L'anglais à l'université

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21 Mai 2013 15:25 #5843 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
Je vous entends bien : il faut toujours qu'il y ait quelqu'un, ou du moins un groupe, pour être le premier à utiliser un terme.
Il me semble toutefois que dans le monde anglophone, on ne proteste pas quand des personnes engagées dans une activité scientifique ou technique inventent de nouveaux mots en utilisant les schémas habituels de construction des mots dans la langue anglaise, tandis qu'en France c'est mal vu.

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21 Mai 2013 16:07 - 21 Mai 2013 16:08 #5844 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université
Mais non aléatoirer fait trop penser à "aller à Thoiry", hasarder est bien plus intéressant car le mot existe déjà, on l'enrichit sans créer de nouvelle forme, économie des moyens !

Ecrasons l'infâme !

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21 Mai 2013 18:57 #5845 par Typhon
Réponse de Typhon sur le sujet L'anglais à l'université
Le mot français pour "randomisé", c'est "randomisé". Il me semble que le mot est suffisamment répandu pour qu'il soit devenu difficile de lui faire concurrence.
Les lubies des grammairiens n'engagent que ceux qui les écoutent, ce ne sont pas leurs élucubration qui m'empêcheront de néologiser, si l'envie m'en prend.
Typhon

« There are two kinds of fools: one says, "This is old, therefore it is good"; the other says, "This is new, therefore it is better." »
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21 Mai 2013 18:59 - 21 Mai 2013 19:10 #5846 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université
D'autant plus que le mot "randomisé" a une étymologie française. :doc:
C'est vrai que "hasardé", proposé par Wikibuster, n'est pas mal non plus.

Mais non aléatoirer fait trop penser à "aller à Thoiry"

:mrgreen:

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21 Mai 2013 19:30 #5847 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
@Typhon, Loys: Qui plus est, il n'est pas si aisé que cela de proposer des néologismes ou des expressions, car ils doivent non seulement décrire un concept, mais aussi être adaptés pour les mots associés à celui-ci.
Prenons un exemple concret : backtracking. Certains proposent « retour sur trace ». Toutefois, lorsque l'on décrit le fonctionnement d'un algorithme basé sur ce principe, on veut pouvoir traduire le verbe to backtrack, et pour des raisons évidentes d'inteliigibilité il faudrait que le verbe et le concept s'expriment avec la même racine. Il faudrait donc dire « retourner », or le verbe « retourner » a déjà plusieurs sens en algorithmique, qu'il traduise to return (au sens de : donner une valeur de retour à une fonction, ressortir d'une procédure) ou to reverse (au sens de : renverser). Je suggérerais bien « reculer » mais alors il faudrait dire « recul sur trace », mais il est vrai qu'en français on dirait « retour en arrière ».

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21 Mai 2013 19:48 - 21 Mai 2013 19:52 #5848 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université
C'est vrai qu'il faut songer à une famille de mots.
Précisément le verbe "randonner" (de "randon" cf supra) existe en ancien français : il a même donné le mot "randonnée". Les mathématiques pourraient lui donner une seconde vie : un algorithme de tri rapide randonné.
C'est assez séduisant et naturel, je trouve, et même plus simple que l'anglais puisque sans suffixe. Pas de risque de confusion avec le verbe "randonner" actuel qui est intransitif.
On devrait soumettre cette solution à l'Académie. :mrgreen:

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21 Mai 2013 19:55 #5849 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
Ne craignez-vous pas que le voisinage avec « randonner » et « randonnée » au sens pédestre n'induise le lecteur en confusion et lui fasse croire à une analogie avec les méthodes par marches aléatoires ?
NB: Savez-vous qu'en matière d'algorithmes aléatoires, on parle d'algorithmes de Monte-Carlo et de Las Vegas ! Aussi peut-être pourrait-on parler de « rouletter » un algorithme ?

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21 Mai 2013 22:07 - 21 Mai 2013 22:13 #5852 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université
Et pourquoi pas... détrier ? On effectuera un élégant détriage de données pour un tri(age) plus efficace.

