Les langues anciennes dans la ligne de mire

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27 Mai 2014 22:06 #10676 par Loys
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Une demande de la FCPE pour réformer le collège :

8. Éliminer les options ségrégatives

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21 Jui 2014 16:25 - 21 Jui 2014 16:30 #11015 par Loys
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Après Maryline Baumard du "Monde" dénonçant les exercices obsolètes du baccalauréat que sont la dissertation ou le commentaire littéraire , Emmanuel Davidenkoff dans "L'Express" du 21/06/14 : "Non, le bac n'a pas commencé avec la philo !"


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24 Juil 2014 00:33 - 24 Juil 2014 09:56 #11293 par archeboc
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Titre d'une discussion piochée sur néoprof : "Je vais enseigner le latin à la rentrée en collège : comment m'améliorer rapidement ?"
www.neoprofs.org/t79109-je-vais-enseigne...ameliorer-rapidement

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24 Juil 2014 09:55 - 28 Jui 2015 10:42 #11294 par Loys
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A mettre en relation avec les résultats du Capes de lettres classiques dernière session (Capes 2014) : 93 admis pour 300 postes.
Sur les deux sessions (Capes exceptionnel et rénové), 500 postes à pourvoir et 171 postes pourvus si l'on retire les doublons, soit 34,2% des postes.
A noter que dans le Capes rénové, les lettres classiques ne sont plus qu'une option dans un Capes de lettres. Mais sur Publinet Lettres modernes et Lettres classiques sont encore présentées distinctement comme deux Capes indépendants.
A signaler également cet article du 01/07/14 : "Suppression de la licence de lettres classiques" par Claude Meunier-Berthelot


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26 Sep 2014 17:41 #11839 par Loys
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Dans "VousNousIls" du 26/09/14 : "Lettres classiques : "on ne peut pas parler de crise du recrutement !" avec Sophie Vanlaer-Bécué.


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26 Sep 2014 18:07 - 26 Sep 2014 18:11 #11840 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

Seuls 31% des postes ont été pour­vus au CAPES de lettres clas­siques en 2014. Sophie Vanlaer-Bécué, res­pon­sable du mas­ter MEEF option lettres clas­siques à l'université de Nantes, reste pour­tant optimiste.

:santa:

Comment expliquez-vous la « crise » de recru­te­ment des ensei­gnants en lettres classiques ?
On ne peut pas véri­ta­ble­ment par­ler de crise.

Effectivement : quand une crise dure depuis si longtemps, ce n'est plus une "crise". :santa:

Si l'on observe les résul­tats du CAPES, on constate une remon­tée du nombre de can­di­dats admis, après une chute en 2011 : 170 en 2010, 77 en 2011, 75 en 2012, 61 en 2013, et 93 en 2014, ce qui consti­tue un signe encou­ra­geant.

La chute ne remonte pas à 2011... :roll:
[ Cliquer pour agrandir ]

A Nantes, nous comp­tons 10 admis au CAPES en 2014, contre 8 en 2010 : les effec­tifs 2014 dépassent donc ceux de 2010.

Des chiffres locaux très significatifs...
En 2014, aux deux Capes, 192 admis contre 61 en 2013. Mais également 500 postes mis au concours contre 200...

Le vivier est modeste en lettres clas­siques, mais il ne dimi­nue pas et il a même ten­dance à se conso­li­der. J'ajoute que nous avons de très bons can­di­dats, ce qui me rend rela­ti­ve­ment opti­miste pour l'avenir de la discipline.
Et s'il y a un pour­cen­tage aussi impor­tant de postes non pour­vus, c'est aussi parce que le nombre de postes offerts au concours a aug­menté de manière spec­ta­cu­laire : 300 en 2014, contre 170 en 2010 au plan natio­nal.

En 2012 il y avait trois fois moins de présents qu'en 2010 avec le même nombre de postes.

En clair, il existe une dif­fi­culté de recru­te­ment dans l'enseignement mais cela concerne toutes les dis­ci­plines.

Discours relativiste. Les lettres classiques sont de loin la discipline la plus touchée.

De nom­breux étudiants sont inquiets de se retrou­ver seuls face à une classe, avec tout ce qu'ils entendent sur les dif­fi­cul­tés du métier. Comme le recru­te­ment est natio­nal, la mobi­lité géo­gra­phique sus­cite aussi des réti­cences : beau­coup d'étudiants sont d'origine modeste et ils appré­hendent de devoir trou­ver un loge­ment, dans une région qu'ils ne connaissent pas.

