faisant fi des réalités du terrain quant au nombre de professeurs de lettres classiques (le latin pour tous), pour d'autres défendent des parcours interdisciplinaires à coloration culturelle dans lesquels le professeur de lettres classiques n'est qu'un intervenant parmi d'autres qui n'enseigne plus sa discipline de façon structurée et progressive, et pour d'autres encore refusent tout simplement d'exprimer un avis sur la question et de prendre fermement position pour défendre l'enseignement des collègues.
Le SNALC-FGAF rappelle donc que les professeurs de lettres classiques sont des personnels formés à des enseignements disciplinaires progressifs associant culture et apprentissage de la langue : le latin est une matière et non un gadget. Les professeurs de lettres classiques méritent mieux que la casse de leurs disciplines, la démagogie ou l'indifférence. Le SNALC-FGAF invite donc le ministère, qui n'a pour le moment pas pris position sur le sujet, à conforter les enseignements optionnels au collège, qui sont sources d'enrichissement et permettent une diversification des parcours. Ces enseignements ne sont pas réservés à une élite ou à une catégorie sociale définie, mais doivent être proposés à tous, partout et dans de bonnes conditions, sans sélection à l'entrée.
Le SNALC-FGAF invite donc les autres organisations syndicales à se reprendre et à le rejoindre dans sa défense des options au collège, qu'il s'agisse des langues anciennes ou des langues régionales.

Contact : Jean-Rémi GIRARD, Secrétaire national à la pédagogie du SNALC

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05 Juil 2013 11:23 - 05 Juil 2013 11:25 #6756 par Loys

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08 Juil 2013 23:57 #6788 par Loys
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Les résultats du concours 2013 viennent de paraître : 61 admis sur 200 postes.
www.education.gouv.fr/cid4589/postes-offerts-aux-capes.html

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10 Oct 2013 20:35 - 09 Nov 2013 10:09 #7915 par Loys
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A lire sur "Mediapart" du 12/09/13 : "Il est interdit d'étudier le latin à Bordeaux"


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09 Nov 2013 10:12 - 27 Mar 2015 20:06 #8351 par Loys
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La suite logique, la disparition programmée du cursus spécifique de lettres classiques à l'université. :|
A lire sur le blog "Histoires d'universités" du Formations : "j’en perds mon latin" (7/11/13)



Merci à barèges pour l'information.
Màj : je n'ai pas suivi l'information. Le 19/03/15 un cursus est toujours proposé : www.u-grenoble3.fr/version-francaise/for...lassiques-65724.kjsp

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05 Jan 2014 00:16 #9041 par Loys
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A lire aussi cet article récent du NYT : "As Interest Fades in the Humanities, Colleges Worry" (4/11/13).

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14 Jan 2014 20:42 - 14 Jan 2014 20:56 #9183 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

Loys dit: La suite logique, la disparition programmée du cursus spécifique de lettres classiques à l'université. :|

C'est acté : il n'y a plus qu'une licence de "lettres".
www.letudiant.fr/educpros/actualite/univ...nd-forme.html#ancre1
Ajoutons que la banque d'épreuves littéraires après la khâgne est de plus en plus prisé.
Sur la BEL voici ce que dit l'ENS : www.ens.fr/spip.php?rubrique94


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14 Jan 2014 20:45 - 30 Mar 2014 10:28 #9184 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Résumons : du latin et du grec devenus des "langues et cultures de l'antiquité", plus de licence de lettres classiques spécifique, une part de plus en plus grande des élèves de prépas quittant la voie littéraires pour des IEP ou des écoles commerciales, un concours qui n'est plus digne de ce nom (démission du jury en 2010) et disparition du Capes spécifique de lettres classiques. Ajoutons que deux normaliens sur trois ne passent plus l'agrégation.
A cela s'ajoute la réforme des masters :
master arts, lettres, langues mention lettres spécialité lettres classiques
master professionnel arts, lettres, langues mention enseignement spécialité lettres classiques et modernes
www.campusfrance.org/fria/lm/master.html

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21 Jan 2014 23:51 #9291 par Loys
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A lire dans "Le Monde" du 21/01/14 : "Littéraires, visez la Toile !"


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23 Fév 2014 20:08 - 08 Mar 2014 20:41 #9698 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Aujourd'hui des rumeurs selon lesquelles le CNED mettrait un terme à sa préparation de l'agrégation de lettres classiques.
Edit du 08/03/14 : rumeurs confirmées par une source du Cned.

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30 Mar 2014 10:14 - 30 Mar 2014 10:17 #10078 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
D'après John de Neoprofs :

Le Prix Jacqueline de Romilly a connu un tel enthousiasme qu'il a été supprimé au bout de deux éditions.
L'adresse de ce prix était :
eduscol.education.fr/prix-jacqueline-de-romilly
On y trouve désormais :

404 Not Found
nginx/1.2.0

On rappellera que ce concours devait "avoir valeur d'exemple pour l'ensemble des enseignants et des élèves en langues anciennes".
media.eduscol.education.fr/file/agenda_2...s_charges_199572.pdf
On peut avancer sans conteste que l'objectif de ce concours a été atteint au-delà des espérances. L'exemple donné par ce concours a été pleinement suivi, puisque qu'enseignants et élèves en langues anciennes sont, eux aussi, bien souvent "not found" - en particulier aux concours de recrutement.