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22 Mai 2013 00:08 - 22 Mai 2013 00:23 #5870 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université
Je préfère votre "hasardé" ou mon "randonné". :doc:
Pour en revenir au sujet, heureusement, la cause de l'anglais dans le supérieur a trouvé son égérie en...
[ Cliquer pour agrandir ]

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22 Mai 2013 00:11 - 23 Mai 2013 10:33 #5871 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université

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22 Mai 2013 08:01 #5880 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
Cette étude INED « ELVIRE » est censément bouclée depuis 2009, mais est toujours indisponible pour le grand public... Je me suis souvent demandé si c'était parce que ses résultats risquaient de fâcher.
« Or, montre l'étude de l'INED, en dépit de la loi du 4 août 1994 (dite "loi Toubon"), l'anglais est déjà fréquemment utilisé dans les universités et les écoles publiques : un quart (26 %) des universitaires français donnent des cours en anglais "régulièrement" ou "à l'occasion". Cela signifie, selon M. Héran, l'auteur de l'étude, que 11% des cours sont délivrés en anglais. »
J'aimerais comprendre la méthodologie. Dans mon cas, je donne des cours en anglais à l'occasion... notamment quand on m'invite à faire cours à l'étranger. J'ai parfois fait cours en anglais en France quand j'avais des étudiants 'étrangers qui avaient du mal à me suivre si je parlais français, mais comme alors je largue les maghrébins (qui comprennent en général bien le français mais pas l'anglais), j'ai fini par adopter l'approche « cours en français, mais vous pouvez poser les questions en anglais, transparents en anglais et soutenance en français ou en anglais ».

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22 Mai 2013 08:22 #5881 par DM

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22 Mai 2013 10:34 - 22 Mai 2013 10:42 #5883 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université

Loys dit: Je préfère votre "hasardé" ou mon "randonné". :doc:

J'attire votre attention sur le fait que le terme "randomisation" est probablement un abus de langage car il incite à penser que le caractère aléatoire est une qualité positive ce qui est évidement faux, c'est le classement qui existe réellement quand on le crée ou quand on le constate, pas le désordre. Donc au niveau du sens "détrier" (supprimer un éventuel tri) est bien plus précis que "rendre aléatoire". La preuve : 2, 1, 3 n'est pas plus aléatoire que 1, 2, 3 comme chacun sait.
Ensuite le mot "tri" est utilisé à tort, en fait on parle de "classement", les algorithmes utilisent certes des méthodes de tri (localement dans le processus) mais l'objectif est bien d'obtenir des classements, donc il serait plus logique de parler d'"algorithmes de classement".
Cela donne une nouvelle piste pour remplacer randomiser : "déclasser" pour ne pas créer un nouveau terme, ou "aclasser" (construction parlante), pour l'anecdote ce dernier mot est même plus court que l'anglais.

Ecrasons l'infâme !

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22 Mai 2013 21:39 - 22 Mai 2013 21:40 #5898 par Loys

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22 Mai 2013 21:43 #5899 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
Vous savez, la plupart des organisateurs de colloques scientifiques enfreignent la loi Toubon en ne prévoyant pas de dispositif de traduction simultanée.
Il faut dire qu'il n'y a
* ni les traducteurs simultanés hautement spécialisés qu'il faudrait (si on fait traduire par des non-scientifiques cela donne parfois des résultats grotesques, et les scientifiques ne savent pas faire de la traduction simultanée, qui demande un entraînement spécifique)
* ni les budgets pour les payer
* ni les salles équipées.
Bref, une loi française comme on les aime, qui prévoit des obligations sans prévoir le budget pour les remplir.

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23 Mai 2013 11:38 - 23 Mai 2013 12:31 #5904 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université
Nous n'avons plus les moyens militaires pour maintenir le français comme langue coloniale au contraire de l'anglais américain qui se porte très bien, entrons donc courageusement dans le monde moderne, qui est anglo-saxon ! Je pense aussi qu'il faut arrêter de se moquer du monde, prof. c'est un métier et même semble-t-il de plus en plus difficile, chercheur c'est un autre métier certainement ingrat qui demande un talent spécifique mais aussi beaucoup chance. Alors qu'on sépare ces deux métiers et que l'Etat arrête de gaspiller de l'argent à financer des "prof.-chercheurs" qui ne sont que des potiches pour se donner bonne figure en face du bulldozer américain. Pour illustration voir l'épinglage de l'INRA et ses peupliers OGM : "La bataille des peupliers génétiquement modifiés" .