Ce raisonnement n'explique pas la baisse particulière et les difficultés chroniques de recrutement dans cette discipline. C'est surtout que les lettres classiques, comme voie universitaires, conduisent plus nécessairement à l'enseignement que d'autres disciplines. Et comme l'enseignement est fui en général...

Constatez-vous une baisse de niveau des étudiants en langues anciennes qui, selon le SNES, expli­que­rait en par­tie le nombre de can­di­dats reca­lés au CAPES ?
De plus en plus d'étudiants sont doubles débu­tants, c'est-à-dire qu'ils débutent à la fois le latin et le grec à l'université.

Et pourquoi donc ? Parce que l'option est de moins en moins proposée dans le secondaire. :fur
A noter que les taux de sélectivité ne sont pas communiqués.

Ce n'est pas un pro­blème, on peut très bien com­men­cer les langues anciennes à l'université !

C'est quand même une sacrée particularité par rapport à tous les autres enseignements. :shock:

La for­ma­tion doit être adap­tée à ce nou­veau type de pro­fil. Cela sup­pose un tra­vail sou­tenu en Licence, avec 3h30 de latin et 3h30 de grec les deux pre­mières années. Puis, en 3e année, les doubles débu­tants rejoignent les autres étudiants et ça se passe en géné­ral très bien. Pour preuve, la pre­mière fois qu'une étudiante double débu­tante a été can­di­date aux concours d'enseignement, elle a eu d'excellents résul­tats : elle s'est clas­sée 5e au CAPES et l'année sui­vante elle a pré­senté et obtenu l'agrégation.

Un cas ne fait pas une statistique.

Autre idée reçue : le latin ou le grec seraient réser­vés à une élite ou en tout cas aux milieux favo­ri­sés. Depuis quelques années, on assiste à une grande diver­sité sociale et c'est très bien. Il nous arrive même d'avoir des étudiants non bache­liers qui ont eu le DAEU et l'on se rend compte que les lettres clas­siques leur apportent de nom­breuses connais­sances, sans néces­si­ter de pré-requis impor­tants sur le plan culturel.

Quel rapport entre la "diversité sociale" et l'absence de "baccalauréat" ? :scratch:
Résumons : pas besoin d'avoir fait de grec ni de latin, pas besoin d'avoir le bac... C'est effectivement le paradis !

La nou­velle maquette du CAPES de lettres a-t-elle eu une inci­dence sur les résul­tats du CAPES 2014 ?
Je ne le crois pas. En revanche, le fait qu'il y ait eu plu­sieurs réformes en peu d'années a sus­cité l'inquiétude. En 2010, il y a eu les pre­miers mas­ters MEF, puis en 2013, les nou­veaux mas­ters MEEF. Les étudiants ont pu se deman­der pour­quoi tant de chan­ge­ments en si peu de temps. Le grand chan­ge­ment, c'est qu'avec le MEF on pas­sait le concours en 2 ans, alors qu'avec le MEEF on le pré­pare uni­que­ment en pre­mière année. Et puis il n'y a plus qu'un CAPES de lettres, avec désor­mais deux options : lettres modernes ou lettres clas­siques. Cela a engen­dré des craintes par­fois infon­dées chez des étudiants très atta­chés à leur dis­ci­pline. Certains ont pu pen­ser, par exemple, que le CAPES de lettres clas­siques allait disparaître.

De fait il a disparu. Son inclusion dans un Capes de lettres (et non sa fusion) entre bien dans ce projet de disparition à terme : sinon pourquoi l'avoir inclus ?
Quant à la maquette des concours, elle entérine bien le fait que les enseignants ne sont plus des connaisseurs des langues qu'ils doivent enseigner.

L'enseignement des lettres clas­siques doit-il évoluer ? Ne souffre-t-il pas d'un défi­cit d'image ?
Je n'ai vrai­ment pas l'impression qu'il s'agit d'un ensei­gne­ment désuet. L'apprentissage des langues anciennes est néces­saire car elles donnent accès aux textes. Nous avons une demande de plu­sieurs autres filières (lettres modernes, phi­lo­so­phie, his­toire, his­toire de l'art, sciences du lan­gage).

On est loin du projet humaniste : présentés ainsi, les lettres classiques seraient des traducteurs au service des autres disciplines.