Et comme le rappelle une collègue :

Association le Latin dans les Littératures Européennes
Lycée Henri IV -
Prix Jacqueline de Romilly : l'imposture (Cécilia Suzzoni)
Je suis un peu scandalisée de l'indécence du Ministère de l'Education nationale à s'arroger le droit et davantage encore la bonne conscience d'organiser et délivrer un Prix Jacqueline de Romilly censé récompenser les zélateurs des études classiques dans leurs classes, à un moment où ces études classiques sont délibérément sacrifiées, à toutes les étapes du cursus littéraire.
Je rappelle solennellement que, lors de sa dernière et magnifique intervention publique dans la salle des conférences du lycée Louis le Grand – nous y étions très nombreux et très émus –, Jacqueline de Romilly a déclaré avec beaucoup de force, une force dictée par la conviction de dire vrai : « Nos ennemis ne sont pas à l'extérieur, mais bien à l'intérieur de l'Institution »,

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30 Mar 2014 21:44 - 30 Mar 2014 22:57 #10081 par archeboc
Réponse de archeboc sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

Loys dit: D'après John de Neoprofs :

Le Prix Jacqueline de Romilly
On y trouve désormais :

404 Not Found
nginx/1.2.0

Tel que présenté sur Neoprofs, cela ressemble plutôt à une erreur de manipulation.
Il y a malheureusement ceci :
www.arretetonchar.fr/r-i-p-bis-le-prix-j...romilly-deprogramme/



C'est tellement stupide qu'on pourrait en faire un blason.

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05 Avr 2014 00:03 - 05 Avr 2014 00:03 #10121 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

Loys dit: Ajoutons que la banque d'épreuves littéraires après la khâgne est de plus en plus prisé.

A lire sur ce fil :

Marc Mézard (ENS Ulm) dit: Pendant longtemps, les candidats recalés au concours de l’ENS [soit 95,4% des khâgnes !, ndlr] devaient obligatoirement aller à l’université. La création de la banque d’épreuves BEL a ouvert de nombreuses autres portes. En fonction de leurs résultats à l’écrit de l’ENS, les élèves de khâgne peuvent se présenter à l’oral d'HEC, de l’ESSEC, mais aussi postuler à Dauphine, au CELSA, etc.
Aujourd’hui, 25% des étudiants de khâgne obtiennent un concours. Ce qui permet à la classe préparatoire littéraire d’être beaucoup plus attractive

Et à la filière littéraire d'exister de moins en moins... :|

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05 Mai 2014 13:39 - 05 Mai 2014 13:39 #10383 par Loys
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A lire dans "Le Monde" du 02/05/14 : "La peur du chômage dicte les choix d'orientation des futurs bacheliers"

« Pour trouver un emploi, mieux vaut obtenir un BTS qu'un master de lettres ou d'anthropologie, constate Oliver Galland, sociologue au CNRS. C'est regrettable et il s'agit d'une spécificité française, car ces disciplines peuvent apporter de vraies compétences professionnelles, de rédaction, d'analyse, d'ailleurs valorisées dans d'autres pays. Les cursus de lettres et sciences humaines de l'université ont été conçus pour les emplois de la fonction publique, notamment l'enseignement, mais ils manquent aujourd'hui de crédibilité et de qualité, en particulier pédagogique. »
Cette tendance se traduit dans l'évolution des effectifs des universités : les filières lettres, sciences humaines et sociales sont délaissées et ont, entre 2004 et 2012, perdu 10 % d'étudiants en première année ; les cursus de sciences ont connu une baisse d'effectifs de 9 %. En revanche, sur la même période, les écoles de commerce, quasiment toutes privées, ont vu leurs effectifs globaux augmenter de 57 %, les formations paramédicales de 9 %, et les BTS, formations courtes et professionnalisantes de 10 %. Les seuls cursus universitaires encore attractifs sont le droit (+ 22,7 %) et les études de santé (+ 28,6 %) : sans ces quasi-monopoles, les universités perdraient du monde.
A rebours de l'idée utilitariste des études, les écoles d'arts publiques ou privées se multiplient et font le plein, avec 16 % d'étudiants en plus entre 2004 et 2012.

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14 Mai 2014 19:17 - 14 Mai 2014 19:17 #10500 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Froid glacial dans le jury d'examen du Bac de grec ancien cette année à Paris : il n'y a plus que deux centres d'examen.
Il y a donc moins de 400 élèves hellénistes en Terminale à Paris (privé compris). Dans mes candidats, un sur deux vient de Henri-IV ou Louis-le-grand.

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