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23 Mai 2013 20:00 - 23 Mai 2013 21:31 #5910 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université

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23 Mai 2013 21:33 - 23 Mai 2013 21:37 #5918 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université

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23 Mai 2013 21:45 #5919 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
Jacques Myard affirme que l'anglais de communication internationale est un sabir qui est un moyen mercantile de vendre des cacahouètes, mais ne permet pas de conceptualiser.
Il me semble que c'est pourtant ainsi que les articles scientifiques sont écrits. J'ignorais que les mathématiques, la mécanique quantique, la théorie de la complexité, la géophysique ou que sais-je encore ne fussent pas conceptuelles. Sans doute, par comparaison, les débats en français à l'Assemblée nationale sont du plus haut niveau intellectuel !

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23 Mai 2013 21:48 - 23 Mai 2013 21:50 #5920 par Typhon
Réponse de Typhon sur le sujet L'anglais à l'université

"CE DÉBAT N'EST PAS UNE POLÉMIQUE"

POLÉMIQUE, subst. fém. et adj.
I. − Subst. fém. Discussion, débat, controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.); genre dont relèvent ces discussions.

Ils feraient bien de commencer par apprendre le français avant d'émettre des opinions sur la langue à employer dans l'enseignement supérieur.
La médiocrité lamentable des gens qui la parlent fait plus de mal au français que la moindre loi sur l'enseignement supérieur.
Typhon

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23 Mai 2013 21:50 #5921 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
JY Le Déaut a mis le doigt sur un point très important : le rayonnement de la France est gêné par la façon indigne dont l'on traite souvent les étudiants étrangers.
On pourra autant que l'on veut faire de remarquables cours sur Proust au Collège de France (ou aller faire ces cours à la haute bourgeoisie américaine qui va faire des études de lettres à Stanford ou Columbia), la France et sa culture auront du mal à rayonner effectivement tant qu'on se permettra, par exemple, de dire à un étudiant "nous avons perdu votre dossier de carte de séjour, mais ce n'est pas grave vous n'avez qu'à repartir chez vous à l'autre bout du monde pour demander un nouveau visa".

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23 Mai 2013 22:28 - 24 Mai 2013 11:06 #5922 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université
Même Michel SERRES expliquait l'autre jour à la télé qu'il est absurde de prétendre faire de la science dans une autre langue que la sienne et qu'il est raisonnable de traduire le résultat de ses travaux pour une publication internationale. Oui mais c'est tellement plus facile de pleurnicher en prétendant ne pas avoir pas les "budgets" pour ça. Ces champions de l'excuse à deux balles et de la stratégie du fait accompli sont les fossoyeurs de leur propre culture, pas si grave puisqu'ils sont aculturés. :doc:

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24 Mai 2013 20:19 #5932 par Typhon
Réponse de Typhon sur le sujet L'anglais à l'université
C'est vrai que Michel Serres, du haut de 60 ans passés à faire de la philosophie, a toutes les compétences pour expliquer ce qu'il convient de faire en matière de recherche scientifique, bien mieux que tout chercheur en mathématiques, en physique ou en biologie.
À propos de philosophie, voilà un beau sujet pour le bac, dont nous approchons de la saison :
« L'aplomb pallie-t-il l'absence de compétence ? »
Typhon

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24 Mai 2013 20:37 #5933 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université
C'est quand même un philosophe spécialisé dans l'histoire des sciences. :doc:

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24 Mai 2013 20:38 - 24 Mai 2013 20:39 #5934 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université
Absolument oui Michel SERRES est compétent pour poser des questions épistémologiques et y répondre, vos chercheurs en Math ou Biologie certainement pas ! :lol:

Ecrasons l'infâme !