Les langues anciennes per­mettent de conso­li­der les connais­sances en ter­mi­no­lo­gie gram­ma­ti­cale et de réflé­chir au fonc­tion­ne­ment d'une langue. Enfin, l'enseignement accorde une large place aux sciences de l'Antiquité : la phi­lo­so­phie, l'histoire, l'histoire de l'art, des men­ta­li­tés, le théâtre, la mytho­lo­gie... Nous tra­vaillons d'ailleurs en col­la­bo­ra­tion avec d'autres dépar­te­ments de l'Université.

Encore une fois les lettres classiques n'existent plus par elles-mêmes.

Et ces deux ver­sants — langues et cultures de l'Antiquité — semblent sus­ci­ter un véri­table inté­rêt : à Nantes, 750 étudiants d'autres filières ont suivi au moins un cours de lettres clas­siques l'an dernier.

Un chiffre qui ne veut pas dire grand chose. Pas de chiffres sur le nombre de candidats aux deux Capes de Lettres (option classiques) en 2014

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15 Oct 2014 18:34 - 28 Nov 2014 00:36 #12046 par Loys
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Un contrepoint dans "Le Monde" du 15/10/14 : "Le blues de l’élève de prépa à l’école de commerce"


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18 Oct 2014 16:09 #12072 par Personne
Réponse de Personne sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
L'affaire est bien entendue : les contradictions ressenties par les élèves de classe préparatoires au contact des enseignements donnés par HEC nuisent du moment qu'on les empêche d'acquérir les compétences pour lesquels on les forme.
Pour autant, il est difficile d'observer avec calme toute cette morgue et toute cette fausse humilité étalée envers tout ce qui touche à la culture classique. Avec comme fil à couper le beurre la vieille opposition entre études théorétiques et études pragmatiques, les premières étant forcément étriquées et élitistes, et les secondes terre-à-terre, "réalistes". Que les lettres contribuent à la maturation de l'esprit ne semble à aucun moment effleurer le leur, d'esprit. Laquelle maturité pourrait d'ailleurs les aider à digérer les modes d'emploi dont on les gave en école de commerce ou d'ingénieur.

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24 Oct 2014 20:24 - 24 Oct 2014 20:25 #12137 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Rassurons-nous : "La philosophie peut-elle sauver l’entreprise ? - 1ère conférence du cycle « Philosophie & Management »"

Responsabilité, innovation, éthiques, prospective…la philosophie peut-elle apporter un éclairage aux questions managériales d’aujourd’hui ?
Jusqu’à présent, philosophes et managers se parlaient peu. Aujourd’hui, il semble nécessaire de leur permettre de se rencontrer pour essayer de croiser leurs regards sur ce que pourrait être demain un pari : celui de faire rimer philosophie avec compétitivité, humanisme avec efficacité ? Croissance avec sagesse…
Quelles passerelles trouver entre principes de philosophie et méthodes managériales ?
Quelles solutions mettre en œuvre pour que l’acte de « manager » lié à un ensemble de questions humaines complexes et plurielles se fasse avec l’éclairage de principes philosophiques multiples ?

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29 Oct 2014 00:17 #12195 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
L'épreuve de latin au concours de conservateur du patrimoine (spécialité "archives") est désormais supprimée.
www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_p...&pageDebut=&pageFin=

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27 Nov 2014 17:26 - 28 Nov 2014 00:35 #12527 par Loys

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28 Nov 2014 00:23 #12532 par archeboc
Réponse de archeboc sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

Loys dit: Les détracteurs du latin ont trouvé un soutien de poids : Paul Veyne.

Paul Veyne n'a jamais été un tenant des humanités. Avec toute l'élégance dont elle était capable, Jacqueline de Romilly a plusieurs fois fait comprendre ce qu'elle pensait du personnage et de ces choix intellectuels.

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04 Fév 2015 13:47 - 04 Fév 2015 13:47 #13088 par Loys

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07 Fév 2015 14:50 - 07 Fév 2015 14:51 #13116 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Nouveau développement dans l'académie de Montpellier, si l'on en croit ce communiqué inter-syndical du 07/02/15 :

Dans le cadre de la préparation de la rentrée 2015, Mme le Recteur a dévoilé fin janvier les nouvelles modalités d'allocation des moyens dans les collèges et lycées de l'académie.
Parmi les "nouveautés" de cette méthode, l'une concerne les critères d'attribution des dotations pour les classes bi-langues et l'enseignement des langues anciennes ou régionales. Or les critères retenus conduisent à la disparition drastique de ces enseignements dans de nombreux collèges.
En effet, sous couvert de la nécessaire pérennité des dispositifs, un seuil d’élèves est maintenant imposé pour l’ouverture ou le maintien ou maintenir les groupes concernés : 25% pour les bi-langues et les langues régionales, 10% pour le latin/grec.

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09 Mar 2015 22:12 - 09 Mar 2015 22:14 #13542 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Hier, selon le "Café pédagogique" :

Plan Valls : enseignement des options en ligne pour qu elles ne justifient plus des contournements de carte scolaire

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09 Mar 2015 22:15 - 09 Mar 2015 22:42 #13543 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Selon certaines sources journalistiques, il semblerait que la réforme du collège impliquerait une "initiation aux langues anciennes en 5e, 4e et 3e" qui serait "intégrée aux programmes de français" dès la rentrée 2016.
Une telle réforme serait cohérente avec :
- la pénurie d'enseignants en LC depuis des années
- la fusion des CAPES LC/LM
- le projet d'avancer la LV2 en 5e pour faire un cycle 5e-4e-3e.
- l'annonce de Manuel Valls sur l'enseignement des options en ligne (cf supra).

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10 Mar 2015 00:59 #13545 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Article mis à jour et publié sur mon blog de "Marianne" : "La petite mort des humanités"

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11 Mar 2015 10:01 - 21 Mar 2015 16:31 #13569 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Annonces sur la réforme du collège.

Ces projets s’inscriront dans l’un des huit nouveaux thèmes de travail correspondant aux enjeux du monde actuel : développement durable ; sciences et société ; corps, santé et sécurité ; information, communication, citoyenneté ; culture et création artistiques ; monde économique et professionnel ; langues et cultures de l’Antiquité ; langues et cultures régionales et étrangères.

:mrgreen:

Les collèges qui proposaient l’option facultative latin pourront l’inclure dans la matière complémentaire Langues et cultures de l’Antiquité. Les élèves pourront ainsi, s’ils le souhaitent, poursuivre l’apprentissage du latin de la 5e à la 3e.

www.education.gouv.fr/cid86831/college-m...r-mieux-reussir.html
Ça se précise même si la formulation reste très ambiguë :
1) "Les collèges qui proposaient l’option facultative latin pourront l’inclure..."
C'est donc bien la mort de l'option "latin" en tant que telle, sans le dire explicitement.
2) "Les collèges qui proposaient l’option facultative latin pourront l’inclure..."
La transformation en EPI est éventuelle, à la discrétion de l'établissement : les EPI étant en principe interdisciplinaires, les "langues et cultures de l'antiquité" pourraient être enseignées pour partie par des enseignants d'autres disciplines que les lettres classiques (lettre modernes, histoire-géographie ou même SVT pour lire du Pline, pourquoi pas ?). Un bon moyen de résoudre la pénurie de lettres classiques. Derrière l'appellation ronflante "langues et cultures de l'antiquité" on s'approche de "l'initiation" dont il était question ces derniers jours, bien éloignée de l'apprentissage progressif et méthodique d'une langue.
3) "Les élèves pourront ainsi, s’ils le souhaitent, poursuivre l'apprentissage du latin..."
- Si un EPI se choisit/est imposé chaque année à chaque niveau, il faudrait donc enseigner des "langues" (au pluriel alors qu'on ne parle que de latin) à un public volatile, choisissant/abandonnant l'EPI à tout niveau.
- Si les élèves veulent(/doivent) suivre cet EPI pendant trois ans, ils seraient donc les seuls à suivre le même EPI pendant leur scolarité au collège : succès assuré !
4) Les EPI se pratiquant à raison de 4/5h par semaine et de façon pluri-annuelle (le latin pendant cinq mois en somme), on peut envisager, de la 5e à la 3e, un horaire de "langues et cultures de l'antiquité" de 2/2,5h*3=6/7,5h au total (contre 2h+3h+3h=8h actuellement, 11h si l'on inclut le grec), et ce en supposant que le professeur de lettres classiques assure la totalité de cet enseignement en principe interdisciplinaire. Edit du 18/03/15 : EPI = 3h. C'est encore pire que je pensais.
5) Quid du grec ancien, mentionné nulle part ?
6) Quid des actuels programmes de latin :
- avec cet horaire amputé ?
- puisqu'il peut être "inclus dans la matière complémentaire" ?
- puisqu'il peut-être choisi chaque année par les élèves ?
- puisque "les projets sont pris en charge par les enseignants de toutes les matières qu'ils sollicitent" et que ceux-ci "définissent en équipe les contenus des cours" ?
7) Pour aider la médecine à couler "une initiation aux langues anciennes est prévue pour tous dans les futurs programmes de français de la 5 e à la 3e" ( selon "Le Parisien" ). Florence Robine rectifie dans "Rue des écoles" (11/03/15) : il ne s'agit pas d'une "initiation", mais d'une convocation de la langue latine en cours de français. Rien de vraiment nouveau en somme : c'est ce que font déjà tous les professeurs de français...
Problème annexe : quid des actuels latinistes au moment de la mise en place de la réforme ?