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24 Mai 2013 20:39 #5935 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université

DM dit: On pourra autant que l'on veut faire de remarquables cours sur Proust au Collège de France (ou aller faire ces cours à la haute bourgeoisie américaine qui va faire des études de lettres à Stanford ou Columbia), la France et sa culture auront du mal à rayonner effectivement tant qu'on se permettra, par exemple, de dire à un étudiant "nous avons perdu votre dossier de carte de séjour, mais ce n'est pas grave vous n'avez qu'à repartir chez vous à l'autre bout du monde pour demander un nouveau visa".

DM, votre rapport conflictuel avec la littérature et son enseignement ne cessera jamais de m'étonner.

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24 Mai 2013 20:47 - 24 Mai 2013 20:48 #5936 par DM
Réponse de DM sur le sujet L'anglais à l'université
@Loys: Quel rapport conflictuel ?
Quelques constats :
* Antoine Compagnon et Michel Serres enseignent dans de grandes universités privées aux Ëtats-Unis.
* Les études dans ce type d'établissement coûtent très cher (à moins d'être un doctorant financé par un laboratoire).
* Les étudiants américains accumulent des dettes, lesquelles, qui plus est, ne peuvent être supprimées par la faillite civile.
* Ils sont donc encouragés à faire des études ouvrant avec une très grande probabilité sur une profession leur permettant de rembourser leurs dettes. La littérature n'en fait pas partie.
J'en conclus que des gens qui peuvent se permettre d'aller faire des études de littérature ou de philosophie française dans des endroits pareils se recrutent principalement dans la haute bourgeoisie, chez ceux qui n'ont pas peur de ne pas pouvoir rembourser.
Or, pour ma part, si j'ai des doctorants, je dois faire attention à ce qu'ils soutiennent dans les temps et qu'ils trouvent ensuite un emploi.
Nous ne faisons donc pas le même métier, et avons donc des visions différentes de la situation.
Par ailleurs, l'anecdote sur l'étudiant dont la préfecture a perdu le dossier et l'a invité à repartir demander un autre visa est vraie. Inutile de vous dire que cela donne une réputation exécrable à la France.

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24 Mai 2013 21:05 - 24 Mai 2013 21:06 #5937 par Wikibuster
Réponse de Wikibuster sur le sujet L'anglais à l'université

DM dit: Par ailleurs, l'anecdote sur l'étudiant dont la préfecture a perdu le dossier et l'a invité à repartir demander un autre visa est vraie. Inutile de vous dire que cela donne une réputation exécrable à la France.

Mais que fichait-il en France ? No future, qu'il aille directement aux USA où il apprendra vraiment l'anglais et les sciences d'avenir de première main.

Ecrasons l'infâme !

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24 Mai 2013 21:36 - 24 Mai 2013 21:45 #5938 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet L'anglais à l'université
@DM : la démarche sociologique n'est pas une démarche spéculative.
Quel rapport entre les cours sur Proust au Collège de France et les étudiants étrangers qui sont renvoyés dans leur pays ? Vous supposez que les sciences humaines n'ont pas d'humanité ? :shock:

Or, pour ma part, si j'ai des doctorants, je dois faire attention à ce qu'ils soutiennent dans les temps et qu'ils trouvent ensuite un emploi. Nous ne faisons donc pas le même métier, et avons donc des visions différentes de la situation.

Même en France vous pensez que l'enseignement des lettres est réservé aux purs esprits de la haute bourgeoisie, qui - privilégiés parmi les privilégiés - ne se destinent à aucun métier... ou bien - à l'extrême rigueur - au métier prestigieux de professeur de français dans les plus défavorisés de nos quartiers ?

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24 Mai 2013 21:42 #5939 par Typhon
Réponse de Typhon sur le sujet L'anglais à l'université

Loys dit: C'est quand même un philosophe spécialisé dans l'histoire des sciences. :doc:

J'ai du mal à imaginer comment quelqu'un qui n'a pas fait de sciences peut avoir quoi que ce soit de pertinent à dire quant à leur histoire. Surtout qu'il n'est pas non plus historien, stricto sensu.
C'est un peu comme un puceau qui aurait lu un précis d'anatomie. Ça n'en ferait ni un sexologue, ni un bon amant.
Typhon

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