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11 Mar 2015 19:25 #13573 par Desbois
Réponse de Desbois sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Tout ce mépris est scandaleux. Les programmes étaient déjà gâtés de saupoudrages ineptes, il n'y aura plus de programmes sinon la programmation de la suppression des humanités. Quand je pense que j'ai eu la chance d'avoir russe en lv2 et grec pendant 5 ans depuis la 4e sans avoir à faire appel au cned, cette époque est définitivement révolue ; mais qui a pondu ces absurdités ? Qui ose soutenir ces inepties ? Je suis révolté, et même pas la possibilité de fuir avant une vingtaine d'années...

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11 Mar 2015 20:02 - 11 Mar 2015 21:32 #13574 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Hélas.
Sur Twitter Florence Robine (DGESCO) :

Les élèves pourront toujours suivre un enseignement latin grec pluriannuel, mais pas sur des horaires suppl/ option

Mais dans ce cas, c'est encore plus nébuleux :
- "un enseignement latin grec" : les deux ("langues et cultures de l'antiquité) ? l'un ou l'autre (grec en 5e?) ? commencé obligatoirement en 5e ?
- "pluriannuel" en même temps que d'autres EPI (les élèves "travailleront sur au moins deux thèmes chaque année") ?
- "pas sur des horaires suppl/ option" mais "inclus dans la matière complémentaire" : avec quel horaire pour l'EPI ? Et pour le latin/le grec dans l'EPI ?
Le latin, "inclus" dans un EPI, ferait de lui un EPI bien différent des autres EPI tels que définis par le dossier de presse :

Ces temps de travail sont des moments privilégiés pour mettre en œuvre de nouvelles façons d’apprendre et de travailler pour les élèves. Ils développeront l'expression orale, l'esprit créatif et la participation.
Les projets sont pris en charge par les enseignants de toutes les matières qu'ils sollicitent. Ils définissent en équipe les contenus des cours.

Rappelons également la définition des EPI : "enseignement pratique interdisciplinaire"

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13 Mar 2015 20:16 #13590 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Article de "L'Express" aujourd'hui et réponse dans "LVM" : "Que peut-on gagner à perdre son latin ?"
Fichier attaché :

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14 Mar 2015 10:02 - 19 Mar 2015 22:51 #13591 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Pour les utilitaristes, rappelons ce qui se fait en Allemagne :

Il faut noter que le système allemand ne considère pas le latin comme une option facultative mais comme une matière obligatoire, prise optionnellement parmi diverses matières (comme c’est le cas pour une seconde langue en France en 4e qui peut être choisie parmi plusieurs).

enseignement-latin.hypotheses.org/2325

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17 Mar 2015 15:07 #13605 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Dans "Le Figaro" du 16/03/15 : "Réforme du collège : menace sur le latin" (abonnés).
Mais également le 17/03/15 : "La petite mort programmée des humanités dans l'éducation"


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17 Mar 2015 15:12 - 10 Mar 2016 21:21 #13606 par Loys

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18 Mar 2015 00:16 - 19 Mar 2015 23:50 #13607 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Ce soir du 17/03/15 les choses se précisent... ou pas.
On apprend, dans les fiches du projet ministériel , que les deux EPI (au moins...) que doivent suivre les élèves auront un horaire total de 3h, soit 1,5h par EPI. Sachant qu'il était originellement prévu que les "langues et cultures de l'antiquité" soient incluses dans un EPI, on peut donc imaginer que l'horaire dévolu à ces langues à proprement parler (les deux ensemble...) sera de 1h par semaine, soit 3h sur trois ans au lieu de 8h... De plus, on peut supposer que les professeurs de lettres classiques, comme dans les autres EPI, devront prendre une heure de français pour faire une heure de latin...
Le SNALC confirme le scénario catastrophe.
Le SE-UNSA, en fin de soirée, se veut rassurant sur Twitter :

non le latin aura un statut dérogatoire dans les EPI avec programmes et horaire. Plus de détails demain.

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18 Mar 2015 10:35 - 21 Mar 2015 08:51 #13614 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire

En effet, dans la foire aux questions du SE-UNSA du 17/03/15 :

Que devient le latin-grec?
Les collèges qui proposaient l’option facultative de latin pourront l’inclure dans l’EPI dédié aux Langues et Culture de l’Antiquité (LCA), de la 5ème à la 3ème.
La proposition du ministère pose question : combien d’heures concrètement ? Les élèves pourront-ils participer à d’autres EPI ? Pour l’heure, le ministère n’apporte pas de réponse concrète, si ce n’est que l’EPI de LCA aura un statut dérogatoire, doté d’un programme et assuré par un seul professeur, au contraire des autres EPI.
Pour le SE-Unsa, un enseignement de ces langues et cultures de l’antiquité doit être dispensé à tous les élèves, dans le cours de Français. Les professeurs de lettres classiques doivent s’y retrouver en menant l’EPI pour des élèves, sur le cycle 4, et en participant à des modules d’EPI LCA pour tous les élèves.

Mais finalement, dans ce communiqué , le SE-UNSA est beaucoup moins rassurant le 18/03/15 : :xx:

Cependant, la grille horaire que le ministère propose comme point d’entrée soulève des questions et des points de tension que le SE-Unsa entend bien résoudre au plus vite. [...]
2. C’est encore plus le cas du latin-grec qui disparaît de la dotation prévisionnelle. Devenant un EPI, son « financement » impactera donc directement les horaires de Français. Ces modalités ne sont pas acceptables. Les professeurs de lettres classiques doivent savoir clairement dans quelles conditions ils exerceront dans le nouveau collège.

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18 Mar 2015 23:16 - 21 Mar 2015 08:47 #13629 par Loys

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20 Mar 2015 22:11 - 21 Mar 2015 08:50 #13642 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Et un article sympathique de Christophe Chartreux sur son blog, qui a trouvé les raisons de la disparition des langues anciennes : les professeurs eux-mêmes !
"Vive le latin! Vive le grec... Pour toutes et tous..." (19/03/15)



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21 Mar 2015 06:40 - 21 Mar 2015 08:48 #13643 par Desbois
Réponse de Desbois sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
Toute cette mauvaise foi est décourageante :pendu:
Moi aussi je me souviens de mes cours de grec au lycée où nous étions une douzaine, pour une dizaine de classes dans mon lycée, avec des profs passionnés et des élèves motivés pour aller lire dans le texte Platon, Homère ou Eschyle, découvrir ces fragments d'auteurs qui nous sont parvenus par miracle et dont la plus grande partie de l'œuvre a disparu, creuser une langue déconcertante par sa richesse, sa liberté mais aussi y découvrir nos propres racines linguistique et culturelles. Enterrer toute cette richesse pour la réserver à des universitaires est culturellement criminel et ne voir en elle qu'un motif de contournement de la carte scolaire est étaler son absence de culture et de curiosité. Je n'ai pas fréquenté un grand lycée parisien, j'étais dans un collège puis un lycée de banlieue parisienne, pas les pires mais des établissements ordinaires où l'on ne passait pas le concours général, et j'ai pu y étudier le russe et le grec de la 4e à la TC sans provoquer de ségrégation, seulement l'étonnement devant tant de courage pour certains, au pire quelques railleries devant l'inutilité de ces langues exotiques, le discours utilitaire est déjà ancien, et tout ça date des années 80. O tempores...
Et toujours cette question perturbante : que des responsables politiques entament des réformes stupides pour faire baisser le coût de l'école, sachant que leurs enfants sont dans le privé, à l'abri du massacre, je peux saisir le mécanisme, mais comment des profs peuvent-ils soutenir ces aberrations ? Qui sont ces (ir)responsables des "Cahiers pédagogiques" qui scient la branche sur laquelle sont assis ceux qu'ils seraient censés défendre ? Je ne comprends pas :scratch:

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21 Mar 2015 08:50 - 21 Mar 2015 14:56 #13644 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Les langues anciennes dans la ligne de mire
L'article de Christophe Chartreux est d'autant plus de mauvaise foi que les langues anciennes ne peuvent plus depuis longtemps permettre de contourner le carte scolaire. Le latin se choisit en 5e et le grec en 3e. Au lycée, l'option n'est pas prise en compte dans Affelnet : elle est choisie à l'inscription dans le lycée.
Le 20 mars sur Twitter :

Philippe Meirieu dit: Faire vivre les humanités : oui aux langues anciennes si elles donnent du sens aux savoirs, font découvrir le plaisir d'apprendre

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